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Un tunnel censé rester scellé par le gel pendant des siècles s’est retrouvé inondé au bout de neuf ans à peine. En octobre 2016, l’année la plus chaude jamais enregistrée sur la planète, le permafrost qui entoure la chambre forte de Svalbard a commencé à fondre, laissant l’eau s’infiltrer dans le tunnel d’accès censé protéger près d’un million de paquets de graines destinés à offrir une mesure de sécurité alimentaire pour le monde. La Norvège a fini par débloquer 100 millions de couronnes, soit environ 10 millions d’euros, pour reconstruire l’ouvrage.
Sous nos pieds, à des milliers de kilomètres au nord, sommeille l’un des plus grands coffres-forts naturels de la planète. Le pergélisol arctique, ce sol resté gelé en permanence depuis parfois des dizaines de milliers d’années, emprisonne des quantités vertigineuses de carbone. On l’imaginait fidèle à son poste, gardien silencieux d’un trésor climatique. Or, en plein cœur de l’été boréal, un renversement historique se joue. Ce géant gelé, autrefois notre allié discret, semble avoir changé de camp. Ce qu’il relâche désormais durant la belle saison dépasse ce qu’il parvient à réabsorber pendant les longs mois d’hiver. Un basculement qui pourrait bien redessiner notre avenir climatique.
- Brice L.
Pendant des millénaires, les terres gelées de l’Arctique ont joué le rôle d’un immense coffre-fort naturel, retenant prisonnières des quantités astronomiques de carbone. Mais sous l’effet de la hausse des températures, ce bouclier est en train de céder. Une nouvelle étude britannique vient de démontrer que la fonte de ce pergélisol ne se contente pas de libérer des gaz à effet de serre : elle modifie radicalement la structure même du sol. En devenant une véritable passoire, la terre menace désormais de relâcher un fléau sanitaire totalement invisible.
- Brice L.
Le pergélisol, ce vaste congélateur naturel de la planète, est en train de rendre les armes sous l’effet du réchauffement climatique. En fondant, il libère des virus et des bactéries restés en sommeil pendant des dizaines de milliers d’années, dont la virulence reste intacte. Si les experts s’inquiètent légitimement du risque de pandémies humaines, une menace tout aussi critique et largement ignorée fait surface : la destruction de nos cultures alimentaires par des pathogènes ancestraux. Le réveil des « virus zombies » est désormais une réalité inquiétante.
- Yohan D
En mars 2014, des chercheurs marseillais du laboratoire Information Génomique et Structurale (CNRS/Aix-Marseille Université) ont fait quelque chose que beaucoup auraient qualifié de science-fiction : décongeler un morceau de permafrost sibérien vieux de 30 000 ans et en extraire un virus parfaitement capable d’infecter. Résultat ? Le virus était vivant. Ou plutôt : il attendait. Ce virus géant, baptisé Pithovirus, a survécu plus de 30 000 ans à la congélation dans une couche de permafrost contemporaine de l’extinction de l’homme de Néandertal. pendant que notre espèce inventait le feu, l’art pariétal et les premières sociétés organisées, ce micro-organisme dormait tranquillement à 30 mètres sous la toundra sibérienne, intact, en attente d’un hôte.
Thawing permafrost may release greenhouse gases much faster than previously expected, potentially accelerating climate change even further. Experiments conducted by researchers at the University of Leeds, and published in the AGU journal Earth’s Future, show that when permafrost thaws, it becomes 25 to 100 times more permeable. This change allows significantly greater amounts of climate-forcing gases to escape into the atmosphere.
Plus de 200 cours d'eau de l'Alaska ont pris une couleur rouille, révèle une étude de l'agence météorologique et océanique américaine. Un phénomène de plus en plus fréquent dans cette région reculée, lié au dérèglement climatique et à la fonte du permafrost.
Arrivé en novice dans le monde politique de Washington, l'entrepreneur David Sacks a outrepassé les attentes pour devenir l'un des membres de l'administration Trump le plus couronné de succès. Officiellement, il occupe le poste de président du conseil chargé de guider les choix de Donald Trump en matière de sciences et technologies. Dans les faits, il est considéré comme le Monsieur IA et cryptomonnaies du président américain. "Je suis reconnaissant que nous l'ayons", a relevé Sam Altman, le patron d'OpenAI, en réponse à une enquête New York Times accusant David Sacks de conflits d'intérêt. "Pendant que les Américains se chamaillent, nos rivaux étudient les moindres faits et gestes de David", a aussi tempêté à cette occasion Marc Benioff, le patron du géant de l'informatique Salesforce. Cette enquête portait sur les investissements de David Sacks dans des entreprises technologiques qui bénéficient du soutien de la Maison Blanche envers l'intelligence artificielle (IA).
L'Iran traverse l'une de ses pires sécheresses depuis des décennies. Le dérèglement climatique aggrave la gestion de l'eau défaillante depuis des décennies.
L’Arctique renferme de vastes étendues de sols gelés depuis la dernière glaciation, appelés permafrost. Celui-ci dégèle progressivement et libère du dioxyde de carbone ainsi que du méthane. Ces émissions pourraient amplifier le réchauffement climatique de plusieurs degrés. Selon la présentation faite à la COP30, le permafrost est d’ailleurs déjà devenu une source nette de carbone. Aujourd’hui, la majorité du méthane provient des eaux douces et des zones marécageuses.
Huit arrestations hier pour un projet présumé d’attentat contre le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil. Une opération d’ampleur qui montre, une fois de plus, l’emprise de la mafia du trafic de drogue en Belgique.
Les êtres humains et les écosystèmes sont exposés chaque jour à de nombreuses substances chimiques, dont les effets peuvent se combiner pour produire ce que l’on appelle un effet cocktail. Pourtant, la réglementation européenne continue d’évaluer ces substances individuellement, sans prendre en compte leurs effets combinés. Pour combler cette lacune, un facteur d’évaluation des mélanges appelé Mixture Assessment Factor (MAF) pourrait être introduit dans le règlement européen REACH (qui vise l’Enregistrement, Évaluation, Autorisation et la Restriction des substances Chimiques). Ce nouvel outil permettrait de mieux tenir compte de l’exposition simultanée à plusieurs substances.
Un rapport de l'ONG PAX met en lumière les effets catastrophiques de cette exploitation anarchique.
En 2024, la fonte des sols perpétuellement gelés du pays a atteint un niveau jamais vu, selon l’Académie suisse des sciences naturelles. Cette dégradation pourrait être une des causes de la catastrophe de Blatten, village ravagé par la chute d’un glacier il y a quelques semaines.
Ces monticules ne sont pas nouveaux, mais ils se multiplient à la faveur du changement climatique et ils essaiment jusque dans les villes, menaçant certaines infrastructures. […] Pour preuve : il a fait − 8 °C en janvier à Iakoutsk, soit « la température la plus élevée jamais observée » en janvier dans cette région où le thermomètre descend en moyenne à − 40 °C pendant le premier mois de l’année. Ces chiffres reflètent les statistiques des observatoires mondiaux : les deux dernières années – 2023 et 2024 – ont été les plus chaudes jamais mesurées, et sans doute les plus chaudes sur terre depuis 120 000 ans, selon des « archives climatiques » telles que les carottes de glace. Un réchauffement largement causé par la combustion des énergies fossiles, la Russie étant, par ailleurs, le cinquième émetteur mondial de gaz à effet de serre.
We investigate the probabilities of triggering climate tipping points under five Shared Socioeconomic Pathways (SSPs) and how they are altered by including the additional carbon emissions that could arise from tipping points within the Earth's carbon cycle. The crossing of a climate tipping point at a threshold level of global mean surface temperature (threshold temperature) would commit the affected subsystem of the Earth to abrupt and largely irreversible changes with negative impacts on human well-being. However, it remains unclear which tipping points would be triggered under the different SSPs due to uncertainties in the climate sensitivity to anthropogenic greenhouse gas emissions, the threshold temperatures and timescales of climate tipping points, and the response of tipping points within the Earth's carbon cycle to global warming. We include those uncertainties in our analysis to derive probabilities of triggering for 16 previously identified climate tipping points within the Earth system.
Toxique cité. Après des décennies d’un énorme scandale sanitaire, l’Italie a été condamnée jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme pour son inaction contre la pollution liée aux dépôts de déchets toxiques de la mafia napolitaine.
Le Kenya a interdit la fabrication et l’usage de sacs plastique en 2017, mais une récente saisie rappelle la difficulté du pays à faire respecter la loi, alors que des “cartels” se sont lancés dans la contrebande de sacs illégaux en provenance de pays voisins.
Among the many things global warming will be melting this century—sea ice, land glaciers and tourist businesses in seaside towns across the world—is permafrost. Lying underneath 15% of the northern hemisphere, permafrost consists of accumulating dead biomass that remains frozen, never having had a chance to release all its carbon.
Restez toujours informé: suivez-nous sur Google Actualités (icone ☆) Le pergélisol, cette couche de sol gelée en permanence, pourrait bientôt alimenter un danger inattendu. Des incendies violents, dans des régions où le feu semblait presque absent, menacent de dévaster l'Arctique. D'ici 2100, une vague d'incendies pourrait enflammer les régions arctiques et subarctiques. Une situation inédite, étudiée par des climatologues utilisant des modèles avancés.
La perte du pergélisol augmente le risque de libérer d’anciens agents pathogènes auxquels notre organisme n’a peut-être jamais été confronté. Quelles sont les probabilités que ce scénario se produise ? Dans le pire des cas, pourraient-ils mener à notre extinction ?
Tout réchauffement du climat, même temporaire, au-delà de 1,5°C, limite jugée la plus sûre par les scientifiques, entraînerait des "conséquences irréversibles" pour l’avenir de l’humanité, conclut une vaste étude publiée dans Nature. Dans une telle trajectoire, des "points de bascule" seraient atteints, comme le dégel du pergélisol et des tourbières, deux immenses réservoirs de carbone qui, s’ils disparaissaient, libéreraient d’énormes volumes de gaz à effet de serre qui réchaufferaient la planète.
Depuis plusieurs années, le pergélisol, ce sous-sol gelé en permanence, fond sans cesse, libérant dans l’air une multitude de bactéries et de virus piégés depuis des milliers d’années. Si nous n’agissons pas rapidement, les conséquences pourraient être désastreuses. Le documentaire Dégel du permafrost : une bombe à retardement s’intéresse à l’archipel du Svalbard en Norvège, où les effets de ce phénomène sont particulièrement visibles.
La fonte du permafrost est souvent présentée comme une bombe à retardement. Une nouvelle étude révèle d’ailleurs que la libération de méthane et la remobilisation de la matière organique ne seraient pas les seuls processus à mettre notre climat en péril. L’oxydation de certains minéraux libérés des glaces pourrait en effet avoir des conséquences importantes, en émettant d’énormes quantités de CO2.
Une terrible vague d'incendies pourrait se déclencher dans les régions nordiques d'ici la fin de ce siècle en raison du dégel du pergélisol.
Les feux de forêt sont de plus en plus fréquents dans l’Arctique. Et des chercheurs pensent avoir compris quel est le mécanisme qui les alimente.
Des rochers de plusieurs tonnes se détachent du col de l'Encrenaz et s’écrasent jusqu'à 300 mètres plus bas, dans un nuage de poussière. Ces images d'un éboulement spectaculaire survenu le 10 septembre, dans le massif des Aiguilles Rouges, dans les Alpes françaises, ont fait le tour des réseaux sociaux et des chaînes de télévision. S’il est extraordinaire par son volume et sa localisation, ce n’est pas le premier éboulement dans la région. De l’autre coté de la vallée, les chutes de pierres se sont multipliées cet été dans le massif du Mont-Blanc. En cause : le changement climatique.
L’association écologiste Legambiente rapporte une augmentation, en 2023, de 15,6 % des infractions liées à l’« écomafia » par rapport à 2022, une augmentation en partie liée à l’augmentation des contrôles policiers.
Dans le budget carbone associé au scénario "réchauffement de 1.5°C", combien de gigatonnes de CO2 sont attribuées au permafrost ? D'ici la fin du siècle, le permafrost pourrait dégager 400 gigatonnes de CO2 dans l'atmosphère. Ce chiffre correspond-il bien au scénario "1.5°C" ? Comment sait-on qu'il y a un stock 1600 Gigatonnes de carbone organique dans le permafrost ? Comment avons-nous estimé cette valeur ? Est-ce que ces 400 gigatonnes correspondent à des scénarios plus pessimistes ? Pourquoi est-il important de viser ces 1.5°C ?
Dans la chaîne de montagnes de Brooks, en Alaska, les rivières ont viré à l’orange vif en raison de la contamination par des métaux toxiques libérés par la fonte du pergélisol.
Avec le réchauffement climatique, les sols jusqu’ici gelés en permanence des régions septentrionales pourraient dégeler. Les microbes qui s’y cachent libèreraient alors des quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Sans doute plus encore que les scientifiques le craignaient déjà, révèlent de nouveaux travaux.
Les cours d’eau d’une région reculée d’Alaska ont pris une couleur de rouille, comme le montrent des images satellite. Selon les scientifiques qui sont allés sur place, c’est une manifestation du changement climatique.
Alors que la COP 28 vient de conclure ses travaux et que le GIEC entame un nouveau cycle, les émissions de gaz à effet de serre demeurent au centre des débats sur les changements climatiques. Diverses zones riches en carbone organique, telles que le pergélisol ou les tourbières, sont affectées par les changements climatiques et contribuent à des émissions qui s'ajoutent à celles des combustibles fossiles. Afin de mieux appréhender les enjeux mondiaux liés à ces phénomènes, nous avons interviewé la Pre Sophie Opfergelt, géologue et maître de recherches FNRS à l'UCLouvain (Institut ELI), à propos de ses travaux sur le pergélisol en Alaska. Nous avons ensuite abordé le thème des tourbières tropicales avec le Pr Suspense Averti Ifo, enseignant-chercheur à ’Université Marien N'Gouab (Brazzaville, République du Congo). En fin de Lettre, l’agenda reprend des événements liés aux changements climatiques et aux activités du GIEC.
Elle travaille à l'interface du monde minéral et du monde vivant. Les travaux de recherche de Sophie Opfergelt, Chercheuse qualifié FNRS à l’Earth and Life Institute de l’UCL, portent sur les réactions à la surface de la terre entre l’eau et les minéraux qui composent les roches. Ces réactions n’échappent pas aux changements liés au réchauffement climatique. Sophie Opfergelt tente de quantifier l’influence des facteurs extérieurs et d’évaluer l’impact de ceux-ci sur les cycles des éléments qui interviennent dans ces réactions. Spécialiste du permafrost ou pergélisol (sol gelé en permanence) elle revient d'une expédition et nous explique concrètement ce qui s'y déroule en ce moment...
La Norvège, qui administre l'archipel, ne veut pas gérer les cadavres enterrés dans le permafrost. Ce sol gelé en permanence empêche les corps de se décomposer et peut préserver des virus pendant des dizaines de milliers d'années. Avant de les voir réémerger avec le dégel…
De landbouwlobby en de daaraan verbonden politici richten het boerenprotest op de natuur. Ze spelen landbouw en natuur tegen elkaar uit. Daarmee laten ze én de bevolking én de boeren stikken. We hebben immers allemaal recht op een gezonde bodem, propere lucht en zuiver water. Natuurpunt komt op voor een sterk natuurnetwerk en een gezond milieu. Wie de milieumaatregelen probeert af te zwakken en de pijlen op de natuur richt, leidt de aandacht enkel af van de essentie: het falende landbouwbeleid waar vooral de boer de dupe van is. De natuur is niet de boosdoener …
Les cratères explosifs géants de Sibérie déconcertent les scientifiques depuis leur découverte. Une nouvelle explication solide appelée « l’effet bouchon de champagne » a été proposée, offrant peut-être l'éclairage tant attendu sur ce mystère arctique.
Sous le permafrost de l’Arctique, il y a du méthane. Mais les chercheurs ne pensaient pas qu’il y en avait autant. Ils ne pensaient pas non plus qu’il puisse se déplacer sous le sous-sol. Potentiellement jusqu’à trouver des failles qui lui permettraient de s’échapper dans l’atmosphère.
Avec la fonte des glaces, il pourrait bientôt être libéré dans l'atmosphère. Les scientifiques ne savent pas encore où, ni quand la menace frappera,…
Trois chercheuses belges sont actuellement en Alaska pour étudier le permafrost. Cette couche, normalement gelée en permanence, l’est de moins en moins. La géologue, Sophie Opfergelt, professeure à la faculté des bioingénieurs de l’UCLouvain, coordonne cette expédition.
De gevolgen van de klimaatcrisis dringen steeds regelmatiger ons leven binnen. Toch komen we niet in actie. We zijn net zo verlamd als de beschavingen in het verleden die geconfronteerd werden met catastrofale vernietiging.
Alors que les incendies ravagent toujours une partie des forêts canadiennes, la Sibérie, cette région du nord-est de la Russie, suffoque quant à elle sous des chaleurs inédites. Début juin, le mercure a dépassé plusieurs fois les 40°C. Une mauvaise nouvelle pour la planète, mais une aubaine pour la Russie.
Depuis début juin, la Sibérie est confrontée à des températures records : le 3 juin, la ville de Kourgan située à l’est de Moscou, près de la frontière avec le Kazakhstan, voyait son thermomètre monter à 38,3 °C. « L’histoire climatique mondiale écrit une nouvelle page incroyable aujourd’hui avec une vague de chaleur extrême en Sibérie », écrivait alors sur Twitter le climatologue Maximiliano Herrera, qui suit les records de températures à travers le monde. Depuis, les records tombent les uns après les autres. Le 7 juin, on relevait 40,1 °C dans la ville de Kljuci, 39,5 °C à Rubcovsk, 39 °C à Volchiha et 38,5 °C à Alejskaja.
Cette immense région de Russie est en proie à des chaleurs caniculaires. Le mercure a dépassé les 40°C début juin, accentuant un peu plus les risques d’incendies et accélérant la fonte du pergélisol, bombe à retardement pour le climat.
De permanent bevroren bodem in het Hoge Noorden werd altijd beschouwd als een ideaal gebied voor industriële activiteiten. De opwarming van de aarde legt nu een explosieve erfenis bloot.
Avec le réchauffement de la planète, les terres glacées du nord de l’Amérique dégèlent. Outre le carbone, elles libèrent un élément plus menaçant à court terme pour les populations et les écosystèmes : du mercure. Reste à savoir en quelle quantité, ce que les scientifiques tentent de déterminer, retrace “Hakai magazine”.
L'histoire d'une course technologique fatale contre le thon et la vie marine
Alors que les experts font état depuis longtemps de la menace posée par la libération de quantités massives de gaz à effet de serre — méthane et CO2 — qui vont s’échapper avec le dégel du pergélisol, une nouvelle étude démontre que des contaminants toxiques de toutes sortes, accumulés depuis des décennies sur des sites industriels dans le Grand Nord, sont également à risque de s’échapper.
Sous l'effet du réchauffement climatique, le dégel des sols de l'Arctique relâche des pathogènes parfois endormis depuis des dizaines de milliers d'années.
Un virus a été réveillé en laboratoire après 50 000 ans passés dans le permafrost sibérien. Un phénomène qui peut se produire dans la nature suite au réchauffement climatique. Qu’en sait la science ?
Après plusieurs dizaines de milliers d’années de sommeil, des virus dits « zombies » sont revenus à la vie grâce au dégel du pergélisol de la Sibérie. Cette résurrection s’est faite dans le cadre de travaux menés par des microbiologistes. Or, il ne s’agit pas vraiment d’une bonne nouvelle.
La Sibérie connaît chaque été une saison des incendies. Toutefois, les brasiers survenus ces dernières années ont atteint des proportions exceptionnelles, les plaçant dans la catégorie des méga-feux. Dans quelle mesure le réchauffement climatique a-t-il contribué à leur apparition ? C’est la question posée par des chercheurs dans une étude parue dans Science ce 3 novembre.
Semafor launched last week with the goal of “reinventing the news story.” The news story needs reinventing, they say, because people can no longer tell the difference between unbiased fact and opinion. According to the Observer, Semafor has already raised more than $25 million, the majority of which is coming from eight corporate sponsors who want to help the news outlet address distrust in media. One of those sponsors appears to be Chevron, the second biggest climate-polluting company in the world.
Ces dernières années chaudes, les vagues de chaleurs s’aventurent jusqu’au pôle Nord. Elles ont apporté des températures excessives de plus de 20 degrés en Sibérie (blog). Les sécheresses inouïes dans ces régions et les foudres de plus en plus fortes provoquent des feux de forêts. Tout cela déclenche la fonte du permafrost, sol boréal gelé depuis des milliers d’années qui contient des débris de plantes anciennes, et d’animaux congelés. Le permafrost (ou pergélisol) est en partie, à certains endroits à moitié composé d’eau gelée. Lorsqu’il dégèle, le sol glisse, s’effondre, et forme des lacs. Il y a des millions de lacs de ce type en Arctique, certains sont récents.
Des «points de bascule» climatiques ne sont pas un lointain horizon. Certains bouleversements majeurs peuvent déjà advenir, et ils seront beaucoup plus probables dès un réchauffement de 1,5°C, selon une nouvelle étude.
Giant ice sheets, ocean currents and permafrost regions may already have passed point of irreversible change
Pour répondre à l’essor de la construction, la demande de sable explose en Inde. L’exploitation en dehors de tout cadre légal, massive et mécanisée, est aux mains d’entrepreneurs, de notables locaux et de policiers corrompus, entraînant violences et meurtres, ainsi que des dégâts écologiques majeurs.
Climate change affects the Arctic and sub-Arctic regions by exposing previously frozen permafrost to thaw, unlocking soil nutrients, changing hydrological processes, and boosting plant growth. As a result, sub-Arctic tundra is subject to a shrub expansion, called “shrubification”, at the expense of sedge species. Depending on the intrinsic foliar properties of these plant species, changes in foliar mineral element fluxes with shrubification in the context of permafrost degradation may influence topsoil mineral element composition. Despite the potential implications of changes in topsoil mineral element concentrations for the fate of organic carbon, this remains poorly quantified. Here, we investigate vegetation foliar and topsoil mineral element composition (Si, K, Ca, P, Mn, Zn, Cu, Mo, V) across a natural gradient of permafrost degradation at a typical sub-Arctic tundra at Eight Mile Lake (Alaska, USA). Results show that foliar mineral element concentrations are higher (up to 9 times; Si, K, Mo for all spec
Dans ce seizième épisode, mon invitée est Professeure Sophie Opfergelt. Elle m’a emmené dans le grand nord à la découverte du permafrost. Nous avons parlé de notre budget CO2 et de l’impact du permafrost sur celui-ci. Pas de bonnes nouvelles en perspective. Sophie Opfergelt a une license en géologie de la faculté des sciences à l’UCLouvain. Elle a ensuite travaillé en exploitation minière et a enchainé avec une thèse de doctorat en tant qu’aspirante du FNRS mais cette fois en faculté de bioingéniérie. Elle a fait un postdoc à oxford en science de la terre. Depuis 2014, elle est chercheure qualifiée du FNRS et elle a récemment obtenu un financement prestigieux: une ERC Starting Grant pour le projet WeThaw dont on parle dans le podcast.
Dans ce seizième épisode, mon invitée est Professeure Sophie Opfergelt. Elle m’a emmené dans le grand nord à la découverte du permafrost. Nous avons parlé de notre budget CO2 et de l’impact du permafrost sur celui-ci. Pas de bonnes nouvelles en perspective. Sophie Opfergelt a une license en géologie de la faculté des sciences à l’UCLouvain. Elle a ensuite travaillé en exploitation minière et a enchainé avec une thèse de doctorat en tant qu’aspirante du FNRS mais cette fois en faculté de bioingéniérie. Elle a fait un postdoc à oxford en science de la terre. Depuis 2014, elle est chercheure qualifiée du FNRS et elle a récemment obtenu un financement prestigieux: une ERC Starting Grant pour le projet WeThaw dont on parle dans le podcast.
