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Biodiversité

juillet 2026

Ils se disent « démotivés », « éprouvés », « angoissés ». Les agriculteurs luttent comme ils peuvent pour sauver leurs légumes ou refroidir leur bétail. Installés dans l’Essonne, le Loir-et-Cher ou l’Ille-et-Vilaine, ils témoignent.
Avec la sécheresse et les canicules, les débits des cours d’eau s’amenuisent et leur température monte dangereusement pour la faune. Plusieurs fédérations de pêche, « en alerte permanente », tentent de sauver certains poissons.
Ces organisations estiment que le projet d’affaiblir une loi majeure sur les espèces menacées pourrait avoir des effets immédiats sur des animaux comme les lamantins de Floride, les grizzlis et les insectes pollinisateurs.
Récemment, des chercheurs britanniques et étasuniens ont mené une étude majeure démontrant que des catastrophes biologiques d’ampleur se produisent lorsque le rythme des changements environnementaux dépasse la vitesse d’adaptation biologique des espèces. Dans le cadre de leurs travaux, les scientifiques ont analysé des grandes crises qui se sont déroulées lors des 450 derniers millions d’années.
Récemment, une équipe a élaboré la toute première cartographie mondiale interactive des réseaux de champignons mycorhiziens arbusculaires. Il s’agit là d’un projet titanesque révélant l’étendue et la biomasse d’une infrastructure fongique souterraine essentielle à la vie terrestre et à la régulation du climat, entre autres. Les scientifiques devraient présenter leur carte lors des prochains sommets de l’ONU avec l’objectif de modifier les actuelles politiques de conservation mondiale des sols.
"Vooral de oudste bostypes hebben eerder honderden dan tientallen jaren nodig om te herstellen." Dat zegt bosbeleidsexpert Pieter Van de Sype over de natuurbrand die sinds zondag woedt in Fontainebleau, nabij Parijs. Het door Unesco-erkende bos van liefst 25.000 hectare groot - of zo'n 36.000 voetbalvelden - staat bekend om zijn uitzonderlijke biodiversiteit.
Le directeur adjoint scientifique national pour l'écologie et l'environnement au CNRS alerte sur "les conséquences dramatiques" de ce début d'été caniculaire sur le milieu naturel.
Elles bourdonnent dans nos jardins, butinent nos fleurs et assurent, en coulisses, une part immense de notre alimentation. Pourtant, les abeilles domestiques traversent une période difficile, et les chiffres venus des Pays-Bas viennent le confirmer une nouvelle fois. Au terme du dernier hiver, près d’une colonie sur quatre n’a pas survécu. Ce n’est pas un accident isolé : c’est la quatrième année de suite que le même seuil d’alerte est franchi. De quoi interroger sérieusement la santé de ces insectes pollinisateurs, aussi discrets qu’indispensables. Derrière ces statistiques se cache une réalité complexe, faite de parasites tenaces, de maladies, et d’un nouvel arrivant qui inquiète : le frelon asiatique. Plongée dans un phénomène que même les scientifiques peinent encore à décortiquer entièrement.
Le ministère de l’intérieur américain, responsable des terres fédérales, restreint l’interprétation d’un texte majeur adopté en 1973. Cette modification pourrait faciliter l’implantation d’activités industrielles néfastes pour l’habitat de certains animaux.
Ils sont millionnaires, écolos et achètent des forêts…pour surtout ne rien en faire. C'est une démarche qui gagne en popularité chez les entrepreneurs à succès : sanctuariser des domaines entiers pour protéger la biodiversité. C'est le cas du domaine du Costil, 170 hectares de forêt normande laissés en libre évolution, devenu un refuge pour des centaines d’espèces animales et végétales. C'est aussi un lieu de partage à travers les évènements de sensibilisation à la protection du vivant.
En dépit de l’état préoccupant de la biodiversité en Wallonie, la destruction des habitats naturels se poursuit, en raison notamment de la forte pression immobilière. Cette artificialisation galopante met également en péril la sécurité de la population, comme nous l’ont encore une fois rappelé les inondations survenues lors des orages du 30 mai…
L’isoproturon a quasiment disparu des champs. Mais pour être immédiatement remplacé par d’autres substances dévastatrices pour les milieux aquatiques.
Des associations demandent la suspension de la chasse pendant les canicules afin de protéger une faune déjà éprouvée par les fortes chaleurs.
Si, dans la plupart des régions, les effets des récentes vagues de chaleur ne sont pas encore apparents, ces aléas climatiques extrêmes contribuent au dépérissement des massifs.
Dernièrement, des chercheurs norvégiens ont publié un rapport concernant le déclin des pollinisateurs en Europe. Selon les auteurs, l’Europe risque une crise importante si cette dernière ne parvient pas à endiguer ce déclin. Quelles sont les conséquences systémiques en cas d’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs ? Que peut-on faire pour limiter la casse ?
Avec la récente canicule, l’établissement géré par la Ligue pour la protection des oiseaux à Audenge (Gironde) a enregistré, à l’instar de nombreux autres sites, un nombre record d’arrivées d’animaux victimes des chaleurs extrêmes.
La vague de chaleur est terminée. En mer aussi, la situation est préoccupante. La Méditerranée enregistre en ce moment des températures de surface jusqu’à 8 degrés au-dessus des normales, avec des conséquences directes sur les écosystèmes marins.

juin 2026

Depuis un an, un virus tropical décime des populations d’oiseaux sur l’île d’Arran, en Écosse. Véhiculé par des moustiques, ce virus commence à proliférer de plus en plus au nord en raison du réchauffement climatique. Sans surprise, les scientifiques s’inquiètent d’une telle diffusion puisque d’autres virus plus dangereux pourraient faire leur apparition à l’avenir.
Le petit groupe avance sur des galets secs où coule d’ordinaire la rivière Albarine. Dans ce coin de l’Ain, son lit s’est asséché sur deux kilomètres, et là où il reste de l’eau, elle est trop chaude pour les poissons. "Les arbres font comme nous, ils transpirent. Du coup ils ont besoin d’eau, ils assèchent les sols, ils assèchent les nappes", explique Thibault Datry, directeur de recherche en écologie aquatique à l’Inrae, venu constater les dégâts de la canicule de juin sur la vie aquatique.
«Ce plan devra viser l’amélioration de l’état de conservation des dauphins communs, des marsouins communs et des grands dauphins, ainsi que la diminution durable des captures accidentelles» demande la justice, saisie par des ONG.
Depuis le début de la canicule, le centre de soins Faune Alfort est débordé par les arrivées de centaines d’animaux victimes de la chaleur en Île-de-France. Martinets, chauves-souris, goélands… Nombre de nouveaux-nés suffoquent et quittent leur nid trop tôt.
En 25 ans, près d'un oiseau commun sur cinq a disparu en France. Les populations d'oiseaux ont diminué de 18,2 % depuis 2001. « Ce sont les oiseaux des plaines agricoles qui diminuent le plus. La cause ? Elle est clairement identifiée par toutes les publications scientifiques : c'est l'agriculture intensive et les produits phytosanitaires »
Quelles seront nos conditions d’existence dans vingt-cinq ans et quelle sera l’habitabilité humaine à Thessalonique, en Laponie ou à Rennes ? A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs actualisés, ce séminaire de Nathanaël Wallenhorst, qui s’est tenu à Paris le 19 mai 2026, anticipe d’une façon concrète ce que pourrait être 2049 pour les écosystèmes, le climat et la société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, Nathanaël Wallenhorst raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Les températures anormales des eaux peuvent augmenter les flux d’humidité dans l’atmosphère ou annihiler la brise de mer. Les scientifiques redoutent leurs effets sur la flore et la faune marines.
Les 10 % de la population mondiale qui consomment le plus causent entre 1 700 et 5 700 milliards de dollars de dommages environnementaux chaque année — plus que les fonds internationaux disponibles pour lutter contre le changement climatique et la perte de biodiversité réunis. Une étude publiée dans Communications Sustainability chiffre pour la première fois cette responsabilité, et les États-Unis se détachent nettement.
En quatre jours, une seule tempête tropicale a tué 7 % de l’ensemble des orangs-outans de Tapanuli — les grands singes les plus rares au monde. Novembre 2025, nord de Sumatra : le cyclone Senyar a précipité 556 millimètres de pluie, déclenché plus de 50 000 glissements de terrain et détruit l’habitat d’une espèce qui ne comptait déjà que 767 individus.
Les scientifiques écossais ne pensaient pas voir ça de leur vivant: un virus tropical provoque des décès massifs d'oiseaux sur l'île d'Arran, véhiculé par des moustiques jusqu'alors peu présents dans ces contrées où ils commencent à proliférer en raison du changement climatique.
En se fondant sur des documents internes à EDF, le réseau Sortir du nucléaire alerte sur les conséquences des systèmes de refroidissement des réacteurs pour les organismes aquatiques. L’électricien tricolore assure que cela n’a pas d’impact sur le maintien des espèces.
Le lac Baïkal contient à lui seul 20 % de toute l’eau douce liquide de la surface terrestre. Plus d’eau que les cinq Grands Lacs américains réunis. Assez pour alimenter l’humanité entière pendant 40 ans si toutes les autres sources venaient à disparaître. Ce réservoir exceptionnel, vieux de 25 millions d’années, est aussi l’un des écosystèmes les plus uniques et les plus fragiles de la planète — et il est aujourd’hui sous pression.
Les climats se dérèglent, les écosystèmes se dégradent et pourtant, à l’échelle mondiale, le revenu moyen par habitant, l’espérance de vie et les niveaux d’éducation continuent d’augmenter. Ce décalage constitue l’un des paradoxes les plus dérangeants du débat environnemental contemporain. Explorer tous les facteurs explicatifs est primordial pour réfléchir aux manières d’agir et de communiquer à l’ère du changement climatique.
Alors que les discours officiels célèbrent la transition écologique et la protection de la biodiversité, les forêts françaises sont saignées à blanc. Derrière les promesses de gestion durable se cache une réalité bien moins reluisante : industrialisation des massifs forestiers, mécanisation croissante, plantations monospécifiques et exploitation toujours plus intensive du vivant.
In the icy waters of the Southern Ocean, whales and other marine mammals rely on krill to survive. But as the market for human dietary supplements and animal feeds booms, and climate change reduces krill populations, scientists worry there may not be enough to go around.
Depuis quelques années, une présence étrange s’étire en silence à la surface de l’Atlantique. Vue de l’espace, elle dessine un immense ruban brun reliant deux continents. Ce phénomène, quasi inconnu il y a peu, intrigue les scientifiques autant qu’il inquiète les riverains.
Halting and reversing the global decline in biodiversity is now urgent to avoid destabilizing Earth's vital systems that support human well-being. That's the stark message of a new paper published today in Frontiers in Science. The authors warn that without protecting remaining intact biomes and ecosystems, climate and development goals will be impossible to achieve.
Les coquilles se dissolvent en temps réel. Ce n’est pas une métaphore, ni une projection à l’horizon 2100. Des chercheurs de la NOAA ont observé des ptéropodes, ces minuscules escargots marins qui constituent la base de nombreuses chaînes alimentaires — dont les coquilles présentaient des piqûres et des signes d’érosion active dans le Pacifique Nord, là même où les eaux sont aujourd’hui les plus corrosives. « The shells are already dissolving » : c’est le constat, lapidaire, d’une chercheuse en océanographie de la NOAA lors d’une conférence de presse. Pas un avertissement. Un bilan.
Dans la première édition de son «baromètre de l’avifaune», présentée ce vendredi 5 juin, la Ligue pour la protection des oiseaux met au jour un déclin massif des oiseaux communs ces cinquante dernières années mais aussi le sauvetage des cigognes ou des vautours.
Entre 2001 et 2025, 40 % des hirondelles rustiques ont disparu de France. Pas à cause d’un virus, d’un prédateur ou d’une catastrophe naturelle. À cause de nos travaux de rénovation. Le même chantier qui permet de réduire la facture de chauffage d’une famille française condamne, à quelques centimètres de là, un nid construit depuis des générations.
Le WWF, dont la présidente a été poussée à la démission pour sa présence à une marche antiraciste, a des fondements colonialistes toujours d’actualité, rappelle l’historien Guillaume Blanc. Liens avec des multinationales, « colonialisme vert »... « C’est impossible pour le WWF de s’impliquer dans la lutte antiraciste. »
Des millions de dollars investis, des décennies de travail, des équipes entières mobilisées. Et juste à côté, une parcelle où personne n’a posé le pied depuis quarante ans qui s’avère, au fil des inventaires, bien plus riche en espèces que celle qu’on a restaurée à grand renfort d’interventions humaines. Ce n’est pas une anecdote isolée : une méta-analyse portant sur 133 études a démontré que la régénération naturelle surpasse la restauration active pour atteindre le succès écologique dans les forêts tropicales, pour les trois grands groupes taxonomiques étudiés : plantes, oiseaux et invertébrés. Un résultat qui bouscule quarante ans de politique forestière mondiale.

mai 2026

On pensait que la disparition de la banquise allait, au moins, favoriser la vie marine en laissant entrer la lumière. C’est tout le contraire qui est en train de se produire. Selon une étude majeure menée sur deux décennies par l’Université d’Édimbourg, l’océan Arctique a subi une modification chimique irréversible. La fonte des glaces a provoqué une chute brutale des nitrates, un nutriment indispensable à la vie. Ce point de basculement, franchi dans l’indifférence générale, menace d’asphyxier toute la chaîne alimentaire locale, du plancton jusqu’aux grands mammifères marins.
Dans les années 1970, un botaniste japonais a mis au point une méthode pour créer une forêt dense en 20 à 30 ans là où il n’y avait qu’une parcelle nue — dix fois plus vite que le reboisement classique, selon ses partisans. La méthode Miyawaki s’est répandue dans le monde entier. Mais la science derrière les promesses est moins solide qu’il n’y paraît.
Climat, numérique, industrie, santé, biodiversité… l’histoire économique montre qu’aucune grande transformation collective n’a jamais été menée sans intervention publique massive. Face à l’urgence écologique, laisser le marché décider seul revient désormais à organiser le chaos. Le mot est presque devenu tabou. « Planification ». À entendre les libéraux et les libertariens,…
Une cargaison de poteries en provenance de Chine, débarquée au port de Bordeaux, livrée dans le Lot-et-Garonne. Lors du déballage, une reine fécondée de Vespa velutina cachée dans un colis aurait été libérée. C’était en 2004. Dès 2006, l’espèce avait déjà colonisé 13 départements du Sud-Ouest, se diffusant à une vitesse estimée entre 60 et 80 kilomètres par an. Vingt-deux ans après cet accident logistique, l’insecte occupe plus de 90 départements et la filière apicole française chiffre à près de 98 millions d’euros par an les pertes qu’il inflige à l’économie du vivant. Et selon les modèles scientifiques les plus récents, le temps qu’il reste aux colonies d’abeilles est bien plus court qu’on ne le pensait.
A five-year study found that warming oceans are causing Maine’s underwater kelp forests to disappear and be replaced by turf algae.
C’est l’un des poissons les plus consommés au monde : le saumon. Cuit ou cru, les consommateurs en raffolent et la production a explosé dans le monde. Au Chili, c’est même devenu la deuxième industrie du pays derrière la mine et un peu plus d’un quart de la production mondiale provient de là-bas. Un miracle économique pour le sud de ce pays d'Amérique latine. Mais ce miracle a un prix : accidents du travail parfois mortels, pollution des cours d'eau et disparition de la faune sauvage. Reportage d’Agathe Fourcade et Martin Chabal.
Une carte blanche des associations et collectifs actifs pour la défense de la nature à Bruxelles.
Laurent Testot et Perrin Remonté nous alertent sur nos empreintes terrestres. Elles sont dramatiques. Un constat à lire et relire, pour basculer d’un monde vers un autre. Faute de quoi, le nôtre sera invivable dans peu de temps. (Gilles Fumey) Quelle planète laissons-nous à nos enfants? Et quels enfants? Ceux nés du bon côté pour bénéficier des cadeaux du génie de la civilisation thermo-industrielle? Ou ceux malnutris, sans accès à l’éducation, confinés dans leurs pays à une vie qui les désespère?
On l’appelle « l’apocalypse des insectes », et ses conséquences ne se limitent plus à la simple disparition de la biodiversité. Une étude pionnière vient de démontrer que le déclin des pollinisateurs impacte directement la santé humaine en réduisant la disponibilité d’aliments essentiels. En privant nos cultures de leurs principaux alliés, nous perdons des nutriments vitaux comme la vitamine A, le folate et le fer. Ce n’est plus une menace environnementale lointaine, mais une crise sanitaire concrète qui frappe déjà les populations les plus vulnérables de la planète.
Dans un effet en cascade inattendu, les guerres et tensions au Moyen-Orient affectent à des milliers de kilomètres les groupes de baleines vivant une partie de l'année dans l'océan à la pointe de l'Afrique.
Les forêts de mangroves absorberaient 960 000 tonnes par an de pollution azotée déversée dans les eaux côtières, ce qui coûterait près de 8,7 milliards de dollars par an si ce service écosystémique était financé par l’homme, selon une récente étude. Mis à part la séquestration de carbone, les mangroves sont notamment des absorbeurs particulièrement efficaces d’azote, un polluant souvent sous-estimé qui peut avoir des impacts considérables sur les écosystèmes aquatiques.
Si la destruction de la plus grande forêt tropicale au monde se poursuivait, la quasi-totalité de sa superficie pourrait être très dégradée dès que la planète atteindra entre 1,5 et 1,9°C de réchauffement global. Un point de bascule aux conséquences inquiétantes, selon une nouvelle étude parue dans Nature.
Dans la savane brésilienne, des collecteurs de semences restaurent des terres ravagées par les monocultures, l’élevage intensif et les incendies. Graine par graine, ils espèrent voir renaître le Cerrado.

avril 2026

Europa zal niet ontkomen aan de ernstige gevolgen van de klimaatverandering: ongekende hittegolven, verwoestende bosbranden en een voortdurende afname van de biodiversiteit worden het nieuwe normaal op het continent. Dat is de conclusie van de Europese Staat van het Klimaat 2025.
Dans une tribune, 18 scientifiques appellent à protéger les pollinisateurs, menacés par les pesticides. À l'origine de cette initiative, Bertrand Schatz revient sur le fossé qui se creuse entre science et décisions politiques.
Le chant des tondeuses résonne tous les week-ends depuis le retour des beaux jours, transformant peu à peu les espaces verts en tapis de billard impeccablement lisses. Pourtant, au milieu de ces étendues rases et soignées, le petit carré d’herbes hautes du voisinage fait de la résistance et s’attire parfois les regards désapprobateurs des passants. Cette apparente paresse printanière cache en réalité un sanctuaire naturel absolument indispensable à la survie de tout l’écosystème local. Loin d’être un signe de négligence de la part des propriétaires, ce bout de terrain laissé à l’état sauvage s’avère être une stratégie redoutable pour raviver le vivant. En ce moment même, des milliers de vies minuscules dépendent de ces quelques mètres carrés de broussailles, qui font figure de véritable bouclier pour la nature environnante. Et si oublier de passer la machine devenait l’acte le plus bénéfique de la saison ?
Éclaire obscur. Le retour de l’éclairage public nocturne s’impose comme un marqueur politique des maires de droite et d’extrême droite nouvellement élu·es. Derrière la promesse d’une sécurité renforcée, aucune preuve d’efficacité et des conséquences bien réelles sur la biodiversité.
Le Congrès argentin a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi une réforme permettant un redécoupage des zones protégées autour des glaciers du pays. Une manière de faciliter l'activité minière dans ces lieux sensibles, et un recul environnemental dénoncé par les écologistes.
Regardez une photo de pêche de votre grand-père : il tenait fièrement un poisson de la taille de sa jambe. Regardez la vôtre aujourd’hui : vous êtes tout aussi fier d’un poisson grand comme votre main. Pour vous, c’est une belle prise. Pour lui, c’est du fretin. Ce décalage de perception porte un nom scientifique redoutable : le « Shifting Baseline Syndrome » (ou syndrome du point de référence glissant). C’est ce mécanisme psychologique insidieux qui nous rend aveugles à l’effondrement de la biodiversité, simplement parce que notre mémoire collective s’efface à chaque génération.
Chaque printemps, elles sont toujours moins nombreuses à virevolter dans les villages : les hirondelles rustiques connaissent un fort déclin, notamment à cause de l'intensification de l'agriculture. En Île-de-France, les trois quarts de la population se sont effondrés en vingt-cinq ans.

mars 2026

Loin des regards, un véritable drame écologique se joue dans les eaux douces de notre planète. Selon une évaluation majeure publiée par l’ONU, les populations de poissons migrateurs sont en chute libre absolue et frôlent l’effondrement total. En l’espace de cinquante ans, la quasi-totalité de ces voyageurs aquatiques a purement et simplement disparu. Ce déclin catastrophique ne condamne pas seulement la biodiversité de nos fleuves, il met en péril l’équilibre alimentaire de populations entières à travers le globe.
Des infrastructures énergétiques visées, du phosphore blanc massivement répandu sur des terres agricoles, des pétroliers bloqués en mer… Le conflit au Moyen-Orient pollue l'air, les sols et les eaux avec des conséquences à court et à long terme pour la population, la biodiversité et le climat.
De wolf kan een heleboel belangrijke functies vervullen in een gezond ecosysteem. Hij helpt de wildpopulaties beheren, ziektes bestrijden, bossen herstellen en bezorgt aaseters voedsel. Al is het nog niet altijd duidelijk op welke schaal dat ook voor ons land geldt. Maar misschien hoeft de wolf ook helemaal geen nut te hebben?
"Que faites-vous ce printemps ?" L’ASBL Adalia donne le "La" du 20 mars au 20 juin avec la campagne "Printemps au naturel". Elle propose des activités partout en Wallonie pour sensibiliser à l’importance de la nature et de sa préservation pour la quatrième fois.
Le gouvernement du président Lula mise sur la protection de l’Amazonie pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et atteindre la neutralité carbone dans les décennies à venir.
Aucune technologie ne saurait compenser l'effondrement de la biodiversité. Sa préservation exige des changements systémiques, explique la biologiste Tatiana Giraud. Une vérité radicale, qui entraîne déni et contestation.
Depuis une quinzaine d’année, un phénomène de grande ampleur progresse dans l’océan Atlantique en raison du réchauffement climatique : la Grande ceinture de sargasses. Auparavant confiné dans une zone précise de l’Atlantique Nord, cet agglomérat d’algues a aujourd’hui pris des dimensions gigantesques. Malheureusement, le phénomène menace gravement les écosystèmes marins et le tourisme, en l’absence de solutions viables.
La préservation de la biodiversité doit être une priorité politique, selon 75% des 1.200 jeunes interrogés par le Forum des Jeunes.
Une nouvelle micro-forêt a vu le jour à Haccourt, dans la commune d’Oupeye. Le projet, porté par l’association "Forest 4 Future" et l’ASBL "Racynes" avec l’aide de bénévoles, s’inspire de la méthode japonaise Miyawaki pour favoriser une croissance rapide des arbres et renforcer la biodiversité.
La situation de nombreux animaux protégés par la convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices s'est empirée en deux ans, selon un rapport publié par les Nations unies jeudi. 24% de ces espèces sont menacées de disparition dans le monde.
En Belgique, un tiers des espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées. Disparition d’espèces, dégradation des zones humides ou encore recul des prairies fleuries, les signaux sont préoccupants. Le 3 mars, journée mondiale de la zone sauvage, donne l’occasion aux associations belges de partager une pétition, déjà signée par 12,000 citoyens.
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre.
Si des recherches antérieures avaient déjà permis de découvrir la présence de microplastiques, notamment dans les glaces et les eaux de l’Antarctique, une récente étude a apporté du nouveau. Cette fois, les chercheurs ont retrouvé ce type de particules fines dans l’estomac d’insectes endémiques de la région. Or, il est ici question d’une espèce de moucheron que l’on considère comme étant le seul animal exclusivement terrestre de l’Antarctique.
Sous couvert de "simplification", la Commission von der Leyen II démantèle le Pacte vert. Santé publique et biodiversité risquent d'en payer durablement le prix.
Une étude à l’échelle européenne a révélé la persistance de ces substances dans les terres cultivées et les modifications du microbiome qui y seraient associées.
Plus du quart des poissons pêchés par les bateaux français proviennent de populations en situation de surpêche, et 7 % d’espèces halieutiques considérées comme effondrées, selon un rapport de l’Ifremer.
Lundi, France nature environnement (FNE), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et plusieurs autres associations ont obtenu du Conseil d'État l'annulation d'un arrêté du gouvernement pris après la crise agricole de 2024. Il «simplifiait» la création de plans d'eau sur de petites surfaces de zones humides, au détriment de ces espaces riches en biodiversité.
. Alors que l’humanité est confrontée à une triple crise planétaire – changement climatique, perte de biodiversité et pollution -, l’intégration et la mise en œuvre effective des grands principes, droits et devoirs juridiques dans nos systèmes juridiques, avec une valeur contraignante, est devenue impérative. Cette consécration doit d’abord se faire à l’échelle mondiale. La coopération internationale est évidemment essentielle compte tenu de la nature des questions climatiques et environnementales, qui sont communes à toutes les nations et qui, par suite, dépassent les frontières nationales. Tel était le but poursuivi par le projet de Pacte mondial pour l’environnement, porté par la France à la suite d’une initiative de la société civile.....

février 2026

Les chercheurs, spécialisés dans l’étude des courants marins, et les climatologues s'inquiètent de la chute brutale de la salinité de l'océan Indien. Cet effondrement modifie la circulation des courants qui stabilisent le climat. Il impacte également la vie marine dans toutes les strates.
Une étude publiée le 25 février dans Nature Ecology & Evolution et relayée par The Guardian met en lumière les conséquences du réchauffement chronique des océans sur la vie marine. Les chercheurs estiment que les populations de poissons diminuent en moyenne de 7,2 % pour chaque hausse de 0,1 °C par décennie de la température des fonds marins dans l’hémisphère nord.
L’humanité fait face à une bifurcation sans précédent dans son histoire et celle de la Terre. Espèce née de processus extrêmement complexes et globalement autorégulés, elle devient une force géologique qui peut rendre la planète inhabitable ou au contraire devenir une force régulatrice. Partie 1