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Le rapport d’une mission d’inspection interministérielle publié jeudi identifie quatre scénarios de dépollution de l’eau potable, représentant des surcoûts allant de 1,3 milliard à 5,7 milliards d’euros par an.
Depuis plus d'un an, la consommation de l'eau du robinet est interdite dans une vingtaine de communes de la Meuse et des Ardennes en raison d'une pollution record aux Pfas. Alors que des alertes similaires aux polluants éternels se multiplient en France, les solutions pérennes peinent à émerger. En cause, les défis logistiques et les coûts astronomiques de la dépollution.
Lundi, la ministre de la transition écologique Monique Barbut a dressé le bilan de l’exceptionnelle sécheresse en cours. Dans plusieurs départements, l’approvisionnement en eau potable est sous tension et la nouvelle canicule risque d’aggraver la situation. On fait le point.
La loi d’urgence agricole a été adoptée par le 21 juillet. Elle réaffirme les choix controversés de la loi « Duplomb » de juillet 2025, autorisant certains néonicotinoïdes dangereux et facilitant le stockage de l’eau. Comment expliquer une telle obstination, malgré une importante mobilisation citoyenne et la censure du Conseil constitutionnel ?
Les flammes reculent, l’inquiétude non. Dans les Landes de Gascogne et en Gironde, où 40 000 hectares de forêt sont partis en fumée cet été, les fournisseurs d’eau potable savent que le vrai risque commence quand les pompiers rangent leurs tuyaux. Sous ce massif de pins maritimes repose l’une des plus grandes réserves d’eau douce du pays, et c’est justement cette proximité entre le sol brûlé et la nappe qui inquiète les techniciens chargés de la surveiller.
En trois mois, le pays a connu quatre vagues de chaleur, avec des températures jusqu’à 12 °C au-dessus des normales saisonnières. La raréfaction de l’eau pour les populations affecte aussi l’agriculture, l’industrie et le tourisme.
Selon l’association à l’origine du contentieux, de nombreux manquements ont entaché l’édification de ces réserves d’eau. Les agriculteurs ont décidé de faire appel de cette décision qui leur donne trois ans pour remettre les lieux en état.
Sous la surface tranquille d’un lac, une crise invisible se joue. Là où l’eau semble immobile et sereine, un souffle vital s’amenuise lentement : l’oxygène. Et ce que révèle aujourd’hui une vaste synthèse mondiale a de quoi surprendre même les plus attentifs aux questions environnementales. Nos lacs d’eau douce, ces réservoirs précieux qui abreuvent, nourrissent et fascinent depuis des millénaires, perdent leur oxygène bien plus rapidement que les océans. Un phénomène silencieux, presque imperceptible à l’œil nu, mais dont les répercussions pourraient bouleverser des écosystèmes entiers. Plongeons ensemble dans les profondeurs de ce constat qui interpelle.
Bruxelles passe en vigilance jaune face à la sécheresse et appelle à limiter les usages non essentiels de l'eau, dont la distribution reste normale.
Cours d'eau, nappes et barrage de Nisramont restent sous surveillance en Wallonie, où plusieurs restrictions sur l'usage de l'eau sont maintenues.
Le Parlement a adopté mardi la loi d'urgence agricole, qui prévoit notamment le doublement des volumes de stockage d’eau à des fins agricoles d’ici 2035. Très attendu par les agriculteurs dans un contexte de sécheresse exceptionnelle, le texte suscite des inquiétudes quant à la répartition entre usagers de cette ressource stratégique. Décryptage avec Gabrielle Bouleau.
Alors que les résidents se confrontent à des coupures prolongées à cause de la sécheresse, la dégradation du réseau d’assainissement les empêche aussi de se baigner dans plusieurs sites naturels.
Galvanisé par l’adoption de la loi d’urgence agricole, le deuxième syndicat du secteur généralise des appels déjà lancés dans le Sud-Ouest. Il dénonce une gestion de l’eau jugée trop contraignante.
Imaginez un champ verdoyant au début de l’été, ses tiges gorgées de sève et ses feuilles bien droites. Quelques semaines plus tard, le même champ n’est plus qu’une étendue craquelée, jaunie, désespérément sèche. Ce scénario, digne d’un film accéléré, porte désormais un nom : la sécheresse éclair. Contrairement aux grandes sécheresses qui s’installent lentement sur des mois, voire des années, ces phénomènes frappent à une vitesse déconcertante, prenant de court aussi bien les agriculteurs que les gestionnaires de l’eau. Et voilà qu’un premier bilan à l’échelle planétaire vient d’en mesurer la cadence et la fréquence. Le verdict est sans appel : ces épisodes brutaux se multiplient partout sur le globe. Plongeons dans cette dynamique qui bouleverse notre façon de comprendre l’assèchement des terres.
En plein cœur de l’été, alors que les thermomètres flirtent avec des sommets et que les nuits peinent à rafraîchir nos villes, une question mérite toute notre attention : et si le sol sous nos pieds jouait un rôle bien plus important qu’on ne l’imaginait dans l’intensité des canicules ? Longtemps considéré comme un simple décor passif, terrain qui subit la chaleur sans broncher, il se révèle en réalité un acteur de premier plan. Une analyse scientifique récente vient bouleverser cette vision en établissant un lien direct entre l’assèchement des sols et une hausse mesurable des températures extrêmes locales. Autrement dit, une terre desséchée ne se contente pas d’endurer la fournaise : elle l’entretient et l’amplifie. Comprendre ce mécanisme, c’est se donner une chance d’anticiper les vagues de chaleur qui rythment désormais nos étés.
On imagine souvent l’Amérique comme une terre d’abondance, capable de dompter les fleuves les plus puissants pour faire fleurir le désert. Pourtant, dans l’Ouest, cette promesse s’effrite un peu plus chaque saison. Le lac Mead, gigantesque réserve d’eau née de la construction du barrage Hoover, symbolisait autrefois cette maîtrise absolue de la nature. Aujourd’hui, ses berges blanchies par la sécheresse racontent une tout autre histoire. Face à un niveau que personne n’avait jamais osé anticiper, la Californie vient de conclure un accord qui aurait paru inimaginable il y a encore quelques années : renoncer à une partie de son eau contre une compensation financière colossale. Un marché inédit, révélateur d’une crise qui pourrait redessiner l’avenir de tout un pan des États-Unis.
En Algérie d'importants incendies sévissent à cause de la sécheresse et de la vague de chaleur. Selon les autorités, plus de 130 départs de feu ont été comptabilisés dans la journée du 15 juillet. Au moins une personne a été tuée, et les dégats sont considérables, notamment pour les agriculteurs et éleveurs. Récit d'Héloïse Mélan.
Avec la sécheresse et les canicules, les débits des cours d’eau s’amenuisent et leur température monte dangereusement pour la faune. Plusieurs fédérations de pêche, « en alerte permanente », tentent de sauver certains poissons.
Une première commune en province de Liège vient d’appliquer des restrictions d’eau. Cette commune, c’est Trois-Ponts, qui est une des rares à gérer encore elle-même la production et la distribution de l’eau. Diverses interdictions frappent momentanément 16 villages ou lieux-dits.
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a alerté ce mercredi 15 juillet sur une sécheresse inédite touchant la quasi-totalité du territoire, avec 99 départements sous restrictions d’eau et des cours d’eau à des niveaux historiquement bas.
Alors que la troisième canicule de l'été se poursuit mardi en France, le niveau des nappes phréatiques est en baisse, ce qui entraîne des restrictions d'usage de l'eau dans des dizaines de départements. Une situation qui rapproche l'Hexagone des sécheresses historiques de 1976 et 2022, constate Yves Tramblay, directeur de recherche en hydrologie à l’Institut de recherche pour le développement.
Face aux extrêmes climatiques, Berlin accélère sa mutation en « ville éponge », mêlant végétalisation, rétention des eaux et mobilisation citoyenne. Une ambition politique inédite qui essaime.
Les volumes consommés ont progressé de 10 % à 50 % en juin par rapport à la même période en 2025, contraignant les infrastructures fragilisées à tourner à plein régime, tandis que les réserves souterraines et les rivières s’affaiblissent.
Les médicaments que nous consommons finissent dans les cours d’eau avec des risques réels sur la biodiversité. Si le phénomène alerte, il passe encore sous les radars.
Très peu de pluie ces dernières semaines, la sécheresse se précise et, dans certaines communes, on prend des mesures. En Province de Luxembourg, la moitié des communes disposent toujours de leur propre réseau d'eau, et elles y tiennent ! Mais cela nécessite de prendre des mesures de précaution et de restreindre la consommation d'eau. C'est le cas notamment à Léglise, depuis près de deux semaines.
Selon une étude publiée ce 6 juillet par la revue par la revue «Environmental Science : Processes & Impacts» estime à 100 milliards d’euros par an le traitement des PFAS «émergents», un coût 50 fois supérieur à celui des PFAS «historiques» strictement réglementés. Il est pour autant peu efficace.
Le 25 mars 2023, des milliers de personnes avaient bravé l’interdiction préfectorale dans ce village des Deux-Sèvres. Les quatre organisateurs condamnés ont annoncé leur pourvoi en cassation.
En raison d’infrastructures vieillissantes et du manque d’investissements, une partie du pays est confrontée à une grave crise hydrique. Dans la province de Panamá Oeste, les habitants s’organisent pour assurer leur approvisionnement.
Dans cet épisode, on quitte les idées et les promesses pour aller voir la matière. On entre dans ces data centers géants qu'on appelle désormais des usines, on suit les flux d'énergie, d'eau et de minerais qui les font tourner, et on regarde ce qu'ils rejettent. On découvre que la grande question n'est peut-être pas de savoir jusqu'où ira l'intelligence des machines, mais si la planète, elle, peut seulement suivre.
Depuis juin 2026, une petite ville de pêcheurs du Pays basque espagnol est alimentée en partie par un moteur fonctionnant à 100 % à l’hydrogène vert. C’est la première démonstration à grande échelle de cette technologie sur un réseau électrique réel — et elle révèle autant les promesses que les obstacles de l’hydrogène comme carburant d’avenir.
Des centaines de milliers de canalisations françaises sont contaminées au chlorure de vinyle monomère (CVM), un gaz cancérogène qui pollue l’eau potable. Pour prendre la mesure du problème, Vert a conçu une carte avec les toutes dernières données disponibles.
Cours d’eau, nappes souterraines et sols sont mis à rude épreuve par l’insuffisance des pluies et les très fortes températures. Une situation qui engendre déjà des mesures de restriction dans de nombreux départements et fait craindre un été compliqué pour la gestion de l’eau.
Le mouvement climat tique. Alors que le climat se détraque et que l’inaction perdure, les capacités d’action de la société civile se dégradent, au détriment des plus précaires, dénoncent les organisations de la transition écologique et sociale réunies ce samedi à Paris. Dans cette tribune à Vert, elles appellent à un sursaut collectif.
Les 10 % de la population mondiale qui consomment le plus causent entre 1 700 et 5 700 milliards de dollars de dommages environnementaux chaque année — plus que les fonds internationaux disponibles pour lutter contre le changement climatique et la perte de biodiversité réunis. Une étude publiée dans Communications Sustainability chiffre pour la première fois cette responsabilité, et les États-Unis se détachent nettement.
La chaleur s’installe aujourd’hui et se maintiendra tout au long du week-end. Dans ce contexte, la Société Wallonne des Eaux (SWDE) lance un appel à la vigilance auprès des habitants de plusieurs communes de Wallonie picarde. Les résidents de Mouscron, Tournai, Antoing et des environs sont invités à adopter une consommation d’eau responsable en évitant notamment de remplir les piscines, d’arroser les pelouses ou encore de laver les voitures. Objectif : préserver les réserves d’eau alors que la capacité de production et de traitement de l’eau potable dans cette zone est actuellement limitée en raison de problèmes d’odeurs constatés ces dernières semaines dans le réseau de distribution.
Vous servez-vous un grand verre d’eau fraîche en cette douce période estivale, pensant vous hydrater sainement sans l’ombre d’un doute ? Avec la chaleur qui s’installe ces jours-ci, le réflexe du mitigeur est grandement plébiscité. Pourtant, entre les récents scandales liés aux polluants éternels, aux résidus de pesticides et aux gaz toxiques divers, notre eau courante n’a pourtant jamais semblé aussi mystérieuse et potentiellement menaçante. Face à cette inquiétude grandissante, parfaitement justifiée, qui touche la quasi-totalité du territoire, il est légitime de se demander ce qui coule réellement de notre propre robinetterie. L’heure n’est pas au fatalisme, bien au contraire. L’objectif est aujourd’hui de s’informer sereinement, sans culpabiliser, pour mieux reprendre la main sur sa consommation quotidienne d’eau potable et protéger les siens tout au long de l’été.
Quarante pour cent des lignes ferroviaires françaises ne sont pas électrifiées. Sur ces tronçons, les TER roulent au diesel depuis des décennies, consommant jusqu’à 200 litres de gasoil pour 100 kilomètres. La rupture est en marche : un train français conçu pour ne rejeter que de l’eau est actuellement en phase d’essais sur le réseau national, avant ses premières circulations commerciales. Son nom, le Régiolis H2, n’évoque peut-être pas grand-chose pour le grand public. Mais ce qu’il promet est limpide.
Le lancement par Emmanuel Macron de «concertations» pour accélérer sur la consigne des bouteilles en plastique, annoncé mi-mai, n’a pas convaincu les ONG spécialistes du sujet. Dans cette tribune à Vert, elles proposent des solutions pour réduire l’utilisation des emballages en polymère, lutter contre cette pollution et prévenir les conséquences sanitaires.
Le lac Baïkal contient à lui seul 20 % de toute l’eau douce liquide de la surface terrestre. Plus d’eau que les cinq Grands Lacs américains réunis. Assez pour alimenter l’humanité entière pendant 40 ans si toutes les autres sources venaient à disparaître. Ce réservoir exceptionnel, vieux de 25 millions d’années, est aussi l’un des écosystèmes les plus uniques et les plus fragiles de la planète — et il est aujourd’hui sous pression.
D’ici 2030, l’intelligence artificielle pourrait consommer autant d’eau que l’ensemble de la population mondiale en boit chaque année. Un rapport des Nations Unies brise un mythe tenace : non, les gains d’efficacité des modèles d’IA ne réduiront pas leur impact environnemental. Au contraire. Un principe économique vieux de deux siècles explique pourquoi la situation risque de s’aggraver bien plus vite que prévu.
La contamination de l’eau potable aux PFAS met les communes en grande difficulté : elles doivent gérer une pollution dont elles ne sont pas à l’origine. Une situation qui relance le débat sur le principe du pollueur-payeur et sur la protection sanitaire des populations exposées.
Depuis le début de l’année, l’analyse des «polluants éternels» dans l’eau potable est obligatoire en France. Pourtant, plus du tiers des réseaux de distribution d’eau n’ont toujours pas de données à jour. Vert a conçu une carte interactive pour vous permettre de savoir si votre eau du robinet est polluée aux PFAS.
Il est partout, dans l’eau du robinet, nos céréales, nos pâtes : le TFA franchit un nouveau seuil d’alerte. L’Europe vient de classer le plus petit des «polluants éternels» parmi les substances présumées toxiques pour la reproduction. On vous explique.
Islamabad a annoncé qu’il considérerait toute modification du débit des cours d’eau comme «un acte de guerre».
Jean-Louis Ledeux multiplie les casquettes – et les risques de conflits d’intérêts potentiels. Vert révèle que les activités de sa société sont examinées dans le cadre d’une enquête sur de possibles drainages irréguliers de zones humides. Des pratiques suspectées d’être menées à grande échelle dans un territoire éprouvé par la sécheresse et les tensions sur le partage de l’eau.
Contrairement à d’autres pays, la France ne laisse pas la répartition de l’eau à la seule loi du marché, en confiant cette prérogative à des organismes locaux. Mais ce système est souvent critiqué pour son opacité et son déséquilibre à l’égard des nouveaux agriculteurs.
Quelques jours après l’adoption d’un projet de loi d’urgence agricole, une quarantaine d’associations et la Confédération paysanne ont organisé un rassemblement pour dénoncer la politique du gouvernement en matière d’eau et ses concessions aux syndicats agricoles majoritaires.
4 000 personnes se sont rassemblées à Rennes dimanche pour défendre l’eau, à l’appel d’un collectif d’associations et d’ONG environnementales. En toile de fond, le blocage par certains syndicats agricoles d’une mesure inédite en matière de protection de la ressource face aux pesticides. Vert s’est rendu dans la capitale bretonne.
Sur la totalité de l’eau présente sur Terre, 97,5 % est salée, cantonnée dans les océans et les mers. L’eau douce ne représente que 2,5 % de l’eau mondiale, soit environ 35 millions de kilomètres cubes, et la majorité (69 %) de cette infime fraction reste inaccessible, piégée dans les glaciers et les calottes polaires. Ce chiffre, confirmé par le Rapport mondial des Nations Unies sur l’eau (UNESCO), change radicalement la façon dont on devrait regarder le robinet de sa cuisine.
Si l’eau en générale est très abondante sur Terre, l’eau douce est beaucoup plus rare et sa répartition est inégale. Pourtant, celle-ci est vitale pour les humains. Dernièrement, une infographie a permis de lister les pays les plus gros consommateurs d’eau douce au monde par an et par habitant. Les usages principaux sont l’agriculture et l’industrie, loin devant la consommation des foyers.
Face à la polémique et aux inquiétudes liées aux fortes chaleurs attendues pendant le Mondial 2026, la Fifa a finalement autorisé les spectateurs à apporter une bouteille d'eau en plastique dans les stades.
L’acide trifluoroacétique aussi appelé TFA est un tout petit PFAS, extrêmement stable et donc particulièrement persistant dans l’environnement. Comme il est très mobile et très soluble dans l’eau, il se retrouve dans tous les milieux. En outre, les procédés habituels de traitement de l’eau potable ne peuvent pas éliminer le TFA.
240 000. C’est le nombre de particules de plastique qu’une équipe de l’université Columbia a dénombré dans un seul litre d’eau en bouteille. Publiée en janvier 2024 dans la revue scientifique PNAS, l’étude révèle des quantités jusqu’ici insoupçonnées de minuscules particules de plastique dans l’eau embouteillée. Un chiffre qui renverse une conviction profondément ancrée : celle que la bouteille, c’est la garantie de boire propre.
Le Pakistan a assuré jeudi que des projets indiens sur des cours d'eau transfrontaliers pourraient "faire de l'eau une arme" et violeraient un traité majeur entre les deux voisins, menaçant New Delhi de représailles. L'Inde a annoncé deux projets distincts cette année et affirme être dans son droit concernant les eaux qu'elle contrôle, bien que ses initiatives puissent impacter son voisin. Elle a déclaré l'an dernier suspendre le traité sur les eaux de l'Indus, qui régit l'utilisation des cours d'eau dont dépendent des centaines de millions de personnes, au moment où les deux voisins dotés de l'arme nucléaire étaient au bord d'un conflit armé.
Dans une lettre ouverte au gouvernement, la conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé met en avant la menace que représente la pollution de l’eau potable par les pesticides, les PFAS et les microplastiques. La Fondation pour la recherche médicale interpelle également les pouvoirs publics sur la nécessité de tenir compte des liens entre santé et environnement
La conférence des Unions régionales des professionnels de santé libéraux s’alarme sur la pollution chimique – pesticides, Pfas, microplastiques – qualifiée de «menace systémique», qui a conduit 19 millions de personnes à consommer au moins une fois de l’eau non conforme en France en 2024.
La conférence nationale des Unions régionales des professionnels de santé médecins libéraux (URPS-ML) alerte sur la pollution chimique de l'eau potable en France. La présence élevée de pesticides et de PFAS inquiète l'organisation qui sonne l'alarme sur des "conséquences sanitaires potentiellement considérables".
L'Iran, en pleine saison humide, fait face à une sécheresse record. À tel point qu'en novembre, le président iranien Masoud Pezeshkian a suggéré l'évacuation des 15 millions d'habitants de la capitale, Téhéran, si la situation ne s'améliorait pas en décembre. Un mois plus tard, les réserves en eau du pays et notamment de la capitale sont au plus bas.
Inondations qui s'enchaînent, sécheresses éclair, communes privées d'eau potable, centrales nucléaires à l'arrêt : le cycle de l'eau s'accélère, et il ne s'agit plus d'un scénario lointain. L'hydrologue Emma Haziza décrypte une crise qui touche autant l'énergie et l'alimentation que la géopolitique mondiale. Grâce à l'hydrologie spatiale, on observe aujourd'hui en temps réel le pillage des nappes souterraines, la multiplication des barrages et l'épuisement d'aquifères entiers. Du détournement des fleuves vers la mer d'Aral aux tensions Éthiopie–Égypte sur le Nil, en passant par l'arsenic en Inde, les polluants éternels (PFAS) et les microplastiques dans l'eau en bouteille, elle explique pourquoi « on aura sans doute des affamés avant des assoiffés » — et pourquoi l'Europe, qui se réchauffe 20 % plus vite que la moyenne planétaire, est au cœur de l'œil du cyclone. Mais le constat n'est pas une fatalité : reforestation, restauration des zones humides, agriculture régénérative, lecture fine d
Le gouvernement wallon a validé, jeudi, sa trajectoire de réduction de l'usage des produits phytopharmaceutiques (PPP) dans les zones les plus sensibles en termes de ressources en eau et de santé.
L’entreprise concurrente souhaite faire annuler l’autorisation accordée à Nestlé Waters d’utiliser des filtres de microfiltration à 0,45 micron tout en continuant à présenter ses eaux minérales comme « naturelles ».
L’humanité vit-elle à crédit sur une planète dont le coffre-fort est déjà vide ? Si la question semble familière, une étude couvrant deux siècles de données démographiques vient d’apporter une réponse d’une brutalité scientifique inédite. Selon les chercheurs de l’université Flinders, nous avons déjà franchi le point de non-retour de la durabilité, masquant notre chute par une dépendance toxique aux énergies fossiles. Pour que chaque être humain vive dignement sans détruire son propre foyer, la population mondiale devrait être divisée par trois. Un constat vertigineux qui place notre civilisation face à un mur biologique que nous ne pourrons plus contourner très longtemps.
Dans le monde, certains pays bénéficient de très larges réserves d’eau douce. En revanche, la consommation dépasse largement la capacité de régénération naturelle dans de nombreux pays, principalement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ces pays sont donc en situation de « stress hydrique » voire même de pénurie.
Jeudi, l'Assemblée a approuvé l'essentiel des mesures de la loi d'urgence agricole qui facilitent l'irrigation et le stockage de l’eau. L'extrême droite, la droite et une partie du bloc présidentiel ont également effacé plusieurs garde-fous introduits en commission du développement durable, sur la démocratie locale de l'eau ou encore la sobriété.
Autrice de « Désarmer le béton », l’architecte Léa Hobson aimerait voir advenir une « voix collective » pour s’opposer à ce matériau néfaste, symbole du capitalisme extractif contemporain. D’autant que des alternatives existent.
80 % des rivières mondiales perdent leur oxygène dissous, et personne ne l’avait vu venir de là. Une équipe de l’Académie chinoise des sciences a analysé 3,4 millions d’images satellites couvrant quarante ans pour dresser le premier bilan mondial de la désoxygénation des cours d’eau. Le constat est brutal : le Gange perd son oxygène 20 fois plus vite que la moyenne mondiale, et les rivières tropicales — pas les arctiques — sont en première ligne.
Une étude révèle que l’étude préalable à la construction était insuffisante et même falsifiée, selon l’association AC !! Anti-Corruption. La retenue a été construite pour alimenter des canons à neige artificielle.
Les données sur vingt ans de 43 000 points de suivi à travers 47 pays montrent que les masses d’eau souterraines sont déséquilibrées par les pompages et le changement climatique. Dans près de 29 %, les quantités d’eau disponibles sont en recul.
Les opérations ont été lancées mardi 19 mai sur le site Perrier de Vergèze (Gard) et le laboratoire d’analyses de Vittel (Vosges), dans le cadre d’une information judiciaire pour «tromperie», a appris «Libé», confirmant une information de Radio France.
En France, les Agences régionales de santé (ARS) ont annoncé fin 2025 des niveaux de PFAS dépassant les limites autorisées dans l’eau potable. Ceci a conduit à une obligation d’intégrer ces polluants éternels dans les programmes de contrôle sanitaire. Une autre question se pose, à savoir celle de l’efficacité des filtres à charbon actif et de l’osmose inverse pour le traitement de l’eau.
L’action a été revendiquée par un collectif inconnu, L’Amicale pour le débâchage permanent du Poitou, qui se dit opposé à ces retenues d’eau controversées. Le préfet des Deux-Sèvres a condamné des « agissements intolérables ».
Les députés Jean-Michel Brard (Horizons) et Gabriel Amard (LFI) préconisent notamment une politique ambitieuse de lutte contre les PFAS par le biais d’« un grand plan de recherche national » et le développement des solutions de rechange à ces polluants éternels.
Implantation à marche forcée de data centers avides d’énergie et d’eau, bouleversement du marché du travail, usages militaires affranchis de toute éthique, robots conversationnels se substituant aux vrais amis, chaos sur les réseaux sociaux… La réalité de l’intelligence artificielle que les grandes entreprises de la tech veulent nous imposer est à des années-lumière de la nouvelle ère d’abondance qu’elles nous vendent. Si nous avons une vague conscience du danger, il nous est souvent difficile de nous figurer l’étendue de ce qui se joue. C’est l’objet de ce livre : appréhender tous les impacts de manière systémique pour comprendre qu’ils ne sont pas des bugs indésirables dans la machine, mais la conséquence logique de la concentration du pouvoir dans les mains de quelques-uns. Il est urgent de mettre en débat la place de l'IA dans nos vies, de poser des limites à son usage et de reprendre le pouvoir sur notre quotidien. Lou Welgryn et Théo Alves Da Costa codirigent Data for Good, une association de citoyens
À l'attention de Monsieur Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, Madame Anne-Catherine Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité, Monsieur Adrien Dolimont, Ministre-Président du Gouvernement wallon. Objet : Demande de mesures urgentes pour la protection des ressources en eau et la transition vers une agriculture durable en Wallonie.
Il y a peu, deux associations ont annoncé poursuivre l’État en justice pour des manquements concernant l’eau potable. Selon les plaignants, les autorités ne respectent pas leur devoir de protection des ressources en eau potable, celles-ci sous la menace de pollutions d’origines agricoles.
Les dirigeants tunisien, algérien et libyen se sont accordés mercredi sur une "exploitation équitable" des réserves d'eaux souterraines du Sahara septentrional, à cheval sur les trois pays. Avec plus de 40 000 milliards de mètres cubes d'eau, c'est l'une des plus grandes nappes d'eau souterraine au monde.
Selon des données de l’ONU, de l’Union européenne et de la Banque mondiale, Israël a détruit ou endommagé près de 90 % des infrastructures d’eau et d’assainissement à Gaza, notamment les usines de dessalement, les forages, les canalisations et les réseaux d’égouts. Les conséquences sont dramatiques pour la santé de la population.
Jeudi, le réseau d'associations écologistes a annoncé avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris pour obliger l'État français à protéger les captages d'eau potable. Plus de 14 000 de ces infrastructures ont fermé depuis 1980, en partie à cause des pollutions croissantes de la ressource.
Le projet de loi d'urgence agricole offre à l'agro-industrie moins de contrôles, plus de prélèvements, et une démocratie de l'eau bafouée.
Mégabassines, data centers… Dans leur livre-enquête «Les Assoiffeurs», les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik mettent en lumière «ces entreprises qui accaparent l’eau pour leurs intérêts privés, avec la complicité des gouvernements».
Le projet de loi d’urgence agricole arrive le 8 avril en conseil des ministres. Un texte qui « fragilise la démocratie de l’eau », selon plusieurs experts. Au profit de l’agriculture productiviste.
Dans leur livre, paru le 8 avril, Fabien Benoit et Nicolas Celnik décrivent la privatisation grandissante de l’eau, notamment par les acteurs de l’agro-industrie et avec la complicité de l’État. En voici les bonnes feuilles.
L’azote est un paradoxe planétaire. Il domine l’atmosphère terrestre — environ 4 × 10⁶ Gt sous forme de N₂, soit près de 75 % de sa masse et 78 % de son volume. Il a toujours été très abondant mais, chimiquement inerte, il est resté longtemps indisponible pour la vie. Aujourd’hui, le problème s’est inversé : ce n’est plus le manque d’azote qui contraint la biosphère, mais l’excès d’azote réactif1 que les activités humaines injectent dans les sols, les eaux et l’atmosphère.
Loin des regards, un véritable drame écologique se joue dans les eaux douces de notre planète. Selon une évaluation majeure publiée par l’ONU, les populations de poissons migrateurs sont en chute libre absolue et frôlent l’effondrement total. En l’espace de cinquante ans, la quasi-totalité de ces voyageurs aquatiques a purement et simplement disparu. Ce déclin catastrophique ne condamne pas seulement la biodiversité de nos fleuves, il met en péril l’équilibre alimentaire de populations entières à travers le globe.
Dans un précédent document, j’avais décrit nos sociétés extractivistes et leurs impacts insoutenables pour les écosystèmes et les peuples du Sud (1). France Nature Environnement vient de publier une étude complète sur la question : “Tout savoir sur la sobriété matières” (2). Dans la suite, les textes en italique sont des extraits du dossier FNE
La Belgique et l’Europe sont au balcon de l’Histoire dans cette guerre en Iran. Nous sommes à la recherche de notre place dans le nouvel équilibre du monde. Et les principaux leaders peinent à fixer un cap, tiraillés qu’ils sont quant à l’analyse même de ce qui est en train d’arriver : guerre des ressources ou guerre des civilisations ?
A la suite d’une décision de justice de décembre 2024, la réserve de substitution des Deux-Sèvres n’a pas été remplie cet hiver et les agriculteurs devront faire sans, cet été. Sur place, les tensions restent vives entre opposants et partisans du projet.
Ce dimanche 22 mars, c'est la Journée mondiale de l'eau. L'occasion de rappeler l'impérieuse nécessité de protéger cette ressource vitale pour notre santé et celle de nos écosystèmes.
A l’occasion des journées Wallonnes de l’eau la station d’épuration située à Ramillies a ouvert ses portes. Cette petite station, d’un genre nouveau, a été inaugurée en décembre. Nous avons accompagné un groupe de visiteurs.
Au 23e jour de la guerre au Moyen-Orient, le ministre iranien de l'Énergie a déclaré, dimanche, que "les infrastructures vitales du pays en matière d'eau et d'électricité ont subi de lourds dommages" après des attaques américano-israéliennes. Des équipes sont mobilisées pour rétablir les réseaux d'approvisionnement touchés.
Les attaques contre l'eau sont peu fréquentes en temps de guerre mais elles ont fait leur apparition dans le conflit au Moyen-Orient avec notamment des frappes sur des usines de dessalement d'eau de mer, un secteur vital pour des millions d'habitants dans la région. Après un ultimatum de Donald Trump, menaçant de détruire les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas rapidement le détroit d'Ormuz, l'Iran a fait monter les enchères. Dans son viseur désormais: les usines de dessalement d'eau dans la région.
La présence de nitrates et de pesticides dans les points de captage de l’eau potable et les nappes phréatiques inquiète les Danois, qui s’interrogent aussi sur l’impact de l’élevage porcin industriel sur l’environnement. Des interdictions de traitements sont envisagées.
Au Moyen-Orient, les puits, stations de pompage et canalisations sont la cible de bombardements massifs. Les populations civiles sont en première ligne de cette guerre de l’eau, intensifiée par le changement climatique.
En 2026, alors que tous les regards se tournent vers la canopée amazonienne pour sauver le climat, une menace bien plus souterraine et insidieuse se dessine dans son ombre. Le Cerrado, cette immense savane brésilienne souvent négligée, cache dans ses zones humides un réservoir de carbone d’une densité phénoménale. Une étude récente révèle que ces sols gorgés d’eau stockent six fois plus de carbone que la végétation de la forêt amazonienne. Pourtant, ce géant aux pieds d’argile est aujourd’hui traité comme une variable d’ajustement agricole, mettant en péril la sécurité hydrique et climatique de tout un continent.
Pendant des siècles, les sociétés iraniennes ont développé des techniques sophistiquées pour gérer l’eau dans un environnement aride. Aujourd’hui, la surexploitation des ressources, les choix de développement, la corruption et les tensions géopolitiques transforment cette question vitale en l’un des défis majeurs de l’Iran contemporain – un défi encore accentué par la guerre en cours.
Aujourd’hui, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme : c’est l’ensemble de notre sécurité hydrique mondiale qui vacille.
Dans le cadre de la révision de l’ordonnance sur la protection de l’eau, de nouvelles valeurs limites devraient être introduites pour certaines substances problématiques. Mais pas pour d’autres, comme la deltaméthrine, jugée essentielle pour l’agriculture. Le National s’empare de la question lundi
Une réunion a rassemblé une grosse centaine de manifestants en désaccord sur l’application du schéma d’aménagement et de gestion de la ressource, ce vendredi 13 mars en Ille-et-Vilaine. La discussion locale a été reprise en main par l’Etat pour répondre aux demandes de la FNSEA.
Les pays du Golfe craignent une escalade du conflit autour des usines de dessalement d'eau, qui ont été la cible de frappes aériennes ces derniers jours.
"Cela pourrait provoquer une véritable catastrophe humanitaire''. Les usines de dessalement constituent un enjeu crucial dans la guerre contre l'Iran au Moyen-Orient. Dans une région où des dizaines de millions d'habitants dépendent à plus de 80% de l'eau dessalée, les attaques contre les stations de dessalement ouvrent un front redouté : celui de l'eau comme arme de guerre.
Ce jeudi, des habitant·es du Sud-Ouest victimes de la contamination de l’eau par ce gaz toxique ont déposé cinq recours judiciaires afin d’obtenir des dommages et intérêts. Elles et ils accusent les distributeurs et le ministère de la santé de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour les protéger.
Des attaques signalées contre des installations d’approvisionnement en eau douce ont mis en évidence la forte dépendance des pays du Golfe à cette technologie, à hauteur par exemple de 90 % pour le Koweït.
Autour de Reims, l’eau contient des traces de chloridazone, herbicide utilisé dans la culture des betteraves, souligne la radio ICI. Les autorités affirment qu’il n’y a pas de danger sanitaire, mais les communes doivent se mettre en conformité.
Les frappes en Iran s'étendent désormais à des infrastructures qui touchent directement la population. À Téhéran, des dépôts pétroliers en feu ont plongé, dimanche, la capitale sous un épais nuage de pollution, tandis que dans le Golfe, des installations liées à l'eau ont également été visées, faisant craindre une nouvelle catastrophe humanitaire.
Un projet à grande échelle d’infrastructure pour approvisionner le fleuve Charente grâce à l’eau corrézienne était à l’étude, mais les coûts s’avèrent bien trop élevés.
Les élu·es de Corrèze et des Charentes viennent de rendre leurs conclusions sur un projet fou de réalimentation du fleuve Charente par la dérivation d’autres cours d’eau. Loin de voir le jour, il nourrit d’autres réflexions sur la construction de barrages… faute d’interroger les usages de l’eau.
Si des recherches antérieures avaient déjà permis de découvrir la présence de microplastiques, notamment dans les glaces et les eaux de l’Antarctique, une récente étude a apporté du nouveau. Cette fois, les chercheurs ont retrouvé ce type de particules fines dans l’estomac d’insectes endémiques de la région. Or, il est ici question d’une espèce de moucheron que l’on considère comme étant le seul animal exclusivement terrestre de l’Antarctique.
Dans sa décision, le Conseil d’Etat juge qu’en 2024, le ministre de l’Ecologie «a illégalement amoindri la protection environnementale de ces zones» en prenant un arrêté visant à calmer la colère du monde agricole.
La population classée comme étant dans une situation « de crise ou pire » a « presque doublé » en un an, après deux saisons des pluies marquées par l’insuffisance des précipitations.
En 2027, un satellite franco-indien va être mis en orbite pour détecter la température de la surface de la Terre, en évaluer le contenu en eau et aider différents secteurs d’activités : agriculture, agroforesterie, hydrologie, micrométéorologie urbaine, biodiversité.
L’objectif : recréer des zones humides et plaines alluviales qui jouent un rôle majeur dans l’amortissement des crues. Elles absorbent l’eau en excès, la ralentissent puis la restituent progressivement.
L’océan Indien méridional est en train de perdre son sel à une vitesse qui stupéfie les océanographes. En soixante ans, la zone d’eau salée au large de l’Australie a reculé de 30 %, noyée sous un apport massif d’eau douce équivalant à la consommation humaine des États-Unis pendant trois siècles. Ce phénomène, provoqué par un dérèglement des vents mondiaux, menace de gripper le « tapis roulant » thermique de la planète. Si ce moteur océanique s’arrête, c’est tout l’équilibre climatique mondial, de la douceur européenne à la survie du plancton, qui risque de basculer dans l’inconnu.
La mobilisation du 15 janvier visait les modalités du zonage des captages, et non les ambitions environnementales.
La pluie a plombé le ciel de ce début de mois de février. Un coup au moral mais un répit pour les nappes phréatiques partout en Belgique. 2025 a été particulièrement sèche et leur niveau est en berne cet hiver. Le niveau des eaux souterraines dans les nappes phréatiques belges est en dessous des normales saisonnières, selon les données du Service public de Wallonie (SPW) et de la société flamande de l’environnement (Vlaamse Milieumaatschappij – VMM).
Depuis le début des mouvements de protestation agricole, de nombreuses promesses pour calmer la profession constituent des reculs sans précédent sur la gestion de l’eau.
Le temps où l’eau abondait et était bon marché appartient au passé. En France, si les solutions existent, manque la volonté de les mettre en œuvre malgré le choc climatique en cours, déplore un collectif d’économistes.
L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a averti que « le Yémen souffre de l'une des pires crises alimentaires au monde ». L'approvisionnement alimentaire du territoire est gravement menacé par le changement climatique. Dans son rapport sur les crises alimentaires mondiales, l'institution précise qu'en 2024, quatre régions souffriront d'une malnutrition « extrêmement critique ».
Depuis 2025, Antofagasta, une ville côtière de 400 000 habitants, est alimentée à 100 % en eau dessalée. Une solution amenée à croître fortement dans ce pays touché par une forte sécheresse.
L'ONG Générations Futures alerte sur une concentration trop élevée d'un fongicide, le fluopyram, dans l'eau d'une quarantaine de villes du nord de la France. Cette molécule est autorisée en France et en Europe, mais l'Autriche a déposé une demande pour qu'elle soit classée "suspect cancérigène". Elle appartient à une classe de fongicides qui bloque la respiration cellulaire des champignons et pourrait, pour cette même raison, avoir des effets toxiques sur la santé humaine.
Le fluopyram, un fongicide appartenant à la famille des PFAS contamine l’eau de plus de 45 communes. La direction générale de la santé a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire.