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Face à la menace d’une des plus fortes baisses de production de patates jamais enregistrées en France, les producteurs demandent le soutien de l’Etat.
Accablée par la chaleur et le manque d’eau, l’agriculture française pourrait être en train de connaître « la catastrophe la plus importante de son histoire », alerte l’agroclimatologue Serge Zaka.
Plusieurs cultures de légumes, dont les tomates, les brocolis et les courgettes, sont lourdement affectées par la chaleur excessive, alerte la marque ce lundi 10 août. Elle demande aux autorités des mesures d’urgence.
Alors que la France connaît, en cet été 2026, une situation exceptionnelle de sécheresse, les cultures agricoles souffrent. Dans le même temps, la loi d’urgence agricole, votée au Sénat le 21 juillet dernier, a entériné le doublement des objectifs de stockage de l’eau à usage agricole à l’horizon 2035.
Avec le réchauffement climatique, certaines cultures du sud de l’Europe s’invitent désormais dans nos champs. En Wallonie, des chercheurs testent notamment le blé dur, une céréale plus résistante à la chaleur… mais aussi le tournesol. Objectif : adapter l’agriculture, tout en relocalisant une partie de notre alimentation.
En trois mois, le pays a connu quatre vagues de chaleur, avec des températures jusqu’à 12 °C au-dessus des normales saisonnières. La raréfaction de l’eau pour les populations affecte aussi l’agriculture, l’industrie et le tourisme.
Les secteurs de la santé et de l’agriculture sont mis à rude épreuve par les coupures d’électricité, et les incendies se multiplient.
Une sécheresse des sols comme celle que connaît actuellement la Belgique est onze fois plus probable aujourd’hui qu’avant le réchauffement climatique. C’est ce qu’il ressort d’une nouvelle étude du consortium international "World Weather Attribution" (WWA). Explications.
Chaque nouvel épisode de canicule ravive les mêmes questions : comment protéger les populations, préserver les récoltes ou maintenir les services publics malgré des températures toujours plus extrêmes ? Mais face à l’urgence climatique, il ne suffit pas de s’adapter aux canicules. Il faut aussi interroger la place de l’élevage dans notre modèle agricole et alimentaire, à la lumière des connaissances scientifiques sur le climat, la biodiversité et la condition animale. Pour cela, nous relayons une tribune de Céline Marfaing et Jean-Marc Gancille, du parti de la Révolution Écologique pour le Vivant (REV).
Il fallait s’y attendre, et pourtant le contraste laisse sans voix : quelques mois seulement après un mois de février détrempé, où le ciel semblait ne jamais devoir se refermer, les sols français figurent désormais parmi les plus secs jamais mesurés depuis 1959. En l’espace d’un hiver puis d’un printemps, la France est passée d’un trop-plein d’eau à une véritable pénurie. Ce grand écart climatique n’a rien d’anecdotique. En ce cœur d’été, alors que la chaleur écrase le pays, Météo-France observe une situation qui rappelle certains des épisodes les plus marquants de son histoire. Comment un début d’année aussi pluvieux a-t-il pu déboucher sur une telle aridité ? Voici les clés d’un basculement qui interroge sérieusement sur l’avenir hydrique de l’Hexagone.
Le riz nourrit plus de la moitié de l’humanité depuis 9 000 ans. Mais selon une étude publiée dans Communications Earth & Environment, le réchauffement climatique progresse désormais 5 000 fois plus vite que la capacité d’adaptation de cette plante. Les régions rizicoles atteignent des températures jamais enregistrées dans toute l’histoire de cette culture — et le milliard de personnes qui en dépendent directement commence à manquer de temps.
Ils se disent « démotivés », « éprouvés », « angoissés ». Les agriculteurs luttent comme ils peuvent pour sauver leurs légumes ou refroidir leur bétail. Installés dans l’Essonne, le Loir-et-Cher ou l’Ille-et-Vilaine, ils témoignent.
Sous nos pieds, un trésor s’évapore en silence. Loin des projecteurs braqués sur les cheminées d’usine et les pots d’échappement, un phénomène discret mais colossal se joue dans les entrailles de notre continent. Nos sols, ces sentinelles brunes que nous foulons sans y prêter attention, relâchent depuis des décennies plus de carbone qu’ils n’en emmagasinent. Le constat, longtemps soupçonné, se précise désormais avec une netteté troublante : le bilan net de carbone des sols agricoles européens est négatif sur le long terme. Autrement dit, la terre nourricière se vide peu à peu de sa substance, et avec elle, s’échappe une partie de notre capacité à contenir le dérèglement climatique. Voici pourquoi cette hémorragie invisible mérite toute notre attention.
Exclusive: High-level documents show how Copa Cogeca worked to weaken legislation to protect climate and wildlife
Année après année, la moisson s'installe de plus en plus tôt dans le calendrier des agriculteurs. Une évolution progressive, à mettre en lien avec le réchauffement climatique, qui a déjà avancé les récoltes de plusieurs semaines par rapport aux décennies précédentes.
Des économistes avertissent qu’un cycle météorologique de type « super » El Niño cette année pourrait provoquer un grave choc sur les prix alimentaires mondiaux, dont les effets pourraient se faire sentir jusqu’en 2028. Alors que la guerre en Iran fait grimper les prix alimentaires mondiaux à leur plus haut niveau depuis trois ans, les économistes estiment que les chaînes d’approvisionnement sont confrontées à « deux chocs simultanés », alimentés par des phénomènes météorologiques extrêmes liés au réchauffement climatique.
Les planètes semblent alignées pour une tempête parfaite. Le Détroit d’Ormuz est refermé, la précision des drones ukrainiens devient chirurgicale pour les installations pétrolières russes et El Nino promet de ralentir la production agricole en Asie, en Amérique et en Amérique latine. Au coeur de ce réacteur : le Diesel. Ce carburant est en charge de la mobilité du commerce mondial avec ses navires et ses camions. Depuis plusieurs mois les stocks sont au plus bas et la situation n'est pas prêt de s'arranger.
Des millions de volailles mortes de chaud, un risque accru d’incendie pendant les moissons, des fruits cuits sur pied… Depuis dimanche 5 juillet, la France est traversée par une nouvelle vague de chaleur, la troisième, déjà, depuis le début de la canicule mi-mai. Ces épisodes précoces et rapprochés fragilisent élevages et cultures, forçant les agriculteurs à trouver des solutions d'urgence pour s’adapter.
L'été commence à peine que la France traverse déjà sa troisième vague de fortes chaleurs en moins de deux mois. La canicule s'accompagne de son chapelet de mauvaises nouvelles : annulations d'événements culturels et sportifs, de Solidays à Paris à l'IronMan de Nice, mais aussi une pression encore plus forte que par le passé sur l'agriculture et l'élevage, deux activités très météo-dépendantes.
Cultures brûlées, élevages décimés, baisse de production à deux chiffres pour certaines filières : les exploitants dressent le bilan des très fortes chaleurs de la fin juin et redoutent déjà les suivantes.
Le phénomène climatique pourrait notamment être à l’origine de périodes de sécheresse dans le Sahel, en Afrique australe ainsi qu’en Asie du Sud et du Sud-Est à des moments cruciaux pour les cultures, alerte l’ONU.
Le manque d’eau menace des régions cruciales pour l’agro-industrie transalpine. L’apport des zones montagneuses est en recul en raison du déficit neigeux hivernal.
Le tribunal judiciaire de Paris a condamné ce jeudi 25 juin TotalEnergies à revoir son plan de vigilance, une "excellente nouvelle" pour Hugues Falys, l’agriculteur de Bois-de-Lessines, en province de Hainaut, qui poursuit le géant énergétique en justice pour sa responsabilité alléguée dans plusieurs épisodes climatiques ayant impacté son exploitation.
Quelles seront nos conditions d’existence dans vingt-cinq ans et quelle sera l’habitabilité humaine à Thessalonique, en Laponie ou à Rennes ? A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs actualisés, ce séminaire de Nathanaël Wallenhorst, qui s’est tenu à Paris le 19 mai 2026, anticipe d’une façon concrète ce que pourrait être 2049 pour les écosystèmes, le climat et la société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, Nathanaël Wallenhorst raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Food security (FS) remains a pressing issue at the global scale. Current literature about FS points to a plethora of causes of food insecurity, among which climate change and the loss of biodiversity are critical to all facets of food security. Building on this notion, we advocate for a comprehensive understanding of drivers of food security, thus contributing by examining climate change and biodiversity as drivers of food security. The interest in this subject stems not only from the scientific community, but also from practitioners and policymakers. However, holistic encapsulation of the relevant literature addressing this subject is currently lacking. This review systematically analyses and categorises the drivers of FS induced by climate change and biodiversity. Following the Systematic Literature Review approach, 342 peer-reviewed studies were selected and synthesised. Our findings identified 11 categories of climate change drivers and 9 categories of biodiversity drivers of FS. These drivers were found
Dans le procès climatique dit du "Farmer Case" qui oppose l’agriculteur de Bois-de-Lessines (Province de Hainaut) Hugues Falys à TotalEnergies, la multinationale française vient de faire appel de la décision du tribunal de l’entreprise de Tournai. Le 18 mars dernier, il avait jugé l’affaire recevable mais avait décidé, sur le fond, d’attendre l’issue d’une autre affaire en cours devant le tribunal judiciaire de Paris visant également le géant pétrolier.
Dessèchement des végétaux en un temps éclair, hausse brutale de la température en pleine nuit… Déjà éprouvée par la vague de chaleur, la France pourrait connaître de brutaux pics de température, à la faveur de conditions atmosphériques caniculaires particulièrement propices.
Le mouvement climat tique. Alors que le climat se détraque et que l’inaction perdure, les capacités d’action de la société civile se dégradent, au détriment des plus précaires, dénoncent les organisations de la transition écologique et sociale réunies ce samedi à Paris. Dans cette tribune à Vert, elles appellent à un sursaut collectif.
El Niño est un phénomène climatique naturel qui se caractérise par un réchauffement inhabituel de la température à la surface de la mer dans la partie centrale et orientale de l’océan Pacifique, ce qui a pour effet de perturber les conditions météorologiques partout dans le monde. En moyenne, il survient tous les deux à sept ans et dure généralement entre 9 et 12 mois. Étant donné qu’El Niño est souvent prévisible plusieurs mois avant son apparition, qu’il se manifeste progressivement et qu’il est régulier, des mesures de prévention sont possibles et des interventions d’urgence peuvent être organisées longtemps à l’avance.
Le pergélisol, ce vaste congélateur naturel de la planète, est en train de rendre les armes sous l’effet du réchauffement climatique. En fondant, il libère des virus et des bactéries restés en sommeil pendant des dizaines de milliers d’années, dont la virulence reste intacte. Si les experts s’inquiètent légitimement du risque de pandémies humaines, une menace tout aussi critique et largement ignorée fait surface : la destruction de nos cultures alimentaires par des pathogènes ancestraux. Le réveil des « virus zombies » est désormais une réalité inquiétante.
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