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Canada
Des dizaines de milliers d'habitants de Toronto sont privés d'électricité jeudi au lendemain d'orages d'une rare intensité qui ont inondé les principaux axes routiers de la plus grande ville du Canada.
Depuis la Station spatiale internationale, les astronautes les repèrent sans jumelles : de vastes taches sombres et rectangulaires, étalées sur des dizaines de kilomètres carrés au nord de l’Alberta. Ce ne sont pas des lacs naturels. Ce sont des bassins de résidus miniers, sous-produits de l’extraction du pétrole issu des sables bitumineux, et ils s’accumulent sans discontinuer depuis l’exploitation industrielle lancée en 1967 avec l’usine de Great Canadian Oil Sands, ancêtre de Suncor. Soixante ans plus tard, aucun de ces bassins n’a jamais été refermé ni rendu à la forêt boréale qu’il a remplacée.
Dans un contexte de crise climatique, sécheresse et vagues de chaleur créent des conditions propices à des incendies toujours plus difficiles à contenir. Depuis plusieurs semaines, des brasiers incontrôlables se multiplient un peu partout sur la planète.
La Colombie-Britannique fait face à plusieurs incendies hors de contrôle qui ont déjà conduit à l’évacuation de plus de 20 000 personnes. Le Canada connaît une saison intense, avec 612 feux actifs, de plus en plus difficiles à combattre.
Le feu de Bald Range continue de progresser rapidement en Colombie-Britannique, attisé par les vents. Déclaré vendredi, il a déjà ravagé plus de 13.000 hectares et contraint des dizaines de milliers de personnes à quitter leur domicile.
Signalé pour la première fois vendredi soir dans le sud de la Colombie-Britannique, où l’état d’urgence a été déclaré, le feu de Bald Range demeure « extrêmement actif », ont averti les autorités provinciales samedi.
Face à la propagation rapide des flammes, qui ont gagné 100 kilomètres carrés en à peine 24 heures, le gouvernement de cette province de l’ouest du Canada a décrété l’état d’urgence. Source : Courrier international
Quand un feu se déclare dans une pinède du Sud-Ouest, tout se joue dans les premières minutes. Passé ce délai, les flammes échappent au contrôle et il faut déployer l’artillerie lourde : des Canadair, des bombardiers d’eau, des centaines de pompiers. Un ballet impressionnant, mais coûteux et lent. Or, cet été 2026, alors que plus de 44 000 hectares sont déjà partis en fumée en France, une idée fait son chemin dans les hangars des start-up françaises. Et si, au lieu d’un seul avion géant, on misait sur une nuée de drones capables de larguer chacun 1 200 litres d’eau ?
Seuls 7 des 12 Canadair français étaient disponibles, samedi 25 juillet, pour lutter contre les violents incendies qui ravagent la France, en raison de difficultés dans les opérations de maintenance des avions. Cette situation était redoutée par les pilotes qui avaient tiré la sonnette d’alarme au début de l’été, regrette Eric Durand, secrétaire général adjoint du Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile.
Un Airbus A400M largant de l’eau sur un feu de forêt en France : la scène, encore impensable il y a quelques mois, s’est concrétisée ce samedi 26 juillet 2026 en Gironde. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé aux Armées de déployer sans délai cet avion de transport militaire face à un incendie qui a déjà parcouru 30 000 hectares et menace désormais la périphérie de Bordeaux. Une première opérationnelle en France, qui bouscule une certitude bien ancrée : celle voulant que seuls les Canadair et les Dash-8 puissent combattre le feu depuis le ciel.
Washington justifie sa décision en pointant des conflits avec Ottawa sur les produits laitiers, l’alcool et l’automobile. Le premier ministre canadien, Mark Carney, a réagi en affirmant que son pays se tenait prêt à approfondir les discussions déjà engagées avec les Etats-Unis.
Si la puissance des incendies n’atteint pas celle de la saison 2023, qui avait été dévastatrice, de nouveaux records pourraient tout de même être battus cette année, notamment à cause de faibles précipitations dans une partie du pays.
Près d’un millier d’incendies sont actifs à l’échelle du Canada, dégageant des fumées jusqu’aux Etats-Unis. Même si les moyens d’intervention se renforcent, les spécialistes pensent que la forêt ne pourra plus être la même face à ces mégafeux qui se répètent chaque été.
Les incendies brûlent principalement en Ontario, de l’autre côté de la frontière américaine. Au total, près de 2,8 millions d’hectares ont été réduits en cendre depuis le début de l’année au Canada.
Un épais nuage de fumée, émis par les feux de forêt qui ravagent la province canadienne de l'Ontario, recouvre jeudi les États américains frontaliers du Minnesota, du Wisconsin, du Michigan et de l'Illinois. Des millions de personnes sont exposées à une qualité de l'air dégradée.
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