Jean-Marc Jancovici

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Fascism

2026

Quels mots mettre sur ce qui nous arrive politiquement ? La mobilisation de masse des affects racistes, le renouveau de la pensée réactionnaire, le durcissement autoritaire du pouvoir convoquent inévitablement les fantômes des « heures sombres » de l’histoire européenne. Mais si quelque chose des fascismes historiques est de retour, c’est bien dans le monde de 2026, celui du capitalisme néolibéral, des infrastructures numériques, des arènes virtuelles et du réchauffement climatique. Technofascisme, paléolibertariens, fascisme fossile… Néologismes et nouveaux concepts fleurissent pour nommer les monstres politiques qui émergent dans le clair-obscur de notre époque. Socialter propose un glossaire pour mettre les bons mots sur les mutations contemporaines des droites extrêmes.
Un peu plus d’une semaine après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon, plusieurs associations de protection de l’environnement telles que le Réseau Action Climat et Greenpeace ont pris la parole pour dénoncer le traitement politique et médiatique de l’affaire. Toutes réaffirment leur soutien à la lutte antifasciste, indissociable de la lutte écologiste.
Peut-on comparer le nombre de morts provoqué par la pollution avec celui causé par le terrorisme ? Spécialiste de la modélisation quantitative des interactions entre société, économie et écologie, et en particulier de l’impact du système productif sur l’environnement, Pierre Jouannais prend appui sur une pseudo-polémique médiatique récente pour répondre à cette question, en discutant des catégories en usage pour poser le problème.
Alors que le fascisme a pris le pouvoir aux États-Unis et que l’extrême droite prospère en Europe, notre planète continue de brûler et des millions de vies s’en retrouvent brisées. Pourtant, de plus en plus de responsables politiques font tout pour nous…
L’assassinat d’Alex Pretti à Minneapolis par la police migratoire américaine, samedi 24 janvier, doit nous ouvrir les yeux sur les véritables ressorts du régime trumpien.
L’Académie des sciences morales et politiques recevra, lundi 26 janvier, l’entrepreneur pour «une audition» dans le cadre d’un «groupe de travail».
Fascismomètre - De la démocratie au contrôle total
Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, certains s'inquiètent d'une dérive fasciste de son administration. Par le passé, les idées d'extrême droite ont déjà essaimé aux États-Unis, notamment à la fin des années 1930. France 24 a interrogé des historiens pour savoir si la comparaison est aujourd'hui pertinente.
Et si nous étions entrés dans l’ère du technofascisme ? Depuis que Donald Trump est de retour à la Maison Blanche, quelque chose a basculé. Et pendant qu’il attire toute l’attention, qu’il semble être partout, son pouvoir se transforme. Car cette fois-ci, il s’est entouré des milliardaires de la tech à qui il doit son élection. Après avoir accaparé nos vies privées, ces entrepreneurs veulent désormais imposer leur vision du monde et étendre leur influence; en commençant par démanteler les institutions et la démocratie américaine… Pour les techno-fascistes, une nation devrait être gérée comme une entreprise avec un PDG autoritaire à leur tête. L’État social est l’ennemi à abattre. Leur but ultime ? Faire sans les citoyens, sans délibération, sans débat, sans démocratie finalement…Pour gagner toujours en efficacité et libérer l’innovation. Diriger le monde avec des algorithmes. Le modèle techno fasciste se diffuse comme une méthode et non pas une idéologie. Il inspire l’extrême droite européenne et a déjà pris
L’attaque du Venezuela par Donald Trump s’inscrit dans un plan cohérent. Les carbofascistes veulent s’emparer des dernières ressources planétaires pour prolonger leur mode de vie impérial.

2025

"Technofascisme" : ce mot n’est pas encore dans le dictionnaire mais il s’inscrit plus que jamais dans l’air du temps et dans l’ère des nouvelles technologies utilisées pour influencer nos pensées. Ce n’est d’ailleurs pas anodin que ce terme ait été largement plébiscité pour être le nouveau mot de l’année 2025. Sur les réseaux sociaux, l’IA et les algorithmes aux mains des oligarques du numérique sont ancrés dans notre quotidien.
Het CIVICUS 2025-rapport dat burgerlijke vrijheden wereldwijd in kaart brengt, kreeg maar weinig aandacht in de pers. Toch zijn de bevindingen opmerkelijk. Door toenemende druk op het recht op protest en door criminalisering van activisten zijn burgerlijke vrijheden globaal gekrompen. Ook in België.
L’humoriste, dont l’émission avait été suspendue aux Etats-Unis en septembre, a été choisi par la Channel 4 pour adresser le traditionnel message de Noël alternatif à celui du monarque britannique.
Vu par le PDG de Palantir, le monde devrait être mis en ordre : un ordre militaire et autocratique sous la domination des États-Unis. C’est un nouveau codex de la Pax Americana que propose Alex Karp, sous le patronage de Peter Thiel et de l’union entre fascistes politiques et « tech bros ». Palantir se propose donc de remodeler un modèle capitaliste autoritaire, qui ne sera plus limité par la démocratie ou par la concurrence.
L’affaire Epstein, les milliardaires de la tech, le Venezuela, Israël… le mouvement qui a ramené le milliardaire à la Maison Blanche se déchire aujourd’hui sur de nombreux sujets. Autour de Nick Fuentes, un courant ouvertement antisémite, raciste et misogyne y gagne du terrain.
Dans «Apocalypse Nerds», les journalistes Nastasia Hadjadji et Olivier Tesquet analysent le projet autoritaire des patrons de la Tech, entre haine de l’Etat et les délires transhumanistes.
Pour Geoffrey Pleyers, directeur de recherche FNRS à l’UCLouvain et président de l’association internationale de sociologie, «défendre les faits redevient une mission cruciale dans les sociétés démocratiques».
Inculpées pour l’attaque en juillet d’un centre de rétention de la police de l’immigration, Cameron Arnold et Zachary Evetts font l’objet d’une inculpation pour « soutien matériel à des terroristes ».
L’enseignant à l’université Rutgers a déménagé en urgence en Espagne avec sa famille après avoir été pris pour cible par les milieux d’extrême droite, dont l’organisation Turning Point USA, cofondée par l’influenceur ultraconservateur Charlie Kirk, assassiné le 10 septembre.
L’universitaire et activiste vient de subir une cabale de l’extrême droite américaine, alimentée par des soutiens du Président. Menacé de mort, celui qui alerte sur le «retour d’une violence suprémaciste» a failli être empêché de quitter les Etats-Unis, avant de parvenir à se rendre en Espagne. «Libération» a recueilli son témoignage.
C’est aux États-Unis. En 2025. Le fascisme, c’est ça : désigner les intellectuels comme « terroristes » et les persécuter au point qu’ils soient forcés de fuir leur pays. Les États-Unis n’ont pas basculé d’un coup. Ils ont laissé l’extrême droite s’emparer d’une partie des médias, ils l’ont laissée imposer ses sujets, son vocabulaire, ses méthodes politiques, ses réseaux, sa vision du monde. Peu à peu la guerre aux « wokistes » est devenue la priorité. On s’est collectivement habitués à la brutalité politique, au mensonge, à la post vérité. Au nom de la neutralité, de nombreux journalistes ont cessé de combattre ces idées nauséabondes, probablement terrifiés à l’idée d’être ciblés, d’être qualifiés de « militants ».
Le groupe Anti-tech Résistance développe sa notoriété dans le milieu écologiste grâce à une communication tapageuse. Son idéologie lui attire l’hostilité d’une large part du mouvement social, qui la qualifie de réactionnaire.
Trump est-il fasciste ? La question peut sembler excessive, mais elle est essentielle pour comprendre notre époque. Et pour y répondre, il faut revenir à l’histoire du fascisme, voir comment il a pris le pouvoir en Italie, en Allemagne et ailleurs, et identifier les logiques profondes qui se répètent aujourd’hui. Aux États-Unis, avec Trump. Mais aussi en Europe, où les droites radicales progressent et transforment le paysage politique. Que faire ? Comment résister sans céder à la panique ni au déni ? Comment nommer les choses sans tomber dans l’exagération ? Et surtout : comment éviter que l’histoire ne se répète, sous d’autres formes ? Une plongée dans l’histoire et dans les méandres du présent.
Cette annonce survient après la signature lundi par le président américain, Donald Trump, d’un décret en ce sens, à la suite de l’assassinat du militant ultraconservateur Charlie Kirk.
Haine de l’Etat, foi aveugle dans la technologie, eugénisme… Dans « Apocalypse Nerds », les journalistes Nastasia Hadjadji et Olivier Tesquet analysent le projet antidémocratique des barons de la tech.
Ce sont des antifascistes d'opérette. L'extrême droite n'existe pas en Belgique francophone. Alors ils en inventent une : le MR de Georges-Louis Bouchez (dont je ne suis pas fan). Mais je ne ris plus parce qu'ils sont devenus un danger pour la démocratie.
Donald Trump a désigné comme organisation "terroriste" le mouvement se réclamant de l’antifascisme, une semaine après l’assassinat du militant d’extrême droite Charlie Kirk. Chez nous, Georges-Louis Bouchez a annoncé sur Instagram vouloir "dissoudre la structure Antifa". Mais de quoi parle-t-on exactement ?
En ce début de XXIe siècle, l’alliance chaotique de Donald Trump et d’Elon Musk a fait surgir une créature technopolitique à deux têtes. L’une orchestre le show, l’autre code le système. Quelque chose d’insaisissable est pourtant à l’œuvre. Gourous de la Silicon Valley et idéologues néo-réactionnaires orchestrent un fascisme-simulacre annonciateur d’un bouleversement plus profond. Un nouveau régime, hybride, où l’État s’efface… pour mieux tout contrôler.
Quelque chose a basculé. Donald Trump a repris la Maison Blanche, mais dans son sillage, d'autres figures ont pris place. Et si la Silicon Valley, longtemps perçue comme un bastion progressiste, était devenue le laboratoire d’une révolution autoritaire à l'échelle planétaire ? Nourris par d’obscurs penseurs étourdis de rêves fascistes ou monarchiques, des milliardaires de la tech appellent à la mort de l’État-nation et prophétisent la fin des démocraties libérales. Leur horizon politique : la sécession. Car la fin d’un monde, c’est surtout le commencement du leur. L’objectif de ces nerds de l’Apocalypse ? Imposer leur vision d'un futur privatisé, exclusif, fait d'enclaves libertariennes dirigées comme des entreprises. Bienvenue dans le Moyen-Age du futur.
Dans un essai lucide et nerveux, l’éditeur Hugues Jallon dissèque les ressorts du fascisme qui «devient réel» et identifie ses complices. Une lecture nécessaire pour lui barrer la route.
Héros des océans pour les uns, réactionnaire pour d’autres, Paul Watson divise. Son invitation à la Fête de l’Humanité relance le débat sur ses alliances controversées et ses propos malthusiens. Reporterre l’a interrogé. […] En 2007, il écrivait qu’il fallait « réduire radicalement et intelligemment la population humaine à moins de 1 milliard ». Dix-huit ans plus tard, il ne se dédit pas. « Cette planète ne peut pas supporter huit milliards d’êtres humains qui mangent des animaux [il est végétalien] », nous dit-il. Lorsqu’on l’interroge sur l’extrême responsabilité d’une minorité de riches face au reste de l’humanité — les 10 % des humains les plus riches sont responsables de plus de la moitié des émissions de CO2 de l’humanité, selon Oxfam —, il élude. « Quelqu’un devra s’atteler à la réduction du nombre d’humains, sinon ce sont les lois de l’écologie qui feront s’effondrer la population », prévient-il.
Dans quelques jours, je publie mon dernier essai « Donald Trump : le spectre d’un fascisme numérique ». C’est un texte qui traite, de manière profonde et historique, tout en le mêlant à mon histoire américaine, de cette gigantesque fracture américaine. En effet, le trumpisme n’est pas un phénomène de surface, mais l’expression percutante de fractures profondes qui fissurent la société du pays, amplifiées par les grandes entreprises technologiques et menaçant une dérive aux accents autoritaires.
Dans une plongée dans l’Amérique en clair-obscur, Bruno Colmant livre un recueil saisissant de chroniques forgées au fil de trois décennies d’observation des États-Unis, un pays à la croisée permanente de ses destins. Avec une plume à la fois intime et incisive, il décrypte les convulsions sociopolitiques, économiques et culturelles d’une nation fracturée par Donald Trump.
« Le fascisme, ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons. » Cette phrase dit la vérité d’un temps, celui où le fascisme commence à exister vraiment. C’est le temps où les masques tombent, le temps des ralliements et des dîners en ville, où l’extrême droite devient fréquentable parce qu’on commence à la fréquenter. C’est aussi le temps des accomodements, des ambiguïtés et des changements de pieds. C’est surtout le temps où des hommes et des femmes responsables, dirigeants politiques, intellectuels, patrons, éditorialistes s’emploient à rendre la promesse fasciste raisonnable. Ce temps-là, c’est le temps des salauds. Le temps des salauds de Hugues Jallon
Aux États-Unis, l’alliance entre franges politiques radicales et acteurs de la Sillicon Valley fait naître un autoritarisme inédit. Derrière la promesse d'innovation et de sécurité, se profile une dictature numérique où la démocratie vacille.
Le récent assassinat d’un agent des services des renseignements ukrainiens a été revendiqué par un groupuscule néonazi américain baptisé The Base. Ce mouvement, inscrit en 2024 sur la liste des organisations terroristes par l’Union européenne, affirme vouloir créer une enclave ethniquement blanche dans l'ouest de l'Ukraine.
L’idéologie dominante de l’extrême droite est devenue un survivalisme monstrueux, destructeur et suprématiste, expliquent Naomi Klein et Astra Taylor dans un article récent devenu incontournable. […] Elles appellent à construire un mouvement suffisamment fort pour l’arrêter.
Sous couvert de défendre une liberté d’expression prétendument menacée, deux représentants du département d’Etat américain ont multiplié, ces derniers mois, les rencontres sur le Vieux Continent. Notamment en France, avec le Rassemblement national. Une opération d’ingérence visant en réalité à assurer de leur soutien les mouvements conservateurs et réactionnaires européens.
L'idéologie dominante de l'extrême droite est devenue un survivalisme monstrueux, destructeur et suprématiste, expliquent Naomi Klein et Astra Taylor dans un article récent devenu incontournable, dont Terrestres publie la traduction en français. Elles appellent à construire un mouvement suffisamment fort pour l'arrêter. Naomi Klein · Astra Taylor 16 juillet 2025 […] Pour le dire crûment, les personnes les plus puissantes au monde se préparent pour la fin du monde, une fin dont elles accélèrent frénétiquement l’arrivée.
Dans ce nouvel épisode, on revient sur les rapports entre les extrêmes droites et l'écologie, que nous avions commencé à aborder dans deux épisodes précédents (voir Peste brune et greenwashing). Pour approfondir le sujet, j'ai invité Antoine Dubiau, auteur notamment du livre Écofascismes (aux éditions Grevis). Avec lui on parle à la fois des grands partis d'extrême droite, ceux qui occupent le devant de la scène électorale et que l'on peut décrire comme relevant d'un fascisme fossile ou d'un carbofascisme, et de courants ou de sensibilités numériquement plus marginaux et qui construisent un rapport différent à l'écologie, mais toujours à partir d'un socle raciste et réactionnaire, une culture qu'on peut qualifier d' écofasciste. On montre que les rapports entre ces deux polarités, à l'extrême droite, ne sont pas simplement d'opposition : non seulement certains partis comme le FN/RN tentent de donner un vernis écologique à leurs obsessions identitaires mais on pourrait imaginer une cohabitation/col
Il y a un siècle, chercheurs et écrivains s’opposaient à la menace fasciste de Mussolini. Cent ans plus tard, face à une nouvelle vague d’extrême droite, un collectif - dont Timothy Snyder, Carol Gilligan, Dominique Schnapper, Axel Honneth - alerte : il faut refuser toute soumission, soutenir les faits et les preuves, cultiver l’esprit critique.
Fuyant l’acharnement de Donald Trump contre la liberté de la recherche, trois enseignants américains spécialistes du fascisme, Marci Shore, Timothy Snyder et Jason Stanley, se sont expatriés à Toronto, alarmés par la montée de «l’autoritarisme» aux États-Unis.
Legal residents of the United States sent to foreign prisons without due process. Students detained after voicing their opinions. Federal judges threatened with impeachment for ruling against the administration’s priorities. In the Opinion video above, Marci Shore, Timothy Snyder and Jason Stanley, all professors at Yale and experts in authoritarianism, explain why America is especially vulnerable to a democratic backsliding — and why they are leaving the United States to take up positions at the University of Toronto.
Spécialiste de l’Italie de Benito Mussolini, Marc Lazar estime que le président américain instaure une démocratie illibérale plutôt qu’un véritable fascisme. Pour l’américaniste Olivier Burtin, les ressemblances du trumpisme avec le fascisme sont plus importantes que les différences.
Ce 30 avril marque le 80 e anniversaire du suicide d'Adolf Hitler. Dans son essai "Coulée brune", le traducteur de "Mein Kampf" et de nombreux ouvrages consacrés au nazisme, a analysé comment le fascisme "inonde" désormais le langage politique.
À la veille des 100 jours de gouvernement Trump, quelle analyse peut-on réaliser du type de politique menée ? Y a-t-il un fil rouge qui permette de décrypter l’avalanche de décrets du président, son style de communication, son style de gouvernance ?
The governing ideology of the far right has become a monstrous, supremacist survivalism. Our task is to build a movement strong enough to stop them
La pandémie de Covid-19 a été une rupture dans l’histoire du mouvement écologiste. Cinq ans après, il panse encore ses plaies et peine à rebondir, alors que le monde s’engouffre dans le chaos climatique et la montée du fascisme.
Alors que le fascisme a pris le pouvoir aux États-Unis et que l’extrême droite prospère en Europe, notre planète continue de brûler et des millions de vies s’en retrouvent brisées. Pourtant, de plus en plus de responsables politiques font tout pour nous le faire oublier tout en jetant de l’huile sur le feu.
La nouvelle alliance entre les géants de la tech et l’administration Trump dessine les contours d’un modèle politique inquiétant que les historiens n’hésitent pas à qualifier de « techno-fascisme ». Analyse d’un phénomène qui transforme l’État américain.
Depuis plusieurs mois et notamment depuis la réélection de Donald Trump, un sentiment de sidération domine les esprits. On se demande comment agir face à des milliardaires d’extrême droite qui achètent des réseaux sociaux ou des médias.
Il devrait commencer à être assez clair, quand des milices défilent dans Paris au cri de « Paris est nazi », et poignardent des militants de gauche, que ce vers quoi nous nous dirigeons mérite d’être appelé « fascisme ». C’est clair, et en même temps pas encore si clair. Tant qu’un concept n’en aura pas été proposé, le fascisme restera une évocation historique intransposable.
Il était attendu sur l'Ukraine, il a préféré donner aux Européens une leçon sur la démocratie, épousant les vues des partis extrémistes : à Munich, le vice-président américain JD Vance a creusé un peu plus le fossé entre Washington et ses alliés européens, notamment l'Allemagne.
Et si les « accélérationnistes de la décadence », courant influent représenté par le philosophe Nick Land et le blogueur Curtis Yarvin, avaient défini avant tout le monde le programme de la nouvelle administration Trump ? Le jeune politiste Arnaud Miranda, qui vient de consacrer une thèse à ces idéologues des « Lumières sombres », nous explique qui ils sont et quelle est leur influence sur le président américain. Une analyse stupéfiante !
Et si la troisième guerre mondiale avait déjà commencé ?. Au travers de cette hypothèse, Albin Wagener – Professeur d’université en Sciences du langage et Sciences de l’information et de la communication – évoque l’étrange période dystopique que nous vivons en ce premier quart du 21ième siècle. Sommes-nous déjà en guerre mondiale ? Bonne lecture. ObsAnt
Le président américain a convoqué la presse mardi 11 février, avant de laisser son milliardaire de bras droit livrer un discours décousu sur son action de liquidateur fédéral, en présence de son petit garçon de 4 ans.
Show Musk go on. Le siège français de Tesla, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), a été ciblé par des militant·es d’Action justice climat (ex-Alternatiba Paris) lors d’une action éclair ce mardi matin.
La façade du siège français du constructeur automobile a été ciblée ce mardi 11 février au matin par des militants d’Action justice climat. Auprès du média «Vert», ils dénoncent le «fascisme» d’Elon Musk.
Beaucoup d’entre nous sont consternés par le démantèlement sans précédent de l’État administratif américain. Licenciements ...
Article majeur sur la Révolution Papillon, ou Dark Enlightenment, dystopie clairement en cours aux USA via le DOGE (nommé RAGE à l’origine) – à propos de laquelle certains tiraient la sonnette d’alarme dès 2014 concernant ses soutiens de la Silicon Valley (!) en adéquation ensuite avec le Project 2025 des chrétiens nationalistes. Sa conclusion : « Le temps que la plupart des Américains comprennent ce qui se passe, le « reboot » – la destruction du gouvernement – pourrait déjà être achevé. »
Gaslighting on a national scale is a political strategy. If you’ve been feeling despondent since the inauguration, congratulations — you’re paying attention. And if your brain feels like it’s constantly screaming into the void, you’re not alone. Millions of people are staring into the abyss of our political hellscape, watching in real-time as the pillars of a functioning society get bulldozed, torched, and sold for scrap.
A première vue, vous pourrez probablement penser que l’auteur de ces lignes est soit en train de traverser un épisode de déprime passagère nourri par un doomscrolling trop intensif, soit qu’il s’aventure bien loin de ses terrains d’expertise habituels. Les deux seraient inquiétants, cela va sans dire. Pourtant, je souhaite que nous considérions un instant … Continuer la lecture de Et si la troisième guerre mondiale avait déjà commencé ? →
Le mouvement Make America Great Again (MAGA) et ses liens avec la Silicon Valley ont fait naître le « techno-fascisme ». Cette expression peut paraître rigolote ou exagérée, mais elle n’a jamais été aussi près de la réalité. L’arrivée au pouvoir de Donald Trump avec un mandat autoritaire et ultra-conservateur aligné sur le Projet 2025, le virage à droite des milliardaires et dirigeants des GAFAM qui célèbrent l’arrivée du nouveau président, le décret annulant la réglementation de l’intelligence artificielle (IA), le financement du projet Stargate à 500 milliards de dollars, tout cela participe d’un même mouvement.
Donald Trump a dit mardi avoir gracié le créateur du site illégal "Silk Road", qui a servi de plateforme en ligne pour la vente de millions de dollars de drogues à travers le monde. Ross Ulbricht avait été condamné en 2015 à la prison à vie pour trafic de stupéfiants et opérations commerciales illégales.
Durant un meeting à Washington, le patron de Space X a remercié la foule d’avoir permis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, avant de se taper à deux reprises la poitrine gauche avec la main droite, puis de tendre le bras, paume ouverte.
Alors qu’Elon Musk se défend d’avoir fait un salut nazi au soir de l’investiture de Donald Trump lundi, le chercheur français Pierre Mourier estime, lui, que cela fait partie d’une stratégie consciente.

2024

Le président élu a annoncé, dimanche 22 décembre, vouloir arrêter le « délire transgenre » dès son premier jour à la tête des États-Unis, en janvier.
The masses cry out for immediate solutions to long-term problems, inviting despots to lead them.
Journalistes montrés du doigt, harcelés, adversaires politiques insultés, escouade digitale amplifiant les saillies du chef de l'Etat : une année de présidence Milei a distillé en Argentine, au nom de la "liberté" d'expression et de communication "directe" avec le peuple, une violence discursive qui inquiète.
Il facho. Puisant dans des corpus hérités du nazisme ou dévoyant la parole du pape François, un nombre croissant d’organisations d’extrême droite s’emparent de l’écologie pour recruter. Des discours teintés de théories complotistes et identitaires.
Les fascismes émergents sont les compagnons d’une idéologie libertarienne qui prône le démantèlement de l’Etat, la dérégulation totale de l’industrie, et la poursuite de la destruction de la nature, s’inquiète dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».
Le candidat républicain Donald Trump a dépassé la majorité absolue de 270 grands électeurs à la Chambre des représentants, devançant largement sa rivale démocrate, Kamala Harris. Un « désastre », dit une écologiste.
La vice-présidente américaine et candidate démocrate à la présidentielle a durci le ton mercredi, dénonçant la menace que représente son rival républicain, qu’elle accuse d’être de “plus en plus déséquilibré” et de rechercher le “pouvoir absolu”.
De plus en plus d’intellectuels, politiques et journalistes occidentaux s’interrogent sur le possible retour de l’idéologie d’extrême droite mise en place en Italie entre 1922 et 1945. Des débats complexes, que le journal d’outre-Rhin “Der Spiegel” se propose de décortiquer, à quelques jours d’élections stratégiques en Allemagne.
Alors que l’extrême droite menace de gagner plusieurs élections régionales allemandes, 1 400 activistes se sont réunis dans un camp climat à Erfurt pour faire le lien entre antifascisme et écologie.
Le projet était ambitieux, l’objectif est atteint. Avec son ouvrage “La tentation écofasciste”, le philosophe et auteur Pierre Madelin relève avec brio son pari : aider le lecteur à décoder le mode opératoire de l’extrême droite par rapport à la Question environnementale et, surtout, l’armer intellectuellement pour combattre le moment venu la mouvance écofasciste.
Lyon est la cible d’une campagne écofasciste menée par des groupuscules d’extrême droite. Pour la désamorcer, des collectifs écologistes travaillent des contre-attaques intellectuelles et juridiques. Villeurbanne (Rhône), reportage « La campagne écofasciste prend de l’ampleur à Lyon, l’extrême droite y voit un potentiel pour recruter », observe Sam, membre du collectif antifasciste la Jeune garde Lyon. Face au jeune homme, la petite salle du centre culturel La Rayonne, à Villeurbanne, peine à contenir son (...)
Silicon Valley tech billionaire politics: authoritarianism, fascism, plutocracy, weirdness

2023

Après deux ouvrages consacrés à l’écologie politique (Après le capitalisme. Essai d’écologie politique) et à une de ses branches parmi les plus intrigantes ou questionnables (Faut-il en finir avec la civilisation ? Primitivisme et effondrement), le philosophe Pierre Madelin a choisi d’interroger l’écofascisme, mis sur le devant de la scène en 2019 par deux meurtres de masse, à Christchurch en Nouvelle-Zélande et Houston au Texas, justifiés par les discours écofascistes de leurs auteurs. Son ouvrage commence par une recherche de définition de ce qu’est l’écofascisme. Plus souvent insulte qu’argumentaire étayé, l’accusation d’écofascisme n’est pas plus claire que celle de fascisme. Les discours dominants assimilent l’écofascisme avec toute critique de la modernité et de l’industrialisme. Les écologistes, d’EELV aux sphères anti-indus et radicales, seraient donc des écofascistes en puissance, foulant aux pieds l’héritage monolithique des Lumières et son universalisme éclairé (pas si simple). Leur attachement aux
Als een kopstuk van het establishment verklaart dat het kapitalisme een zware crisis doormaakt, dan is het ernst en zit de schrik er goed in. Hieronder lees je een vlijmscherpe analyse van hoe de wereld er aan toe is. Deze longread is een must-read.
De plus en plus de militants d'extrême droite prônent désormais un retour à la terre et tiennent un discours écologiste pour renforcer leur base militante. Mais qui sont ces groupuscules et en quoi consiste cette écologie dite "identitaire"? Décryptage.
Contraction des ressources planétaires, fin de l’abondance, hausse des prix de l’énergie et des matières premières, souveraineté alimentaire, souveraineté énergétique, sobriété… Derrière ces préoccupations socio-économiques d’actualité, qui fissurent le mythe de la croissance et remettent au goût du jour la planification en politique, c’est de l’habitabilité de la Terre qu’il est en fait question. L’épuisement en cours des ressources, des métaux à l’eau, l’érosion de la biodiversité, l’empilement des pollutions et l’accélération du dérèglement climatique (et son lot de catastrophes) sont en effet tels que la prochaine décennie s’annonce comme celle d’un grand tournant [1].
Entretien réalisé par Quentin Hardy. Terrestres : Depuis quelques années, l’usage du terme éco-fasciste se répand dans les sphères médiatique et militante. Quelle est l’origine de cette notion ?
On sait qu’une partie des extrêmes droites contemporaines, comme le FN/RN en France, tentent depuis quelques années de verdir leurs positions en affirmant que le nationalisme, en particulier la fermeture des frontières, seraient la solution enfin trouvée au basculement climatique. On sait moins que les sensibilités proprement écofascistes – qui se renforcent à mesure que s’approfondit la crise environnementale – ne sont pas nées dans un rapport d’extériorité radicale à l’écologie.
Relocalisation de la production, critique des nuisances provoquées par les éoliennes, défense du nucléaire comme énergie bas carbone… depuis peu, l’extrême droite se réapproprie à sa façon les enjeux écologiques. Cette tendance participe-t-elle d’un mouvement plus large, qu’on aurait tord de ne pas prendre au sérieux sur les plans intellectuel et politique ?
Le journaliste Hugo Clément a accepté de participer à un raout organisé par une revue d’extrême droite. Il est le symbole d’une vision de l’écologie « dépolitisée et vue comme transpartisane », réagit Antoine Dubiau, spécialiste de l’écofascisme.
Eco-fascism, for the uninitiated, is best known as the ideology embraced by the mass shooter who killed 10 people in a Buffalo supermarket last year. The shooter, as E&E News reported at the time, was motivated by “the racist conspiracy theory that the ruling class is using immigration to politically and culturally ‘replace’ white people.” The Buffalo shooter called on others “to view immigration as ‘environmental warfare,’” and to “reclaim environmentalism in the name of white nationalism.” His calls echoed those of the mass shooter who killed 23 people in an El Paso, Texas Walmart in 2019, who was also a self-proclaimed eco-fascist.
Lire hors-ligne : On sait qu’une partie des extrêmes droites contemporaines, comme le FN/RN en France, tentent depuis quelques années de verdir leurs positions en affirmant que le nationalisme, en particulier la fermeture des frontières, seraient la solution enfin trouvée
Dans la multiplication des récits ayant trait au réchauffement climatique, entre greenwashing, techno-solutionnisme, climatoscepticisme, collapsologie, colibrisme ou bouffopolitique, il en est un qui est en train d’émerger de manière extrêmement puissante : le discours répressif.

2022

L'auteur fait partie de l'Initiative de journalisme local Avec les objectifs de la COP15, les claims miniers de plus en plus présents dans notre région (et ailleurs), la baisse de la biodiversité, etc., l’urgence climatique apporte une présence de plus en plus accrue dans les différent ...
J’ai reproduit une interview de Serge Latouche parue dans le journal La Décroissance d’octobre 2022 (n° 193). Contrairement aux déclarations naïves d’un certain nombre d’éco-influenceurs se réjouissant des rationnements à venir qui seraient synonymes (selon eux) d’une « prise de conscience », dans le monde politique, des limites planétaires, Serge Latouche estime au contraire que ces discours sont de « l’enfumage ». L’historien des techniques et sciences Jean-Baptiste Fressoz a également démonté à maintes reprises ce mythe de la « prise de conscience » écologique[1], tout comme l’historien François Jarrige[2].
Les conséquences déjà bien visibles du dérèglement climatique constituent un véritable problème de société et forcent les acteurs politiques à y répondre. Les propositions formulées diffèrent grandement en fonction de l’orientation politique des acteurs. À travers l’écofascsime, l’extrême droite tend à apporter la sienne à la situation écologique.
Écofascisme - Antoine Dubiau, Grevis, 13 mai 2022, 216 pages, 10 €. « L’écologie n’est pas naturellement de gauche. » Pour Antoine Dubiau, chercheur en sciences sociales, croire le contraire serait dangereux car cela reviendrait à éclipser l’existence d’autres formes d’appropriation politique de la question écologique telles que l’écofascisme, idéologie née dans les années 1970 dont il propose de remonter le fil dans cet essai. Ce terme désigne les procédés de récupération fasciste des enjeux écologiques par deux stratégies concomitantes : la fascisation de l’écologie et l’écologisation du fascisme.
L’anthroposophie est une source majeure et première de cette pensée et les imposteurs, de Rahbi à « Kokopelli », puisent directement leurs idées et rhétoriques dans ce bourbier. À celles et ceux qui font encore trop souvent référence à ces mouvements et qui pensent encore que Steiner était avant tout un humaniste, nous conseillons vivement la lecture de cet article.
Petit à petit, l'extrême droite instrumentalise l'écologie pour renforcer sa normalisation. De plus en plus présent en France, l'écofascisme se réapproprie les enjeux écologiques à des fins réactionnaires, racistes et xénophobes. Antoine Dubiau y a consacré un livre. Interview.
Alors que l’on a souvent tendance, y compris dans les luttes environnementales, à considérer que l’écologie est fondamentalement une idée progressiste, "de gauche", certains courants de pensée suscitent un malaise, une intuition sur leur caractère potentiellement réactionnaire.
Comment l’extrême-droite s’approprie-t-elle les enjeux environnementaux ? Comment combattre la montée en puissance de ce nouvel « écofascisme » ? Entretien avec le chercheur en sciences sociales Antoine Dubiau, qui publie justement un livre sur le sujet.
L’hypothèse que je défends est celle du climato-fascisme ou climato-cynisme. La Russie de Poutine est le premier empire à prendre au sérieux l’état du monde qu’est en train de façonner le dérèglement climatique, celui que vient de rendre public le 6ème rapport du groupe 2 du GIEC sur l’état de vulnérabilité des sociétés et des écosystèmes. Non bien sûr pour accélérer la décarbonation des économies – sa puissance militaire ayant été financée par nos achats de fossiles – mais pour profiter sans attendre du désordre mondial à venir, quitte à l’anticiper quelque peu en provoquant notamment par cette guerre une pénurie de blé. Autrement dit, le dérèglement climatique et l’effondrement du vivant nous précipiteraient dans un nouvel état de nature où les rapports de force doivent l’emporter, à des fins vitales, sur tout autre considération.
Nul climato-scepticisme du côté des empires, mais un climato-cynisme, à savoir une anticipation de la fragilisation des sociétés qui découlera de la déstabilisation des écosystèmes consécutive au dérèglement climatique. Concentrons-nous sur le cas russe, même s’il est d’autres candidats pour émarger à cette catégorie comme la Chine, la Turquie ou même les USA à l’avenir si la dérive trumpiste devait se poursuivre. Qu’est-ce donc, plus précisément, que le climato-fascisme ?
Nazisme, liens avec l’écologie… Pour comprendre l’essor de l’écofascisme, il faut remonter aux sources de cette idéologie. La menace est réelle, tant cette doctrine fait écho à certaines idées du candidat Éric Zemmour.

2021

Dans le champ de l’écologie politique, les "théories primitivistes" voient dans la révolution Néolithique « une rupture fondatrice et tragique qui nous a conduit au désastre en cours ». Elles considèrent le mode de vie des chasseurs-cueilleurs comme un exemple et une voie politique à suivre pour cesser définitivement ce désastre. P. Madelin explique ici pourquoi ces théories sont aussi des impasses
L'abondance d'énergie fossile, outil de séduction des groupes et régimes fascistes

2020

Comment les partis d’extrême droite s’emparent-ils des questions environnementales ? le Zetkin Collective, un groupe de chercheurs, de militants et d’étudiants formé en 2018 en Suède, s’est plongé non seulement dans les archives historiques et intellectuelles du fascisme, mais aussi dans l’univers théorique de ses héritiers les plus récents, du Danemark au Brésil en passant par la Hongrie.
L’élévation des températures et la montée de l’extrême droite forment deux menaces chaque jour plus pressantes. Or leur combinaison est explosive. Devant l’abondance de preuves scientifiques, ils ont nié le réchauffement et se sont placés en défenseurs de l’industrie fossile. Dans son ensemble, l’extrême droite abhorre les éoliennes, s’oppose aux accords climatiques et nourrit de théories conspirationnistes sa détestation des mouvements écologistes.
Que pourrait être une politique éco-fasciste ? À quoi pourrait ressembler une alliance entre le « vert » et le « brun »?

2018

Depuis quelques décennies de rhétorique électorale, on connaît bien la pente glissante qui, de l’extrême-gauche, fait insensiblement passer l’électorat populaire du côté de l’extrême-droite, bouclant ainsi la boucle. La « menace des extrêmes », tous réunis dans le même sac, sert ainsi de slogan pour dénoncer la stupidité politique des masses qui, ne comprenant rien à rien, se livrent au premier « populiste » ou « démagogue » venu… de la gauche ou de la droite – toutes deux également extrêmes.

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi