Jean-Pascal Van Ypersele

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Ecologie

2026

La torpeur que nous vivons est inédite. Elle est le signe de notre mémoire collective qui se rappelle l’avènement des grandes catastrophes … […] Comme vous, je suis très en colère et anxieux car à l’instar des climatologues, cela fait presque trente qu’au travers des différents organisations que j’ai créées et fonctions que j’ai occupées, nous n’avons cessé d’avertir avec les collègues de ce qui risquait d’arriver et d’œuvrer pour une économie durable et solidaire. En vain, je dois bien l’avouer. J’ai le goût amer du constat d’échec face aux gens d’en face, la droite.
Le Sénat français penche de plus en plus à droite. Historiquement dominé par les conservateurs, il verse de plus en plus dans l’anti-écologie, avec le consentement de la macronie. Récit d’un basculement.
Dimanche dernier, Marine Le Pen a lancé sa campagne présidentielle à Hénin-Beaumont et a déjà promis plusieurs mesures anti-écologiques. Bien loin des préoccupations climatiques exprimées par les cadres du RN pendant les canicules de l’été. Selon le spécialiste de l’écologie de l’extrême droite, Stéphane François, le parti et sa candidate ne proposent toujours rien sur le sujet pour 2027.
Dans cet épisode, Jean Latreille, agrégé de sciences économiques et sociales, explique pourquoi la dénatalité mondiale est en réalité une excellente nouvelle pour l'écologie et le féminisme. […] Il analyse l'émancipation des femmes comme cause principale de la baisse de la natalité, notamment face aux sociétés patriarcales, et réhabilite la pensée de Thomas Malthus sur la gestion des ressources. L'entretien déconstruit également les paniques liées au vieillissement de la population, au financement des retraites, et à la pression sur l'agriculture mondiale, en démontrant qu'une baisse de la population est nécessaire face aux limites planétaires.
Agences de l’eau, OFB, parcs nationaux, Ademe : le projet de budget 2027 prévoit de nouvelles suppressions de postes dans l’écologie. Le 15 septembre devant Bercy, une quarantaine d’organisations réclameront des moyens « à la hauteur de l’urgence climatique ».
A l’initiative du réalisateur et de la directrice générale de l’ONG Bloom, un collectif de personnalités appelle le Parlement à légiférer au plus vite sur des mesures permettant de stopper les industries qui détruisent nos conditions de vie.
L’agronome Philippe Pointereau démontre, dans une tribune au « Monde », comment il est possible, sans épuiser les sols, de préserver l’activité agricole et de nourrir la population française, tout en protégeant la biodiversité et en s’adaptant aux mutations du climat.
Comment expliquer la persistance de la critique écologique face aux tentatives de compromis du capitalisme, sous la forme du développement durable ou de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ?
Plusieurs sites liés au ministère de la Transition écologique ont été inaccessibles aux internautes, à la suite d’une brèche dans le système de messagerie la semaine dernière. Un signalement a été fait à la justice.
Cultuurfilosoof en activist Lieven De Cauter ziet een verband tussen de ecologische crisis en de opkomst van AI. AI en zijn technokapitalisten willen de door hen onleefbaar gemaakte aarde verlaten. AI is op zich al een ecologische catastrofe.
Le mois de septembre sonne l’heure de la rentrée militante. Celle-ci s’annonce intense pour les associations et ONG environnementales, traumatisées par un été brûlant et déjà tournées vers l’élection présidentielle de 2027.
De Jean-Luc Mélenchon à Raphaël Glucksmann en passant par Marine Tondelier, la rentrée politique des candidats de gauche à l’élection présidentielle de 2027 a placé l’écologie au cœur des discours après un été terrible.
Le rejet de l’écologie est désormais promu par des gouvernements élus démocratiquement, autoritaires voire fascisants, et soutenus par les milieux d’affaires des énergies fossiles, déplorent trois spécialistes d’écologie politique, dans une tribune au « Monde ».
En Gironde, l’élu et médiatique représentant des sylviculteurs Bruno Lafon juge les « normes environnementales » responsables des feux. Quid des propriétaires des forêts, qui ont intérêt à perpétuer les monocultures ? Et de l’État, qui ne compense pas suffisamment les pare-feux ?
Face aux sécheresses intensifiées par le changement climatique, trois spécialistes de l’eau appellent, dans une tribune au « Monde », à renforcer la résilience hydrique en développant des pratiques agroécologiques et en stockant l’eau de pluie dans les nappes phréatiques et la végétation.
Nous avons subi cet été une chaleur à laquelle nos corps ne sont pas habitués. Pendant plusieurs jours, et surtout nuits, des mots que l’on croyait réservés aux rapports scientifiques sont devenus des sensations concrètes : le bitume qui colle, les rails qui se dilatent, les nuits sans sommeil, les décès qui s’accumulent, les corps épuisés, les animaux d’élevage qui meurent en masse, la nature qui souffre autour de nous… L’inhabitabilité de nos territoires et les limites planétaires ne sont plus des hypothèses à discuter mais une expérience que nous vivons dans notre chair.
Il devient intenable de maintenir des exploitations qui, outre leurs effets polluants, sont très gaspilleuses en ressources, souligne un collectif de chercheurs spécialistes de la condition animale et de l’écologie dans une tribune au « Monde ».
La colère et l’exaspération face aux dégâts causés par les incendies et autres catastrophes climatiques est légitime. Mais elles devraient porter sur l’insuffisance de l’action collective, et non servir à réécrire l’histoire.
Nous avons subi cet été une chaleur à laquelle nos corps ne sont pas habitués. Pendant plusieurs jours, et surtout nuits, des mots que l’on croyait réservés aux rapports scientifiques sont devenus des sensations concrètes : le bitume qui colle, les rails qui se dilatent, les nuits sans sommeil, les décès qui s’accumulent, les corps épuisés, les animaux d’élevage qui meurent en masse, la nature qui souffre autour de nous… L’inhabitabilité de nos territoires et les limites planétaires ne sont plus des hypothèses à discuter mais une expérience que nous vivons dans notre chair.
Inégalités face à la canicule, écorégions, maladies environnementales, intelligence artificielle… Pour Reporterre, le candidat à l’élection présidentielle de LFI analyse la décomposition écologique du pays et en appelle à un accord avec Les Écologistes.
Défendre l’écologie sans jamais la politiser, quitte à parler avec l’extrême droite : le credo du journaliste Hugo Clément lui vaut des critiques jusque dans le milieu écologiste. Certains lui reprochent sa porosité et sa complaisance envers l’extrême droite. Calcul ou naïveté ? Reporterre a enquêté.
Si « Vakita », le média du journaliste Hugo Clément, s’affiche comme « 100 % indépendant », il a en réalité été financé par plusieurs milliardaires. Il bénéficie aussi des retombées de partenariats avec des marques, quitte à brouiller son activité journalistique.
Avec le temps, le mois de juin 2026 apparaîtra sans doute comme un moment charnière en Belgique dans le cadre des luttes écologiques. En effet, plusieurs événements sans précédent se sont télescopés.
Vingt mesures de dérégulation ou d’affaiblissement du droit de l’environnement ont été adoptées depuis 2024 au niveau de l’Union européenne ; trente nouveaux reculs sont en cours de discussion, ont comptabilisé les organisations non gouvernementales.
Timothée Parrique, économiste spécialiste de la décroissance, appelle à ralentir l’économie, à repenser notre rapport à la croissance pour enfin enclencher la transition écologique tant attendue. 
Ce jeudi, les employé·es des établissements publics de la transition écologique et sanitaire manifestent sur la place des Invalides, à Paris. Si le gouvernement a renoncé au projet contesté de réforme de l’Agence de la transition écologique (Ademe), elles et ils protestent contre la baisse de moyens et d’autonomie scientifique qui les menace.
La manière dont la sixième extinction est mise en images doit être questionnée, car elle façonne notre perception de l’effondrement du vivant.
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre. L’exploration des mythes et mythologies montre par ailleurs que nos inquiétudes environnementales sont anciennes : nous avons de longue date conscience de la fragilité de notre milieu et nous semblons, peut-être depuis toujours, avoir fait de notre mieux pour protéger le vivant ! Comment comprendre nos interrogations écologiques ancestrales, au regard des constats et des connaissances d’aujourd’hui ? Pourrions-nous envisager une "théorie écologique de l’esprit", qui réinscrirait notre parcours et notre
Pendant trois décennies, depuis la chute du mur de Berlin, l’Europe avait vécu dans l’illusion d’une paix perpétuelle. Nous croyions que la norme fonderait désormais la puissance, que le droit dominerait sur les relations entre les États et que l’interdépendance commerciale nous protégerait de la guerre. Cette illusion a heurté la réalité. La fissure, qui s’était déjà creusée discrètement, s’est brutalement révélée depuis 2019. Une pandémie mondiale a paralysé les économies et exposé la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement. La guerre en Ukraine a éclaté, puis celle au Moyen-Orient. Avec les chocs énergétiques, les mots « pénurie », « rareté » ou « inflation » sont de nouveau présents dans le discours public et dans le quotidien de chacun. Il s’agit aujourd’hui de reconnaître que nos ressources ne sont jamais neutres. Elles peuvent stabiliser ou fragiliser le pays, créer de la prospérité ou servir d’arme de déstabilisation.
Depuis vingt-cinq ans, l’Inrae teste en conditions réelles des alternatives à l’agriculture conventionnelle sur huit hectares à Versailles, dans les Yvelines. Une expérience riche en enseignements.
La canicule monte à la tête des réactionnaires, qui l’instrumentalisent pour tirer à boulets rouges sur les écologistes, jugés responsables de la situation. En se focalisant sur la question de la climatisation, ils oublient des enjeux bien plus larges.
Les écologistes font partie du paysage associatif et politique depuis une cinquantaine d'années. Pourquoi n'ont-ils jamais rien dit ? Pourquoi n'ont-ils pas averti des risques de vagues de chaleur ?
En août 2003, la France comptait ses morts. Environ 15 000 décès ont été attribués à la canicule. L’Inserm, en 2007, évoquait même plus de 19 000 décès. Un bilan qui reste, vingt ans après, l’une des catastrophes sanitaires les plus lourdes de l’histoire récente du pays. Et pourtant, au même moment, les États-Unis traversaient des étés aussi torrides, sans connaître de hecatombe comparable. La différence ? La diffusion de la climatisation résidentielle, qui explique l’essentiel de la baisse de la relation température-mortalité. Ce n’est pas une opinion. C’est la conclusion d’une étude publiée dans le Journal of Political Economy.
Le chercheur au CNRS Jean-Michel Hupé décortique le lien indissociable entre écologie et démocratie au micro du Greenletter Club. Face au modèle capitaliste et colonial porté par l’élite, la préservation des limites planétaires impose de réduire radicalement notre consommation. L’effondrement démocratique actuel instrumentalise les catastrophes environnementales pour protéger les privilèges d’une minorité ultra-riche, prête à sacrifier la majorité de la population mondiale. Repenser nos modèles de société de manière équitable reste notre unique issue.
Les destructions des écosystèmes se sont accélérées et ont exacerbé les relations de dominations entre Nord et Sud globaux. L’environnementalisme occidental, par son exclusion d’une partie des peuples de la Terre, a échoué à proposer des outils théoriques, pratiques et politiques pour véritablement confronter la crise écologique globale et construire un monde plus juste. En partant des expériences des peuples autochtones et subalternes du Sud et Nord, et des territoires anciennement colonisés y compris des « Outre-mer », Plurivers offre une approche plurielle des pensées de l’écologie allant au-delà de la modernité occidentale. Internationale, interdisciplinaire et plurilingue, cette revue permet de penser les possibilités d’action selon notre position sociale et géographique ; elle dessine différents possibles afin de faire-monde en commun à l’heure où les conditions d’habitabilité de la Terre sont en péril.
Le MCC Brussels, think tank réactionnaire au cœur de l’Union européenne, lutte contre l’écologie et rassemble les extrêmes droites du continent. Les dividendes du pétrole russe financent sa croisade contre le « progressisme ». […] « Ils sont l’une des organisations les plus riches de Bruxelles, avec une seule source d’argent — leur maison mère, qui nage dans les dividendes générés par des transferts massifs d’argent public hongrois », dit Olivier Hoedeman, coordinateur de l’ONG Corporate Europe Observatory, qui surveille les activités de lobbying auprès des institutions européennes.
Pour assurer la transition écologique, il est essentiel que les grandes entreprises – aujourd’hui responsables de plus de deux tiers des émissions de CO2 – bifurquent vers des activités de production sobres en énergies, matières et pollutions. Dans l’imaginaire de nombreux salariés, cadres et dirigeants de ces grandes entreprises, une telle bifurcation passe par une transition progressive vers de nouveaux modèles économiques soutenables. Ce récit se fonde sur l’idée qu’il est possible de transformer les grandes entreprises pour rendre leurs activités compatibles avec la situation environnementale marquée par le dépassement des limites planétaires. En somme, qu’avec une transition de modèle économique on pourra aligner à la fois écologie et capitalisme.
Texte de l’intervention d’Aurélien Barrau au Forum Innovation Sociétale à Lausanne le 29 avril 2026. Lien vers la vidéo dans le document.
Aurélien Barrau propose une réflexion profonde sur l'état actuel de la civilisation occidentale face aux crises écologiques et humanitaires. Cette intervention questionne la neutralité intellectuelle et invite à repenser notre rapport au monde en privilégiant une perspective poétique et une prise de conscience lucide sur les enjeux de notre époque.
Résistant antifasciste, écologiste de la première heure, le philosophe Edgar Morin est mort, le 29 mai, à l’âge de 104 ans. Il y a dix ans, dans un entretien teinté d’audace et d’espérance accordé à Reporterre, il appelait déjà au rassemblement pour que l’écologie politique l’emporte sur la doctrine néolibérale.
Sous l’impulsion de son nouveau leader Zack Polanski, le Green Party entend réconcilier les exigences des classes populaires et la lutte contre le réchauffement. Une approche efficace, à en croire sa poussée récente dans l’opinion.
Depuis 2010 et le début de ma réflexion sur les énergies, j’ai toujours vu le nucléaire comme une source d’énergie fabuleuse (le processus physique d’extraire l’énergie de l’atome, est purement magique), mais aux caractéristiques désastreuses. Tchernobyl et Fukushima douchent la thèse d’un nucléaire « banal ». Fukushima a douché la thèse du « oui mais c’était l’URSS ». Three Miles Island et Fukushima, c’était dans des démocraties et le Japon est peut-être le pays qui a le mieux inscrit le risque (atomique et sismique) dans sa culture quotidienne.
Als één van de grootste exporteurs van voedsel ter wereld hanteert Brazilië hoogtechnologische landbouw. Maar die heeft een verwoestend effect op het land, het milieu en de inheemse bevolking. Bovendien vrezen Europese boeren die landbouw na het tekenen van het handelsakkoord tussen de EU en Mercosur. Volgens kenners schuilt de oplossing in kleinschalige landbouw, de agro-ecologie.
Bonne nouvelle : selon le dernier baromètre “Sobriétés et Modes de vie” de l’ADEME [1], 83% des Français interrogés considèrent qu’ “aujourd’hui, en France, les gens consomment trop”. Mauvaise nouvelle : dans le même baromètre, seuls 28% des personnes interrogées se considèrent personnellement concernées par ces pratiques de consommation excessive. Pourquoi ce décalage ? Peut-être en raison de la façon dont la sobriété a été promue ces dernières années.
Les recherches s’accumulent sur la capacité de survie des êtres humains face aux températures thermomètre-mouillé. Un problème qui devient de plus en plus concret avec le réchauffement climatique, malgré le déni écologique international actuel. Pendant que nous avons les yeux rivés sur le Moyen-Orient, les USA vient de connaître le mois de mars le plus chaud de leur histoire (sur 132 ans de mesure), qui est aussi le mois individuellement « le plus anormalement chaud » par rapport aux moyennes climatiques.
Dans le contexte actuel a émergé l’écologie de guerre, qui défend que le retour des guerres entre grandes puissances représenterait une opportunité pour la transition écologique. En prônant la convergence entre intérêts écologiques et intérêts sécuritaires, ce nouveau paradigme sortirait l’Europe de l’impasse géopolitique et le mouvement climat de l’impuissance politique. Vincent Rissier mène la critique de cette écologie de guerre théorisée par le philosophe Pierre Charbonnier et défendue par des acteurs divers, de Raphaël Glucksmann aux Verts de Marine Tondelier en passant par la Commission européenne.
Sucrer des subventions aux ONG environnementales, tel est l’objectif de la droite et de l’extrême droite européennes. Derrière cette attaque, c’est la place de la société civile dans le débat public européen qui est visée.
Mercredi, le gouvernement a dévoilé le contenu de son projet de loi d'urgence agricole. Retenues d'eau, lutte contre les concurrences déloyales, agrandissements d'élevages… Le texte actuel entend encore «simplifier» la vie du monde paysan, au détriment de gardes-fous environnementaux.
Mardi, à l'occasion de la journée mondiale de la santé, la France et l'Indonésie organisent à Lyon le sommet One Health («Une seule santé»). Face aux crises écologiques qui se multiplient, cette nouvelle approche veut concilier la santé des humains, des animaux et de l'environnement. Explications.
Pas d’avion. Pas de bout du monde. Avec «Le Fil Vert», «Libération» lance une série de reportages audio qui prend le contrepied du spectaculaire pour revenir au terrain, au proche, au concret.
Regardez une photo de pêche de votre grand-père : il tenait fièrement un poisson de la taille de sa jambe. Regardez la vôtre aujourd’hui : vous êtes tout aussi fier d’un poisson grand comme votre main. Pour vous, c’est une belle prise. Pour lui, c’est du fretin. Ce décalage de perception porte un nom scientifique redoutable : le « Shifting Baseline Syndrome » (ou syndrome du point de référence glissant). C’est ce mécanisme psychologique insidieux qui nous rend aveugles à l’effondrement de la biodiversité, simplement parce que notre mémoire collective s’efface à chaque génération.
S’engager dans un mandat local, c’est faire le choix de l’action. C’est assumer, souvent dans la complexité, une responsabilité majeure : celle de répondre concrètement aux attentes des citoyens et aux défis de notre temps. Parmi ces défis, la transition écologique est sans doute le plus transversal, le plus exigeant, mais aussi le plus structurant pour l’avenir de nos territoires. Et dans ce domaine, votre rôle est déterminant.
La majorité des maladies infectieuses retrouvées chez l’humain vient des animaux ; on parle de zoonoses. C’est par exemple le cas de l’influenza aviaire, ou grippe aviaire, responsable de nombreuses infections chez les oiseaux et de rares cas chez l’humain. Pour la filière avicole comme pour d’autres, repenser les modes de production grâce à l’agroécologie pourrait aider à prévenir les risques sanitaires. Une réflexion qui résonne avec l’approche « Une seule santé » (One health, en anglais) qui lie santé animale, humaine et environnementale
Près de 140 organisations et personnalités politiques appellent à rejoindre la manifestation «Printemps bruyant», qui s'élancera samedi à 14 heures dans le centre de la capitale. Un an après sa première édition, cette marche festive espère rassembler dans le sillage de la mobilisation contre les lois Duplomb.
Alors que les guerres s'amplifient, l'écologie politique opère une rupture. Deux courants s'opposent : l'un, soutenu par Les Écologistes, défend l'écologie de guerre ; l'autre soutient au contraire une écologie révolutionnaire.
Dans un précédent document, j’avais décrit nos sociétés extractivistes et leurs impacts insoutenables pour les écosystèmes et les peuples du Sud (1). France Nature Environnement vient de publier une étude complète sur la question : “Tout savoir sur la sobriété matières” (2). Dans la suite, les textes en italique sont des extraits du dossier FNE
Le philosophe Peter Sloterdijk soutient que les conflits armés actuels s’apparentent davantage au terrorisme qu’à la guerre conventionnelle. Il utilise le terme «atmoterrorisme» pour décrire un changement de stratégie militaire qui consiste à ne plus viser directement les forces militaire et les armes de l’ennemi, mais plutôt les conditions environnementales qui rendent la survie possible[1].
Comment expliquer que l’écologie soit restée largement absente du débat électoral de la campagne des élections municipales ?
Nous connaissons tous cette sensation étrange : un malaise diffus qui monte lorsqu’on s’apprête à vérifier quelque chose qu’on préférerait ne pas savoir. L’origine des vêtements dans notre armoire. L’impact carbone de nos vacances. Les conditions de travail derrière nos applications favorites. Et si, au lieu de regarder, on détournait simplement les yeux ? Cette stratégie d’évitement, loin d’être anodine, révèle un mécanisme psychologique fascinant que les chercheurs commencent tout juste à décortiquer.
⚠️ L'intolérance à la frustration, qui transparaît dans de nombreux récits écologiques, peut motiver la production d'énoncés aussi dénués de sens et psychologiquement déstabilisants que les célèbres citations de George Orwell : "La guerre c'est la paix", "La liberté c'est l'esclavage", "L'ignorance c'est la force". 👉 En #écologie désormais, il n'est pas rare d'entendre que le renoncement ne serait pas un sacrifice, que l'estimation de la baisse du PIB à venir serait inutile, que cet indicateur pourrait de toute façon être remplacé par un autre, en particulier le "bien-être", qui ne dit rien de l'évolution du pouvoir d'achat. La négativité est parfois opportunément masquée par des stratégies dont la mise en œuvre est inquantifiable, telles que la résilience ou la robustesse.
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre.
La guerre déclenchée samedi par les frappes étasuniennes et israéliennes en Iran a fait bondir les cours mondiaux du gaz et du pétrole. Pour le philosophe Pierre Charbonnier, les conflits internationaux révèlent notre dépendance aux énergies fossiles et pourraient nous inciter à accélérer la transition écologique. Une hypothèse illusoire, répond le militant écologiste Vincent Rissier dans ce double entretien à Vert.
Pour moi, Hans Jonas est le philosophe qui a le mieux compris le plus grand problème de notre époque, qui sera définitivement, pour toujours, le problème existentiel de l’espèce humaine, depuis la …
Face aux investissements massifs des États dans l'industrie de la guerre, le sociologue Pierre Douillard-Lefèvre appelle l'écologie à renouer avec son antimilitarisme. Un engagement « vital », qui permet d'agir depuis la France.
Nouveau "TALK" sur LIMIT avec Emmanuel Pont Lien du livre d'Emmanuel Pont - Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? C’est la question explosive que Vinz pose à Emmanuel Pont, auteur du livre éponyme. Pour la première fois sur LIMIT, une vidéo entière est consacrée à la question démographique. Trop nombreux ? Vraiment ? Avec rigueur et nuance, Emmanuel démonte les idées reçues : non, la surpopulation n’est pas la cause principale de la crise écologique. Il nous éclaire sur la transition démographique, les disparités mondiales d’émissions carbone, l’instrumentalisation des chiffres, et les dérives politiques actuelles autour du "réarmement démographique". Un échange captivant qui met en lumière la complexité d’un débat tabou, souvent simplifié à l’extrême. Spoiler : la question n’est pas "combien", mais "comment" nous vivons.
Ses obsessions géopolitiques le prouvent : le président américain est un symptôme d'un monde à court de ressources.
Loin de l'«unité» prétendue du monde agricole, plusieurs grands syndicats représentent la profession. Leurs visions de l'agriculture et de l'écologie ainsi que des modes d'action sont radicalement différentes. Vert fait le point.
Un peu plus d’une semaine après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon, plusieurs associations de protection de l’environnement telles que le Réseau Action Climat et Greenpeace ont pris la parole pour dénoncer le traitement politique et médiatique de l’affaire. Toutes réaffirment leur soutien à la lutte antifasciste, indissociable de la lutte écologiste.
Pourquoi c’est important ? Parce que les batteries sodium-ion (Na-ion) représentent un véritable progrès écologique par rapport aux batteries lithium-ion (Li-ion)
La transition énergétique est entrée dans une phase nouvelle : sans que l’urgence climatique ait disparu, la décarbonation se déploie désormais dans un monde marqué par la guerre, la fragmentation géopolitique et la militarisation croissante des chaînes de valeur.
Bien plus qu’une simple base de données, le site «Ecolopedia» constitue la source d’information la plus complète sur les grands acteurs de l’écologisme militant en France. Sans complaisance car indépendant des ONG écologistes, Ecolopedia est avant tout un outil précieux, pour les décideurs comme pour les simples citoyens, permettant de mieux appréhender cette nouvelle force politique et idéologique qui s’est développée ces dernières années. Ecolopedia assure une mise à jour des fiches et en ajoute régulièrement de nouvelles.
La vague de licenciements au « Washington Post », notamment sur l’écologie, marque une nouvelle étape du déclin de la presse aux États-Unis. Une purge orchestrée par les milliardaires pro-Trump.
L’Anthropocène : une distraction idéologique ou comment un concept bien-pensant permet de ne rien changer. Le terme « Anthropocène » s’est imposé dans le débat public comme le cadre privilégié pour penser la crise écologique. Ce qui est déjà suspect, non ? Quand un concept devient privilégié dans le débat public, c’est généralement qu’il arrange quelqu’un quelque part. Et ce n’est pas les ours polaires.
Les Jeux olympiques d’hiver 2026 ont été lancés vendredi en grande pompe lors d’une cérémonie au stade San Siro de Milan. Mais des milliers d’Italien·nes ont décidé de jouer les trouble-fêtes, en manifestant à proximité de l’enceinte, puis le lendemain autour du village olympique. Toutes et tous dénoncent des Jeux jugés insoutenables, ainsi que le manque d’attention porté par Giorgia Meloni aux difficultés réelles du pays.
Ce concept développé par l’économiste britannique Kate Raworth combine à la fois le respect des besoins fondamentaux et celui des limites planétaires.
Peut-on comparer le nombre de morts provoqué par la pollution avec celui causé par le terrorisme ? Spécialiste de la modélisation quantitative des interactions entre société, économie et écologie, et en particulier de l’impact du système productif sur l’environnement, Pierre Jouannais prend appui sur une pseudo-polémique médiatique récente pour répondre à cette question, en discutant des catégories en usage pour poser le problème.
Le ministère de la Transition écologique a jugé jeudi "réalistes" les cibles de baisse de l'ordre de 5% par an des émissions françaises d'ici 2030, malgré les chiffres plutôt décevants de 2025 et un contexte économique difficile.
Les Jeux de Milan-Cortina ne font pas exception : le recours à l’enneigement artificiel y sera quasi systématique. Cette technologie, qui nécessite beaucoup d’eau et d’énergie, a nécessité des aménagements importants, critiqués par les défenseurs de l’environnement et des scientifiques.
Avec la « simplification », le Parlement pourrait acter des reculs écologiques majeurs. Cette loi, dont le vote a été reporté, pourrait sceller ce basculement, alerte Thomas Uthayakumar de la Fondation pour la nature et l’Homme.
Le master Science politique parcours Transitions écologiques des territoires forme des professionnels capables de contribuer à adapter les territoires et à les rendre plus résilients face aux différentes contraintes générées par la crise écologique (crise climatique, crise de la biodiversité, érosion des ressources naturelles, pollutions diverses, inégalités environnementales…).
Ancien cadre supérieur en communication, entrepreneur social, cofondateur du tiers-lieu emblématique Darwin Éco-système à Bordeaux, Jean-Marc Gancille a longtemps incarné une écologie territoriale, innovante, joyeuse et expérimentale. Mais après plus de vingt ans d’engagement, son constat est sans détour : l’écologie réformiste ne change rien au système actuel qui détruit le vivant.
C’est une notion que l’on entend souvent, mais qu’on ne saisit pas toujours. Pour le pionnier de la pensée écologique Hans Jonas, il s’agit de se montrer responsable de ce qui n’existe pas encore : la vie des générations futures. Nicolas Tenaillon nous explique ça.
Quel est ce recul généralisé des années 2020 ? Qui veut la peau de l’écologie ? Rencontre le 15 janvier 2026 à l'Académie du Climat pour en discuter.
De energietransitie dendert in alle hevigheid door. Dat vraagt om duizenden kilometers aan nieuwe kabels, extra leidingen en grotere hoogspanningsstations. Het is een opgave die steeds harder schuurt met de natuur en onze leefomgeving. De adviseurs en ingenieurs van WSP helpen om deze ingewikkelde puzzel van techniek, ecologie en omgeving op de juiste manier te leggen.
Saison des vœux, épisode 3 : après le MR et les enjeux civilisationnels, le PTB et les enjeux du travail, c’était au tour d’Écolo. Malgré toute la bonne volonté des cadres, les seuls enjeux étaient internes.
Ce parcours de formation rémunéré mise sur l’artisanat pour permettre à des publics éloignés de l’emploi de se remettre sur des rails compatibles avec la transition écologique. L’Ecole de la réparation animera un atelier au Festival des idées « Chaleur humaine », dimanche 18 janvier, au Théâtre de la Ville, à Paris.
Les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2026 en Italie étaient promus comme les plus écolos de l’histoire. Mais à un mois de leur lancement, plusieurs chantiers sont lourdement critiqués par des associations et des habitants.
Le livre « Militants écologistes sous haute surveillance » de la journaliste Émilie Petit décortique la répression grandissante de l’État, qui s’appuie sur un arsenal législatif : lois antiterroristes, pour sécuriser les JO...
Pour Mathieu Labonne, qui dirige la coopérative Oasis qui accompagne certaines de ces structures, c’est dans les habitats participatifs que les transitions sociale et écologique sont abordées de la façon la plus concrète.

2025

A l’heure de l’accélération du dérèglement climatique dû à l’activité humaine, les animaux permettent de rééquilibrer les écosystèmes et de maintenir cette planète tout simplement vivable. Et nous n’avons pas fini de percer leurs mystères.
Sous l'administration Trump, SpaceX pourrait s'étendre sur près de 800 acres de terres protégées au Texas, menaçant des habitats fragiles et des espèces menacées. Une décision qui ravive les inquiétudes écologiques à la frontière mexicaine.
Dans la nuit du 17 au 18 décembre, les locaux de Vienne Nature, Poitou-Charentes Nature et France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine ont été volontairement dégradés à Fontaine-le-Comte (Vienne). Des personnes se revendiquant de la Coordination rurale de la Vienne ont déversé trois bennes de déchets, plus de 100 pneus et du lisier projeté jusqu’à 4 m de hauteur, bloquant l’accès aux bureaux.
L’UE a renoncé mardi à la fin des ventes de véhicules thermiques neufs en  2035. Une nouvelle reculade des Vingt-Sept dans leurs politiques environnementales.
L’impunité doit cesser : agresser un défenseur de l’environnement ne doit plus rester sans conséquence. C’est l’urgence qui se dégage de nos travaux publiés ce lundi 15 décembre. Michel Forst, rapporteur spécial de l’ONU sur les défenseurs de l’environnement, s’insurge à la lecture de notre enquête : « Cette enquête de Bon Pote doit être un électrochoc. L’impunité crée un climat de terreur qui dissuade la participation citoyenne et érode l’espace civique. La démocratie ne peut survivre quand ceux qui tirent la sonnette d’alarme sont systématiquement réduits au silence. ».
Le premier quart du XXIième siècle arrive à sa fin et le bilan est catastrophique. Les avertissements des scientifiques sur les risques systémiques ne sont toujours pas à l’ordre du jour des débats…
Le 11 novembre dernier le premier ministre François Legault a déclaré que Québec souhaitait investir dans l'armement et la défense.
Dans la nuit de mercredi à ce jeudi, le syndicat agricole a dégradé les locaux de la «police de l'environnement», de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et de la branche locale de l’ONG France Nature Environnement. La permanence du député écologiste Benoît Biteau a également été ciblée.
Les sociétés humaines n'ont pas besoin d'énergie, elles ont besoin d'organisation !💡 ➡️ J'ai eu le plaisir d'échanger avec Frédéric Canévet, auteur du livre "Adapter son business dans un monde en déconsommation" (Eyrolles, 2024 : https://www.editions-eyrolles.com/liv...) 👉 Nous avons tenté ensemble un nouveau diagnostic de l'échec de la transition énergétique, fondé cette fois sur l'incapacité des énergies dites de substitution (ENS) à procurer à nos sociétés l'organisation dont elles ont besoin. 👉 Une lecture différente de l'ambition de décarbonation, qui disqualifie l'idée que l'énergie se suffirait à elle-même pour satisfaire nos attentes, alors que l'énergie peut très bien être destructrice : une explosion, c'est plein d'énergie ! Pour l'avenir nous avons besoin de capacités à nous organiser et cela ni le vent, ni le rayonnement solaire, ni les atomes radioactifs ne peuvent nous l'apporter. 📊 Une lecture pour ne plus être surpris, par exemple, par une surproduction d'électricité en Fran
Le documentaire à succès «Demain», de Mélanie Laurent et Cyril Dion, ressort en salle ce mercredi. Il y a dix ans, ce road trip écolo sur les solutions à la crise climatique remportait le César du meilleur documentaire de l’année après avoir conquis plus d’un million de spectateur·ices. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Pour Vert, Cyril Dion revient sur la décennie écoulée et les leçons à en tirer.
Vous le savez sûrement si vous tombez sur cet article : l’écologie ne représente que 5% du temps d’antenne des médias dits mainstream, est mal traitée et la désinformation gagne du terrain. Vous le savez, mais sauriez-vous dire pourquoi ? Les réponses sont à chercher dans les dynamiques actuelles des médias et leur reconfiguration, mais également dans la manière d’exercer le métier de journaliste. Tentative d’éclaircissement d’une des sources majeures de l’inaction climatique.
Voilà des mois que le contexte politique, en particulier le champ de bataille que sont devenues l’agriculture et l’écologie, me hante. Pour ne pas rester sans rien faire, j’ai écrit un texte qui, je l’espère, contribuera à éclairer les dynamiques fétides actuellement à l’œuvre. Merci d’avance pour vos partages.
Seule une écologie enfin égalitaire pourra désamorcer la colère des classes populaires ! […] Cet ouvrage démonte avec rigueur et clarté l’illusion d’une écologie dépolitisée et réhabilite une lecture sociale et économique des inégalités environnementales.
Le scandale du chlordécone : une bombe sanitaire, politique et coloniale. Dans cet épisode glaçant, Marie Baldéo, autrice de Les Empoisonneurs, retrace l’histoire criminelle de l’empoisonnement des Antilles françaises par un pesticide ultra toxique : le chlordécone. Banni aux États-Unis dès les années 70, il fut pourtant autorisé aux Antilles jusqu’en 1993 — avec des dérogations illégales, du lobbying mafieux, et l’aval complice de l’État français. Résultat : près de 95 % des Guadeloupéens et Martiniquais contaminés, des cancers en masse, des générations sacrifiées. Marie dévoile les non-dits, les luttes en cours, et la nécessité d’un regard décolonial sur l’écologie. Une vidéo essentielle pour comprendre comment l’histoire coloniale continue d’empoisonner le présent.
Contre un État qui ne résoudra jamais la crise climatique, et sa violence que la force ne saurait aujourd’hui renverser, que reste-il aux écologistes ? L’anarchisme, historique et présent, plein d’idées pour un autre futur.
Les Écologistes vont désigner la personne qui les représentera lors de la potentielle primaire de la gauche, prévue à l’automne 2026. La cheffe du parti et grande favorite, Marine Tondelier, affrontera l’outsider Waleed Mouhali, qui l’incite à clarifier sa ligne politique.
Voilà des mois que le contexte politique, en particulier le champ de bataille que sont devenues l'agriculture et l'écologie, me hante. Pour ne pas rester sans rien faire, j'ai écrit un texte qui, je l'espère, contribuera à éclairer les dynamiques fétides actuellement à l’œuvre. Merci d'avance pour vos partages.
Pierre Charbonnier propose de passer du registre moral à une stratégie politique pour affronter la coalition fossile et traduire l’adhésion écologique en majorité capable d’agir.
Première partie : La transition énergétique dans la tourmente - Avec le backlash écologique, la transition énergétique n’a plus le vent en poupe : défection des États-Unis dans l’Accord de Paris, reculs de l’UE vis-à-vis du Pacte vert, concurrence du numérique et de l’armement dans la course aux métaux, médiatisation de la catastrophe écologique et sociale dans les pays du Sud, échecs répétés des COP, scénarios climat truqués, sacrifice de la biodiversité... Il est temps de se réveiller et d’ouvrir d’autres perspectives.
Pour la première fois en Allemagne, un groupe d'activistes climatiques de la 'Dernière Génération' a été condamné à une amende remarquable. Le tribunal régional de Hambourg a jugé coupables dix personnes impliquées dans leur action de blocage à l'aéroport de Hambourg et les a condamnées à une compensation commune de 403 137,68 euros au bénéfice […]
Les médias audiovisuels publics ont accordé trois fois plus de temps d’antenne aux enjeux environnementaux que les médias privés pendant la 30ème conférence mondiale (COP 30) sur le climat organisée au Brésil du 10 au 23 novembre, révèle Quota Climat.
De la critique du système économique actuel aux utopies concrètes comme les biorégions, l’autonomie locale ou le municipalisme libertaire, le philosophe Gaspard Koenig et l’essayiste Gabriel Malek confrontent leurs visions pour imaginer un futur où économie et écologie ne s’opposent plus.
L’enjeu écologique est régulièrement relégué au second plan quand surgissent des crises apparemment plus urgentes.
L’écologie n’est pas un courant politique, mais une science qui étudie les relations entre les êtres vivants et leur environnement. Dans son nouvel ouvrage publié aux éditions Belin, Sébastien Barot, directeur de recherche à l’IRD, propose une plongée dans ce champ scientifique encore méconnu du grand public.
Bertrand Venteau est devenu le nouveau président du deuxième syndicat agricole de France, ce mercredi. L'éleveur de Haute-Vienne veut renouer avec les actions coup de poing, s'allier avec le monde de la chasse et faire de la «lutte contre l'écologie punitive et décroissante» son «cheval de bataille». Interrogé par Vert, il remet en question le consensus scientifique sur la responsabilité humaine dans le changement climatique.
Soutenu par l’aile dure du syndicat, le président de la chambre d’agriculture de la Haute-Vienne a battu ce mercredi la dirigeante sortante, Véronique Le Floc’h, à l’issue d’un congrès organisé dans le Gers.
Spitsbergen, waar ijsbergen en stilte de overhand hebben, wordt steeds vaker overspoeld door toeristen. Noorwegen probeert het tij te keren: strikte regels beschermen niet alleen de natuur, maar versterken ook de controle over het eiland. Maar kun je de wildernis wild laten, als je er tegelijk voet aan wal wil houden?
La promesse d’un air plus respirable et de métropoles apaisées semblait à portée de main. Sur fond d’interdictions graduelles, les véhicules les plus polluants s’effaçaient des rues sous le regard parfois résigné, parfois soulagé des riverains. Pourtant, en mai dernier, l’Assemblée nationale a tranché : la suppression ou l’assouplissement des ZFE est votée. En une session mouvementée, des années de petites victoires sur la pollution urbaine s’évanouissent.
Op de VN-klimaatconferentie probeert de Braziliaanse president Luiz Inácio "Lula" da Silva zichzelf te presenteren als een nieuwe klimaatleider. Maar in zijn thuisland zoekt hij een wankel evenwicht tussen ecologie en economie. Onder Lula wordt er veel minder Amazonewoud ontbost, maar wil Brazilië wel veel meer olie oppompen. Zelf ziet de president daar geen probleem in.
Ce mercredi, Donald Trump fête le premier anniversaire de son élection à la tête du pays, le 5 novembre 2024. Depuis, le président d’extrême droite a détruit la politique climatique des États-Unis. Vert dresse le bilan de sept attaques portées au climat et à la santé des Américain·es.
Le démocrate-socialiste a remporté cette nuit l’élection municipale de la plus grande ville étasunienne. Si Zohran Mamdani n’a pas fait campagne sur le thème de l’écologie, il défend une politique qui associe fin du mois et fin du monde.
Arthur Keller est spécialiste des vulnérabilités systémiques et des stratégies de résilience. Il analyse les fragilités structurelles de nos sociétés face aux crises écologiques, énergétiques et économiques, et explore les voies d’une sécurité globale des territoires. 🔍Dans cet entretien, il revient sur les risques systémiques qui nous menacent, les points de bascule déjà franchis, ceux en cours ou à venir, et les effets de seuil qui annoncent une grande descente énergétique et matérielle. Comment réagir face à un système devenu instable ? L’irréversibilité est-elle certaine ? Et en quoi la pensée systémique permet-elle de dépasser la logique du « problème-solution » ? L’expert nous livre ses éléments de réponse dans cette première partie de l’entretien.
Souvent assimilée à un courant politique, l’écologie est avant tout une science à part entière, qui étudie les interactions du vivant avec son environnement. Pourtant, en France, ce terme est devenu symbole de militantisme au risque d’invisibiliser le travail précieux des écologues, alors même que leurs connaissances sont indispensables pour affronter la crise environnementale en cours. […] Dans « l’Écologie est une science », publié par les éditions Belin, Sébastien Barrot, directeur de recherche à l’IRD, présente son domaine de recherche, encore trop méconnu du grand public. Nous reproduisons ci-dessous un extrait de son avant-propos.
Depuis quatre ans, on interroge les plus grands scientifiques pour comprendre notre époque, et leur constat est unanime, on va droit dans le mur si on ne change rien. Avec LIMIT on veut montrer la voie et dépasser le constat pour qu'on ce mette tous en mouvement. L'écologie doit devenir désirable et invisible. C'est pourquoi on lance l’Odyssée du Vivant— une aventure collective pour réinventer notre lien au monde vivant. L'écologie, ce n’est pas une contrainte : c’est un désir de vie, de beauté et d’espoir. Avec LIMIT on veut créer des récits qui donnent envie d’agir, ensemble, sans culpabiliser.
L’humanité a franchi toutes les frontières visibles. Du feu à la roue, de la poudre à canon à la bombe atomique, de la voile au saut vers la Lune. Nous avons ouvert la croûte terrestre pour en extraire des minéraux, construit des villes qui brillent comme des étoiles artificielles, connecté la planète entière en quelques secondes, et pourtant nous sommes toujours prisonniers des mêmes guerres tribales d’il y a 3 900 ans, aujourd’hui maquillées de drones, d’algorithmes et d’ogives nucléaires.
Dans cette conférence sur la chaîne France Nature Environnement Haute Savoie l’astrophysicien et philosophe Aurélien Barrau professeur à l’Université Grenoble Alpes directeur du Centre de Physique Théorique Grenoble Alpes et chercheur au LPSC CNRS explore la transformation nécessaire de notre modèle agricole et économique pour le rendre vivable pour les praticiens et soutenable pour la Terre il insiste sur la responsabilité collective la justice sociale la réduction du temps de travail la sobriété matérielle et l’importance d’une vision systémique au delà des réponses individuelles il évoque les enjeux de la formation des élites la critique de la croissance matérielle la place du vivant la solidarité locale et la recherche de sens mots clés écologie agriculture transition écologique décroissance modèle agricole CO2 emploi collectif politique public sobriété résilience effondrement formation élites université Grenoble sciences philosophie poésie
Au cours des premiers débats budgétaires, le Rassemblement national a tenté de détricoter la fiscalité écologique et de supprimer l’Office français de la biodiversité et l’Agence bio. Sans succès.
« L’avenir n’est pas un destin écrit, c’est une décision collective. » L’humanité a franchi toutes les frontières visibles. Du feu à la roue, de la poudre à canon à la bombe atomique, de la voile au saut vers la Lune. Nous avons ouvert la croûte terrestre pour en extraire des minéraux, construit des villes qui brillent comme des étoiles artificielles, connecté la planète entière en quelques secondes, et pourtant nous sommes toujours prisonniers des mêmes guerres tribales d’il y a 3 900 ans, aujourd’hui maquillées de drones, d’algorithmes et d’ogives nucléaires.
L’effondrement écologique est tout sauf un fantasme millénariste : c’est une réalité documentée, incontestable. Les émissions de CO2 continuent à augmenter au niveau mondial, la biodiversité animale et végétale est anéantie à un rythme toujours plus accéléré, le cycle de l’eau est profondément perturbé, les diverses formes de pollution continuent à transformer le monde entier en poubelle (notamment en poubelle à micro-plastiques), les points de bascule irréversibles sont atteints et franchis les uns après les autres, etc. Pas la peine de dresser ici une énième fois et dans le détail un tableau apocalyptique, on peut aller directement à la conclusion, qui est assez évidente : une partie de l’espèce humaine, la plus riche, la plus soumise à la folie productiviste et consumériste, la plus inconsciente, la plus égoïste, est en train de rendre la Terre inhabitable.
15 controverses éclairées par la science pour avancer sur les transitions agricoles et alimentaires Projet issus de la collaboration de 19 co-autrices et auteurs, coordonné par Viviane Trèves
Comment procéder pour que l’urgence climatique soit un enjeu qui mobilise plus de citoyens ? C’est sur cette question que se penche le philosophe Pierre Charbonnier. Il invite à créer une « coalition climat » et attire, aussi, notre attention sur le positionnement de la Chine en matière climatique. Il était l’invité du podcast de Pascal Claude "Dans quel Monde on vit".
Bilan personnel et intellectuel d’une décennie de réflexion sur nos trajectoires. Peurs, doutes, effondrement, anarchie, révolution, vivant, entraide et sérénité. Biologiste de formation, chercheur indépendant et auteur majeur de la pensée écologique contemporaine, Pablo Servigne revient dix ans après "Comment tout peut s’effondrer" pour faire le point : Qu’est-ce que l’effondrement voulait dire, et que veut-il encore dire aujourd’hui ? Pourquoi nos sociétés semblent conscientes mais inertes ? Et comment rester humain, lucide et vivant dans une époque en perte de sens ?
Depuis trente ans, l’écologie mondiale a eu un visage, celui du changement climatique. Mais il est temps d’élargir notre regard.
En 2015, l’Accord de Paris sur le climat semblait signer une nouvelle ère, celle du consensus international face à la gravité du dérèglement climatique, celle du passage à l’action. Pourtant, on assiste depuis au démantèlement des politiques environnementales. Les programmes politiques et les discours ouvertement anti-écologiques prolifèrent. Malgré le désastre écologique, toute tentative de mise en œuvre d’une transition à la hauteur des enjeux suscite une puissante réaction, un greenbacklash planétaire.
Pionnier des écovillages, Findhorn prouve depuis six décennies qu’autonomie et durabilité peuvent aller de pair. Énergie éolienne, chauffage biomasse et potager collectif : ici, tout est pensé pour réduire l’impact environnemental. Déterminée à aller plus loin, la communauté s’engage sur un nouveau cap : la neutralité carbone d’ici 2032. Entre habitat éco-construit et vie communautaire, ce village écossais trace la voie d’un futur plus vert.
Sujet tabou, la droite aurait pourtant beaucoup à gagner en se saisissant de ces dossiers, analyse Ferréol Delmas, directeur général du think tank Ecologie responsable.
Le 25 mai 1970, un mois à peine après le premier Jour de la Terre qui vit des millions d’Américains manifester pour la défense de l’environnement, le New York Times évoquait déjà l’hypothèse d’un ecological backlash, d’un retour de bâton contre l’écologie. La menace n’était pas prise au sérieux. La vague environnementaliste semblait portée par la démocratie américaine elle‑même.
Le groupe Anti-tech Résistance développe sa notoriété dans le milieu écologiste grâce à une communication tapageuse. Son idéologie lui attire l’hostilité d’une large part du mouvement social, qui la qualifie de réactionnaire.
William Benedetto, directeur du cinéma l’Alhambra à Marseille, et Samah Karaki, neuroscientifique, évoquent la place de la science et de la culture dans l’écologie et affirment la volonté de la rendre accessible à tous.
C’est un mot qui peut provoquer des tensions dans toutes les classes sociales, notamment les classes populaires. Celui d’écologie, qui se retrouve parfois associé à des solutions inaccessibles, à des discours moralisateurs. Pourtant, comme le montrent les résultats d’une recherche-action, menée en Bourgogne-Franche-Comté (France), auprès de collectifs citoyens avec des personnes en situation de précarité, ces dernières sont tout sauf insensibles aux enjeux environnementaux. Elles sont même pourvoyeuses de solutions. Une étude française qui peut trouver un écho en Belgique également.
Un équipage composé de militantes s’apprête à traverser l’Atlantique en voilier, pour rejoindre la COP30. Parmi elles, Maïté Meeûs et Mariam Touré, dont les combats féministes et antiracistes viennent élargir le récit écologique.
Notre ancien collègue, influenceur et animateur radio, notamment sur Tarmac, Vinz Kanté, a complètement revu son mode de vie après le Covid. Il a fondé la chaîne YouTube LIMIT qui s’intéresse aux limites planétaires, aux enjeux écologiques et sociétaux. Pour bien comprendre dans quelle direction l’humanité est en train de se diriger et éveiller les consciences, il vient de sortir son premier livre : « Reprendre le contrôle » aux éditions Tana. TARMAC a eu la chance de retrouver Vinz à cette occasion.
Anne Trombini, directrice générale de l’association Pour une Agriculture du Vivant, insiste sur l’urgence de repenser nos modes de production et de coopération pour garantir l’avenir de notre alimentation.
« Je n’ai jamais vu ça », dit son avocate. Rachel, 23 ans, a été condamnée à 6 mois de prison ferme pour avoir aspergé l’hôtel Matignon de peinture à l’eau. La militante du collectif Dernière rénovation va faire appel.
La coprésidente d’Ecolo fustige le « choix de société » des majorités actuelles au fédéral et en Wallonie. Elle pointe l’absence de toute préoccupation pour le changement climatique alors que l’opinion s’inquiète et s’engage et que les entreprises veulent avancer.
En mars dernier, je constatais une évolution des discours écologiques : enfin, en 2025, le pouvoir d'achat intégrait le débat (voir ce post : https://lnkd.in/dP3C7NzF). […] ❓ J’interpelais alors certains acteurs sur la difficulté à énoncer que la contrainte environnementale (l'impossible développement infini dans un monde fini) allait nécessairement impacter la production de richesse
Dans le plus grand pays musulman au monde, où des mosquées en plastique recyclée et balles de riz sont en construction, la religion joue un rôle de plus en plus central dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Le recul alarmant de la Caspienne, plus grande mer fermée du monde, entraîne des bouleversements écologiques, humains et géopolitiques dans toute cette zone aux confins de l’Europe. Les pays qui l’entourent semblent déterminés à agir, mais leur réaction risque d’être trop lente face à ce changement très rapide.
Why Environmental Writing Isn’t Resonating As Much Anymore Active hope, not optimism. And why facts alone no longer move people. Environmental pieces aren’t landing like they used to. Writers, researchers, and activists are noticing the shift: climate content that once sparked engagement now fades into the background. The question isn’t whether people care about the planet — it’s that many readers are moving past narratives of awareness and individual action (or at least I think they should!). They want to understand power. They want to understand systems. They want hope rooted in collective transformation, not optimism sold as personal therapy. We Know the Planet Is Dying. So Now What?
Sauver à la fois des emplois et la planète, c'est possible. À l'occasion de la grande mobilisation intersyndicale organisée partout en France ce jeudi, Vert vous raconte cinq luttes récentes qui ont soudé travailleur·ses et écologistes.
Le parti d’extrême droite a fait sa rentrée politique ce week-end et a lancé sa campagne municipale tout en appelant à des élections législatives anticipées. Entre désir d’incarner «l’alternance» et obsession migratoire, les cadors du RN ont réservé quelques saillies aux énergies renouvelables et aux politiques sur l'écologie. Vert était sur place.
Au Parlement européen, les députés RN et leurs alliés ont noué une alliance de fait avec la droite pour saborder les régulations et les objectifs du Pacte vert. Et ne rechignent pas – à rebours de leurs (…)
Une question se pose aux écologistes : comment stopper le « backlash » contre l’écologie, cette offensive réactionnaire contre les politiques soutenues et développées depuis près de vingt ans ? Car un constat terrible s’impose : les politiques écologiques se heurtent à la défiance, voire à l’hostilité, des classes populaires, notamment hors des grandes agglomérations.
Le parti à la flamme lance sa campagne pour les prochaines élections municipales, ce dimanche à Bordeaux. L’écologie sera-t-elle mentionnée ? Au moins pour fustiger les idées des formations de gauche, jugées «punitives». Vert s’est penché sur l’évolution de la doctrine du Rassemblement national sur les questions liées au changement climatique.
À contre-courant du défaitisme ambiant, Lucie Pinson obtient des victoires écologiques décisives. Ses méthodes ? Développer une expertise de haut niveau ; révéler des informations ; négocier et accompagner ; parfois occuper le siège d’une banque et y déverser des tonnes de charbon. Lauréate du prix Goldman, équivalent d’un Nobel environnemental, elle nous entraîne dans ses combats contre des grands projets d’infrastructures fossiles aux États-Unis, en Australie, en Indonésie et en Ouganda. D’abord impliquée aux côtés des Amis de la Terre, elle a ensuite fondé Reclaim Finance en 2020. Cette ong compte aujourd’hui 42 salariés et entend mettre enfin le système financier au service des impératifs sociaux et écologiques.
Alors qu'en France, nous nous concentrons sur les efforts de la dette nationale et que le monde se déchire dans des tensions internationales, en 2019 Yves Cochet, ministre de l'écologie (2001-2002) sous Jacques Chirac, nous prédisait un futur apocalyptique dû aux changements climatiques.
En pleine révolution industrielle, la Britannique Octavia Hill s’est battue pour que les plus pauvres aient accès à une nature non détériorée, pour que les villes se végétalisent, et contre la pollution atmosphérique urbaine.
La primaire du Green Party d’Angleterre et du Pays de Galles est bousculée par un candidat « écopopuliste » qui veut bâtir à gauche un succès qui puisse rivaliser avec l’extrême droite.
Il faut réenchanter le futur. Partout, la démocratie deviendra un combat parce que son entretien deviendra insupportable pour ceux qui nous dirigent et sont incapables de formuler un avenir. La mondialisation a fait de chacun un concurrent, et les problèmes de nature holistique, comme l’écologie, sont devenus une réalité existentielle qui conduit à les nier faute de pouvoir les résoudre. La proximité de leur imminence va dresser les peuples, qui tendront eux-mêmes leurs mains au fer dans un maelström de vérités tronquées et d’irresponsabilités collectives. L’histoire dira un jour que notre consumérisme était un chemin mortifère, et que la mondialisation nous aura abaissés en de tristes individus en quête de jouissances dont ils se verront privés. C’est d’ailleurs une pulsion de mort qui nous pousse, par prédation, à sacrifier nos descendants pour les protéger contre les autres.