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février 2026

Ses obsessions géopolitiques le prouvent : le président américain est un symptôme d'un monde à court de ressources.
Le Brésil, hôte du dernier sommet des Nations unies sur le climat, a appelé, vendredi dans une lettre obtenue par l'AFP, les pays à soumettre des propositions de "feuilles de route" pour entamer une transition vers la sortie des combustibles fossiles et l'arrêt de la déforestation.
La Cour suprême, plus haute autorité judiciaire des États-Unis, a accepté lundi de se pencher sur les liens entre changement climatique et énergies fossiles, en consentant à examiner la demande de compagnies pétrolières et gazières qui tentent de faire bloquer des poursuites les visant.
Vendredi 20 février, la paléoclimatologue du Giec a été appelée à la barre du tribunal judiciaire de Paris dans l’affaire qui oppose le leader français pétro-gazier à des ONG. Les juges se prononceront le 25 juin sur un possible défaut de vigilance environnementale de l’entreprise.
Le gouvernement de Donald Trump, notoirement climatosceptique, a annoncé vendredi abaisser les limites d'émissions polluantes imposées aux centrales électriques à charbon aux États-Unis, les autorisant à émettre dans l'air davantage de mercure et d'autres métaux toxiques pour la santé humaine. Ce revirement a été annoncé dans un communiqué par le patron de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), Lee Zeldin, un proche de Donald Trump.
TotalEnergies est jugé à Paris jeudi et vendredi, accusé d'avoir manqué à son devoir de vigilance en matière de risques environnementaux par des associations et la Ville de Paris, qui demandent l'arrêt des nouveaux projets pétro-gaziers.
Un an s’est écoulé depuis que Donald Trump a prêté serment pour son second mandat. Sa campagne de 2024 s’était construite sur la promesse du « retour de l’abondance ». L’un des engagements était de diviser par deux les factures énergétiques des Américains en douze à dix-huit mois, en « libérant » les hydrocarbures des réglementations de l’administration Biden. Un an après, le bilan d’étape de cette politique énergétique révèle un contraste saisissant entre promesses et réalités. L’exploitation massive des énergies fossiles a effectivement battu des records, faisant des États-Unis le premier producteur et exportateur mondial de pétrole et de gaz. Mais cette « domination énergétique » se construit aux dépens des ménages et des entreprises américaines, qui font face à des coûts en nette hausse, à rebours des espoirs suscités. Analyse d’un piège économique qui se referme sur la base électorale du président républicain et résonne mal avec les promesses de l’America First.
Chris Wright menace à nouveau de retirer les Etats-Unis de l’Agence internationale de l’énergie, jugée trop « dominée » par les questions climatiques.
Le ministre américain de l'Energie Chris Wright a estimé mercredi que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) devait "laisser tomber" son travail sur la question du changement climatique pour se concentrer sur la sécurité énergétique. "Je veux obtenir le soutien des autres nations de cette noble organisation pour travailler avec nous afin de pousser l'AIE à laisser tomber le climat. Ça, c'est de la politique", a déclaré M. Wright lors d'une réunion ministérielle à Paris. Le ministre a menacé par le passé de retirer les États-Unis de l'AIE, à moins que celle-ci ne réforme sa manière de fonctionner.
Des bassins d’hydrocarbures sont toujours exploités sur le sol hexagonal. Mais l’octroi de permis de forage est régulièrement contesté au nom de la lutte contre le changement climatique.
Le secrétaire américain à l'Énergie Chris Wright a exhorté mercredi à Paris l'Agence internationale de l'énergie (AIE) à abandonner ses travaux sur le changement climatique pour mieux se concentrer sur sa mission originelle de sécurité énergétique.
Lors du procès intenté par une coalition d’associations et la Ville de Paris, qui s’ouvre jeudi 19 février, le ministère public fera valoir que « le champ d’application de la loi sur le devoir de vigilance ne s’étend pas au changement climatique ».
La présidence brésilienne de la COP30 veut présenter une "feuille de route" pour réduire la dépendance des pays aux combustibles fossiles qui "unisse les pays" et s'adresse au monde entier, a dit mardi son président. "On ne veut pas contribuer à la division, au contraire, nous voulons préparer un document qui unisse les pays autour de ce qui a déjà été accepté à Dubaï", a dit à quelques journalistes le président de la COP30, André Correa do Lago. A la COP28 de Dubaï en 2023, plus de 190 pays ont approuvé le principe d'un abandon progressif des énergies fossiles, mais les négociations n'ont depuis pas produit d'avancées notables sur sa mise en pratique.
Le "culte du climat" a fragilisé l'économie européenne, a dit mardi le secrétaire américain à l'Energie Chris Wright dans un entretien avec l'AFP, qualifiant de "fermeté affectueuse" la manière dont les Etats-Unis voient la relation avec l'Europe, décrite comme "un allié solide". "L'expérience menée ces 17 dernières années, que l'on peut à juste titre qualifier de culte du climat, n'a fait qu'augmenter le prix de l'énergie. L'Europe dans son ensemble produit aujourd'hui moins d'énergie qu'il y a 17 ans, et les prix ont considérablement augmenté", a lancé M. Wright, après avoir participé à une conférence au siège de l'Institut français des relations internationales (IFRI) à Paris.
L’abrogation de l’Endangerment Finding (qu’on peut traduire par « constat de mise en danger »), annoncée depuis la Maison-Blanche le 12 février 2026 marque un retour en arrière de près de vingt ans. Ce texte de l’EPA réunit en effet les éléments scientifiques permettant l’application d’une décision de la Cour suprême des États-Unis datant de 2007, qui appelait l’Agence environnementale américaine (EPA) à inclure les six principaux gaz à effet de serre parmi les rejets atmosphériques qu’elle a mission de réguler. Nouvelle illustration du backlash climatique de l’Amérique trumpienne, cette abrogation promet de multiples contentieux juridiques qui remonteront sans doute jusqu’à la Cour suprême, dont la décision de 2007 n’a pas été abrogée.
Donald Trump a ordonné mercredi à son ministère de la Défense de se fournir en électricité issue de centrales à charbon, une nouvelle tentative du président américain de relancer une industrie coûteuse, en déclin, et qui contribue de manière importante au réchauffement climatique.
L'Allemagne risque de ne pas remplir ses objectifs de lutte contre le réchauffement climatique à l'horizon 2030 et 2045, selon l'ébauche d'un nouveau plan d'action obtenu mardi par l'AFP. Le gouvernement du chancelier conservateur Friedrich Merz a jusqu'au 25 mars pour présenter ce nouveau cadre afin que la première économie de l'UE respecte in fine ses engagements climatiques juridiquement contraignants.
Infrastructure essentielle, le réseau d'électricité à haute tension doit être renouvelé et renforcé pour faire face aux défis de l'électrification et du changement climatique. En Ile-de-France, son gestionnaire RTE a engagé des "travaux d'Hercule" à horizon 2050. Dans une rue du XIIIe arrondissement de Paris, un bâtiment anonyme en béton bas carbone et en bois brûlé abrite une installation stratégique: ce plus vieux poste électrique de la capitale fournit de l'électricité à environ 300.000 personnes.
La production alimentaire et les combustibles fossiles causent 5 milliards de dollars de dégâts environnementaux par heure Un rapport du PNUE affirme que mettre fin à ces dommages est essentiel à la transformation mondiale nécessaire « avant que l’effondrement ne devienne inévitable ».
Le ministère de la Transition écologique a jugé jeudi "réalistes" les cibles de baisse de l'ordre de 5% par an des émissions françaises d'ici 2030, malgré les chiffres plutôt décevants de 2025 et un contexte économique difficile.

janvier 2026

Une décrue limitée du thermomètre en 2025 Comme attendu, la température moyenne à la surface du globe a légèrement reculé en 2025 avec la dissipation de l’épisode El Niño. L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) estime que le réchauffement a atteint 1,44°C relativement à l’ère préindustrielle, contre 1,55°C en 2024. Un recul très limité, 2025 ayant été la troisième année la plus chaude jamais observée, pratiquement à égalité avec 2023. Le repli du thermomètre a été nettement plus marqué dans les zones tropicales, plus sensibles à la dissipation de l’épisode El Niño que dans les zones tempérées ou polaires. Le continent Antarctique a même battu son record absolu de température l’an passé.
Les émissions de CO₂ du deuxième pollueur mondial sont reparties à la hausse en raison d’un hiver froid et du recours au charbon pour les data centers. Les conséquences des attaques de Donald Trump contre la transition devraient prochainement aggraver la situation.
Des rues sans lumière, des bâtiments éteints à 19 heures, des habitants obligés de rationner l’électricité... Le Kirghizstan fait face à sa plus sévère crise énergétique. En cause : la fonte des glaciers, qui peinent à alimenter une centrale hydroélectrique dont dépend le pays.
L'année 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, ont annoncé mercredi l'observatoire européen Copernicus et l'institut américain Berkeley Earth, pour qui 2026 devrait rester à des niveaux historiquement hauts. Le thermomètre mondial affiche depuis trois ans des niveaux jamais vus à l'échelle de l'humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C au niveau préindustriel (1850-1900), note Copernicus dans son bilan annuel. "La hausse brutale enregistrée entre 2023 et 2025 a été extrême et suggère une accélération du rythme du réchauffement climatique", estiment séparément les scientifiques de Berkeley Earth, aux Etats-Unis.
Dans un récent post, Jean Boissinot s’interroge sur la note à donner à la suite de l’estimation des émissions de gaz à effet de serre en 2025 par le CITEPA : E ou D ? Je propose ici une grille de notation portant sur la qualité du baromètre du CITEPA, l’évolution attendue des émissions en 2025 et la procrastination des gouvernants en matière d’action climatique.
Lorsqu'il est question d'émissions de méthane, les fuites de gaz naturel sont sans surprise souvent mentionnées. On évoque aussi fréquemment l'élevage de ruminants à cette occasion. Mais les sources de méthane sont en réalité extrêmement variées : zones humides, décharges et même termites... Les chiffres d’émission restent très imprécis, du fait de la quantité et de la qualité des mesures qui pourtant ont été considérablement améliorées dans les années récentes grâce aux mesures satellitaires. Il est essentiel que ces mesures couvrent la totalité de la surface terrestre et prennent en compte les variations dans le temps. Les chiffres suivants, approximatifs, sont indiqués en pourcentage des émissions globales de méthane: 30% proviendraient de l’agriculture, 20% des combustibles fossiles, 10% des déchets, et environ 40% de sources dites naturelles (zones humides, feux de forêt, hydrates, etc.).
Les océans du globe sont bien plus que de vastes étendues d’eau : ils sont les grands régulateurs du climat terrestre. Pourtant, les dernières recherches scientifiques montrent qu’en 2025, ces « réservoirs naturels » ont atteint un niveau record de chaleur, accumulant chaque seconde une énergie équivalente à douze bombes atomiques d’Hiroshima. Cette tendance n’est pas un événement isolé, mais la neuvième année consécutive d’un réchauffement massif qui pourrait transformer nos mers, nos côtes et notre climat.
Extraire le pétrole des immenses gisements du Venezuela : Donald Trump en rêve, mais c’est une mauvaise idée. Pollution, biodiversité ruinée, peuples opprimés... Reporterre fait le point sur cette véritable « bombe climatique ».
La part d'électricité produite à partir de sources renouvelables a atteint 47% l'an dernier au Royaume-Uni, un record, mais l'utilisation de gaz a aussi augmenté, selon une étude du média spécialisé Carbon Brief.

décembre 2025

Dans la course effrénée pour trouver des alternatives aux combustibles fossiles, l’hydrogène s’est imposé comme l’un des candidats les plus prometteurs. Propre, abondant, ne rejetant que de la vapeur d’eau lors de sa combustion, il semblait cocher toutes les cases du carburant miracle. Gouvernements et industriels ont investi des milliards dans cette technologie censée révolutionner les transports et l’industrie lourde. Mais une étude publiée dans Nature vient de jeter un froid : ce sauveur climatique contribue lui-même au réchauffement de la planète. Le mécanisme en cause est si subtil qu’il est passé sous les radars pendant des décennies.


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