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Bastien L
Deux feux menacent les Bouches-du-Rhône près de Marseille, tandis que l’incendie parti de l’Hérault mercredi poursuit sa progression dans l’Aude. Le premier ministre doit présider, jeudi, une cellule de crise consacrée à la canicule et aux feux de forêt.
Le gouvernement a présenté, mardi, un « plan pour une IA utile, humaine et souveraine pour le service public ». Plusieurs outils vont être généralisés au sein de l’administration. Une « négociation sociale » sera aussi lancée, jeudi, pour encadrer l’usage de cette technologie.
La crise pétrolière et gazière au Moyen-Orient a des conséquences sur les cours de plusieurs matières premières, avec, à long terme, des risques de pénurie. L’aluminium est particulièrement touché, et peut-être demain le cuivre, menaçant l’automobile, l’aéronautique ou la construction.
La guerre du futur ne sera ni totalement humaine, ni totalement automatisée. Mais plus l'humain s'efface, plus le risque d'un usage décomplexé de la force augmente. Le véritable enjeu des prochaines décennies ne sera donc pas seulement technologique. Il sera politique et moral.
On favorise souvent les variétés de céréales qui ont, en moyenne, les meilleurs rendements. Mais les hétérogénéités climatiques et aléas croissants viennent chahuter ce paradigme.
En sociologue, Camille Peugny analyse le recul des formes de solidarité dans la société actuelle.
Sous la pression du syndicat majoritaire FNSEA, le gouvernement prépare un nouveau texte de «simplifications» pour l'agriculture, qui laisse craindre d'énièmes reculs environnementaux. En prime, le premier ministre a chargé les préfectures d'actions immédiates sur les questions de l'eau ou de la pollution aux nitrates.
Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières entre en vigueur dans l’UE le 1ᵉʳ janvier. Bruxelles a élargi, en décembre, le champ d’application de ce dispositif, qui impose une taxe aux importations des produits industriels les plus polluants. Censé protéger l’Europe de la concurrence, il est jugé insuffisant par de nombreux industriels.
Sébastien Doutreloup, climatologue à l’Université de Liège, revient sur les différences entre météo et climat, l’accélération du réchauffement du climat, les conséquences déjà visibles en Belgique et l’urgence d’une réponse de la société. La chute brutale des températures de novembre en Belgique interroge : entre gel, neige et douceur anormale quelques jours plus tôt, beaucoup y voient un signe de dérèglement. Pour Sébastien Doutreloup, climatologue à l’Université de Liège, ces variations relèvent avant tout de la météo, un phénomène de court terme, et non du climat. Mais Sébastien Doutreloup rappelle que derrière ces oscillations quotidiennes le réchauffement climatique s’intensifie à un rythme inédit.
L’écologie n’est pas un courant politique, mais une science qui étudie les relations entre les êtres vivants et leur environnement. Dans son nouvel ouvrage publié aux éditions Belin, Sébastien Barot, directeur de recherche à l’IRD, propose une plongée dans ce champ scientifique encore méconnu du grand public.
L’épuisement des ressources et l’incertitude géopolitique inquiètent les industriels du secteur alors que la demande augmente, portée par les technologies de la transition énergétique.
Souvent assimilée à un courant politique, l’écologie est avant tout une science à part entière, qui étudie les interactions du vivant avec son environnement. Pourtant, en France, ce terme est devenu symbole de militantisme au risque d’invisibiliser le travail précieux des écologues, alors même que leurs connaissances sont indispensables pour affronter la crise environnementale en cours. […] Dans « l’Écologie est une science », publié par les éditions Belin, Sébastien Barrot, directeur de recherche à l’IRD, présente son domaine de recherche, encore trop méconnu du grand public. Nous reproduisons ci-dessous un extrait de son avant-propos.
Automobile, défense, aérospatial, énergie, chimie… toutes les filières technologiques occidentales s’alarment des nouvelles restrictions imposées par Pékin à l’exportation de ces minerais stratégiques.
J’ai découvert avec un immense intérêt le podcast “Faire Face” de l’association Adrastia en écoutant l’interview de Yamina Saheb par Bastien Roulot il y a quelques semaines. Docteur en énergétique, ancienne analyste politique senior à l’Agence internationale de l’énergie, elle est aujourd’hui chercheuse et consultante indépendante spécialisée et a cofondé le Laboratoire Mondial des Sobriétés. Autrice principale du rapport du GIEC sur l’atténuation du changement climatique (Groupe de travail III, 2022), elle a contribué à faire entrer le concept de sobriété dans les politiques climatiques internationales.
Baisse des exportations, interrogation sur les chaînes d’approvisionnement… les secteurs industriels subissent les taxes commerciales américaines, avec, pour beaucoup d’entre eux, la crainte de nouveaux chocs.
Le groupe de construction teste une technologie pilote, créée par la start-up Revcoo, pour capter le carbone émis par son usine de chaux, à Haut-Lieu (Nord).
Dans cet épisode, Bastien Roulot échange avec Yamina Saheb sur ce que signifie, coûte et révèle, concrètement et politiquement, de mettre la sobriété au cœur des politiques climatiques. Autrice principale du dernier rapport du GIEC sur l’atténuation, initiatrice de l’introduction du terme "sobriété" dans les discussions climatiques internationales, Yamina Saheb développe une pensée rigoureuse, offensive, mais parfois piégée par les cadres institutionnels qu’elle tente de subvertir. L’entretien navigue alors entre espérance stratégique et désenchantement lucide. Face à l'inefficacité des manœuvres dominantes (croissance verte, techno-solutionnisme, géo-ingénierie…), elle appelle à une rupture structurelle, planifiée, équitable. Mais dans un monde où la coopération internationale s’effrite et dans lequel les États semblent de plus en plus dépossédés de leur capacité d’agir, comment cette stratégie peut-elle encore être mise en œuvre ? Un échange sans montage, franc, parfois inconfortable, où s’expriment à la
A 80 kilomètres à vol d’oiseau du cercle polaire, l’usine de Stegra devrait produire, fin 2026, de l’acier à partir d’hydrogène « vert », mais les réticences du gouvernement rendent la concrétisation du projet plus difficile que prévu.
Chanee, activiste écologiste franco-indonésien, dénonce les conséquences désastreuses de l’extraction du nickel et du charbon en Indonésie, au moment où Emmanuel Macron arrive pour une visite d’État
En répondant aux questions par d’autres questions pour forcer l’élève à réfléchir, en incarnant des personnages littéraires ou historiques, l’IA peut être un outil pédagogique performant et pas cher, détaille Salman Khan, fondateur de la Khan Academy, dans son livre «Un nouveau monde».
La pollution au Kosovo remonte à l'époque yougoslave, mais l'intervention occidentale n'a apporté aucune amélioration sur ce point, au contraire. Le Kosovo d'aujourd'hui est un pays au sous-sol riche, mais à la population pauvre ; une région au potentiel touristique, mais rongée par la pollution ; et un territoire où l'on dit la paix rétablie, mais où l'armée demeure omniprésente.
Pourquoi l’eau que l’on boit est-elle polluée ? En Wallonie et à Bruxelles, l’eau de notre robinet vient à 80% des nappes phréatiques et 20% des eaux de surfaces comme les rivières. Ces eaux sont toutes polluées et vont subir un traitement pour être rendue « potable » dans des stations de potabilisations. Ces procédés ont malheureusement des limites et ne permettent pas d’enlever tous les polluants. Il subsiste donc une petite partie de tous ces polluants dans notre eau du robinet. Par ailleurs, il est bon de comprendre que les eaux de « sources » en bouteilles proviennent elle aussi des eaux souterraines et contiennent aussi ces polluants en quantités variables.
La stratégie rhétorique adoptée par Georges-Louis Bouchez n’est pas une maladresse isolée, elle s’inscrit pleinement dans une méthode populiste qui dépasse largement les frontières belges. L’objectif profond de cette instrumentalisation populiste du droit international est double. D’une part, elle permet d’éviter une analyse rigoureuse des actes répréhensibles commis par Israël à Gaza, pourtant documentés en détail par Human Rights Watch et Amnesty International : exécutions extrajudiciaires, bombardements disproportionnés sur des populations civiles, restrictions délibérées d’accès aux soins médicaux. D’autre part, elle consolide un électorat sensible à une posture autoritaire simpliste, où la violence d’État est justifiée par opposition systématique au terrorisme.
Mis au point en 2004 par Jean-Marc Jancovici, popularisé par l’Ademe et désormais dans les mains de l’Association pour la transition bas carbone (ABC), le bilan carbone fête ses vingt ans. Expert des méthodologies de calcul d'émissions de GES et lui-même opérateur, le groupe AFNOR est associé de près.
L'agriculture d’aujourd’hui repose largement sur l’utilisation d’engrais issus de la pétrochimie pour l’azote (N) et d’origine minière fossile pour le phosphore (P), le potassium (K), etc. Ces ressources proviennent presque exclusivement du commerce international et rendent nos systèmes alimentaires très fragiles sur le plan géopolitique. Parallèlement, l’activité biologique des sols est négligée, appauvrissant la fertilité des terres. Collecter les excréments à la source et les traiter pour produire des matières fertilisantes (engrais, composts), c’est retrouver un lien ville-campagne, faire un pas vers l’agroécologie, introduire plus de circularité dans la gestion des ressources… Alors que les agglomérations urbaines grandissent et que les ressources s’amenuisent, il est grand temps de (re)déployer un assainissement écologique à la campagne et de le ramener jusqu’au cœur des villes. Par le passé, pourtant, des solutions existaient. L’humanité a toujours dû faire face à ces problématiques, l’énergie nous a
Combien faut-il d’arbres dans la ville idéale ? À quels endroits les planter ? Quelles espèces choisir ? Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les arbres en ville sans oser le demander.
En préface du rapport annuel de la Sûreté de l’État (VSSE) publié ce vendredi, l’administratrice générale du service, Francisca Bostyn, énumère " les défis majeurs pour l’avenir " en matière de renseignement et de sécurité.
Pour ne pas dépasser le seuil irréversible de 1,5 °C de réchauffement climatique global, nous pouvons encore émettre 200 gigatonnes de carbone dans l’atmosphère. C’est là que l’idée de justice apparaît et qu’en avocat de l’environnement et des victimes des injustices environnementales, Sébastien Mabile pose la seule question qui vaille désormais : comment souhaitons-nous répartir la consommation de cette quantité de gaz à effet de serre ? En tout état de cause, les ultrariches accaparent actuellement la plus grosse part du gâteau… au détriment du reste de l’humanité.
La guerre en Ukraine favorise la décarbonation de son mix énergétique. De plus en plus de panneaux solaires sont installés afin de pallier les destructions des centrales thermiques par la Russie.
C'est un objectif réalisable à brève échéance. Tous les acteurs de l'écosystème des paiements ont un rôle à jouer.
Le groupe minier Rio Tinto a acquis Arcadium Lithium, un des leaders mondiaux dans l’extraction du minerai essentiel à la production de batteries électriques. Une opération à 6,7 milliards de dollars qui intervient alors que le marché de l’or blanc est à la baisse.
Des chercheurs ont simulé des milliers de civilisations extraterrestres. Découvrez ce qui les anénantit à chaque fois !
La Commission nationale du débat public a présenté, lundi 30 septembre, ses conclusions. Derrière le projet local porté par Imerys, c’est toute la stratégie minière de la France qui est interrogée.
Nous sommes exposés à des pollutions invisibles au quotidien, mais savons-nous vraiment ce qui entre dans nos corps ? De l'air que nous respirons aux produits que nous consommons, ces toxines invisibles envahissent notre organisme et affectent notre santé. Dans cette vidéo, découvrez les sources cachées de cette pollution et ce que vous pouvez faire pour vous protéger. Préparez-vous à être choqué par ce que vous allez apprendre !
Les associations Réseau Action Climat et France Nature Environnement publient, mardi, un rapport estimant que la baisse des émissions industrielles de gaz à effet de serre est davantage liée à une chute de la production qu’à une réelle décarbonation du secteur.
Fini de payer la facture de gaz ou de mazout tous les mois ! Vous en rêvez ? A Nivelles, certains pourraient voir leur rêve devenir réalité. C’est le cas des entreprises des parcs d’activité économique Nord et Sud de Nivelles. La ville, l’intercommunale "inbw" et la société Karno Energy s’associent dans un projet de développement de réseau de chaleur décarboné.
Bruxelles a présenté en 2023 sa politique d’approvisionnement en minerais critiques, indispensables pour la transition énergétique. Mais le réveil du Vieux Continent est tardif comparé à la Chine et aux Etats-Unis.
L’ouverture envisagée par Imerys, en 2028, d’une des plus grandes mines d’« or blanc » en Europe à Echassières, dans l’Allier, est défendue par le gouvernement et les élus locaux. Un débat public est organisé jusqu’en juillet.
Alors que s’ouvre le débat public sur un projet minier dans l’Allier, le géographe Sébastien Bourdin éclaire les raisons de l’opposition des riverains face à l’arrivée d’infrastructures participant à «l’effort environnemental».
L'incident se serait déroulé il y a un mois, en mer Noire. Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a dénoncé jeudi 22 février des menaces russes contre des patrouilles françaises.
Stocker le CO₂ de l’atmosphère sous terre. C’est une réponse au changement climatique souvent considérée comme chimérique, coûteuse, toujours en développement mais également sans réel soutien politique.
Si la coopération continue d’être patiemment construite dans des enceintes multilatérales, malgré les contrecoups des tensions géopolitiques qui s’y font ressentir, ce n’est pas parce que ces questions sont moins tendues politiquement : la lutte contre le changement climatique est devenue un champ d’affrontement et de coopération géopolitique majeur, parce qu’elle bouleverse les perspectives économiques de tous les pays et préside à une potentielle redistribution des cartes en matière de ressources critiques, de puissance économique et de pouvoir.
Pour la cellule environnement de la SSMG, le problème des PFAS n’est que la partie émergée de l’iceberg. Et surtout, les pouvoirs publics à tous les niveaux, y compris européen, se voilent en quelque sorte la face avec des réglementations qui masquent la réalité scientifique.
La valorisation de la biomasse n’est pas sans risque, comme tous les procédés industriels. Comment évaluer les risques d’accident ?
Plus il y a de catastrophes, plus ça coûte cher à assurer. Mais comment faire pour encaisser l'augmentation des événements climatiques ?
Exploiter les vivants, c'est ce que le capitalisme fait depuis toujours, et qui trouve aujourd'hui ses limites, Paul Guillibert propose de renouveler à cette aune la philosophie de l'environnement.
Nous pouvons encore adapter notre forêt au changement climatique. Sécheresse et températures élevées : le dérèglement climatique exige beaucoup de nos forêts. Mais il y a de l’espoir. Il est encore possible de les acclimater. Comment cela peut-il réussir ?
Drogué et perfusé aux énergies fossiles, le capitalisme va-t-il trouver son salut grâce à la fusion nucléaire ? Quelle direction prendrait la société industrielle si une improbable énergie nucléaire à très haut rendement voyait le jour ? Au lieu de croire qu'elle ouvrirait une période d'abondance heureuse, le spécialiste de permaculture David Holmgren invite à imaginer une descente énergétique frugale. Seule voie raisonnable pour briser la mythologie de la croissance.
La Chine connaît son mois de mai le plus chaud depuis un siècle. La canicule détruit les récoltes et met certaines industries à l'arrêt, avec des conséquences sur la croissance économique.
La Chine fait actuellement face à une canicule sans précédent. Avec plus de 36 degrés enregistrés lundi à Shanghai, ce mois de mai est le plus chaud depuis un siècle dans cette ville. Et Shanghai n’est pas la seule concernée, le pays tout entier connaît des températures exceptionnelles.
Les sanctions économiques prises par les États-Unis et leurs alliés contre la Russie sont sans précédent : pour la première fois dans la mondialisation d’après-guerre, les sanctions les plus fortes — le gel des avoirs de la banque centrale et l’interdiction des exportations de produits technologiques — ont été appliquées contre une puissance de premier plan. Déployées simultanément sur les terrains financier et économique, elles rendent visible et concret tout le potentiel de l’arme économique, appuyée sur les structures de pouvoir liées au crédit et à la production, pour reprendre la terminologie de Susan Strange1 — autrement dit, combinant ce que Nicholas Mulder2 nomme l’approche du Trésor et celle de l’Amirauté, la première cherchant à assécher l’accès aux devises, la seconde aux approvisionnements stratégiques.
D'un côté, la nouvelle constellation écologiste. Portée par des groupes comme Extinction Rebellion, Dernière Rénovation, les Soulèvements de la Terre ou encore Deep Green Resistance, elle multiplie les opérations coup de poing pour dénoncer l'urgence climatique. Quitte à basculer dans la radicalité : jets de peinture, blocages routiers, mais aussi sabotages, destructions et actions clandestines… De l'autre, la machine étatique, tout aussi déterminée : surveillance, répression, condamnations et criminalisation… N'hésitant plus à durcir sa doctrine, à parler d'éco-terrorisme et à s'engager dans un jeu trouble avec la mise sous cloche d'associations historiques garantes de l'intérêt général, le détricotage du droit de l'environnement, ou l'accélération de grands projets controversés.
Depuis une loi promulguée en 2006, les communautés tribales du pays ont obtenu des droits sur les jungles entourant leurs villages. Une administration collective qui a permis une préservation durable des arbres et de la flore.
Il n'y aura bientôt plus assez de place sur le cloud pour les données générées par les smartphones et le numérique, selon les chercheurs.
Alors que l'aviation est depuis ses débuts un sujet de rêves et d'exploits qui suscite un fort intérêt de la société, elle est maintenant prise dans la tourmente de la transition climatique. D'un côté on vante l'avion vert qui va solutionner tous les problèmes, et de l'autre, on parle de “flygskam”, la “honte de prendre l’avion”, pour un transport désormais à bannir. Face à ces passions qui se déchainent, Carbone 4 vise à éclairer le débat en répondant à une série de questions-réponses avec une approche scientifique et chiffrée.
avec Sébastien Jodoin, (Associate Professor, McGill University), Tendances et obstacles judiciaires des procès climatiques menés par la jeunesse • Paul Mougeolle (Doctorant et juriste pour Notre affaire à tous et Global Legal Action Network), Le procès des « jeunes portugais » devant la Cour européenne des droits de l’Homme • Clémentine Bladon (Avocate), Le combat des jeunes contre le Traité sur la Charte de l’énergie à Strasbourg • Hélène Leleu (Avocate), Présentation du recours en inaction environnementale mené par les parents d’élèves drômois et le collectif « parents pour la planète » • Laure-Marine Vioujard (coordinatrice diplomatique World's Youth for Climate Justice (WYCJ)) et (sous réserve) Émilie Gaillard (Maîtresse de conférences en droit privé, Sciences Po Rennes, Chaire Normandie pour la Paix), L’activisme des jeunes pour une demande
À l’heure des grands bouleversements environnementaux, les cartes doivent devenir des boussoles pour naviguer dans l’anthropocène. Sébastien Soriano, directeur général de l’IGN, nous explique comment la cartographie fait sa révolution et expose les défis démocratiques, mais aussi technologiques que cela soulève
Docteur en neurosciences, Sébastien Bohler s'est plongé dans les méandres de notre cerveau pour trouver des réponses à notre incapacité à changer nos comportements face au réchauffement climatique. Son dernier livre, Human Psycho (Bouquins, 2022), explore les ressorts collectifs de notre inaction.
La contestation sociale a pris ces dernières années des formes nouvelles. En parallèle, le pouvoir s'est employé, de diverses manières, à les délégitimer et à les réprimer, alors que celles-ci bénéficiaient, souvent, d'un important soutien dans l'opinion. Le petit livre que vient de leur consacrer le sociologue Manuel Cervera-Marzal vise à contrecarrer un tel processus d'invalidation-invisibilisation, indigne d'une vraie démocratie.
Un collectif écologiste dégonfle les pneus des SUV dans les rues de la capitale pour lutter contre la pollution des véhicules. Depuis fin juillet, un collectif écologiste profite du noir de la nuit pour dégonfler les pneus des SUV stationnés dans la capitale, quelle que soit la motorisation. D'autres villes seraient également concernées.
Le monde politique doit sortir d’urgence du déni et de l’irresponsabilité climatique. S’il met en doute les conclusions du Giec, qu’il l’assume publiquement ; sinon, qu’il œuvre sans relâche ! Aucun groupe politique n’a le monopole de l’urgence écologique.
Sébastien Bohler, auteur du « Bug humain » et de « Human psycho », interrogé récemment dans le supplément « Science & médecine », revient sur les accusations de réductionnisme et de déresponsabilisation individuelle que lui valent ses thèses sur le rôle d’une structure cérébrale, le striatum, dans la crise environnementale.
Dans deux livres parus presque simultanément, le chercheur en psychologie cognitive Thierry Ripoll et le neurobiologiste Sébastien Bohler avancent une même thèse : l’insatiable soif de croissance de l’humanité et la crise globale qui en découle seraient la conséquence de notre « câblage » cérébral. Entretien croisé.
L’eau est la ressource vitale par excellence, elle est celle dont l'absence limite notre survie immédiate plus rapidement encore qu'un manque temporaire de nourriture, et dont l'approvisionnement adéquat (en dehors de l'utilisation dominante dans la production agricole) est nécessaire pour maintenir l'hygiène de base que cela soit du domaine public ou privé. Elle est indispensable dans l’industries et l’agriculture et surexploitée dans l’élevage. L’eau douce représente seulement 2% de la masse totale d’eau présente sur la terre, le reste étant de l’eau salée. De ces 2%, 70 % sont contenus dans les glaces du globe.
La 5G dont nous disposons actuellement n'est qu'une partie de ce que proposera à terme cette nouvelle technologie. Les ondes millimétriques (26 GHz) ouvriront de nouvelles perspectives. La 6G ira encore plus loin avec l'usage de « surfaces intelligentes reconfigurables » et un « meilleur suivi de l’utilisateur mobile ».
la méthode de l’évitement du débat aboutit, chez les citoyens, à un sentiment d’incompétence des hommes et des femmes politiques, mais aussi, c’est ce qui est le plus inquiétant, à la mise en évidence d’une forme d’impuissance collective à proposer des solutions et à agir dans ce sens. Une démocratie qui ne débat plus, ou qui débat mal, est une démocratie impuissante. Or, toujours d’après l’enquête Harris interactive, ce sont les Français qui se sentent les plus impuissants qui, à la fois déplorent de ne pas être en démocratie et ne sont pas attachés au régime démocratique.
Prix records à la pompe, 30 milliards de mesures de soutien au pouvoir d’achat en 2022 de la part de l’État, diminution de la fourniture en pétrole russe, manifestations de plusieurs professions face au risque de faillite… Le choc énergétique actuel est « comparable en intensité, en brutalité, au choc pétrolier de 1973 », a récemment déclaré le ministre de l’Économie.
La construction et la mise en service de ces centrales prennent trop de temps, et nous n'avons pas ce temps-là. Par Naomi Oreskes le 1 février 2022 dans Scientific American. L'exercice a donné lieu à de bonnes et de mauvaises nouvelles. La mauvaise nouvelle est qu'il sera très difficile de maintenir l'augmentation de la température en dessous de 2° C et qu'il sera probablement impossible de la maintenir en dessous de 1,5°. La bonne nouvelle est que ce défi peut être relevé si nous mettons en œuvre un large éventail de solutions, dont les plus importantes sont la suppression des subventions aux combustibles fossiles et la fixation d'un prix élevé pour le carbone.
Un monde plus chaud sera aussi un monde plus violent. Alors qu'une hausse des températures d'à peine 1 °C depuis l'ère préindustrielle a déjà des conséquences préoccupantes pour la sécurité nationale et internationale, il ne fait pas de doute que cette tendance va s’amplifier et nous faire entrer dans une longue période de tensions. Les armées ne doivent pas seulement réduire leur empreinte carbone. Acteurs majeurs de la paix et de la sécurité, elles doivent aussi s’adapter à une situation qui affecte lourdement leurs missions et leurs capacités pour s’engager dans une véritable politique de sécurité climatique.
Dans deux livres publiés ce début d’année, le sociologue Grégory Salle et le journaliste Mickaël Correia se penchent sur la criminalité environnementale, et dénoncent la responsabilité énorme des multinationales dans le drame écologique qui se joue aujourd’hui.
Un nouveau rapport du World Inequality Lab (WIR 2022) montre que les personnes les plus riches libèrent de plus grandes quantités de dioxyde de carbone que les personnes à moyens et faibles revenus
Comme la plupart des ouvrages dédiées à la réflexion sur les incertitudes quant à l’avenir de l’humanité, le livre de Sébastien Bohler, Où es le sens ?, part d’un diagnostic très classique, c’est à dire très pessimiste quant à cet avenir : changements climatiques, perte de biodiversité, pénuries de matières premières, coût de l’énergie, pollution, migrations climatiques, nouvelles pandémies, etc.
La Moldavie a décrété l’état d’urgence énergétique, vendredi, pour tenter de trouver des alternatives au gaz russe. Gazprom menace de fermer le robinet à énergie de ce petit pays européen, s’il n’accepte pas une hausse drastique des prix.
Fonte des glaces, cyclones tropicaux, mégafeux : notre maison brûle et pourtant nous regardons ailleurs… D’où cette question : pourquoi notre cerveau nous pousse-t-il à détruire la planète ? Pour y répondre, nous recevons Sébastien Bohler, docteur en neurobiologie moléculaire, rédacteur en chef du magazine cerveau et psycho, et auteur de nombreux ouvrages sur les neurosciences dont “le Bug humain” et “Où est le sens”
L’extension rapide des surfaces urbanisées affecte la biodiversité, homogénéise les paysages et transforme les modes de vie en raréfiant les expériences sensibles des milieux naturels.
Pour limiter les naissances, les autorités de l’Uttar Pradesh veulent faire voter une loi draconienne, mélange d’incitations et de sanctions. Le texte risque de pénaliser les plus pauvres et de nourrir la rhétorique islamophobe des nationalistes hindous au pouvoir.
Aménager notre territoire de manière préventive devient une nécessité criante alors que tout indique que nous entrons dans une nouvelle ère de risques climatiques, sanitaires, économiques...
Le moineau friquet disparaît inexorablement de nos campagnes, victime d’un mode de vie et d’un aménagement du territoire de plus en plus aseptisés. Natagora tire la sonnette d’alarme.
En fragilisant les chaînes logistiques et en nous obligeant à rester chez nous, la pandémie invite à changer d’échelle et revitalise une proposition écologique venue de la Californie : le biorégionalisme.
Usbek & Rica les avait interviewés en mai 2020 pour discuter de l’initiative « Closing worlds ». Alexandre Monnin, Emmanuel Bonnet et Diego Landivar publient aujourd’hui Héritage et Fermeture (Divergences, 2021), un essai qui donne à voir les détails de leurs travaux, à la fois savoirs et pratiques, destinés à démanteler le capitalisme, « dépourvu de sens face à l’Anthropocène ».
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This paper analyses how recent trends in heat waves impact heat warning systems. We performed a retrospective analysis of the challenges faced by the French heat prevention plan since 2004. We described trends based on the environmental and health data collected each summer by the French heat warning system and prevention plan. Major evolutions of the system were tracked based on the evaluations organized each autumn with the stakeholders of the prevention plan.
Les citoyens n’ont pas besoin de beaucoup de messages sombres supplémentaires pour savoir qu’il est trop tard. Un récent sondage des Nations unies a indiqué que deux tiers de la population mondiale considèrent le changement climatique comme une urgence mondiale. Il est donc grand temps que les dirigeants politiques rendent également justice à ce vaste courant de préoccupations et de craintes.
La participation citoyenne sera essentielle pour déployer une politique climatique ambitieuse.
Lorsque nous entendons ou voyons "vortex polaire" dans certaines prévisions météorologiques en Belgique ou lorsqu’une ville entière est gelée comme le montrent les images de l’année 2019 à Chicago, cela réveille une peur d’être complètement gelé. Pas de panique, on vous explique le phénomène. L’étymologie des deux mots n’est certes pas rassurante : vortex du latin vortex ou vertex, de vertere, vortere : "tourner" et polaire du latin polaris "de pôle". Il est par conséquent humain d’avoir le trouillomètre à zéro lorsque la température passe en dessous de zéro !
Débat sur l'ouvrage de Roland Gori, "Et si l'effondrement avait déjà eu lieu"
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sur le plan environnemental, pourquoi n’arrivons-nous pas à changer nos comportements ? Peut-être que la réponse se trouve du côté des neurosciences. Selon Sébastien Bohler, neuroscientifique, c’est une petite partie du cerveau, le striatum qui serait la cause des désastres environnementaux. Véritable système de récompense, le striatum sécrète des doses de dopamine pour pousser les êtres humain à assouvir leurs besoins fondamentaux
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Face à l’inertie des États, faut-il s’en remettre à l’engagement de quelques éco-philanthropes pour préserver les sites naturels les plus menacés ?
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Les neurones en charge d’assurer notre survie ne sont jamais rassasiés et réclament toujours plus de nourriture, de sexe et de pouvoir. Ainsi, nous sommes 8 milliards d’êtres humains sur Terre à rechercher encore et toujours la croissance dans tous les domaines. Pour ce faire, notre espèce hyper-consommatrice surexploite la planète, modifie son écosystème… et se met gravement en péril. Comment se fait-il que, ayant conscience de ce danger, nous ne parvenions pas à réagir ? Peut-on résoudre ce bug et redevenir maîtres de notre destin ? Oui, à condition d’analyser en chacun de nous ce mécanisme infernal qui pousse notre cerveau à en demander toujours plus.
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L’exploitation illégale du bassin du Congo alimente la prospère industrie du bois de l’empire du Milieu.
Dans cette vidéo, Sébastien Ménecier présente l'équation proposée par l'économiste Y. Kaya. Cette équation met en avant différents facteurs permettant d'appréhender l'impact des activités humaines sur l'environnement. Elle est appliquée à la problématique du changement climatique.
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