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mars 2026

Crise pétrolière, effondrement, émeutes de la faim ? Jean-Marc Jancovici
Recherchées pour leurs propriétés magnétiques et luminescentes, essentielles aux énergies renouvelables et aux écrans, les terres rares sont devenues des ressources hautement stratégiques. La Chine détient près de la moitié des réserves mondiales, devant le Brésil, l’Inde, l’Australie, la Russie, le Vietnam, les États-Unis et la Birmanie. Au-delà de ses réserves, la Chine a fait en sorte, au fil des ans, de maîtriser toute la chaîne de production des terres rares, contrôlant près de 85 % du marché mondial. Elle peut ainsi utiliser cette position dominante comme un levier économique, notamment pour répondre à la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump qui, dans sa vision impérialiste et prédatrice des relations internationales, connaît les ressources en terres rares de l’Ukraine, du Vénézuéla et du Groënland notamment. Les terres rares s’imposent désormais comme un élément clé des rapports de force contemporains, notamment pour les Européens, qui bénéficient par exemple d’un gisement à Per Geijer, en Su
"Cela pourrait provoquer une véritable catastrophe humanitaire''. Les usines de dessalement constituent un enjeu crucial dans la guerre contre l'Iran au Moyen-Orient. Dans une région où des dizaines de millions d'habitants dépendent à plus de 80% de l'eau dessalée, les attaques contre les stations de dessalement ouvrent un front redouté : celui de l'eau comme arme de guerre.
⚠️ L'intolérance à la frustration, qui transparaît dans de nombreux récits écologiques, peut motiver la production d'énoncés aussi dénués de sens et psychologiquement déstabilisants que les célèbres citations de George Orwell : "La guerre c'est la paix", "La liberté c'est l'esclavage", "L'ignorance c'est la force". 👉 En #écologie désormais, il n'est pas rare d'entendre que le renoncement ne serait pas un sacrifice, que l'estimation de la baisse du PIB à venir serait inutile, que cet indicateur pourrait de toute façon être remplacé par un autre, en particulier le "bien-être", qui ne dit rien de l'évolution du pouvoir d'achat. La négativité est parfois opportunément masquée par des stratégies dont la mise en œuvre est inquantifiable, telles que la résilience ou la robustesse.
Rencontre avec Camille Peugny à l’occasion de la parution de Le Triomphe des égoïsmes. Une nouvelle contrainte sociale aux PUF. Camille Peugny est sociologue, maître de conférence à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Ses recherches portent sur le déclassement, la reproduction sociale, la mobilité sociale, et plus généralement sur la stratification sociale et les inégalités sociales en France et en Europe. Il a notamment publié aux éditions du Seuil Le Destin au berceau. Inégalités et reproduction sociale (2013) et Pour une politique de la jeunesse (2022).
Nouveau "TALK" sur LIMIT avec Emmanuel Pont Lien du livre d'Emmanuel Pont - Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? C’est la question explosive que Vinz pose à Emmanuel Pont, auteur du livre éponyme. Pour la première fois sur LIMIT, une vidéo entière est consacrée à la question démographique. Trop nombreux ? Vraiment ? Avec rigueur et nuance, Emmanuel démonte les idées reçues : non, la surpopulation n’est pas la cause principale de la crise écologique. Il nous éclaire sur la transition démographique, les disparités mondiales d’émissions carbone, l’instrumentalisation des chiffres, et les dérives politiques actuelles autour du "réarmement démographique". Un échange captivant qui met en lumière la complexité d’un débat tabou, souvent simplifié à l’extrême. Spoiler : la question n’est pas "combien", mais "comment" nous vivons.

février 2026

Comment permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail ? Comment rendre l’alimentation saine accessible, sans la réserver à ceux qui en ont les moyens ? Comment nourrir les Français ? L'ancien ministre de l'Agriculture Marc Fesneau et l'activiste et paysanne Hélène Grosbois se rencontrent au Collège des Bernardins pour échanger sur ce thème lors d'un débat exceptionnel. Une rencontre animée par Gabrielle Vauterin.
Les États-Unis entrent dans une zone rouge : violences d’ICE, bavures, propagande et “novlangue” qui justifie l’injustifiable jusqu’à faire passer une mère de famille pour une “terroriste”. À partir d’exemples concrets, tu montres comment l’administration Trump verrouille les leviers de pouvoir (Justice, agences fédérales), criminalise l’opposition, et fabrique les conditions d’une rupture : sécession, affrontements armés, guerre civile. Ce durcissement n’est pas un “accident”, mais la prothèse politique d’un modèle économique au bout de sa logique — le capitalisme de la finitude qui... face aux limites (énergie, matières, planète), se transforme en forteresse autoritaire. Qu’est-ce qu’on fait, concrètement, ici aussi, pour empêcher la “peste brune” de gagner et soutenir les résistances ?
extrait de conférence de janvier 2026 à l'académie du climat
Le réchauffement climatique pourrait-il paradoxalement nous mener vers un froid polaire ? Le débat avec Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS et Jens Terhaar, scientifique.
Et si “trahir” était, en réalité, une forme supérieure de fidélité ? Dans ce TALK, Aurélien Barrau revient sur la figure d’Alexandre Grothendieck : le plus grand génie des mathématiques de tous les temps, adulé puis rejeté, parce qu’il a osé rompre avec l’institution et dénoncer les complicités entre science, pouvoir et complexe militaro-industriel (Vietnam, financements de la recherche, prestige, médailles). On parle aussi d’un basculement politique et moral : le “moment Trump”, la brutalité qui ne se cache plus, l’idée que l’éthique n’existe plus à l’échelle géostratégique… et la question centrale : qu’est-ce qui mérite de vivre ? Enfin, on démonte l’obsession techno-productiviste (“on le fait parce qu’on sait le faire”), la tentation de déléguer notre humanité (ex : GPT partout), et on explore une piste radicale : rééduquer le désir et l’esthétique pour rendre la prédation “ringarde”, au lieu de simplement la moraliser.

janvier 2026

What if the real danger wasn’t the crises ahead… but the established illusion that we can solve them without changing the system that produces said crises? In this uncompromising and deeply eye-opening talk, renowned systems thinker and strategist Arthur Keller challenges one of the most comforting ideas of our time: the belief that “solutions exist” to the great planetary predicaments of our time. Climate action, energy transition, technical innovation… are all crucial, yet they’re somewhat off topic if they remain integrated within a system that inexorably turns nature into waste. Arthur reframes the situation with brutal clarity. Humanity is not facing an ecological crisis: it is nature that’s facing a human crisis. The problematic is no collection of isolated problems to tackle one by one: it is rather the symptom of a civilization operating beyond planetary limits. Decarbonizing energy without transforming the underlying system, he argues, is like treating cancer with painkillers. The disease keeps sprea
La journaliste Julia Pagé et le réalisateur Frédéric Lacelle sont allés à Philadelphie, aux États-Unis, pour rencontrer les membres d’un groupe qui se présente comme le Black Panther Party for Self-Defense. Armés d’AK-47, les membres du parti patrouillent dans leur voisinage pour défendre les citoyens contre la violence policière. Le retour du mouvement des Black Panthers, qui avait vu le jour dans les années 1960, s’inscrit dans un climat de tensions accrues autour de l’ICE, la police fédérale de l'immigration, dont les opérations ont été intensifiées depuis le retour de Donald Trump à la présidence. Cette montée en force de l’ICE a été marquée début janvier 2026 par la mort de Renee Nicole Good, une citoyenne américaine de 37 ans, tuée par un agent à Minneapolis. Cet événement a déclenché des manifestations et une vive émotion à l’échelle nationale, et relance les critiques contre les méthodes de l’agence, qui affirme avoir procédé à plus de 605 000 expulsions depuis janvier 2025. *Deux jours après la publ
L’astrophysicien Aurélien Barreau, nous propose un discours sur l’état actuel du monde. Il nous mène à réfléchir, aux guerres, à la destruction des écosystèmes, aux rapports de domination et à d’autres thématiques d'actualité, pour finalement nous questionner sur ce qui mérite réellement de vivre. Cet extrait a été capté à l’occasion d’une journée sur la décroissance prospère, organisée avec AlterKapitae.
Et si nous étions entrés dans l’ère du technofascisme ? Depuis que Donald Trump est de retour à la Maison Blanche, quelque chose a basculé. Et pendant qu’il attire toute l’attention, qu’il semble être partout, son pouvoir se transforme. Car cette fois-ci, il s’est entouré des milliardaires de la tech à qui il doit son élection. Après avoir accaparé nos vies privées, ces entrepreneurs veulent désormais imposer leur vision du monde et étendre leur influence; en commençant par démanteler les institutions et la démocratie américaine… Pour les techno-fascistes, une nation devrait être gérée comme une entreprise avec un PDG autoritaire à leur tête. L’État social est l’ennemi à abattre. Leur but ultime ? Faire sans les citoyens, sans délibération, sans débat, sans démocratie finalement…Pour gagner toujours en efficacité et libérer l’innovation. Diriger le monde avec des algorithmes. Le modèle techno fasciste se diffuse comme une méthode et non pas une idéologie. Il inspire l’extrême droite européenne et a déjà pris
Christophe Pauly reçoit le biologiste Bernard Chevassus-au-Louis pour une leçon de survie passionnante. Loin des discours catastrophistes habituels, il nous explique comment le vivant nous protège gratuitement... et pourquoi il pourrait bientôt "se mettre en grève". Une discussion rare pour comprendre que protéger la nature, c'est avant tout une question d'intelligence et de pragmatisme.
Notre professeur SATOR Ilian Moundib revient sur les raisons de l’intervention états-unienne au Venezuela, en s’appuyant sur le concept de capitalisme de la finitude de l’historien et économiste Arnaud Orain. Sous l’angle du concept de "capitalisme de la finitude" de l’historien et économiste Arnaud Orain, Ilian Moundib met en évidence l'ampleur et l'agressivité de la stratégie énergétique des États-Unis. Mais il démontre également ses effets relatifs, en l'opposant à la pérennité que confèrent les modèles de durabilité et que l'on peut résumer par la robustesse d'Olivier Hamant. Car au-delà des inquiétudes géopolitiques et écologiques, cette opération militaire révèle avant tout la fragilité en devenir des États-Unis. Menacé par la montée en puissance de la 2e économie mondiale, qui a fait le choix stratégique des énergies renouvelables, Trump se réfugie dans ce qui a fait le succès de la 1ère puissance mondiale du XXe siècle. Telle une supernova à la puissance éphémère, l'agressivité de l'administr

décembre 2025

2026 wordt cruciaal voor het klimaat: de hoop van Parijs is voorbij, want de VN erkent dat we de grens van 1,5 graden opwarming van de aarde overschrijden. Terwijl koraalriffen verdwijnen en tropische bossen meer CO₂ uitstoten dan ze opnemen, blijft de politiek achter. Toch ontstaan positieve kantelpunten: hernieuwbare energie zal voor het eerst meer stroom leveren dan steenkool.
MAJ : Cette video a été ecrite et publiée avant l’attaque des USA sur le Venezuela le 03/01/2026 […] Cette semaine, on remonte le fil du chaos vénézuélien. Interceptions de pétroliers, rhétorique “narcos/terrorisme”, menaces en mer… Est-ce qu’on assiste à une montée vers la guerre ? Mais surtout : pourquoi maintenant ? Le Venezuela possède l’une des plus grandes réserves de pétrole au monde… et pourtant il a connu pénuries, faim, exode, effondrement d’État. Mais pourquoi ? Alors on arrête les caricatures “Trump fou” / “Maduro dictateur” et on regarde la mécanique : pétrole, sanctions, raffineries, Chine, rapport de force.
Total Énergies savait. Depuis plus de cinquante ans. Dans ce talk coup-de-poing, Mickaël Correa Journaliste climat à Mediapart et auteur d’un livre explosif sur le mensonge de Total — démonte pièce par pièce l’empire fossile français : lobbying massif, sabotage politique, greenwashing, liens avec dictatures, impacts mortels du chaos climatique, rôle dans l’expansion pétro-gazière mondiale. Avec lui, on revisite la bataille historique du Farmer Case, l’action judiciaire lancée par l’agriculteur belge Hugues Falys contre Total Énergies, un procès qui pourrait ouvrir une brèche juridique mondiale. On parle aussi de la COP30, de Patrick Pouyanné, de la radicalisation du productivisme, de la responsabilité coloniale, de l’inaction française, de l’argent qui coule à flots pour les actionnaires… et du futur possible si on reprend enfin le contrôle. Un épisode dense, brut, incontournable pour comprendre le pouvoir réel des multinationales fossiles, leurs stratégies… et comment les arrêter.
L’humanité est-elle le virus ? Hollywood a son “écologiste” radical : Thanos. Son idée : supprimer la moitié des êtres vivants pour “sauver” les ressources et les dégâts environnementaux. Spectaculaire… et à côté de la plaque. Dans cette vidéo, on démonte ce mythe misanthrope et on présente l’étude parue dans Nature (Raworth & Fanning) qui met les chiffres au clair.
Les sociétés humaines n'ont pas besoin d'énergie, elles ont besoin d'organisation !💡 ➡️ J'ai eu le plaisir d'échanger avec Frédéric Canévet, auteur du livre "Adapter son business dans un monde en déconsommation" (Eyrolles, 2024 : https://www.editions-eyrolles.com/liv...) 👉 Nous avons tenté ensemble un nouveau diagnostic de l'échec de la transition énergétique, fondé cette fois sur l'incapacité des énergies dites de substitution (ENS) à procurer à nos sociétés l'organisation dont elles ont besoin. 👉 Une lecture différente de l'ambition de décarbonation, qui disqualifie l'idée que l'énergie se suffirait à elle-même pour satisfaire nos attentes, alors que l'énergie peut très bien être destructrice : une explosion, c'est plein d'énergie ! Pour l'avenir nous avons besoin de capacités à nous organiser et cela ni le vent, ni le rayonnement solaire, ni les atomes radioactifs ne peuvent nous l'apporter. 📊 Une lecture pour ne plus être surpris, par exemple, par une surproduction d'électricité en Fran
James Hansen : « Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, c'est à une réticence scientifique poussée...
Le scandale du chlordécone : une bombe sanitaire, politique et coloniale. Dans cet épisode glaçant, Marie Baldéo, autrice de Les Empoisonneurs, retrace l’histoire criminelle de l’empoisonnement des Antilles françaises par un pesticide ultra toxique : le chlordécone. Banni aux États-Unis dès les années 70, il fut pourtant autorisé aux Antilles jusqu’en 1993 — avec des dérogations illégales, du lobbying mafieux, et l’aval complice de l’État français. Résultat : près de 95 % des Guadeloupéens et Martiniquais contaminés, des cancers en masse, des générations sacrifiées. Marie dévoile les non-dits, les luttes en cours, et la nécessité d’un regard décolonial sur l’écologie. Une vidéo essentielle pour comprendre comment l’histoire coloniale continue d’empoisonner le présent.

novembre 2025

Arthur Keller, expert des risques systémiques et de la résilience, intervient sur la chaîne Académie du Climat pour expliquer pourquoi nos stratégies d’atténuation et d’adaptation ne suffisent plus face aux disruptions écologiques et sociales qui arrivent. Il analyse les verrouillages institutionnels, la difficulté de repenser le droit, l’impact des réseaux sociaux et des élites économiques, ainsi que le risque de rupture majeure de nos sociétés dans les prochaines décennies. Arthur Keller insiste sur la nécessité d’anticiper les chocs systémiques et de préparer de véritables canots de sauvetage plutôt que de croire que de simples ajustements suffiront. Une intervention essentielle pour comprendre l’effondrement potentiel de notre modèle et la nécessité d’une transformation profonde.
Sébastien Doutreloup, climatologue à l’Université de Liège, revient sur les différences entre météo et climat, l’accélération du réchauffement du climat, les conséquences déjà visibles en Belgique et l’urgence d’une réponse de la société. La chute brutale des températures de novembre en Belgique interroge : entre gel, neige et douceur anormale quelques jours plus tôt, beaucoup y voient un signe de dérèglement. Pour Sébastien Doutreloup, climatologue à l’Université de Liège, ces variations relèvent avant tout de la météo, un phénomène de court terme, et non du climat. Mais Sébastien Doutreloup rappelle que derrière ces oscillations quotidiennes le réchauffement climatique s’intensifie à un rythme inédit.
Dans cette deuxième partie d’entretien, il prolonge son analyse des dynamiques d’effondrement et interroge ce que pourrait signifier vivre autrement dans un monde de moins.
Jared DIAMOND est biologiste évolutionniste, géographe et professeur à l’UCLA. Ses travaux mêlent biologie, écologie, histoire, géographie et cherchent à comprendre les trajectoires longues des sociétés humaines. Il s’est fait connaître mondialement en publiant notamment "De l’inégalité parmi les sociétés" et "Effondrement", où il analyse les origines matérielles des écarts de puissance entre civilisations, et la raison de l'effondrement de certaines civilisations. Dans cette interview, par Oliver Berruyer pour Élucid, Jared Diamond expose ses thèses fondamentales, sans arguments moraux et réducteurs. Il nous aide à répondre à la question suivante : pourquoi certains peuples ont accumulé du pouvoir, des technologies et des institutions durables quand d’autres ont stagné ou disparu ?
Les géants américains et chinois se disputent la suprématie dans le secteur de l'intelligence artificielle, avec des investissements colossaux. L'IA générative, qui produit textes, images et musiques, est au coeur de cette bataille. Cette révolution technologique soulève des enjeux stratégiques et éthiques. Certaines instances, l'UE en tête, tentent d’organiser une règlementation pour limiter les risques liés aux divers usages de l’IA. Guerre des puces, course aux brevets, compétition pour attirer les talents et ingénieurs d’élite, contrôle des données via les gigantesques data centers aux lourdes implications écologiques. Cette bataille pour le leadership mondial de l’intelligence artificielle se joue sur plusieurs fronts. Magazine (France, 2025, 12mn)
Nous sommes en train de vivre un moment de bascule écologique. Ces derniers temps, les preuves, les rapports accablants se sont accumulées dans l’indifférence générale. Pendant que nos conditions de vie s’effondrent, les dirigeants climatosceptiques prospèrent et les débats sont de plus en plus décalés de cette réalité. Ce qui occupe la conversation médiatique, publique, ce n'est clairement pas l’effondrement écologique… Nous avons dépassé 7 des 9 limites planétaires avec désormais l’acidification des océans. Le réchauffement climatique menace la santé humaine à des niveaux sans précédent et l’inaction climatique est responsable de millions de morts. 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée. Les catastrophes climatiques se multiplient et sont de plus en plus dévastatrices. Le premier point de bascule climatique a été atteint avec le dépérissement généralisé des coraux dont dépendent près d’1 milliard de personnes. Les concentrations de CO2 dans l’atmosphère ont connu une hausse record en 2024… À
L'océan absorbe environ 25% du CO2 émis dans l'atmosphère. Alors qu'il atténue le changement climatique, l'océan s'acidifie. Son équilibre chimique est crucial pour la vie des phytoplanctons, première brique de la vie sur Terre. Alors que les émissions de CO2 augmentent, cet équilibre est bousculé.
Le chercheur in-terre-dépendant s'est notamment fait connaître en 2015 avec l'ouvrage « Comment tout peut s'effondrer » mettant en lumière le concept de collapsologie. Dix ans plus tard, « Le réseau des tempêtes » montre comment les liens sociaux sont fondamentaux pour faire face aux catastrophes.
Arthur Keller est spécialiste des vulnérabilités systémiques et des stratégies de résilience. Il analyse les fragilités structurelles de nos sociétés face aux crises écologiques, énergétiques et économiques, et explore les voies d’une sécurité globale des territoires. 🔍Dans cet entretien, il revient sur les risques systémiques qui nous menacent, les points de bascule déjà franchis, ceux en cours ou à venir, et les effets de seuil qui annoncent une grande descente énergétique et matérielle. Comment réagir face à un système devenu instable ? L’irréversibilité est-elle certaine ? Et en quoi la pensée systémique permet-elle de dépasser la logique du « problème-solution » ? L’expert nous livre ses éléments de réponse dans cette première partie de l’entretien.
L'humanité entre dans une phase chaotique. Un monde instable. Pour Olivier Hamant, le monde va radicalement changer dans les années à venir. Notre monde, basé sur un climat stable, va en grande partie s'effondrer. L'économie globalisée, reposant sur des infrastructures, des transports, ou des technologies ultra-performantes va être violemment percutée par un climat chaotique comme par l'effondrement du vivant. Pour Olivier Hamant, le paradigme de la performance va être remplacé par celui de la robustesse.
Comment survivre à un monde instable ? Et si l’avenir n’était ni dans la croissance… ni dans la décroissance ? Dans cet épisode lumineux, Olivier Hamant nous revient sur la chaîne et approfondi la troisième voie : la robustesse. À rebours de la quête d’efficacité et de performance, il nous invite à penser comme le vivant : diversifié, lent, redondant, résilient. Face à l’instabilité systémique (climat, économie, numérique…), il démontre que nos modèles productivistes sont devenus fragiles car trop optimisés. Son approche bio-inspirée révolutionne notre rapport au progrès, au risque, et à la politique. Une ode à l’imperfection, à la coopération et à l’acceptation du chaos comme condition de vie. Pourquoi être performant ne sert à rien ?

octobre 2025

Dans cette conférence sur la chaîne France Nature Environnement Haute Savoie l’astrophysicien et philosophe Aurélien Barrau professeur à l’Université Grenoble Alpes directeur du Centre de Physique Théorique Grenoble Alpes et chercheur au LPSC CNRS explore la transformation nécessaire de notre modèle agricole et économique pour le rendre vivable pour les praticiens et soutenable pour la Terre il insiste sur la responsabilité collective la justice sociale la réduction du temps de travail la sobriété matérielle et l’importance d’une vision systémique au delà des réponses individuelles il évoque les enjeux de la formation des élites la critique de la croissance matérielle la place du vivant la solidarité locale et la recherche de sens mots clés écologie agriculture transition écologique décroissance modèle agricole CO2 emploi collectif politique public sobriété résilience effondrement formation élites université Grenoble sciences philosophie poésie
Ancien chirurgien, Laurent Alexandre affirme que l’intelligence artificielle va transformer en profondeur tous les métiers, même la médecine. Une révolution technologique à laquelle ni l’école ni les responsables politiques ne sont préparés
(Non) violence, hérarchie, pouvoir… L’entraide suffit-elle ? Avec Pablo Servigne Partons de l’hypothèse que nous allons vivre des effondrements systémiques. Comment penser l’entraide sans ignorer le pouvoir, la hiérarchie, la peur, ou la violence ? Jusqu’où le “nous” peut-il s’étendre sans se refermer ? Et comment construire de la résilience dans un monde dominé par la dette, les algorithmes et la perte de sens ? Un dialogue avec Pablo Servigne sur la frontière entre lien et domination, entre spiritualité et lucidité, entre survie et vie commune. Interview enregistrée le 20/10/2025
Adaptation Radicale reçoit une nouvelle fois Pablo Servigne à l'occasion de la sortie de son dernier livre "Le réseau des tempêtes. Manifeste pour une entraide populaire ?". Ce livre qui prolonge l'un de ses précédents ouvrages "L'entraide l'autre loi de la jungle" co-écrit avec son ami Gauthier Chapelle, nous intéresse plus particulièrement, parce qu'il nous semble poser les pierres fondatrices pour des réseaux locaux des tempêtes.
Pablo Servigne est invité chez Blast. Il y présente le concept d'adaptation radicale (deep adaptation) de Jem Bendell.
Les discours sur la transition sont des leurres : celle-ci n’a pas été amorcée, explique l’historien Jean-Baptiste Fressoz. Au lieu de « fantasmer sur un monde zéro carbone en 2050 », il faudrait une décroissance matérielle.
Adaptation Radicale reçoit une nouvelle fois Pablo Servigne à l'occasion de la sortie de son dernier livre "Le réseau des tempêtes. Manifeste pour une entraide populaire ?". Ce livre qui prolonge l'un de ses précédents ouvrages "L'entraide l'autre loi de la jungle" co-écrit avec son ami Gauthier Chapelle, nous intéresse plus particulièrement, parce qu'il nous semble poser les pierres fondatrices pour des réseaux locaux des tempêtes. Nous interrogerons Pablo Servigne à plusieurs voix, pour qu'il nous redonne dans un premier temps sa vision des conditions de fonctionnement de l'entraide, puis nous examinerons avec lui, la dimension politique et éthique de ce qu'il appelle de ses voeux "l'entraide populaire au quotidien" : quel projet sociétal une telle conception propose-t-elle ? Nous terminerons la soirée en explorant ensemble comment concrètement peuvent se mettre en place des réseaux locaux des tempêtes, notamment à partir des pistes que nous mettons en oeuvre avec les jeux de l'entraide que
Raphaël Stevens est un chercheur belge travaillant à l'Institut Momentum à Paris. Il étudie l'effondrement sociétal et le renouveau systémique. Il est co-auteur avec Pablo Servigne de l'ouvrage fondateur « Comment tout peut s'effondrer », qui a introduit le concept de collapsologie. Il est titulaire d'un diplôme en éco-conseil et d'un master en sciences holistiques du Schumacher College. Ses travaux relient science et engagement civique par le biais de conférences, d'écrits, d'ateliers et de militantisme. Il se concentre sur la communication des risques et la promotion de réponses pertinentes face à l'effondrement écologique et à la volatilité sociopolitique.
Pablo Servigne s'est fait connaître avec « Comment tout peut s’effondrer » en 2015, un livre devenu un best-seller, fondateur de la collapsologie. Il publie aujourd'hui aux Liens Qui Libèrent, "Le Réseau des tempêtes. Manifeste pour une entraide Populaire". Objectif : braquer les projecteurs sur la participation citoyenne à la gestion de crise, à l’opposé du repli sur soi. Pour lui, le lien social devient dans des moments de crise notre meilleure stratégie et cela peut tout simplement améliorer nos vies. Pablo Servigne nous explique aussi le concept de "supervivalisme" à l'opposé du survivalisme. Bonne écoute avec Impact Positif.
Pionnier des écovillages, Findhorn prouve depuis six décennies qu’autonomie et durabilité peuvent aller de pair. Énergie éolienne, chauffage biomasse et potager collectif : ici, tout est pensé pour réduire l’impact environnemental. Déterminée à aller plus loin, la communauté s’engage sur un nouveau cap : la neutralité carbone d’ici 2032. Entre habitat éco-construit et vie communautaire, ce village écossais trace la voie d’un futur plus vert.
Le doute planait depuis juin quant au degré d’acidité que l’océan pouvait encore supporter… sans compromettre les conditions favorables à la vie. Mais l’information a donc été confirmée le 24 septembre dernier par le rapport Planetary Health Check de l'Institut de Potsdam.
On parle souvent de “continents de plastique”… mais la réalité est bien plus surprenante (et inquiétante). La majorité du plastique des océans n’est pas là où on pense. 🧐 Dans cette vidéo, on suit le parcours d’un simple déchet de Nantes jusqu’aux profondeurs marines, pour comprendre où disparaissent les 99% de plastiques invisibles. Microplastiques, nanoplastiques, pollution des fonds marins, impacts sur la santé et sur le climat : le problème est partout, et il nous concerne directement. Alors, qui est vraiment responsable de cette pollution ? Et surtout, comment peut-on agir pour stopper l’hémorragie ?
Depuis les années 90, 75% de la biomasse des insectes a disparu. En cause, l'utilisation massive des néonicotinoïdes, des insecticides qui se diffusent dans chaque cellule de la plante. Alors que les études scientifiques s'accumulent pour dénoncer les conséquences catastrophiques de l'utilisation de ces neurotoxiques, les multinationales qui les produisent multiplient les efforts pour brouiller les pistes. Financement d'études approximatives, pression sur les chercheurs et les instituts de recherche, lobbying intensif auprès des autorités de régulation, tous les moyens sont mis en oeuvre pour éviter les règlementations. Pendant ce temps les insectes disparaissent à une vitesse jamais vue, alors qu'ils ont des rôles clé dans la pollinisation ou les chaînes alimentaires. Musique 2 titres Vivaldi - The Four Seasons - Summer (3rd Movement) Wilfred Symphony Orchestra Vivaldi - The Four Seasons - Spring (2nd Movement) Wilfred Symphony Orchestra Musique Transcription Suivez la vidéo à l'aide de la transcriptio
Ce matin, Jean-Marc Jancovici nous explique la consommation énergétique de l’intelligence artificielle, ses émissions de gaz à effet de serre, ainsi que les prévisions concernant cette consommation dans dix ans.
Dans le cadre du programme Focus Design Durable, L’École de design Nantes Atlantique a eu le plaisir d’accueillir Olivier Hamant, chercheur en biologie à l’INRAE et président de l’Institut Michel Serres, pour une conférence sur la “robustesse”. Figure incontournable du monde scientifique, Olivier Hamant propose de s’inspirer du vivant pour imaginer une autre manière d’habiter la planète et offrir aux #designers une vision #biomimétique, positive et profondément inspirante.
Trump est-il fasciste ? La question peut sembler excessive, mais elle est essentielle pour comprendre notre époque. Et pour y répondre, il faut revenir à l’histoire du fascisme, voir comment il a pris le pouvoir en Italie, en Allemagne et ailleurs, et identifier les logiques profondes qui se répètent aujourd’hui. Aux États-Unis, avec Trump. Mais aussi en Europe, où les droites radicales progressent et transforment le paysage politique. Que faire ? Comment résister sans céder à la panique ni au déni ? Comment nommer les choses sans tomber dans l’exagération ? Et surtout : comment éviter que l’histoire ne se répète, sous d’autres formes ? Une plongée dans l’histoire et dans les méandres du présent.
Tout commence par un être minuscule, invisible à l’œil nu. Un organisme fragile dont dépend pourtant l’équilibre de tout l’océan… et une grande partie de l’humanité. Nous venons de franchir la 7ᵉ limite planétaire : l’acidification des océans. Un bouleversement invisible, rapide, brutal, qui menace la base de la chaîne alimentaire et pourrait précipiter une nouvelle extinction de masse.

septembre 2025

À partir de ses travaux, Olivier prône un modèle de société qui s'inspire du vivant, et dont les principes soient en conséquence guidés par la recherche de la robustesse plutôt que par celle de la performance. Il définit la robustesse comme “le maintien d'un système stable malgré les fluctuations.”, le vivant étant maître dans l'art de la robustesse puisqu'il a su s'adapter et survivre à 3,8 milliards d'années de fluctuations. Avec lui, nous évoquons les enjeux des transitions à l'échelle locale et territoriale. Pour lui, les milieux ruraux ne doivent plus être perçus comme des territoires en retard mais comme des laboratoires du monde à venir, notamment dans ses fluctuations. Il prône d'y installer le laboratoire d'un contre-modèle humaniste à créer.
Au total, plus de 43.000 signatures ont été récoltées afin de s’opposer et d’interdire les pesticides en Wallonie.
Intellectuels, chefs d'entreprises, artistes, hommes et femmes politiques… Frédéric Taddeï reçoit des personnalités de tous horizons pour éclairer différemment et prendre du recul sur l'actualité de la semaine écoulée le samedi. Même recette le dimanche pour anticiper la semaine à venir. Un rendez-vous emblématique pour mieux comprendre l'air du temps et la complexité de notre monde.
On mange ce que l’industrie décide. Dans cet échange explosif, Karine Jacquemart lève le voile sur les dérives de notre système agroalimentaire : des produits ultra-transformés promus par des lobbies puissants, des aliments contaminés par des additifs, pesticides, polluants éternels — et des scandales sanitaires à répétition comme celui de Nestlé et ses eaux polluées. Elle démontre comment l’industrie verrouille les lois, influence les politiques publiques, instrumentalise les prix pour maintenir une alimentation toxique — tout en rejetant la responsabilité sur le consommateur. Mais surtout, Karine propose des solutions : sécurité sociale de l’alimentation, action citoyenne, transparence et solidarité. Un plaidoyer percutant pour reprendre le contrôle sur nos assiettes.
Marc-André Selosse est professeur du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris et aux universités de Gdansk (Pologne) et Kunming (Chine). Ses recherches portent sur l’écologie et l’évolution des associations à bénéfices mutuels, ou symbioses. Mycologue et botaniste, il travaille sur les symbioses mycorhiziennes qui unissent des champignons du sol aux racines des plantes. Président de BioGée, membre de l’Académie d’Agriculture de France et de l’Institut Universitaire de France, il édite quatre revues scientifiques internationales et la revue de vulgarisation Espèce. Il a publié plus de 220 articles de recherche et 220 articles de vulgarisation, téléchargeables sur son site Muséum, et des centaines de vidéos variées disponibles sous YouTube. Il a publié des ouvrages grand public sur les microbiotes (Jamais seul, 2017), les tannins (Les goûts et les couleurs du monde, 2019) et le sol (L’origine du Monde, 2021), ainsi que ses chroniques de France-Inter (Petites histoires naturelles, 2021), chez Actes Sud. Co-a
Utiliser moins de pesticides, ok ! Mais comment ? En réfléchissant différemment à notre agriculture... Des chercheurs suivent par exemple une piste très fertile : diversifier les cultures et les paysages autour des champs. Cette stratégie limite les ravageurs, ralentit la propagation des maladies et rend les sols plus résistants face au climat. ✍️ Tiré de l’article « Comment la diversité végétale peut nous aider à réduire les pesticides ? » par Aude Vialatte (INRAE) et Vincent Martinet (INRAE)
Récemment, le Premier ministre israélien a donné une interview à i24 News. Dans cet entretien, il a dit quelque chose de capital pour comprendre ce qui se déroule aujourd’hui. Il a affirmé se sentir investi “d’une mission historique et spirituelle.” Les médias ont repris cette phrase, en y voyant un discours justifiant des actes motivés par des références religieuses. Mais un élément a échappé à tout le monde : dans les rediffusions YouTube d’i24, en hébreu, en Français comme en anglais, un passage a été coupé. La séquence complète se trouve uniquement sur le site hébreu du média. Je vais vous le diffuser et vous allez le découvrir, il change absolument tout. En filigrane, il explique exactement tout ce qui est à l’œuvre sous nos yeux. Le présentateur Sharon Gal a demandé à Netanyahu s’il se sentait proche d’une vision du « Grand Israël », ce à quoi il a répondu : « Très proche. »
L’été 2025 restera dans l’histoire : plusieurs canicules, des centaines de records de chaleur battus et des forêts ravagées par les flammes. Avec l’agro-climatologue ‪@sergezaka‬ on décrypte ce qui s’est passé, les conséquences sur nos écosystèmes, et on découvre des notions clés comme le Shifting Baseline, la défoliation extrême ou encore la théorie du boxeur. En fin de vidéo, on part sur le terrain pour observer concrètement les dégâts et vous donner des clés simples pour évaluer l’état de la biodiversité qui vous entoure. Le site pour retrouver les relevés de température : https://www.infoclimat.fr/ (n'hésitez pas à les soutenir) Un immense merci à Serge Zaka pour sa pédagogie et le temps qu'il passe à décortiquer ces moments critiques. On compte sur vous pour lui envoyer de la force.

août 2025

En 2027, un scénario choc imagine l’arrivée d’intelligences artificielles capables de dépasser l’être humain. Mais si ces IA progressaient plus vite que prévu… serions-nous prêts à y faire face ? Ce récit, élaboré par des chercheurs en IA, décrit mois après mois comment des systèmes de plus en plus puissants pourraient bouleverser nos sociétés, notre économie… et menacer jusqu’à la survie de l’humanité. Pourquoi l’IA pourrait-elle devenir incontrôlable ? Quels risques réels se cachent derrière ce scénario ? Et surtout : est-il déjà trop tard pour agir ?
Si le capitalisme et sa propension à croître à l’infini n’est pas compatible avec le respect des limites planétaires, par quel système le remplacer et comment organiser ce grand basculement ? Bienvenue dans l’ère du post-capitalisme, une nouvelle phase de civilisation qui va nous amener à complètement repenser notre logiciel économique. Timothée Parrique est un économiste originaire de Versailles, en France. Il est actuellement chercheur à la School of Economics and Management de l'Université de Lund (Suède). Il est titulaire d'un doctorat en économie du Centre d'études et de recherches sur le développement (Université de Clermont Auvergne, France) et du Stockholm Resilience Centre (Université de Stockholm, Suède). Timothée est l'auteur de Ralentir ou périr. L'économie de la décroissance (septembre 2022, Seuil), une adaptation pour un large public de sa thèse de doctorat. Il écrit fréquemment sur la croissance verte et le découplage ; il est également l'auteur principal de « Decoupling debunked - Eviden
Et si la meilleure technologie pour sauver le climat… c’était la nature elle-même ? (j'enfonce une porte ouverte ?) Dans cette interview fascinante, Pierre Gilbert propose un contre-récit à la géo-ingénierie, en s’inspirant de l’intelligence du vivant pour restaurer les équilibres planétaires. C’est le cœur de ce qu’il appelle le géomimétisme : un biomimétisme de niveau 4, appliqué au climat. À travers les forêts, les zones humides, les prairies, les océans, les algues ou encore les éléphants du Congo, Pierre nous explique comment réactiver les puits naturels de carbone, tout en régénérant les écosystèmes et en créant de la résilience territoriale. Il dénonce l’arnaque de la captation technologique du CO₂, explique pourquoi les algues pourraient remplacer les énergies fossiles, et appelle à un plan Marshall écologique porté par l’audace politique et le courage collectif. C’est une leçon de lucidité, mais aussi un récit d’espoir et de solutions concrètes — enracinées dans la nature.
Le monde va s’effondrer, et personne ne s’y prépare. Dans cet épisode vertigineux, Yves Cochet expose avec clarté et gravité sa vision de l’avenir : un effondrement systémique mondial est non seulement inévitable, mais imminent. Loin du fantasme survivaliste, il propose une lecture historique, politique et physique de notre civilisation thermo-industrielle. Il parle décroissance, relocalisation, chute brutale des systèmes complexes, et appelle à une révolution collective et poétique. À contre-courant du techno-solutionnisme ambiant, il nous invite à faire le deuil d’un monde, pour en bâtir un autre. Un témoignage lucide et essentiel.
Le philosophe des sciences préféré des médias a bâti sa carrière et sa légitimité scientifique à partir d'une thèse, soutenue en 1999, sur la quête de l'unité en physique. Elle a été publiée en 2000 par les Presses universitaires de France. Or, cette thèse est constellée de dizaines de paragraphes, ou même de pages entières, copiés-collés sans guillemets ni attributions. Des emprunts à une vingtaine d'auteurs et autrices, publié·es aussi bien dans des ouvrages pointus que dans des livres grand public. Confronté à notre recension, Étienne Klein a préféré garder le silence. Un mois après ces révélations, l'Université Paris Cité a ouvert une "instruction" dont le rapport final est attendu fin 2025.
According to Carbon Tracker’s analysis, fossil fuel companies are cutting capital investment, slashing exploration, and paying record dividends — like Saudi Aramco’s $10 billion payout — rather than building future growth. It’s a strategy that signals retreat, not resilience. “The energy transition isn’t being led by incumbents,” Mark Campanale warns. “It’s happening around them.”
Dans cet extrait puissant, Albert Moukheiber revient sur notre incapacité collective à croire à la réalité du réchauffement climatique, même lorsque les données sont claires. Il évoque des études issues du GIEC montrant qu’à +4°C, plus de 75 % de l’humanité vivrait dans des zones devenues létales plusieurs jours par an. Alors pourquoi ne réagit-on pas ? Pourquoi persiste-t-on à demander aux climatologues de « faire rêver » plutôt que de regarder le réel en face ? Albert parle aussi de dissonance cognitive, de biais psychologiques, du parallèle avec la cigarette ou la bombe atomique, et de cette idée fausse selon laquelle "on s’en est toujours sortis jusqu’ici". Il dénonce le confort des citadins, souvent protégés des effets immédiats, et montre que pour beaucoup, le dérèglement climatique est déjà une réalité vécue. Un discours lucide, urgent… et inconfortable. Mais nécessaire.
« La malédiction de Goliath : brève histoire et avenir de l’effondrement sociétal. » Retrouvez une conférence de Luke Kemp du 8 Septembre 2022 à Princeton; cette conférence correspond à la première partie du livre "La malédiction de Goliath" qui vient de sortir chez Penguin Books (en anglais)

juillet 2025

Tout le monde connaît la Fresque du Climat. Mais qui connaît vraiment Cédric Ringenbach ? Dans cet épisode, on découvre le parcours d’un homme qui a tout plaqué après une “claque climatique”. De consultant à directeur du Shift Project, il est aujourd’hui l’un des vulgarisateurs les plus influents sur les limites physiques de notre monde. Il explique comment il a conceptualisé la Fresque du Climat, mais surtout, il alerte sur un point essentiel : nous ne sommes pas du tout prêts. Pas à la hauteur, pas formés, pas alignés avec la réalité. C’est un appel lucide à mettre la transition au cœur de nos vies, pas seulement dans des powerpoints.
La vérité sur la Loi Duplomb : l’État nous empoisonne ?
Dans cette conversation aussi joyeuse que percutante, le biologiste Marc-André Selosse nous emmène au cœur du sol, des forêts, et de la complexité du vivant. Il démonte les idées simplistes sur la biodiversité, démonte les pratiques sylvicoles mal adaptées, et plaide pour une gestion du vivant fondée sur la diversité, la science et la coopération. Entre humour décapant et pédagogie brillante, il fait de l’écologie une science appliquée à la survie collective. Un appel puissant à écouter les scientifiques, revaloriser les sols, et surtout à agir avec bon sens.
Jean-Baptiste FRESSOZ est un historien des sciences, des techniques et de l'environnement. Après avoir été maître de conférence à l'Imperial College de Londres, il est maintenant chercheur au CNRS, enseignant à l'EHESS et à l'Ecole des ponts et chaussées. Il a déjà publié au Seuil L'Apocalypse joyeuse, L'Evénement anthropocène (avec Christophe Bonneuil) et plus récemment, Sans transition: Une nouvelle histoire de l'énergie.
Une tache bleue au milieu de l’Atlantique Nord intrigue les scientifiques. Est-ce un simple phénomène naturel… ou le signe avant-coureur d’un basculement climatique majeur ? Dans cette vidéo, Vinz nous plonge dans le mystère de l’AMOC, un gigantesque courant océanique qui agit comme le cœur thermique de notre planète. Si ce courant ralentit – ou pire, s’effondre – les conséquences pourraient être cataclysmiques : vagues de froid en Europe, dérèglement des moussons, insécurité alimentaire, montée des eaux... Avec la chercheuse Julie Deshayes, on découvre pourquoi ce système est si vital, pourquoi il pourrait s'effondrer plus vite que prévu, et surtout, ce que cela dit de notre rapport au climat et aux limites planétaires. Une vidéo à voir absolument pour comprendre les signaux faibles d’un monde en mutation.
La culture de la compétition généralisée est devenue toxique pour la société et pour la biosphère. Elle constitue un verrou majeur pour bâtir des sociétés plus saines, pacifiées, sensées et équilibrées. Il est toutefois possible de faire sauter ce verrou en s’intéressant aux manières qu’ont les êtres vivants de s’associer. Rencontre avec Pablo Servigne à la Climate House en avril 2025, pour nous parler de son Grand cours "La puissance de l'entraide" avec Sator la plateforme-école des transitions.

juin 2025

Aujourd’hui nous allons parler de Géoingénierie. Ce sujet, qui n'était autrefois vu que comme un projet d'apprentis sorciers, est aujourd'hui présent dans tous les plans climatiques gouvernementaux. Mais comment la géo-ingénierie s’est infiltrée dans les sphères politiques et que cache réellement ce concept ? Quels sont concrètement les projets de géoingénierie, sont-ils vraiment viables, et à quels risques nous exposent-ils ? Entre fuite en avant, technosolutionnisme, et enjeux géopolitiques, quelles intentions motivent réellement la géoingénierie ? Pour parler de ces sujets, j’ai le plaisir d'accueillir Marine De Guglielmo Weber. Marine est docteure en sciences de l'information et de la communication, chercheuse au sein de l'Institut de recherche stratégique de l'école militaire, directrice scientifique de l'Observatoire Défense & Climat et auteur de différents ouvrages dont Le Grand Retournement et La Géopolitique des Nuages.
Pour réussir la transition énergétique : ne plus confondre les frigos et les sociétés humaines !
The climate crisis has entered a decisive phase. Delaying climate measures increases the likelihood of crossing tipping points. Political shifts are weakening international cooperation when unity is vital. Yet, the Planetary Boundaries offer a path to a stable and sustainable future.
Christophe Cassou, climatologue et auteur du GIEC dans le groupe 1, est invité sur le plateau de franceinfo suite à une étude qu'il a sorti et pour parler des vagues de chaleur actuelles. Il y explique l'évolution des températures globales et leurs conséquences. Ça fout les boules, mais qu'est-ce que ça motive.