Veille 2.1

OA - Liste

Les champs auteur(e)s & mots-clés sont cliquables. Pour revenir à la page, utilisez le bouton refresh ci-dessous.

Filtre :

Langue(3/3)
Médias(8/8)
filtre:
Centre
Les centres de données sont l’incarnation physique de notre dépendance croissante au numérique. Ces derniers mois, les projets extravagants se multiplient et leurs impacts aussi. Que se trame-t-il derrière l’apparente immatérialité de nos usages ? En onze questions, Vert fait le point sur ces infrastructures et leurs dangers, réels ou fantasmés.
Actuellement, le géant Microsoft explore deux projets autour des centres de données aux Etats-Unis et plus particulièrement, de leur consommation d’électricité. D’une part, il s’agit de déployer des solutions de production proches des nouvelles installations et d’autre part, de créer une réserve d’énergie décentralisée à l’aide des batteries des particuliers et des entreprises.
La consommation mondiale des data centers devrait doubler d’ici 2030 à près de 1 000 TWh, selon le cabinet conseil en énergie Omnegy. Leur rapport publié en juillet alerte sur le risque d’une «refossilisation» mais estime que la France peut miser sur son nucléaire décarboné.
Alors que les canicules, les sécheresses et les mégafeux s’intensifient, faut-il continuer à consacrer toujours plus d’énergie, de matières premières et d’argent aux datacenters, à l’IA ou à de nouveaux équipements scientifiques géants ? Philippe Bihouix, ingénieur et auteur spécialiste des ressources, de la transition énergétique et des enjeux technologiques, appelle à faire preuve de "techno-discernement" et à choisir collectivement ce qui mérite vraiment nos ressources limitées.
Au moins 19 personnes ont été tuées et plus de 130 blessées vendredi dans des frappes russes en Ukraine, dont une attaque de drones en pleine journée sur un centre commercial de Kryvyï Rig, que le président Volodymyr Zelensky a qualifiée d'"ignoble".
Le dirigeant de Meta, possédant Facebook, Instagram et WhatsApp, défend un accès le plus large possible à l’IA et propose que les entreprises développant une IA avancée collaborent avec les pouvoirs publics pour les enjeux de sécurité.
De nombreux projets de data centers sont lancés ou en phase de construction en France. Étant donné leurs impacts sur l’environnement et les populations locales, leur localisation mérite d’être débattue, d’autant que certains projets pourraient être intégrés dans des réseaux préexistants ou en développement : ils participeraient ainsi à la mise en commun et à la réutilisation des ressources que sont la chaleur, l’eau et l’électricité.
Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz, a confirmé vendredi le géant technologique américain. L'installation est destinée à alimenter en électricité d'immenses centres de données et ne sera pas connecté au réseau électrique, une solution de plus en plus utilisée par les géants de la tech pour satisfaire à la hâte l'énergie requise par le boom lié à l'IA.
Face à l’explosion des besoins de l’intelligence artificielle, les géants de la tech rêvent de voir des data centers dans l’espace. Une promesse spectaculaire, freinée par des coûts vertigineux, des impasses techniques et des risques environnementaux.
Vous rangez une photo de vacances dans votre cloud, un vieux mail traîne « au cas où » depuis des années, et tout cela semble ne rien peser du tout. Pas de bruit, pas de fumée, juste une petite icône qui tourne quelques secondes. Pourtant, derrière cette légèreté apparente se cachent des bâtiments gigantesques, remplis de serveurs qui tournent jour et nuit, chauffent comme des radiateurs et boivent de l’électricité sans relâche. Et l’addition est vertigineuse : l’ensemble de ces data centers avale désormais autour de 1 % de l’électricité mondiale, un chiffre qui grimpe même vers 2 à 3 % selon le périmètre retenu. Autrement dit, sauvegarder nos souvenirs numériques pèse aujourd’hui aussi lourd que faire voler toute l’aviation civile. Plongée dans les coulisses très concrètes d’un monde que l’on croyait immatériel.
Un mouvement pour le moment largement « décentralisé et idéologiquement hétérogène » prend forme devant le développement effréné de l’intelligence artificielle et des conflits d’usage qu’elle génère. Donald Trump veut faire payer la facture d’électricité aux grands groupes de l’IA.
La loi d’urgence agricole a été adoptée par le 21 juillet. Elle réaffirme les choix controversés de la loi « Duplomb » de juillet 2025, autorisant certains néonicotinoïdes dangereux et facilitant le stockage de l’eau. Comment expliquer une telle obstination, malgré une importante mobilisation citoyenne et la censure du Conseil constitutionnel ?
Le géant américain Meta a confirmé vendredi s'être retiré d'un engagement pris aux côtés d'importantes multinationales et visant à utiliser exclusivement de l'électricité renouvelable, une marche arrière qui intervient en plein boom des très énergivores centres de données.
Et si l’avenir de l’intelligence artificielle ne reposait plus sur des puces surchauffées, mais sur un principe aussi vieux que l’horlogerie ? C’est le pari audacieux d’Unconventional AI, une jeune entreprise née dans le sillage de chercheurs du MIT et de Stanford. Leur idée tient en une image : imaginez des milliers de métronomes qui finissent, seuls, par battre la mesure à l’unisson. En exploitant cette mystérieuse tendance des systèmes physiques à se synchroniser, la start-up affirme pouvoir concevoir une IA jusqu’à 1 000 fois plus économe en énergie que l’informatique classique. Une promesse spectaculaire, à l’heure où les modèles génératifs deviennent d’insatiables ogres énergétiques. Décryptage.
L’odeur de brûlé prend aux narines, le soleil peine à percer à travers la fumée qui a rendu le ciel laiteux. Et Lorenza Benitez voit un endroit qu’elle "aime à la folie" réduit en cendres par le feu qui a déjà brûlé 32.000 hectares à une centaine de kilomètres au nord de Madrid.
Un feu de forêt a déjà brûlé 13 000 hectares dans la province de Guadalajara, au nord de Madrid. Celui à proximité de Saragosse semble maîtrisé, mais les fortes températures à venir, au-delà de 40 °C, inquiètent les autorités espagnoles.
L'Ukraine a lancé plus de 400 drones contre Moscou et sa région, dans la nuit de dimanche à lundi, frappant des centres logistiques et un dépôt de pétrole. Ces raids ont fait 10 blessés, parmi lesquels trois ressortissants chinois, selon les autorités locales russes.
Au moins huit personnes sont mortes et des dizaines d'autres blessées en Russie après une attaque de drones ukrainienne contre deux centres logistiques, ont annoncé samedi les autorités locales. La région de Moscou a elle été visée par plus de 370 drones dans la nuit, a indiqué le maire de la capitale.
« Le développement de l’IA ne doit pas être le fait d’un seul pays, mais une symphonie internationale », a lancé Xi Jinping à l’ouverture de la Conférence mondiale sur l’IA (WAIC), à Shanghaï.
Les dirigeants des pays du G7, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, États-Unis, UE s’étaient engagés à œuvrer « de concert » pour « réduire les dépendances critiques » à l’égard de la Chine, sans la nommer. Une initiative qui n’a pas encore fait bouger les lignes, dit l’Agence internationale de l’énergie.
La justice administrative a suspendu vendredi le permis de construire d’un puissant centre de données d’intelligence artificielle dans le site Rovaltain de la commune d’Alixan, pointant notamment l’absence d’étude d’impact environnemental.
L’intelligence artificielle générative est présentée partout dans les médias dominants comme une « révolution ». Mais avec ce que son développement implique en termes de consommation d’eau et d’énergie, en particulier via les data centers, elle est avant tout un facteur d’accélération de la catastrophe environnementale et d’accentuation de ses effets sur les conditions d’existence des humains et non-humains. Dans cet article, septième d’une série thématique intitulée « Vampire Planet », Joshua Frank documente ce désastre en sillonnant la Californie.
Alors que les projets de centres de données pour l’intelligence artificielle suscitent une contestation croissante aux États-Unis, la startup Panthalassa veut en déplacer certains en mer. Soutenue par plusieurs figures de la Silicon Valley, elle développe des datacenters flottants alimentés par l’énergie des vagues, malgré de nombreuses incertitudes techniques, économiques et environnementales.
Deux mille serveurs posés au fond de la mer, alimentés par des éoliennes qui tournent juste au-dessus d’eux : ce n’est plus un prototype de laboratoire, c’est une installation commerciale pleinement opérationnelle depuis la mi-mai 2026, au large de Shanghai. En mai 2026, au large de Shanghai, la Chine a officiellement lancé le premier data center sous-marin commercial au monde directement alimenté par un parc éolien offshore. Fini le dilemme énergétique qui pèse sur chaque nouveau centre de données terrestre : ici, l’eau de mer fait le travail de la climatisation, gratuitement et en continu.
Un projet de construction d’une centrale à gaz, destinée à alimenter d’immenses centres de données, suscite depuis plus d’un an l’opposition d’habitants d’une vallée touristique. Mais une loi votée par cet Etat de l’est américain les prive de tout ressort.
Trump a fait de la course aux infrastructures de l’IA une priorité, mais les projets se heurtent à une contestation citoyenne croissante, capable de bloquer des milliards de dollars d’investissements.
Des riverains et un collectif drômois ont déposé un recours au tribunal administratif de Grenoble, étudié ce jeudi 2 juillet, pour contester la construction d’un supercalculateur dans la commune d’Alixan, dans la Drôme. La réponse du tribunal administratif sera scrutée par les autres acteurs du secteur en France, alors que des projets similaires suscitent l’opposition.
Avec la récente canicule, l’établissement géré par la Ligue pour la protection des oiseaux à Audenge (Gironde) a enregistré, à l’instar de nombreux autres sites, un nombre record d’arrivées d’animaux victimes des chaleurs extrêmes.
Dans cet épisode, on quitte les idées et les promesses pour aller voir la matière. On entre dans ces data centers géants qu'on appelle désormais des usines, on suit les flux d'énergie, d'eau et de minerais qui les font tourner, et on regarde ce qu'ils rejettent. On découvre que la grande question n'est peut-être pas de savoir jusqu'où ira l'intelligence des machines, mais si la planète, elle, peut seulement suivre.
Dans un article paru mi-juin, «Politico» révèle que le lobby des centres de données appelle l’Union européenne à prioriser l’intelligence artificielle plutôt que la lutte contre le changement climatique. En pleine canicule historique, l’info donne forcément un coup de chaud.
Depuis le début de la canicule, le centre de soins Faune Alfort est débordé par les arrivées de centaines d’animaux victimes de la chaleur en Île-de-France. Martinets, chauves-souris, goélands… Nombre de nouveaux-nés suffoquent et quittent leur nid trop tôt.
Un récent rapport des Nations Unies a effectuer des prévisions concernant la consommation en électricité et en eau des centres de données. Si la tendance actuelle se poursuit, il sera question d’une augmentation problématique de la consommation de ces ressources. Que dit réellement ce rapport ? Pourquoi est-ce inquiétant ?
António Guterres a appelé ce mardi 23 juin à plus de transparence de la part des grands patrons sur le coût écologique des centres de données, tout en blâmant les énergies fossiles, «origine destructrice» des crises énergétiques et climatiques.
Après le rêve de l’AGI, place à la course. Tout le monde parle de “course à l’intelligence artificielle”, mais de quelle course parle-t-on vraiment ? Une course aux modèles ? Aux puces ? Aux data centers ? Aux talents ? Aux capitaux ? Aux États ? Derrière les promesses de productivité, de médecine augmentée ou de superintelligence, se rejoue une histoire beaucoup plus ancienne : la course à la puissance, à l’argent, à la domination. Dans cet épisode, on suit l’argent pour comprendre ce que les géants de la tech, les investisseurs et les États sont en train de construire. On remonte la chaîne de l’IA, des modèles aux data centers, des puces Nvidia aux usines de Taïwan, jusqu’aux machines d’ASML et aux câbles sous-marins. À chaque étage, la même question revient : qui contrôle les passages obligés ?
Un collectif rassemblant des écrivains, des élus, ainsi que des scientifiques, dont le sénateur Alexandre Basquin, les écrivains Annie Ernaux et Abel Quentin, dénonce, dans une tribune au « Monde », le développement effréné des mégacentres de données et appelle au boycott des intelligences artificielles génératives « grand public ».
La construction d'un datacenter en Utah a entrainé une opposition farouche des habitants. La course à l'IA repose la question de l'équilibre entre technologie et ressources limitées en eau, en terres arables et terres rares, en électricité. De nombreux datacenter vont utiliser des énergies fossiles.
Nairobi et Washington envisagent d’ouvrir, dans le centre du Kenya, une structure médicale afin d’accueillir des ressortissants américains exposés au virus Ebola en République démocratique du Congo. Le projet fait l’objet d’une vive opposition dans le pays et a été suspendu par la justice.
L'intelligence artificielle (IA) est la révolution technologique la plus importante du siècle, elle risque d'impacter tous les aspects de la vie des Européens : des petites entreprises aux géants industriels, la course est lancée pour tirer parti de l'IA, tout en veillant à ce qu'elle ne nuise pas à nos sociétés.
Épicentre de l’épidémie, la ville de Mongbwalu, en Ituri (est de la de RD Congo), est celle qui concentre le plus de cas suspects et déclarés d’Ebola, et de sérieuses inquiétudes : manque de structures d'isolement, enterrements non sécurisés et 36 patients qui se sont enfuis… La riposte tarde à se mettre en place, rapportent nos Observateurs.
Depuis deux ans, je partage l’intuition, de plus en plus ancrée, que l’intelligence artificielle pose la question du partage des gains de productivité, comme la révolution industrielle du XIXᵉ siècle l’avait posée avant elle. À chaque fois, le capital s’approprie ces gains, au détriment du travail, au motif que c’est lui qui mécanise l’économie. L’argument n’est pas faux. Mais il oublie une vérité essentielle : le capital n’existe jamais seul. Il est toujours, d’une manière ou d’une autre, une cristallisation du travail humain. Karl Marx l’avait parfaitement compris.
Présenté comme le futur plus grand datacenter d’Europe, le projet Campus IA doit voir le jour à Fouju, un petit village de Seine-et-Marne. Derrière les promesses de développement économique, des associations alertent sur une infrastructure aux impacts environnementaux et énergétiques considérables. Un pique-nique est organisé ce dimanche pour sensibiliser les habitant·es.
De plus en plus voraces en énergie, les data centers ont vu leurs émissions de gaz à effet de serre croître de 23 % en 2024 en France, selon une étude. Cette tendance devrait aller crescendo alors que le pays investit massivement dans ces installations, essentielles à l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle.
Bruits, consommation d'eau, émissions de gaz à effet de serre, îlots de chaleur, instabilité du réseau électrique… Les effets des centres de données sur leur environnement suscitent des craintes, alors que ces installations sont en train de se multiplier.
Les initiatives citoyennes contre les centres de données se multiplient, de l'Utah à la Belgique, en passant par l'Espagne. L'Union européenne entend tripler la capacité des centres de données au cours des cinq prochaines années.
Considéré comme le « back-office » du monde, le pays voit fleurir des centres de données pour soutenir l’intelligence artificielle, dont l’essor risque de fragiliser les secteurs des centres d’appels et des services clients et administratifs.
La République islamique d’Iran ne se contente plus de la guerre asymétrique classique fondée sur l’emploi massif des drones ou le blocage de la voie maritime qu’elle contrôle : elle innove surtout par l’usage massif de l’IA dans sa propagande et par une organisation décentralisée de son pouvoir militaire et diplomatique. Cette stratégie permet au régime iranien de résister durablement à la pression états-unienne tout en exploitant les fragilités politiques et médiatiques des démocraties occidentales.
Les centres de données qui font tourner l’intelligence artificielle et le cloud mondial ont un effet secondaire que personne ne mesure encore à sa juste valeur : ils réchauffent les quartiers qui les entourent. Une étude de l’Université d’État de l’Arizona, menée directement dans les rues de Phoenix, vient de le prouver avec des capteurs embarqués dans des véhicules — et les chiffres sont préoccupants.
Officialisé il y a plus de six mois, le projet Suncatcher est enfin lancé. L’objectif ? Envoyer des centres de données dans l’espace afin de répondre aux besoins énergétiques grandissants de l’intelligence artificielle. Dernièrement, Google a entamé des discutions avec SpaceX afin de trouver un accord concernant les futurs lancements.
L’enquête publique sur la demande d’autorisation de création de ce centre d’enfouissement controversé débute ce 18 mai, jusqu’au 2 juillet. Fin mars, le gouvernement avait avancé son lancement de plusieurs mois, sans attendre la publication d’un rapport parlementaire sur le sujet. Plusieurs élu·es dénoncent un déni de démocratie.
Quatre nouveaux data centers Google de type hyperscaler — c’est-à-dire principalement destinés au développement de l’IA — sont en projet en Wallonie : trois à Saint-Ghislain et un à Feluy, ce dernier annoncé en octobre 2025. C’est trop : l’infrastructure électrique wallonne ne peut pas supporter une telle demande. La décision n’est pas encore prise, et les autorités wallonnes et locales disposent de plusieurs leviers pour limiter et encadrer ce développement déraisonnable.
Que ce soit au fond des mers ou au-delà du cercle polaire, le continent se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Mais les politiques d’adaptation européennes au changement climatique sont insuffisantes.
Une start-up étasunienne développe des plateformes flottantes autonomes capables de transformer l’énergie des vagues en électricité. Or, ces unités ont principalement été pensées pour alimenter des data centers immergés dans l’eau. Cette innovation s’inscrit dans une tendance particulière, à savoir la recherche de nouvelles sources d’énergie afin d’alimenter les data centers, dans un contexte d’explosion de la demande.
Cet accord permettra sans délai à l’entreprise, rivale d’OpenAI, d’augmenter les quotas d’utilisation de son modèle Claude.
Implantation à marche forcée de data centers avides d’énergie et d’eau, bouleversement du marché du travail, usages militaires affranchis de toute éthique, robots conversationnels se substituant aux vrais amis, chaos sur les réseaux sociaux… La réalité de l’intelligence artificielle que les grandes entreprises de la tech veulent nous imposer est à des années-lumière de la nouvelle ère d’abondance qu’elles nous vendent. Si nous avons une vague conscience du danger, il nous est souvent difficile de nous figurer l’étendue de ce qui se joue. C’est l’objet de ce livre : appréhender tous les impacts de manière systémique pour comprendre qu’ils ne sont pas des bugs indésirables dans la machine, mais la conséquence logique de la concentration du pouvoir dans les mains de quelques-uns. Il est urgent de mettre en débat la place de l'IA dans nos vies, de poser des limites à son usage et de reprendre le pouvoir sur notre quotidien. Lou Welgryn et Théo Alves Da Costa codirigent Data for Good, une association de citoyens
Dans la région d’Ashburn, la capitale des data centers aux États-Unis qui concentre 70 % du trafic internet, les centres de données ont été construits juste en face des maisons. Ses habitants en paient le prix fort, entre nuisances sonores et pollutions.
Les constructeurs des centres de données géants, nécessaires au développement de l’intelligence artificielle, demandent à être raccordés au réseau de gaz français. « Aberrant », selon GRDF. Et écologiquement catastrophique.
Mégabassines, data centers… Dans leur livre-enquête «Les Assoiffeurs», les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik mettent en lumière «ces entreprises qui accaparent l’eau pour leurs intérêts privés, avec la complicité des gouvernements».
Les infrastructures critiques sont prises pour cible au Moyen-Orient. En particulier les sites de production et de liquéfaction de GNL, mais aussi les data centers.
La France a la volonté d’être une terre d’accueil pour les data centers dans les prochaines décennies. L’Agence de la transition écologique, l’Ademe, a réalisé un travail de prospective à l’horizon 2060 pour évaluer plusieurs scénarios de montée en puissance sur le territoire national de ces infrastructures très gourmandes en énergie et les choix de société qu’ils impliquent. Entretien avec Bruno Lafitte, expert data centers à l’Ademe, qui a coordonné cette étude.
Aux Etats-Unis mais pas seulement, les centres de données confient de plus en plus leur sécurité à des robots-chiens comme le Spot de Boston Dynamics. Cependant, la fonction de ces machines ne se limite pas seulement à celle de chien de garde. Capables de détecter tout bruit suspect, ces robots permettent aux techniciens de repérer plus facilement certaines pannes et de gagner du temps au niveau de la maintenance.