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mai 2026

Avec un coût du gasoil représentant désormais "pratiquement 60%" de son budget en raison de l'envolée des prix du pétrole, le capitaine Vincent Scotto, depuis son chalutier au départ du port de Sète dans l'Hérault, dresse le constat d'une profession "au bout du rouleau". Sur le pont depuis 2h30 du matin et sans arrêt jusqu'à 18h, les quatre pêcheurs et leur capitaine, à bord du "Jean-Louis Vincent", enchaînent les "cales", descentes puis remontées des filets, sous la pluie, sous le soleil, durant la nuit ou le jour, invariablement, et ce, cinq fois par semaine. "Je perds 200-300 euros par semaine depuis le conflit" au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz, témoigne à bord Yohan Donadille, 46 ans, pêcheur sur les chalutiers depuis près de trente ans.
Donald Trump a brutalement rejeté dimanche la réponse de l'Iran aux propositions américaines pour mettre fin à la guerre, agitant à nouveau la menace face à Téhéran, accusé d'avoir pris pour cible ses voisins du Golfe. "Je viens de lire la réponse des soi-disant +représentants+ de l'Iran. Je ne l'aime pas - C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE!", a écrit en lettres capitales le président américain dans un bref message sur son réseau Truth Social. Plus d'un mois après le début de la trêve entre les deux belligérants, les tractations semblent plus que jamais dans l'impasse et les espoirs de règlement nébuleux, aucune des parties n'ayant dévoilé publiquement ses propositions.
Dans un effet en cascade inattendu, les guerres et tensions au Moyen-Orient affectent à des milliers de kilomètres les groupes de baleines vivant une partie de l'année dans l'océan à la pointe de l'Afrique.
Le géant pétrolier saoudien Aramco a annoncé dimanche une hausse de 25,5% de son bénéfice net au premier trimestre, porté par l'augmentation des prix du brut, selon un communiqué publié à la Bourse saoudienne. La hausse s'explique par "une augmentation des revenus et autres produits liés aux ventes, compensant partiellement la hausse des coûts d'exploitation", précise le groupe, fleuron de l'économie saoudienne et l'une des plus grandes entreprises au monde en termes de capitalisation boursière.
Les délits d’initiés sont désormais monnaie courante à la Bourse de New York, où les gains liés à des ventes de pétrole en lien avec la situation en Iran s’élèveraient à plusieurs centaines de millions de dollars, raconte Nicolas Chapuis, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique.
L'Iran a dit lundi avoir réclamé l'arrêt des hostilités dans toute la région et un dégel de ses avoirs, au lendemain du rejet par Donald Trump de la copie iranienne, une impasse qui a fait repartir les cours du pétrole à la hausse. "La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l'Iran", a avancé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. Avant d'énumérer les revendications de la République islamique: "la fin de la guerre dans la région" y compris au Liban, la levée du blocus américain des ports iraniens et "la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années". La veille, le président américain s'était insurgé sur son réseau Truth Social: "je viens de lire la réponse des soi-disant +représentants+ de l'Iran. Je ne l'aime pas - C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE!".
Le patron du géant pétrolier saoudien Aramco a averti mardi que la guerre au Moyen-Orient avait déclenché le "plus grand choc énergétique" jamais connu dans le monde, estimant que les marchés pourraient ne retrouver un fonctionnement normal qu'en 2027. "Même si le détroit d'Ormuz rouvrait aujourd'hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre, et si sa réouverture était retardée de quelques semaines supplémentaires, le retour à la normale s'étendrait jusqu'en 2027", a affirmé le PDG du fleuron de l'économie saoudienne, Amin Nasser, lors d'un appel avec des investisseurs.
L'Iran a menacé de s'en prendre à des sites appartenant à Washington au Moyen-Orient en cas d'attaque de sa marine marchande, après des frappes américaines contre deux de ses pétroliers, et alors que les Etats-Unis attendent toujours la réponse de Téhéran à leurs dernières propositions. "Toute attaque contre des pétroliers et navires commerciaux iraniens entraînera une lourde riposte contre l'un des centres américains dans la région ainsi que contre les navires ennemis", ont averti, dans la nuit de samedi à dimanche, les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de Téhéran.
Le bras de fer américano-iranien dans le stratégique détroit maritime d'Ormuz s'est traduit dimanche par l'attaque d'un navire de transport au large des côtes du Qatar, sur fond de menaces de l'Iran contre les navires "ennemis" et les intérêts de Washington. Un vraquier a signalé avoir été frappé par un projectile non identifié tôt dimanche matin, provoquant un incendie qui a pu être éteint, selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Le navire commercial en provenance d'Abou Dhabi "a été visé par un drone" dans les eaux territoriales du Qatar, a confirmé le ministère qatari de la Défense, ajoutant qu'il avait "poursuivi son trajet".
Le Premier ministre indien Narendra Modi a exhorté dimanche les Indiens à réduire leur consommation d'essence et de diesel, en raison des perturbations d'approvisionnement dues à la guerre au Moyen-Orient.
Une nappe de pétrole a été détectée dans le Golfe au large de l'île iranienne de Kharg, principal terminal pétrolier du pays, selon des images satellites diffusées vendredi par l'observatoire CEOBS. Selon cet organisme basé au Royaume-Uni, il s'agit dune des plus vastes nappes de pétrole repérées dans le Golfe depuis le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février dernier. L'origine de cette marée noire n'est pas connue, a ajouté le CEOBS (Conflict and Environment Observatory) sur le réseau X.
Donald Trump a affirmé jeudi que le cessez-le-feu tenait toujours, alors que Téhéran accuse Washington de l'avoir violé après des frappes américaines contre des "installations militaires iraniennes" en réponse à une attaque contre trois navires américains. Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz.
Un air de déjà-vu. Quatre ans après la crise énergétique de 2022 qui avait valu à TotalEnergies de battre des records historiques (plus de 20 milliards d’euros de bénéfices), les majors pétrolières tirent les fruits du choc économique mondial provoqué par la guerre en Iran. Entre janvier et mars, Total a déclaré 5 milliards d’euros de bénéfices au niveau mondial (+51 % par rapport à la même période l’an dernier), souligne une lettre ouverte signée par 33 économistes français appelant le gouvernement à taxer les superprofits du secteur pétrolier.
Onze pays d'Asie du Sud-Est, fragilisés par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, se tournent désormais vers des solutions ambitieuses comme la création d'une réserve commune de carburants, a indiqué vendredi le président philippin Ferdinand Marcos. Les dirigeants des pays membres de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) se sont réunis en sommet à Cebu, aux Philippines, cherchant des pistes pour remédier à la crise énergétique déclenchée par la fermeture de facto du détroit d'Ormuz depuis les attaques israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Le bloc a également demandé la réouverture de cette voie maritime. L'Asean a appelé à la ratification rapide d'un accord-cadre sur la sécurité pétrolière, un programme de partage des carburants visant à garantir la stabilité énergétique.
Il n'y aura pas d'annulations de vols massives en été, mais le secteur du transport aérien craint "un contre-coup en automne" et demande la suppression du triplement de la taxe sur les billets d'avion, a déclaré jeudi le président de l'Union des aéroports français et francophones associés. "On passera l'été, mais le secteur ne sortira pas indemne de cette crise énergétique qui s'annonce structurelle", a déclaré Thomas Juin, président de l'UAF sur RMC.
Le géant britannique des hydrocarbures Shell a publié jeudi un bénéfice net en forte augmentation au premier trimestre, porté par des prix du pétrole au plus haut avec la guerre au Moyen-Orient, mais a prévenu que le conflit plombe sa production de gaz.
Les compagnies pétrogazières européennes ont dégagé d'énormes profits au 1er trimestre, profitant de la volatilité des cours provoquée par la guerre au Moyen-Orient, ce qui a relancé de Londres à Paris les appels à taxer ces bénéfices exceptionnels. Shell a fermé jeudi la saison des résultats des +majors+ en annonçant un bénéfice net de près de 5,7 milliards de dollars (environ 4,8 milliards d'euros), en augmentation de 19% par rapport au premier trimestre 2025. Le groupe explique avoir bénéficié de prix plus élevés et de "marges de raffinage accrues", ainsi que d'"une contribution plus élevée des activités de négoce".
Le chef de la diplomatie américaine a assuré mardi que la phase offensive contre Téhéran était conclue, même si l'armée américaine s'est dite prête à reprendre ses "opérations majeures de combat" en cas de riposte iranienne aux escortes dans le détroit d'Ormuz. "L'opération est finie - +Fureur épique+ - comme le président l'a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade", a affirmé le secrétaire d'Etat Marco Rubio lors d'un point presse à la Maison Blanche, utilisant le nom de code donné par les Etats-Unis à leurs opérations contre l'Iran. Le chef d'état-major américain, le général Dan Caine, a cependant averti que l'armée était "prête à reprendre des opérations majeures de combats contre l'Iran".
Donald Trump a annoncé la suspension de son "Projet Liberté" d'escorte de navires dans le détroit d'Ormuz, le temps de voir si "un accord peut être finalisé et signé" avec l'Iran, après ce que le président américain a qualifié de "grands progrès" dans les négociations. "Compte tenu de l'énorme succès militaire" et des "grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens", le "Projet Liberté (...) sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé", a écrit mardi le républicain sur son réseau Truth Social. Il a précisé que cette pause avait été décidée à "la demande du Pakistan et d'autres pays", tout en faisant état du maintien du blocus américain des ports iraniens, entré en vigueur le 13 avril
La crise énergétique montre l'écart croissant entre l'anticipation asiatique et l'attentisme européen. Dans un monde instable, cette lenteur devient un handicap stratégique. Rien n'illustre mieux le déclin de l'Europe face à l'Asie qu'une comparaison de la réaction des autorités face à l'impact de la guerre en Iran et dans le golfe persique. Très vite, dès que la navigation a semblé menacée dans le détroit d'Ormuz, beaucoup de pays asiatiques ont commencé à prendre des mesures en vue de réduire la consommation énergétique. En Europe, en revanche, les dirigeants comme la population adoptent une attitude attentiste, voire compensatoire, et espèrent un prompt rétablissement de la situation.
Déjà ébranlée par les effets de la guerre au Moyen-Orient, l'Asie est désormais confrontée à la perspective des forts aléas météorologiques d'El Niño qui pourraient faire bondir la demande d'énergie, affaiblir la production hydroélectrique et dévaster les récoltes. Ce phénomène climatique naturel entraîne des modifications mondiales des vents et des précipitations. Les Nations unies ont rapporté que les conditions propices à son développement pourraient apparaître dès la période de mai à juillet.
La flambée du prix du kérosène déstabilise le transport aérien mondial. Aux États-Unis, la faillite de Spirit Airlines marque un tournant, tandis que les compagnies européennes et asiatiques réduisent leurs vols pour limiter les pertes.
Les Émirats arabes unis ont condamné lundi une attaque iranienne de drones sur un pétrolier appartenant à leur compagnie pétrolière nationale Adnoc dans le détroit d'Ormuz, dénonçant "un acte de piraterie". Deux drones ont touché le MV Barakah au large des côtes d'Oman sans faire de blessé dans l'équipage, selon un communiqué de la société, qui précise que le navire n'était pas chargé.
Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient. Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.
En annonçant qu’ils quittaient l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, Opep, les Émirats arabes unis ont-ils porté le coup de grâce à cette structure née en septembre 1960 ? Ou n’ont-ils fait qu’entériner un changement de cadre géopolitique, rendant ce cartel moins efficient que par le passé ? Cette décision intervient dans un contexte où le marché pétrolier est ébranlé par les attaques des États-Unis et d’Israël sur l’Iran, et où la circulation par le détroit d’Ormuz reste incertaine…
Selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de « déclarer » la guerre. Mais une loi adoptée en 1973 permet cependant au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d’urgence créée par une attaque contre les Etats-Unis.
Le guide suprême iranien a affirmé jeudi que les Etats-Unis avaient subi une "défaite honteuse" face à son pays, en pleine remontée des tensions qui ont fait brièvement bondir les cours du pétrole à 126 dollars le baril, un niveau inédit depuis 2022. Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, Washington impose un blocus des ports iraniens en représailles au verrouillage par Téhéran du stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
Le nombre de navires commerciaux de toutes catégories présents dans le Golfe s'élevait à 913 le 29 avril, deux mois après le début de la guerre en Iran et le blocage du détroit d'Ormuz, selon l'entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine. Malgré le blocage, des bateaux sont parvenus à sortir: leur nombre dans le Golfe qui s'élevait à 1.114 le matin du 28 février, jour des premières frappes américano-israéliennes sur l'Iran, a baissé de 18%, selon le recensement.
Ce vendredi 1er mai marque la date limite à partir de laquelle le président américain doit, en théorie, demander l’aval du Congrès pour poursuivre la guerre. L’administration Trump laisse pourtant entendre qu’elle pourrait s’en affranchir.
Téhéran a activé jeudi soir ses systèmes de défense antiaérienne contre des drones et des petits avions, à l'approche des 60 jours du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, date limite après laquelle Donald Trump doit théoriquement demander l'autorisation du Congrès pour poursuivre la guerre. Mais son gouvernement a laissé entendre qu'il ignorera cette obligation qui incombe au président américain en principe vendredi, et que les démocrates se retrouvent impuissants à faire respecter. Les Etats-Unis et Israël ont déclenché une guerre contre l'Iran le 28 février, et instauré un cessez-le-feu depuis le 8 avril, en dépit duquel le bras de fer entre entre Téhéran et Washington se poursuit, propulsant les cours des hydrocarbures à des sommets inédits depuis quatre ans.

avril 2026

Pendant plus de cinq heures, le ministre américain de la Défense, a tenté mercredi de justifier le choix de l’administration Trump d’attaquer l’Iran ainsi que sa stratégie militaire. Sans jamais convaincre les élus de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants.
Le guide suprême iranien a affirmé jeudi que les Etats-Unis avaient subi une "défaite honteuse" face à son pays, en pleine remontée des tensions qui ont fait brièvement bondir les cours du pétrole à 126 dollars le baril, un niveau inédit depuis 2022. Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des navires iraniens en représailles au verrouillage par Téhéran du détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
L'inflation au Sri Lanka a plus que doublé pour atteindre 5,4% en avril, principalement en raison de la hausse des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient, selon des chiffres officiels publiés jeudi. La flambée des prix des carburants et des tarifs de l'électricité a entraîné une augmentation des coûts de transport et des prix des denrées alimentaires, précise le Département du recensement et des statistiques.
Le pétrole a bondi à plus de 125 dollars le baril jeudi après que les Etats-Unis ont évoqué la perspective d'un long blocus des ports iraniens, qui prolongerait d'autant la pression sur l'économie mondiale deux mois après le début du conflit dans le Golfe. Après avoir atteint mercredi des niveaux sans précédent depuis mi-2022 et l'invasion russe de l'Ukraine, le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s'est encore envolé de 7% jeudi, atteignant vers 4H45 GMT 125,60 dollars. C'est le double de son cours avant l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, laquelle a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et dont les répercussions se font chaque jour un peu plus sentir pour l'économie mondiale.
Les Etats-Unis ont évoqué mercredi la perspective d'un long blocus des ports iraniens, qui prolongerait d'autant la pression sur l'économie mondiale, avec un impact immédiat sur les cours du pétrole, qui ont flambé à leur plus haut niveau depuis quatre ans.
La décision des Emirats de quitter le cartel pétrolier atteste de leurs divergences croissantes avec l’Arabie depuis la guerre contre l’Iran.
Ce mercredi, TotalEnergies a annoncé des bénéfices nets au premier trimestre en forte hausse, boostés par la guerre au Moyen-Orient. Une situation dénoncée par l’ONG Greenpeace.
L'inquiétude monte quant au risque d'une pénurie de carburants routiers ou aériens au coeur de l'été alors que persistent les difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures liées à la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis. Vendredi, le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné a préparé les esprits à cette éventualité en affirmant que le monde risquait de connaître une "ère de pénurie énergétique comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques", si le blocage du détroit d'Ormuz durait "encore deux ou trois mois". Quand parle-t-on de pénuries?
Les prix des matières premières (pétrole, engrais, produits agricoles, métaux) sont partis pour augmenter de 16% en moyenne cette année, estime mardi la Banque mondiale qui pointe la responsabilité de la guerre au Moyen-Orient et d'autres facteurs. "La guerre percute l'économie mondiale par vagues successives", souligne le chef économiste de la Banque mondiale, Indermit Gill, à l'occasion de la publication du rapport de l'institution sur le marché des matières premières.
Les cours du pétrole ont encore monté mardi pour retrouver leurs niveaux d'avant le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran, la crise au Moyen-Orient ne montrant aucun signe de déblocage, en particulier pour le détroit d'Ormuz. Le prix du baril de Brent, pour livraison en juin, a pris 2,80% à 111,26 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a tutoyé le seuil symbolique des 100 dollars en clôture, à 99,93 dollars (+3,69%). Ces prix n'avaient plus été observés depuis l'annonce d'une trêve entre Washington et Téhéran début avril. "Bien que les hostilités aient cessé depuis lors, le détroit d'Ormuz n'a pas encore été rouvert à la navigation", souligne Carsten Fritsch, de Commerzbank. "Au contraire, la situation s'est aggravée en raison du blocus naval américain contre l'Iran, en place depuis deux semaines", ajoute l'analyste.
BLOC INTRODUCTIF - Face à la situation qui s’enlise autour du détroit d’Ormuz et les blocages qui s’ensuivent concernant les chaines d’approvisionnement mondiales, nous - membres du collectif « Pénuries & rationnements » et soutiens de ce dernier - appelons à des choix collectifs responsables et courageux visant à limiter nos consommations d’hydrocarbures et à les orienter durablement vers les secteurs « prioritaires ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi Washington d'avoir fait échouer leurs pourparlers de paix, à l'occasion d'une visite en Russie où le président Vladimir Poutine l'a assuré de son soutien pour mettre un terme à la guerre.
Arthur Keller analyse la fragilité de nos sociétés face aux chocs énergétiques, économiques et écologiques actuels. Loin des solutions simplistes, il détaille une approche systémique pour comprendre la dislocation du système et propose des leviers d'action basés sur la résilience collective.
Le détroit d’Ormuz et le pic de Hubbert ont la même forme : celle d’une courbe en cloche. Quand un bateau veut quitter le Golfe persique pour se rendre dans la mer d’Oman, il commence par monter vers le nord-est, puis atteint son maximum nordique devant l’île d’Ormuz, enfin redescend sud-est. Le pic de Hubbert est celui d’une courbe qui représente la production mondiale de pétrole, année après année, depuis 1900 jusqu’à 2100. Partant de presque zéro en 1900, la courbe monte jusqu’à son pic avant 2030 – ce pic sera plutôt un plateau ondulant autour de 105 millions de barils par jour – puis elle redescendra de quelques pourcents par an, jusqu’à presque zéro en 2100.
Les opérateurs de télécommunications du Bangladesh ont agité lundi 20 avril le risque imminent d'une panne géante des réseaux téléphoniques et internet à cause de la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
L'Iran verrouille à nouveau dimanche le détroit stratégique d'Ormuz en représailles à la poursuite du blocus de ses ports par les Etats-Unis, à trois jours de l'expiration du cessez-le-feu entre les deux pays et alors que Téhéran juge un accord de paix encore lointain. L'Iran a annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit d'Ormuz, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime par laquelle transite en temps normal un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz.
Le Premier ministre australien Anthony Albanese s'est félicité samedi de l'annonce par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz, tout en estimant que la situation demeurait "fragile". "C'est une nouvelle positive que nous avons reçu hier soir" vendredi, a-t-il déclaré aux journalistes à Sydney, après avoir participé à distance à un sommet international d'une trentaine d'Etats sur cette question.
Mojtaba Khamenei a publié samedi un communiqué écrit à l’occasion de l’anniversaire de la création de l’armée iranienne, peu après la décision de Téhéran de verrouiller de nouveau le détroit d’Ormuz en raison du blocus américain.
Le blocus du détroit d’Ormuz ne bouleverse pas seulement le prix du pétrole : il menace l’approvisionnement mondial en kérosène, engrais, CO2 industriel et naphta, avec à la clé des risques de pénuries, de flambée des prix alimentaires et de tensions sociales partout dans le monde.
Une trentaine de dirigeants mondiaux doivent participer à une réunion ce vendredi après-midi organisée par la France et le Royaume-Uni. En l’absence des Etats-Unis de Donald Trump.
Le Fonds monétaire international prévoit que l’économie d’une majorité de pays va souffrir des conséquences du conflit. Mais l’impact sera très inégal selon les régions.
Si la guerre au Moyen-Orient se prolonge, les Etats membres n’auront pas d’autre choix que de mettre en place des mesures obligatoires de baisse de la consommation. La Commission européenne a tenu une réunion à huis clos avec les représentants permanents des Etats membres ce mercredi, pour faire le point sur la crise énergétique consécutive à la guerre au Moyen-Orient. La Commission européenne a tenu une réunion à huis clos avec les représentants permanents des Etats membres ce mercredi, pour faire le point sur la crise énergétique consécutive à la guerre au Moyen-Orient. - AFP. La Commission européenne a tenu une réunion à huis clos avec les représentants permanents des Etats membres ce mercredi, pour faire le point sur la crise énergétique consécutive à la guerre au Moyen-Orient. Selon l’agence de presse Reuters, qui cite des sources diplomatiques, l’exécutif européen aurait présenté deux scénarios. Le premier est relativement « optimiste », tablant sur une cessation des hostilités et une réouverture du dét
L'Iran a menacé mercredi de bloquer le trafic maritime en mer Rouge si les Etats-Unis continuaient à exercer un blocus sur les ports iraniens, prévenant que le cessez-le-feu, en vigueur depuis le 8 avril, était en péril. Cet avertissement survient après que le président américain Donald Trump a indiqué que des pourparlers pour mettre fin définitivement à la guerre pourraient reprendre cette semaine. L'Iran a confirmé de son côté que les deux parties continuaient à se parler via le Pakistan. Un cessez-le-feu de deux semaines est entré en vigueur le 8 avril, après plus de cinq semaines de guerre, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran.
Un groupe de spécialistes de l'énergie et de géopolitique estime que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) devrait contribuer à accélérer la transition vers les "technologies propres" face à la crise énergétique mondiale déclenchée par la guerre au Moyen-Orient qui bouscule l'approvisionnement en hydrocarbures.
Le blocus du détroit d’Ormuz fait craindre une pénurie de carburant pour l’aviation en Europe d’ici trois mois. Dépendantes du Golfe pour leur kérosène, les compagnies aériennes voient déjà les prix s’envoler.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit pour 2026 une baisse de la consommation d'or noir dans le monde, qui fait face au "choc d'offre pétrolière le plus grave de l'histoire", marqué par une perte de 10 millions de barils par jour en mars, a indiqué mardi l'Agence dans son rapport mensuel.
Les prix du pétrole rebondissaient de 7% lundi en fin d'échanges asiatiques, remontant au-delà de 100 dollars le baril après l'annonce par les États-Unis d'un blocus des ports iraniens, tandis que les Bourses asiatiques sont apparues de nouveau sous pression. Le pétrole flambe à nouveau Alors qu'il était redescendu autour de 97 dollar
Le blocus des ports iraniens, annoncé par les Etats-Unis après l'échec de pourparlers avec l'Iran, doit débuter lundi, une perspective qui a fait rebondir les prix du pétrole. Lundi 14H00 GMT: c'est à cette heure que l'armée américaine a prévu d'imposer un blocus aux "navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens". Une heure confirmée lundi par Donald Trump: "Les Etats-Unis vont imposer un blocus aux navires entrants et sortants des ports iraniens le 13 avril à 10H", heure de Washington, a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Après les violentes menaces du locataire de la Maison Blanche contre l’Iran, John Brennan a assuré qu’il était trop dangereux de le laisser commandant en chef avec l’immense puissance de feu à sa disposition.
Allons-nous vers de graves crises alimentaires d’ici cet été ? C’est de plus en plus probables. Petit rappel : on estime que sans les engrais synthétiques, la production alimentaire mondiale chuterait drastiquement (de plus de 50% min). Or, environ 1/3 du commerce maritime mondial d’engrais transite par Ormuz, bloqué depuis un mois. Et ce n’est pas qu’un problème logistique.
Les Etats-Unis doivent commencer à bloquer lundi après-midi les ports iraniens au lendemain de l'échec de pourparlers avec l'Iran, qui crie à la "piraterie" et menace de s'en prendre aux ports de la région. C'est à 14H00 GMT que Donald Trump a prévu d'imposer ce blocus aux navires "entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens", une perspective qui refait flamber les cours du pétrole et inquiète particulièrement la Chine. L'Iran a dénoncé un acte "illégal", qui relève de la "piraterie", et menacé de représailles chez ses voisins du Golfe, déjà ciblés par des frappes iraniennes lors de la guerre déclenchée fin février par l'offensive israélo-américaine sur l'Iran. "Si la sécurité des ports de la République islamique (...) est menacée, aucun port dans le Golfe persique et la mer d'Arabie ne sera en sécurité", a averti le commandement militaire iranien.
Le mois d'avril "devrait être encore pire que mars" pour le secteur de l'énergie, quand bien même la guerre en Iran trouverait rapidement une conclusion, a alerté lundi le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol. Alors que des navires ont pu en mars livrer leur cargaison qui avait été "chargée avant le début de la crise (...) Rien n'a pu être chargé" ce mois-ci dans le Golfe, a déclaré M. Birol en conférence de presse.
Les Etats-Unis et l'Iran ont échoué à trouver un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, au terme de négociations marathon à Islamabad, a annoncé dimanche le vice-président américain JD Vance, qui rentre aux Etats-Unis après avoir fait, selon lui, une "offre finale et la meilleure possible" à l'Iran. "Nous rentrons aux Etats-Unis sans être parvenus à un accord", a déclaré M. Vance lors d'une brève conférence de presse à Islamabad, où Américains et Iraniens négociaient depuis samedi. "Je pense que c'est une mauvaise nouvelle pour l'Iran bien plus que ce ne l'est pour les Etats-Unis d'Amérique", a-t-il considéré.
Voici les derniers événements dimanche en lien avec les événements au Moyen-Orient, alors qu'un fragile cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis entre dans son cinquième jour.
Donald Trump a annoncé dimanche un blocus américain du détroit d'Ormuz, accusant l'Iran de refuser de renoncer à ses ambitions nucléaires après l'échec de pourparlers directs qui visaient à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. S'il a assuré que les discussions à Islamabad, de plus de 20 heures, s'étaient "bien" déroulées et que "la plupart des points avaient fait l'objet d'un accord", le président des Etats-Unis a réaffirmé être prêt à frapper les infrastructures énergétiques iraniennes, indiquant que Téhéran avait refusé de céder sur la question nucléaire.
Des soldats israéliens ont percuté dimanche "à deux reprises" des véhicules des Casques bleus de l'ONU avec un char Merkava, causant "des dégâts significatifs" à l'un des véhicules, a annoncé la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). "Les soldats avaient bloqué une route à Bayada, utilisée pour accéder aux postes de la Finul".
Des responsables iraniens et américains ont entamé samedi à Islamabad des négociations directes pour tenter, malgré de nombreuses incertitudes, d'obtenir une trêve durable à une guerre qui ébranle l'économie mondiale. Ces discussions, à un niveau sans précédent entre les deux pays ennemis depuis la Révolution islamique de 1979, se déroulent selon la Maison Blanche sous un format trilatéral, en présence de responsables du Pakistan qui ont facilité la conclusion d'un cessez-le-feu de deux semaines, entré en vigueur mercredi.
Arthur Keller expert en risques systémiques et strategies de resilience présente les conclusions alarmantes du Shift Project et de Rystad Energy sur notre avenir énergétique. Le pétrole abondant qui a structure nos villes et notre économie mondiale entre dans une phase de déclin irreversible. Avec un taux de remplacement de seulement seize pour cent chaque baril découvert cache six barils consommes. L’Union européenne fait face a un mur d’approvisionnement des deux mille trente qui imposera des renoncements majeurs. Nous quittons l’ère du toujours plus pour entrer dans l’ère du moins.
Le Fonds monétaire international assure, ce jeudi 9 avril, que la guerre pourrait plonger 45 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire, du fait de la hausse des prix de l’énergie et les ruptures d’approvisionnement.
Malgré l’annonce d’une trêve improbable entre Washington et Téhéran, le trafic reste quasi à l’arrêt dans ce passage clé pour le commerce mondial. La république islamique cherche à en garder le contrôle, au mépris du droit international de la mer.
Voici les dernières évolutions économiques mondiales vendredi vers 03H50 GMT ,alors qu'un fragile cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis est entré dans son troisième jour: Bourses modérément optimistes, pétrole sous les 100 dollars
Les Etats-Unis devraient exporter 5,2 millions de barils par jour en avril, principalement vers l’Asie, soit 33 % de plus qu’avant l’offensive américano-israélienne en Iran.
Des pourparlers sont censés se tenir à Islamabad ce week-end, avec pour objectif de transformer un fragile cessez-le-feu en paix durable. Explications.
Les aéroports européens tirent la sonnette d’alarme. Si le détroit d’Ormuz ne rouvre pas rapidement, des pénuries de kérosène pourraient survenir dans les prochaines semaines, avertit l’association ACI Europe.
L’armée israélienne a annoncé ce mercredi avoir mené sa «plus grande frappe coordonnée» contre le Hezbollah depuis fin février. L’Etat hébreu explique que son voisin n’est pas concerné par le texte discuté par Washington et Téhéran.
Les récentes déclarations de Donald Trump au sujet de la guerre en Iran ont divisé ses partisans influenceurs, et cela à quelques mois d’une échéance électorale importante : les élections de mi-mandat, en novembre prochain. Beaucoup s’interrogent sur la santé mentale du président américain.
La réouverture du détroit d’Ormuz est un des éléments au cœur de l’accord de cessez-le-feu conclu cette semaine entre les Etats-Unis et l’Iran. Laisser passer les bateaux par cette voie navigable qui sépare l’Iran du Sultanat d’Oman, large d’une trentaine de kilomètres à peine, est un enjeu majeur. Avant la guerre, un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et gaz naturel liquéfié passaient par là. Problème : depuis le 28 février et le début de la guerre, le détroit d’Ormuz est sous le contrôle de l’armée iranienne. Selon l’Iran, le détroit d’Ormuz est aujourd’hui miné. Un système de "péage" a aussi été mis en place. Alors qu’est-ce qui se joue ? Est-ce illégal ? Voici nos tentatives de réponses.
Les Etats-Unis et l’Iran sont convenus mardi soir d’un cessez-le-feu de deux semaines, une heure avant l’expiration de l’ultimatum lancé par le président américain Donald Trump, qui menaçait de détruire le pays.
Le président américain Donald Trump a déclaré à l’AFP mardi que les Etats-Unis avaient remporté une "victoire totale et complète" en concluant un accord de cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran.
Les deux protagonistes revendiquent la victoire mercredi après avoir convenu d’un cessez-le-feu de deux semaines en échange d’une réouverture du détroit d’Ormuz. L’Iran n’acceptera la fin du conflit que si les Etats-Unis valident la totalité de sa proposition en 10 points.
Le président américain, qui avait promis d’anéantir l’Iran, a annoncé, mardi soir, un cessez-le-feu avec Téhéran, qui devrait rouvrir le détroit d’Ormuz. Israël a dit soutenir l’accord, mais affirmé que ses opérations au Liban n’étaient pas concernées.
Donald Trump a annoncé mardi qu'il suspendait pendant deux semaines les bombardements contre l'Iran et qu'un cessez-le-feu était conclu, conditionné à la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz. Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a par la suite souligné que cette trêve "n'inclut pas le Liban".
Confrontés aux perturbations d’approvisionnement provoquées par la guerre au Moyen-Orient, nombre de pays se tournent vers l’énergie fossile la plus disponible et la plus polluante. Mais cette solution de court terme, incompatible avec l’impératif climatique, rappelle la nécessité d’accélérer résolument le déploiement des énergies décarbonées.
Le patron de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient, la pire que le monde ait connue, devrait à terme accélérer le développement des énergies renouvelables, nucléaires et des véhicules électriques, dans une interview à paraître mardi dans le journal français Le Figaro.
En Asie, les risques de pénurie de gaz dopent le recours à ce combustible très polluant. L’Italie et l’Allemagne envisagent aussi de faire tourner davantage leurs centrales.
Le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient, la pire que le monde ait connue, devrait à terme accélérer le développement des énergies renouvelables, nucléaires et des véhicules électriques, dans une interview à paraître mardi dans le journal français Le Figaro.
Le président américain a menacé lundi 6 avril l’Iran de «destruction totale», nouvel épisode d’une fuite en avant qui ne laisse entrevoir aucune solution à la guerre.
Le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient, la pire que le monde ait connue, devrait à terme accélérer le développement des énergies renouvelables, nucléaires et des véhicules électriques, dans une interview à paraître mardi dans le journal français Le Figaro.
Le cours du baril de pétrole américain WTI grimpe nettement mardi, affichant une hausse de près de 3% après des informations faisant état de frappes contre des infrastructures clés, notamment contre l'île de Kharg dans le Golfe, point névralgique de l'industrie du pétrole iranienne. Après avoir hésité plus tôt dans la séance, suspendu à un ultimatum de Trump contre l'Iran qui expire mardi soir, le prix du baril de West Texas Intermediate, référence américaine, pour livraison en mai, grimpait de 2,81% vers 12H50 GMT, à 114,71 dollars. Il a même progressé brièvement de plus de 3%.
Des frappes ont été menées contre l'île de Kharg dans le Golfe, point névralgique de l'industrie pétrole iranienne, a rapporté l'agence de presse iranienne Mehr, des médias américains affirmant de leur côté que Washington avait frappé uniquement des cibles militaires. "L'ennemi américano-sioniste (américano-israélien, NDLR) a conduit plusieurs attaques sur l'île de Kharg (sud-ouest) et plusieurs explosions y ont été entendues", a rapporté l'agence de presse iranienne Mehr.
Pendant la guerre déclenchée par Israël avec l’appui des États-Unis contre l'Iran, le détroit d'Ormuz n'est pas seulement une question de géopolitique régionale. C'est l'interrupteur d'un système alimentaire mondial qui sacrifie sa sécurité sur l'autel du coût minimal.
Le président américain a menacé ce mardi 7 avril la République islamique d’un anéantissement à l’expiration de sa deadline, alors que des frappes ont déjà visé des ponts et l’île pétrolière de Kharg.
Alors que l’ultimatum était sur le point d’arriver à échéance, Donald Trump a annoncé suspendre les bombardements durant deux semaines après avoir conclu un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran dans la nuit de mardi à mercredi. Téhéran qui a accepté de rouvrir le détroit d’Ormuz si les attaques israélo-américaines cessent.
Le Sri Lanka a annoncé lundi une nouvelle hausse de plus de 20% des prix du gaz de pétrole liquéfié (GPL) en raison de la hausse de ses cours sur les marchés mondiaux pour cause de guerre au Moyen-Orient. Le pays importe la totalité de ses besoins en pétrole et en gaz, et du charbon pour la production d'électricité.
Les Gardiens de la Révolution annoncent se préparer à imposer de nouvelles conditions de navigation dans le détroit dOrmuz.
Plusieurs pays médiateurs ont transmis ce lundi 6 avril aux belligérants une proposition visant à mettre fin aux hostilités, à la veille de l’expiration de l’ultimatum de Donald Trump.
La guerre au Moyen-Orient est entrée dans son 38e jour ce lundi où les chrétiens célèbrent Pâques à travers le monde. Le président américain Donald Trump a promis l’enfer aux Iraniens si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert avant mardi 20 heures (mercredi à 2 heures, heure belge). Les États-Unis menacent de bombarder le réseau électrique iranien et d’autres infrastructures civiles en Iran. Ce lundi déjà, le plus grand complexe pétrochimique iranien, à Assalouyeh, a été ciblé par des frappes israéliennes.
Le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi a jugé lundi sur X que "les attaques", comme celle survenue samedi près du périmètre de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, constituaient "un danger bien réel pour la sûreté nucléaire et devaient cesser".
Pas de répit à Pâques pour Donald Trump et sa rhétorique outrancière: le président américain s'est fendu dimanche d'un message particulièrement injurieux et truffé d'obscénités à l'adresse de l'Iran, s'attirant en retour des critiques d'élus aux Etats-Unis.
Réunies sous l’étendard de la Résistance islamique en Irak, les milices chiites irakiennes sont entrées en guerre aux côtés de l’Iran au lendemain des premières frappes américano-israéliennes, le 28 février. Elles ont lancé des attaques contre les intérêts américains et étrangers en Irak, ainsi qu’en Syrie, en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït.
La région est fortement pénalisée par les perturbations d’approvisionnement et la flambée des cours des hydrocarbures, alors que 84 % du pétrole transitant par le détroit d’Ormuz lui était destiné.
Depuis le début de la guerre en Iran, le 28 février, le prix du pétrole ne cesse de grimper. Mais la situation est-elle vraiment semblable à celle connue pendant les précédents chocs pétroliers ?
Dans une tribune au « Monde », l’économiste s’interroge sur les impacts économiques et politiques du conflit iranien sur la transition énergétique, et y voit le risque d’un retour de bâton climatique à l’échelle mondiale.
L'Espagne et quatre autres pays de l'Union européenne ont appelé à la mise en place d'une taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques, en réponse à la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué samedi le ministre espagnol de l'Economie, Carlos Cuerpo. Cette demande a été formulée dans une lettre adressée au commissaire européen au Climat Wopke Hoekstra, signée par M. Cuerpo ainsi que par les ministres des Finances d'Autriche, d'Allemagne, d'Italie et du Portugal, a-t-il précisé dans un message publié sur X.
Donald Trump a donné samedi "48 heures" à l'Iran pour "conclure un accord ou rouvrir le détroit d'Ormuz", sans quoi les Etats-Unis déchaîneraient "les enfers sur eux". "Vous vous souvenez quand j'ai donné 10 jours à l'Iran pour CONCLURE UN ACCORD ou ROUVRIR LE DETROIT D'ORMUZ. Le temps presse - 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux. Gloire à DIEU!", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social en ce week-end pascal.
The world has become well versed in the importance of the strait of Hormuz to the world’s energy flows, but attention is increasingly turning to its vital role in another market – the fertiliser on which harvests depend. A third of the global trade in raw materials for fertiliser passes through the maritime choke point, which is also the route for 20% of shipments of natural gas, which is required to make it.
Les transports en commun dans la capitale du Pakistan, Islamabad, seront gratuits à partir de samedi, a annoncé le ministre de l'Intérieur, après que le gouvernement a fortement augmenté les prix du carburant en raison de la flambée des prix mondiaux de l'énergie due à la guerre en Iran. "Tous les transports publics à Islamabad seront gratuits pour le grand public pendant les 30 prochains jours à partir de demain", a écrit vendredi sur X Mohsin Naqv
La guerre au Moyen-Orient a des conséquences économiques énormes. C'est notamment le cas pour le secteur de la construction qui n'échappe pas à une hausse des prix des matériaux. Et cela sera répercuté sur les factures des clients. Rencontre avec des professionnels de la construction en région liégeoise.
Les infrastructures critiques sont prises pour cible au Moyen-Orient. En particulier les sites de production et de liquéfaction de GNL, mais aussi les data centers.
Des propos "ni élégants ni à la hauteur". Le président français a réagi jeudi aux moqueries de Donald Trump sur son couple. Commentant les multiples revirements de son homologue américain sur la guerre au Moyen-Orient et sur l'Otan, Emmanuel Macron a regretté que "ça parle trop (...), dans tous les sens".
La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a évoqué jeudi "l'urgente nécessité" de rouvrir le détroit d'Ormuz, en débutant une réunion virtuelle des représentants de "plus de 40 pays" prêts à se mobiliser pour sécuriser cette voie maritime stratégique.
Lorsque l’on parle de la fermeture du détroit d’Ormuz, on évoque principalement les problèmes d’approvisionnement en pétrole et en gaz naturel. Néanmoins, le blocus met également en péril le transit de l’hélium, un gaz essentiel dans la production de semi-conducteurs. Or, cette industrie pourrait être impactée à l’échelle mondiale.
Dans un entretien accordé au Daily Telegraph publié mercredi, Donald Trump a affirmé qu’il envisageait très sérieusement de retirer les États‑Unis de l’Otan. Le président américain reproche à ses alliés de ne pas avoir soutenu l’opération militaire américaine contre l’Iran.

mars 2026

Un quart du commerce mondial d’or noir par voie maritime a transité par le détroit d’Ormuz en 2025. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, faute de pouvoir exporter, les pays pétroliers du Golfe ont réduit leur production de 25 % à 80 %, selon les cas.
La guerre en Iran entre dans sa quatrième semaine. Une fois de plus, afin d’éviter une panique et un effondrement généralisé des marchés à l’ouverture de la séance de lundi, on a dû inventer une nouvelle pour apaiser les marchés. Dans ce cas, Donald Trump a décrété une trêve de 5 jours (uniquement du côté américain, Israël suit sa propre voie), selon lui grâce à des conversations fructueuses avec l’Iran ce week-end (conversations déjà démenties par les autorités iraniennes).
Oil prices could jump to $200 per barrel and even higher if the Strait of Hormuz remains near-closed as it is at the moment, Fereidun Fesharaki, Chairman Emeritus of energy consultancy FGE NexantECA, told Bloomberg on Tuesday. Although the oil market is moving on sentiment and U.S. President Donald Trump’s social media posts about the war, the fact is that “every week, 100 million barrels of oil is not going through, and every month, 400 million barrels are not going through,” Fesharaki told Bloomberg Television.
Action militaire au sol ou menace d'anéantissement, l'île de Kharg, point névralgique de l'industrie pétrolière iranienne, est au coeur des dernières mises en garde de Donald Trump pour tenter de faire pression sur Téhéran. "Peut-être que nous prendrons l'île de Kharg, peut-être que non. Nous avons beaucoup d'options (...) Je ne pense pas qu'ils aient la moindre défense. Nous pourrions la prendre très facilement", a assuré le président américain au Financial Times ce week-end. Lundi, il a menacé "d'anéantir" l'île si les négociations n'aboutissent pas. Les Iraniens répètent de leur côté être prêts à se défendre et promettent que Kharg sera le tombeau de l'armée américaine.
We can’t know how long the war in the Middle East will last. Nor can we know who will “win” it, and in which terms. What we know is that the destruction already wreaked on things and people is immense, and it keeps escalating. The longer the war, the bleaker their perspectives in a region already plagued by all sorts of problems, including drought, soil degradation, ecosystem damage, scarce agricultural resources, declining fertility rates, and more.
La France réunit lundi un G7 en visioconférence avec les ministres des Finances, ceux de l'Énergie et les responsables des banques centrales, un format inédit, selon Paris, pour échanger sur les répercussions économiques liées à la guerre au Moyen-Orient.
Donald Trump a haussé le ton vis-à-vis de l'Iran lundi en menaçant d'"anéantir" l'île de Kharg, son principal terminal pétrolier, si des discussions entre Américains et Iraniens n'aboutissaient pas "rapidement", notamment pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Le conflit au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts depuis son déclenchement le 28 février par une attaque américano-israélienne sur l'Iran, continue par ailleurs de peser sur le commerce mondial, notamment via le blocage par l'Iran de ce détroit par où transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux.


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