Focus Climat

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Le climat est la distribution statistique des conditions de l’atmosphère terrestre dans une région donnée pendant une période donnée. L’étude du climat est la climatologie. Elle se distingue de la météorologie qui désigne l’étude du temps dans l’atmosphère à court terme et dans des zones ponctuelles. source : wikipedia

COPERNICUS – Mises à jour


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juin 2026

Les scénarios socio-économiques et les niveaux de réchauffement planétaire qui en résultent structurent la compréhension des chaines de causalité entre les émissions de gaz à effet de serre, le contrôle de la pollution atmosphérique, les changements d’usage des terres, la réponse du système Terre, les facteurs climatiques générateurs d’impacts, l’exposition, la vulnérabilité, les réponses d’adaptation, et les risques liés au climat.

mai 2026

Le 24 mai 2026, la France se retrouve sous une chape thermique que les météorologues peinent encore à qualifier correctement. Un dôme de chaleur s’est posé sur l’Hexagone le 21 mai dernier, propulsant les températures dans des zones habituellement épargnées à cette période, et Météo-France évoque désormais un risque de canicule officielle dès ce lundi. Si cette vigilance orange se confirme, elle brisera un record qui semblait inaccessible avant l’été.
Une nouvelle génération de scénarios climatiques écarte le « RCP 8.5 », qui explorait un réchauffement de près de 5 °C en 2100. Donald Trump y voit la preuve d’un « alarmisme » des climatologues, mais les nouvelles projections restent cependant préoccupantes.
Les scientifiques viennent de réécrire les scénarios de référence du réchauffement climatique. Les deux extrêmes — le pire et le meilleur — sont officiellement abandonnés comme irréalistes. La bonne nouvelle : le scénario catastrophe à 4,5°C est écarté. La mauvaise : même le scénario le plus optimiste dépasse désormais l’objectif de 1,5°C fixé par l’Accord de Paris en 2015. La fenêtre se referme.
Les modèles CMIP7 sont en train d'arriver en vue du futur rapport du GIEC (AR7); et leur design est assez différent des scénarios précédent qui avaient en ligne de mire un niveau de forçage radiatif donné en 2100. Désormais, on part plutôt des niveaux d'émissions, et les modèles vont eux même gérer le cycle du carbone et le niveau de forçage radiatif en fonction des années.
Dans le nouveau scénario le plus pessimiste, la hausse des températures sur Terre atteindra tout de même près de 3,5°C au-dessus des niveaux préindustriels d'ici 2100. Contre jusqu'à 5,7°C précédemment.

avril 2026

Climate models show considerable discrepancies in their future projections around the Atlantic, mainly due to uncertainties in the fate of the Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC). Climate models suggest a reduction in AMOC strength of 32 ± 37% by 2100 (90% probability, Shared Socioeconomic Pathways 2-4.5 scenario, Coupled Model Intercomparison Project Phase 6). To refine this estimate and reduce its uncertainty, we use four different observational constraint methods. The best one, which provides the lowest leave-one-out error, integrates a large set of observable variables using ridge-regularized linear regression—a method unusual in climate science. It gives an estimate of the AMOC slowdown of 51 ± 8% (90% probability), i.e., a weakening ∼ 60% stronger than suggested by the multimodel mean. This refinement mainly results from correcting a bias in South Atlantic surface salinity, consistent with recent studies emphasizing its role in the proximity to an AMOC tipping point. This more substantial
Scenarios serve as a critical tool in climate change analysis, enabling the exploration of future evolution of the climate system, climate impacts, and the human system (including mitigation and adaptation actions). This paper describes the scenario framework for ScenarioMIP as part of CMIP7. The design process has involved various rounds of interaction with the research community and user groups at large. The proposal covers a set of scenarios exploring high levels of climate change (to explore high-end climate risks), medium levels of climate change (anchored to current policy), and low levels of climate change (aligned with current international agreements). These scenarios follow very different trajectories in terms of emissions, with some likely to experience peaks and subsequent declines in greenhouse gas concentrations in this century. An important innovation is that most scenarios are intended to be run, if possible, in emission-driven mode, providing a better representation of the Earth system uncert

mars 2026

Sommes-nous tirés d'affaire si nous arrivons à limiter le réchauffement climatique à un niveau considéré comme acceptable ? C’est la question à laquelle ont voulu répondre des chercheurs européens.

novembre 2025

Dans une tribune au « Monde », un collectif de doctorants et de doctorantes en sciences de la Terre et du climat dénonce l’hypocrisie de politiques internationales qui prétendent mener la transition écologique mais « minent, décision après décision, les moyens d’y parvenir ».
Dans le World Energy Outlook 2025 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) rendu public ce 12 novembre(1), le « Current Policies Scenario » (CPS), tombé en disgrâce en 2019, refait surface. Ce scénario suppose la pleine application des « politiques et régulations déjà en place ». C’est un scénario de triomphe de l’Amérique trumpienne : le pétrole et le gaz dominent encore le système énergétique en 2050 ; les émissions de CO2 diminuent à peine d’ici 2050 ; la température mondiale n’est pas stabilisée avant la fin du siècle.
Le changement climatique est une réalité. C'est ce que confirment les observations climatiques menées depuis de nombreuses années en Suisse et dans le monde entier. Le réchauffement est clairement causé par les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine. Il a déjà entraîné des changements perceptibles qui vont s'accentuer à l'avenir.

octobre 2025

La survie de ces langues de glace, déterminantes pour l’élévation du niveau marin, dépendra du niveau des émissions de gaz à effet de serre, selon des modélisations publiées par la revue « Nature ».

septembre 2025

La Belgique s’est engagée à atteindre la neutralité climatique en 2050. Mais à mesure que cette date butoir approche, de nombreuses questions subsistent. C’est notamment le cas pour la façon dont notre pays produira son électricité, dont la consommation pourrait plus que doubler dans les 25 prochaines années. D’où proviendra-t-elle alors ?

août 2025

Dans une étude publiée jeudi 28 août, des chercheurs mettent en évidence un risque de «shutdown» de l’Amoc, un ensemble de courants marins qui adoucissent le climat européen, plus élevé que prévu jusqu’ici. Même dans les scénarios les plus optimistes.
The Atlantic meridional overturning circulation (AMOC) is an important tipping element in the climate system. There is a large uncertainty whether the AMOC will start to collapse during the century under future climate change, as this requires long climate model simulations which are not always available. Here, we analyze targeted climate model simulations done with the Community Earth System Model (CESM) with the aim to develop a physics-based indicator for the onset of an AMOC tipping event. This indicator is diagnosed from the surface buoyancy fluxes over the North Atlantic Ocean and is performing successfully under quasi-equilibrium freshwater forcing, freshwater pulse forcing, climate change scenarios, and for different climate models. An analysis consisting of 25 different climate models shows that the AMOC could begin to collapse by 2063 (from 2026 to 2095, to percentiles) under an intermediate emission scenario (SSP2-4.5), or by 2055 (from 2023 to 2076, to percentiles) under a high-end emission scenar
L’Agence internationale de l’énergie a transformé un exercice de prospective en une feuille de route impérative. Le souhaitable est devenu le faisable. Dans ce type d’exercice de prospective, on part de l’objectif à atteindre et on remonte toutes les étapes nécessaires pour y arriver. Peu importe qu'il s’agisse d’un scénario impossible à réaliser pour des raisons à la fois techniques, économiques, sociales et politiques. En fait, il conduit à détruire l’ancienne économie avant même d’avoir construit la nouvelle. Par Dominique Finon, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur associé à la chaire European Electricity Markets (université Paris-Dauphine) et au CIRED (Pont ParisTech & CNRS). Ancien président de l’Association des économistes de l’énergie (FAEE). Article paru dans le numéro 23 du magazine Transitions & Energies.

juin 2025

Les modèles climatiques utilisés par le GIEC, même les plus avancés tels CMIP6, intègrent les puits de carbone, mais le font de manière très incomplète et largement idéalisée. Ces modèles incluent des composantes biogéochimiques du sol et océaniques qui simulent le cycle du carbone dans les océans à travers des processus tels que la photosynthèse du phytoplancton, la respiration, la reminéralisation, la sédimentation, et la circulation océanique profonde.
Recent simulations using the Community Earth System Model (CESM) indicate that a tipping event of the Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC) would cause Europe to cool by several degrees. This AMOC tipping event was found under constant pre-industrial greenhouse gas forcing, while global warming likely limits this AMOC-induced cooling response. Here, we quantify the European temperature responses under different AMOC regimes and climate change scenarios. A strongly reduced AMOC state and intermediate global warming (C, Representative Concentration Pathway 4.5) has a profound cooling effect on Northwestern Europe with more intense cold extremes. The largest temperature responses are found during the winter months and these responses are strongly influenced by the North Atlantic sea-ice extent. Enhanced North Atlantic storm track activity under an AMOC collapse results in substantially larger day-to-day temperature fluctuations. We conclude that the (far) future European temperatures are dependent o

mai 2025

Les pluies extrêmes en Belgique deviendront plus intenses et plus fréquentes d'ici 2100, avec des pics journaliers pouvant dépasser 100 mm tous les 20 ans dans certaines zones, selon une étude de l'ULiège et de l'Institut Royal Météorologique (IRM) publiée jeudi.
Le réchauffement planétaire aura des impacts de plus en plus marqués dans notre pays. Des chercheurs se sont penchés sur les perspectives en Wallonie. Déjà, dans un monde à 2 ºC, très probable, la facture s’élèverait à près de deux milliards par an.
Have you ever thought about what would happen if all life in the ocean disappeared? A recent study explores this extreme scenario to understand how ocean biology shapes the past, present, and future climate. The ocean plays a critical role in regulating Earth's climate. It is a massive carbon store that absorbs about 25% of human-caused emissions and thus helps maintain a relatively low CO2 level in the atmosphere. But what would happen if all marine life—from the tiniest plankton to the largest whales—disappeared? A recent study delves into this extreme scenario to uncover the crucial role that ocean biology plays in mitigating climate change.

mars 2025

Les exploitants de nouveaux projets bas carbone communiquent fréquemment sur les émissions de CO2 « évitées ». Cette notion d'émissions évitées peut également constituer un argument commercial, rappelle l'Ademe (« par l’achat de ce produit, vous économisez x tonnes de CO2 pour le climat »).
The Antarctic Circumpolar Current (ACC) is the world's strongest ocean current and plays a disproportionate role in the climate system due to its role as a conduit for major ocean basins. This current system is linked to the ocean's vertical overturning circulation, and is thus pivotal to the uptake of heat and CO2 in the ocean. The strength of the ACC has varied substantially across warm and cold climates in Earth's past, but the exact dynamical drivers of this change remain elusive. This is in part because ocean models have historically been unable to adequately resolve the small-scale processes that control current strength. Here, we assess a global ocean model simulation which resolves such processes to diagnose the impact of changing thermal, haline and wind conditions on the strength of the ACC. Our results show that, by 2050, the strength of the ACC declines by ∼20% for a high-emissions scenario. This decline is driven by meltwater from ice shelves around Antarctica, which is exported to lower latit

février 2025

Réussir la transition énergétique : Les chemins possibles pour la France

janvier 2025

Previous health impact assessments of temperature-related mortality in Europe indicated that the mortality burden attributable to cold is much larger than for heat. Questions remain as to whether climate change can result in a net decrease in temperature-related mortality. In this study, we estimated how climate change could affect future heat-related and cold-related mortality in 854 European urban areas, under several climate, demographic and adaptation scenarios. We showed that, with no adaptation to heat, the increase in heat-related deaths consistently exceeds any decrease in cold-related deaths across all considered scenarios in Europe. Under the lowest mitigation and adaptation scenario (SSP3-7.0), we estimate a net death burden due to climate change increasing by 49.9% and cumulating 2,345,410 (95% confidence interval = 327,603 to 4,775,853) climate change-related deaths between 2015 and 2099. This net effect would remain positive even under high adaptation scenarios, whereby a risk attenuation of 50%

septembre 2024

Les sciences exactes sont trop peu présentes dans le débat public pour guider les décisions des autorités et la réflexion des citoyens sur la transition écologique, regrette la sociologue dans sa chronique.
Comment sont fabriqués les scénarios climatiques présentés dans les rapports du GIEC ? Sur quelles hypothèses reposent-ils ? Quels sont les modèles utilisés pour les faire tourner ? Qui sont les scientifiques qui travaillent sur ces scénarios ? Quelles sont les projections des climats futurs ? Peut-on encore limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d'ici 2100 ? C'est ce que nous allons voir dans l'épisode d'aujourd'hui avec Loïc Giaccone, doctorant à l’Institut de géographie et de durabilité et vulgarisateur sur les enjeux climat.
Une période de sécheresse qui semble ne plus vouloir en finir et des vagues de chaleur extrême à répétition. Et voilà l’Amazonie menacée comme jamais. La forêt brûle et les populations souffrent.

avril 2024

Des économistes ont, pour la première fois, calculé précisément les effets (positifs) d’une diminution de la croissance sur l’évolution du climat, observe l’historien Jean-Baptiste Fressoz, dans sa chronique.

mars 2024

Nous l’appelons le Gulf Stream, les spécialistes l’appellent l’Amoc. Ce courant océanique qui amène l’eau chaude de l’Équateur jusqu’au pôle Nord nous préserve d’un climat polaire en Europe. Sans lui, il pourrait faire 30° de moins qu’aujourd’hui en ce mois de mars. Mais plusieurs experts l’ont constaté. Depuis quelques années, le Gulf Stream ralentit. Certains évoquent même son effondrement d’ici la fin du siècle.

février 2024

Les guerres et tensions géopolitiques en cours correspondent à l’un des pires scénarios du Giec sur l’avenir du climat. Ce modèle a ses limites et n’a pas de valeur prédictive à long-terme, modèrent toutefois des scientifiques.

novembre 2023

La part du gaz naturel dans la demande mondiale d'énergie va se maintenir autour de 22% à 24% d'ici 2050 quel que soit le scénario et l'effort mondial pour enrayer le réchauffement climatique, estime le géant pétrogazier TotalEnergies, dans un rapport divulgué mardi.

septembre 2023

Cet article avait été commencé sous la forme d’un court fil Twitter sur la mise-à-jour en cours des projections de PIB et de population des scénarios SSP, les scénarios socioéconomiques utilisés comme base pour une majeure partie des projections climatiques, notamment dans les rapports du GIEC. Ce fil est rapidement devenu beaucoup trop long, car pour montrer l’intérêt de cette actualité, il faut expliquer ce que sont les scénarios SSP, comment ils sont élaborés, ce à quoi ils servent, leur intérêt ainsi que leurs limites. De plus, comme Twitter bloque désormais l’accès à celles et ceux qui n’ont pas de compte, en voici une version sous forme d’article, bien plus développée. Ce sujet permet de revenir sur l’origine de la croissance économique dans les scénarios climatiques, et sur les alternatives actuellement développées avec des scénarios limitant la demande en énergie, voire décroissants.

juillet 2023

Alors que la Grèce fait face une vague de chaleur, une série d’incendies se sont déclarés, forçant l’évacuation de milliers de personnes. Avec le changement climatique, ce type d’événement représente une véritable menace pour le pays.

juin 2023

Plus de 450 feux continuaient d'embraser plusieurs régions du Canada mercredi. Une situation d'une ampleur inédite favorisée par des épisodes de sécheresse et d'importantes chaleurs qui met en lumière la vulnérabilité du pays face au dérèglement climatique.
The sixth assessment report of the IPCC assessed that the Arctic is projected to be on average practically ice-free in September near mid-century under intermediate and high greenhouse gas emissions scenarios, though not under low emissions scenarios, based on simulations from the latest generation Coupled Model Intercomparison Project Phase 6 (CMIP6) models. Here we show, using an attribution analysis approach, that a dominant influence of greenhouse gas increases on Arctic sea ice area is detectable in three observational datasets in all months of the year, but is on average underestimated by CMIP6 models. By scaling models’ sea ice response to greenhouse gases to best match the observed trend in an approach validated in an imperfect model test, we project an ice-free Arctic in September under all scenarios considered. These results emphasize the profound impacts of greenhouse gas emissions on the Arctic, and demonstrate the importance of planning for and adapting to a seasonally ice-free Arctic in the near

mai 2023

Jusqu’alors, les plans de l’Etat ne prenaient en compte que l’hypothèse d’un réchauffement de la planète en dessous de 2°C.

mars 2023

La synthèse du 6e rapport du GIEC est parue hier, avec pratiquement 4 mois de retard sur le calendrier initialement prévu. Un retard d’autant plus regrettable que l’urgence climatique transparaît pratiquement à toutes les pages du fameux Résumé pour décideurs(1).


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