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Alors que le rejet de l’eau par les centrales peut provoquer un réchauffement de l’eau des cours d’eau de 4 à 6 degrés, l’entreprise publique craint de devoir les mettre à l’arrêt plus fréquemment.
Près des deux tiers de ces pertes affectent l’Italie, l’Allemagne et la France, précise l’assureur Allianz, à l’origine de ce calcul, dans une étude publiée vendredi 25 mai.
Le phénomène "Super El Niño" en cours pourrait provoquer plus de 450 000 décès liés à la chaleur d'ici février 2027, selon un rapport publié mercredi par le Climate Impact Lab. Les chercheurs y identifient les régions les plus menacées, et les mesures qui permettraient encore d'éviter cette hécatombe.
Jean-Marc Jancovici était l'invité de HEC Débat pour un échange consacré aux grands défis économiques, énergétiques et climatiques auxquels nos sociétés sont désormais confrontées. Face aux étudiants de HEC, il revient sur une idée centrale : notre économie ne peut pas être pensée indépendamment du monde physique. Énergie, pétrole, gaz, matières premières, infrastructures, climat… derrière les prix et les mécanismes économiques se trouvent des flux matériels dont nos sociétés restent profondément dépendantes. Au cours de cet échange, Jean-Marc Jancovici aborde notamment la croissance et le découplage, la sobriété, l'intelligence artificielle, la finance verte, la voiture électrique, le rôle de l'Europe, le nucléaire, la planification et les limites du libre marché. Il revient également sur le projet **Un Commun Accord**, une assemblée de citoyens tirés au sort destinée à faire émerger des points de convergence face aux grands dilemmes de notre époque.
La politique défaillante fait porter le chapeau aux écologistes - Alors que l’été torride nous a douloureusement confrontés aux lourdes conséquences du réchauffement climatique, on cherche des boucs émissaires. Étonnamment, ce sont les écologistes qui sont montrés du doigt, soutient Dirk Draulans.
La France n’est pas prête face aux chocs climatiques et énergétiques qui arrivent. Christophe Cassou, climatologue et directeur de recherche au CNRS, et Jean-Marc Jancovici, président de The Shift Project, expliquent pourquoi notre économie, nos infrastructures et notre mode de vie vont devoir profondément s’adapter.
Le Cerac (Centre d'analyse des risques du changement climatique) a évalué les conséquences économiques de la récente canicule. Cet organisme indépendant appelle les autorités publiques à investir pour adapter notre société aux futurs étés brûlants.
Le CERAC, organisme public indépendant créé après les inondations de 2021, vient de publier une analyse concernant l’impact des vagues de chaleur sur la productivité au travail. Selon lui, les pertes pour l’économie belge, rien que pour l’été 2026, pourraient atteindre 1% du PIB, soit près de 6 milliards d’euros.
Le gestionnaire français du réseau de transport d’électricité RTE a présenté ce 21 septembre ses premières analyses concernant le fonctionnement du système électrique au cours d’un été « marqué par des vagues de chaleur exceptionnelles en termes de précocité, d’intensité et de durée ainsi que par une sécheresse persistante ».
Cet été a été marqué par d'importantes vagues de chaleur entraînant une forte surmortalité. Entre le 18 juin et le 3 juillet 2026, 2 035 décès supplémentaires ont été recensés en Belgique, soit 50% de plus que la normale à cette période. Sur l'ensemble de l'été 2026, on arrive à 2 935 décès liés à la chaleur en Belgique. Quelle part de responsabilité le réchauffement climatique a-t-il dans cette surmortalité ? Comment notre corps réagit-il aux températures élevées ? Sommes-nous toutes et tous égaux·ales face aux canicules ? Comment s’adapter à ce monde de plus en plus chaud ? Cette Lettre synthétise les principaux liens entre climat et santé. L’épidémiologiste français Kévin Jean a répondu à nos questions de manière à la fois précise et pédagogique; nous l’en remercions chaleureusement, ainsi que pour sa disponibilité.
Santé publique France a publié, mercredi, le bilan humain de l’été le plus chaud jamais enregistré dans le pays, marqué par des canicules d’une précocité, d’une intensité et d’une durée exceptionnelles.
De uitbreidingsplannen van Brussels Airport zijn onverzoenbaar met een leefbaar klimaat. Het bedrijf plant dubbel zoveel uit te stoten als toegestaan, blijkt uit een nieuw rapport. "De capaciteit van de luchthaven moet zich aanpassen aan de draagkracht van mens en milieu – niet omgekeerd", vindt Bond Beter Leefmilieu.
C’est désormais une certitude, le réchauffement planétaire franchira d’ici quelques années le seuil fatidique d’1,5°C supplémentaire par rapport aux températures préindustrielles (1850-1900). Et après ? Quel monde surgira de cet échec emblématique ? Pourra-t-on revenir en arrière ? Des scientifiques répondent.
Un été qui bat tous les records d’un côté. Un été qui, demain, ne sera plus qu’une moyenne parmi d’autres, de l’autre. Voilà le paradoxe que viennent de mettre en lumière des climatologues en repositionnant les chiffres de l’été 2026 sur la trajectoire de réchauffement que la France a officiellement retenue pour anticiper son avenir climatique. Ce que des millions de Français ont vécu comme une saison hors normes, marquée par une chaleur suffocante et des records en cascade, correspondrait en réalité à un été tout ce qu’il y a de plus ordinaire dans un monde à +4°C. Alors que l’automne s’installe doucement et que l’on commence tout juste à digérer ces mois éprouvants, ce constat mérite qu’on s’y attarde : il ne s’agit pas d’un simple bilan météorologique, mais d’un signal envoyé à toute une société sur ce qui l’attend.
Le bilan publié par Santé publique France ce mercredi 16 septembre est voué à s’alourdir, car la collecte des données n’est pas encore terminée. La surmortalité de cette troisième canicule de l’été a surtout touché les personnes de plus de 75 ans.
De mai jusqu’à fin août, Santé publique France a mis en évidence une surmortalité de 8 124 décès pendant les épisodes de fortes chaleurs. Logement, précarité, maladies chroniques… Face au couperet des fortes températures, réduire les inégalités permettrait de limiter les morts en excès.
Après cet été brûlant, 64% des responsables d’exploitation de Charente-Maritime et des Deux-Sèvres envisagent de changer de métier, selon un sondage de la chambre d’agriculture locale. Paysan en bio dans le sud du Poitou, Samuel Le Mercier a franchi le pas. La cause : des récoltes ruinées, un épuisement physique et moral et l’absence de réponse politique.
Des températures largement au-dessus des normales de saison sont attendues ce 15 septembre, du Sud-Ouest à la Picardie, alors que les sols affichent des niveaux de sécheresse inquiétants.
L’Observatoire des médias sur l’écologie a recensé tous les cas de mésinformation climatique depuis le début de l’année dans les programmes d’information de 18 médias audiovisuels. Certaines thématiques et périodes de l’année semblent particulièrement propices aux rhétoriques fallacieuses, comme le montre ce bilan publié en exclusivité par Vert.
La chaleur a atteint des niveaux jamais vus en août sur la planète, a constaté jeudi le service météorologique européen Copernicus, avec le mois le plus chaud jamais mesuré à l'échelle du globe et le pire été pour l'Europe occidentale.
Face aux canicules et aux crises écologiques, où pourra-t-on encore vivre en 2050 ? Le géographe Guillaume Faburel appelle à rééquilibrer la population entre villes et campagnes et identifie sept territoires propices à des modes de vie plus autonomes. Vert l’a rencontré.
La planète n’a probablement jamais connu de telles températures depuis cent vingt-cinq mille ans, selon des scientifiques, et les conséquences humaines et environnementales s’aggravent partout.
La chaleur a atteint des niveaux jamais vus en août sur la planète, a constaté jeudi le service météorologique européen Copernicus, avec le mois le plus chaud jamais mesuré à l'échelle du globe et le pire été pour l'Europe occidentale.
Cet été, le plus chaud jamais enregistré en Europe, a été un choc pour nombre d’entre nous : près de la moitié de l’Hexagone a dépassé au moins une fois les 40°C. À tel point que nous nous réjouissions lorsque le mercure n’indiquait «que» 30°C. Sommes-nous condamné·es à normaliser les effets du changement climatique ?
The term ‘Anthropocene’ was coined in recognition that human activities have ended the relatively stable environment of the Holocene epoch. However, its widespread adoption across the humanities, arts and sciences has led to diverse and sometimes incompatible definitions. In this Perspective, we argue for a stabilized definition of the Anthropocene epoch to help address contemporary environmental challenges, and explore various applications of the Anthropocene across disciplines. The Anthropocene epoch, with a proposed start point in 1952, underscores that human-driven global-scale environmental disruption differs from earlier human impacts of the Holocene, which did not cause such profound destabilization. This clear distinction enables quantitative and qualitative comparisons between the Holocene and Anthropocene epochs, as already utilized, for instance, within the planetary boundaries framework. As the Anthropocene Earth system transformation is systemic, political responses also need be systemic, rather
Le jeudi 10 septembre, le service météorologique européen Copernicus a fait savoir que, avec une température moyenne de l’air de 16,96 °C, le mois d’août 2026 avait été le mois le plus chaud de l’histoire à l’échelle mondiale depuis que ces données sont collectées.
Le prix des produits frais (fruits, légumes, poissons…) a augmenté de 5,8% sur un an en août, selon les estimations de l’Insee ce jeudi. La conséquence directe des lourdes pertes agricoles consécutives à la sécheresse et aux canicules de cet été.
Le plat de résistance, c’est le podcast d’Élise Bordet et Pierre Girard pour parler d’actions concrètes pour l’agriculture, l’alimentation, l’environnement et la santé avec une grande diversité de personnalités inspirantes. Pour ce premier épisode, ils reçoivent l’agro-climatologue Serge Zaka. Après un été 2026 marqué par les canicules, la sécheresse et les épisodes météo extrêmes, une question devient urgente : que va-t-on manger dans le futur ? Pour ce premier épisode du Plat de résistance, Élise Bordet et Pierre Girard reçoivent Serge Zaka, agro-climatologue, pour parler de l’avenir de notre agriculture face au changement climatique. Et surtout faire le tour des solutions qui existent : faire évoluer les cultures et les filières, déplacer certaines productions vers de nouvelles régions, remettre les sols au cœur de l’agriculture, accompagner financièrement les agriculteurs et agricultrices qui prennent le risque de changer leurs pratiques… Serge Zaka nous explique comment nos paysages et nos assiettes peuv
Sur la saison, la température moyenne relevée dans le pays a été de 24,5 °C. L’agence météorologique espagnole a recensé quatre vagues de chaleur, pour un total de 61 jours de températures extrêmes.
Plus globalement, quatre des cinq étés les plus chauds jamais enregistrés dans le pays sont survenus au cours des cinq dernières années, souligne l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique.
Les Etats-Unis ont connu cette année leur été le plus chaud jamais enregistré en plus de 130 ans de relevés météorologiques, un record qui, selon les scientifiques, devrait servir à tirer la sonnette d'alarme quant aux conséquences du changement climatique.
L’été 2026 a été marqué par des vagues de chaleur, des sécheresses, des incendies et des événements extrêmes qui ont profondément affecté le quotidien des Français. Invité de cette émission spéciale de franceinfo, Jean-Marc Jancovici revient sur ce que ces événements nous disent de l’évolution du climat — et surtout sur les choix qui nous attendent. Comment éviter que le réchauffement climatique ne s’aggrave davantage ? Comment adapter nos logements, nos infrastructures, nos villes, nos forêts et notre agriculture à un climat qui change ? Peut-on répondre à tous les risques ? Et comment arbitrer lorsque les moyens matériels, humains et énergétiques sont limités ? Jean-Marc Jancovici aborde également une question plus large : celle de notre modèle économique et de notre rapport à la croissance. Selon lui, nous devons distinguer les conventions humaines — comme l’argent ou le droit — des contraintes du monde physique : l’énergie disponible, l’eau, les matières premières, les infrastructures ou encore le temps h
Les syndicats de personnels de l’Education pointent des températures qui dépassent encore les 30°C dans certaines classes, dangereuses pour les enfants et les profs, dans une période de rentrée cruciale et chargée.
Un épisode de chaleur exceptionnel a précédé l'effondrement d'un immense bloc de roche et de glace qui a déclenché les inondations meurtrières du 26 août au Népal et en Chine, selon une analyse de données météorologiques par l'institut Berkeley Earth, sans qu'un lien direct n'ait été établi à ce stade.
Le précédent record était de 40,2 °C à Pissos dans les Landes et datait du 12 septembre 2022.
L’été 2026 était-il un avant-goût de ce qui nous attend ? Canicules, sécheresse, méga-feux… Cet été, la France a été frappée par des événements climatiques exceptionnels. Mais sommes-nous réellement préparés à ce qui arrive ? Avec Ilian Moundib, expert en résilience climatique, nous revenons sur les conséquences de cet été sur notre santé, notre travail, notre agriculture, nos infrastructures et nos forêts. Car face au changement climatique, nous ne sommes pas tous égaux : selon l’endroit où l’on vit, son logement ou son métier, les risques peuvent être radicalement différents. Alors, qu’est-ce qui a réellement craqué cet été ? Et surtout, sommes-nous prêts pour la suite ?
Imaginez une casserole d’eau laissée sur le feu tout l’été : plus elle chauffe longtemps, plus elle dégage de vapeur quand on soulève enfin le couvercle. La Méditerranée fonctionne exactement de la même façon, sauf que le couvercle, ce sont les massifs des Cévennes, et la vapeur, ce sont des trombes d’eau capables de faire déborder des rivières en quelques heures. Cet été, la mer a emmagasiné une chaleur si intense et si précoce que les scientifiques peinent à trouver des précédents comparables. Fin juillet déjà, la Méditerranée occidentale, des Baléares jusqu’à la côte ouest de l’Italie, affichait près de 28 degrés en surface, soit 3,4 degrés de plus que la moyenne de l’époque préindustrielle. Un chiffre qui, à première vue, semble abstrait, mais qui cache une mécanique bien réelle et redoutablement efficace, celle qui transforme chaque degré de trop en pluies toujours plus violentes sur le sud de la France.
Pour l'ONG Greenpeace, le cas de ce pétrolier est un "exemple alarmant de plus" des risques environnementaux posés par la flotte clandestine russe. Le Caroline Bezengi s'est échoué fin juin près de l'archipel d'al-Hallaniyat, trésor de biodiversité en mer d'Arabie, après avoir été touché par trois explosions d'origine inconnue.
Après un été marqué par des canicules à répétition, la chaleur a joué les prolongations vendredi à Toulouse, où Météo-France a relevé 37,2 °C, un record pour la ville en septembre.
Une telle saison estivale, qui avait une chance sur cent de se produire aujourd’hui, aurait été quasiment impossible sans réchauffement climatique d’origine humaine.
15,1 millions de Français·es ont présenté cet été des symptômes de détresse mentale face aux enjeux environnementaux, soit 20% de plus qu’en 2024, selon une nouvelle enquête de l’Observatoire de l’éco-anxiété.
Avec 24 degrés en moyenne chaque jour (nuits comprises), le territoire hexagonal a connu son été le plus chaud devant 2003 et 2022. Une saison inédite qui pourrait devenir la norme dans une France à +4°C de réchauffement.
Les deuxième et troisième vagues de chaleur de cet été ont une nouvelle fois fait plusieurs centaines de victimes, selon les données publiées par l’institut de santé publique Sciensano. Au total, ces vagues de chaleur ont déjà coûté la vie à 2935 personnes.
La France, qui a connu trois vagues de chaleur ces derniers mois, a subi l'été "le plus chaud" jamais enregistré depuis le début des mesures en 1900, a annoncé jeudi la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. Avec une température moyenne sur 24 heures de 24,0 °C, soit 3,6 °C au-dessus des normales, il dépasse les précédents records de 2003 et 2022.
L'été 2026, marqué par des canicules, sécheresses et incendies géants, a été "le plus chaud" jamais enregistré en France, a annoncé jeudi la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut.
Une bouteille d’eau en plastique recyclée, affichant un bilan carbone bas, passe pour un choix écologiquement raisonnable par rapport à son homologue en verre. Pourtant, cette même bouteille plastique figure parmi les objets qui libèrent le plus de particules de plastique dans l’environnement. Et plus des trois quarts de cette pollution surviendra lorsque nous n’utiliserons plus ces objets – dans des décennies, voire des siècles. Ce paradoxe révèle un angle mort de nos décisions environnementales. Aujourd’hui, la pollution plastique s’évalue presque toujours sous le prisme du bilan carbone et des analyses de cycle de vie (ACV).
On croyait l’été caniculaire derrière nous, mais les fortes températures sont de retour sur le territoire hexagonal en cette fin de semaine. Le réchauffement climatique intensifie et multiplie ces épisodes de chaleur tardifs.
Sur la saison, la température moyenne relevée dans ces deux pays européens a respectivement été de 16,5 °C, et de 20,3 °C. Leurs agences météorologiques soulignent la nouvelle fréquence d’irruption de périodes caniculaires, qui s’enchaînent.
L'institut Sciensano vient de publier le bilan de la surmortalité des trois vagues de chaleur. La première fut de loin la plus meurtrière.
L'Espagne a enregistré plus de 5.000 décès attribuables à la chaleur entre juin et août. Avec 5.111 morts recensées cet été, le bilan dépasse largement le précédent record établi en 2022.
L'été 2026, marqué par trois vagues de chaleur, est le plus chaud jamais enregistré en Belgique, avec une température moyenne de 20,3°C, un record depuis les premières observations en 1833 et plus de 2°C au-dessus de la normale (17,9°C), selon le "bilan climatique" de l'été dressé par l'IRM. C'est la première fois que la température moyenne sur une saison dépasse 20°C en Belgique.
C’est un fait : très peu d’écoles sont adaptées aux vagues de chaleur. Face à l’urgence, certaines communes expérimentent des solutions low-tech et peu chères. Résultat, près de Montpellier : jusqu’à -10 °C de différence dans les classes.
Lors de la canicule de juin 2026, de nombreux élèves ont passé les épreuves du brevet et du baccalauréat dans des salles de classe où les températures relevées franchissaient les seuils au-delà desquels l’attention et les fonctions cognitives déclinent. Quelques jours plus tôt, l’éducation nationale avait publié son premier plan de gestion des vagues de chaleur.
Comme en 2022, l’été 2026 condense les manifestations les plus tangibles et les plus extrêmes du réchauffement climatique, avec des températures record et des phénomènes traumatiques, comme les canicules à répétition, la sécheresse qui dure et les incendies qui se propagent. Devant une telle crise, les rédactions n’ont pas pu faire l’impasse sur la question écologique. Avec leurs biais habituels : couverture événementielle et racoleuse, informations silotées d’une rubrique et d’un sujet à l’autre, dissonance discursive entre le traitement des catastrophes et la promotion du business as usual.
Au dernier jour de l'été météorologique dans l'hémisphère Nord, le climatologue et ancien vice-président du conseil scientifique du GIEC, Jean Jouzel, tire le bilan d'un été de canicules, de sécheresse et d'incendies. Jean Jouzel constate que les scientifiques avaient prévu la catastrophe. Il s'inquiète de l'absence de prise de conscience des responsables politiques. Jean Jouzel était l'invité de RFI le 31 août 2026.
Après un été 2026 marqué par 52 jours cumulés de vagues de chaleur, des milliers de décès liés aux canicules et plus de 100 000 hectares de forêts détruits par les incendies, Jean-Marc Jancovici est l’invité de la matinale de France Inter. Pour lui, une chose est claire : ce que nous avons vécu cet été n’aurait pas dû nous surprendre. Le dérèglement climatique est documenté depuis des décennies et, sur certains événements extrêmes, nous nous situons désormais dans le haut de la fourchette de ce qui avait été anticipé. Mais au-delà du constat climatique, Jean-Marc Jancovici pose une question plus profonde : sommes-nous réellement prêts à accepter que le climat du passé ne reviendra pas ? Canicules, sécheresses, incendies, forêts qui dépérissent, cours d’eau qui disparaissent l’été, agriculture fragilisée, bâtiments qui se fissurent, production électrique sous contrainte : l’adaptation ne consistera pas simplement à installer davantage de climatisation ou quelques équipements supplémentaires. Il faudra faire de
Avec des températures extrêmes, un important déficit en eau et des feux ravageurs, le climat de l’été 2026 s’est révélé hors norme, battant un nombre de records impressionnant en seulement quatre-vingt-douze jours.
Depuis fin mai, le manque d’eau et les canicules à répétition ont profondément bouleversé l’ensemble de l’agriculture française, avec des impacts différents selon les filières et les régions. Vert a compilé les chiffres remontés par les filières et les services de l’État pour dresser le panorama de cet été désastreux.
En raison de la chaleur et de la sécheresse, les cours d'eau en Flandre ont connu des températures record cet été, rapportent samedi plusieurs médias flamands, sur base de données de l'agence flamande de l'environnement.
Modeling the energy limits to business-as-usual scenarios : confronting peak oil to the energy transition
Canicule de tous les records, incendies dévastateurs, sécheresse intense, rivières mourantes, récoltes compromises, surmortalité,... L'été 2026 s'inscrit dans l'histoire comme l'un des plus brûlants.
Dominique Schelcher et Alexandre Bompard, patrons des groupes Coopérative U et Carrefour, ont alerté ce mercredi 25 août sur les conséquences des fortes chaleurs de l’été sur l’état des fruits et légumes dans les supermarchés.
Canicule en Allemagne : 15 800 morts liées à la chaleur, les plus de 75 ans particulièrement touchés
(27/08) - Le Monde,Afp,La vague de chaleur exceptionnelle de la fin juin a causé à elle seule plus de 9 600 décès en Allemagne, selon les dernières données de l’Institut Robert-Koch.
Un été infernal aux airs d'avertissement : nous avons plus de chance de devenir réfugié climatique que milliardaire.
Environ 15 800 personnes sont mortes en Allemagne à cause des épisodes de canicule entre le début de l’été et le 16 août, selon des estimations publiées jeudi 20 août par l’Institut Robert Koch, l’autorité sanitaire allemande. Les personnes âgées de 75 ans et plus, davantage vulnérables car souffrant souvent de comorbidités, ont été les plus touchées. Le pays le plus peuplé de l’Union européenne connaît son pire été jamais enregistré sur cette question. Le précédent record, où 8 900 (…)
Alors que les canicules, les sécheresses et les mégafeux s’intensifient, faut-il continuer à consacrer toujours plus d’énergie, de matières premières et d’argent aux datacenters, à l’IA ou à de nouveaux équipements scientifiques géants ? Philippe Bihouix, ingénieur et auteur spécialiste des ressources, de la transition énergétique et des enjeux technologiques, appelle à faire preuve de "techno-discernement" et à choisir collectivement ce qui mérite vraiment nos ressources limitées.
Il y a quelques mois encore, tout portait à croire que le plus fort de la chaleur marine était derrière nous. Les eaux du globe avaient connu leur pic saisonnier au printemps, comme chaque année, et la logique voulait que la courbe s’assagisse doucement à l’approche de l’automne. Sauf que la nature n’a pas suivi le scénario prévu. Le 22 août, les compteurs se sont affolés : la température de surface des océans a atteint 21,1 °C, un niveau jamais mesuré depuis le début des relevés satellitaires en 1979. Ce chiffre dépasse celui de mars 2024, pourtant établi en pleine saison chaude, et il s’agit d’un signal que les scientifiques du service Copernicus sur les changements climatiques prennent très au sérieux.
La canicule de juin 2026 a frappé l’Europe avec une intensité remarquable. Températures dépassant les 35 à 40 °C le jour, restant élevées la nuit, ciel dégagé, atmosphère stagnante, tous les ingrédients étaient réunis pour produire un épisode majeur de pollution à l’ozone aux conséquences néfastes pour la santé humaine et celle des écosystèmes.
Alors que l’Europe traverse ce qui sera sans doute l’été le plus chaud jamais enregistré, une prise de conscience climatique va-t-elle s’affirmer ? Ce n’est pas acquis pour le chercheur François Gemenne. Entre une forme de déni, un rejet de la culpabilisation et les biais cognitifs qui nous piègent, le changement comportemental ne semble pas acquis.
Des vagues de chaleur, de la sécheresse et des incendies un peu partout en Europe : l’été 2026 a été particulièrement intense sur le plan climatique. Cette situation pourrait-elle se transformer en opportunité politique pour Ecolo ? Alors que son parti est dans l’opposition et peine à convaincre dans les urnes, Gilles Vanden Burre, coprésident d’Ecolo, espère pouvoir remettre les questions climatiques au centre du débat politique et public.
Les incendies des Fagnes et d'ailleurs, ne peuvent plus être traités indépendamment d'autres catastrophes. Penser les catastrophes ensemble, c'est non pas s'adapter mais révolutionner nos modes de vie et en particulier nos modes de pensée. […] Une carte blanche de Prof. Sébastien Brunet (ULiège – Laboratoire des Transitions), Aline Thiry, doctorante (ULiège – PlaniCom & PlaniCrise), Prof. Sybille Mertens (HEC-Liège) et de Prof. Marc Dufrêne (ULiège – Gembloux Agro-Bio Tech)
Quelque 580 jeunes et associations interpellent les responsables politiques belges dans une lettre ouverte, appelant à des mesures urgentes face à l’aggravation des impacts du réchauffement climatique cet été. Carte blanche – Par Lara Franken (21 ans), Margaux Mannaerts (27 ans) et Justine Bechet (29 ans), déléguées Environnement du Forum des Jeunes, ainsi que plusieurs cosignataires
Après un été marqué par les canicules et incendies, Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project est l'invité de France Inter.
La 17ème conférence des Nations unies sur la lutte contre la désertification se déroule du 17 au 28 août à Oulan-Bator (Mongolie). Un phénomène qui concerne aussi la France, d’autant plus vulnérable après la chaleur de cet été et la répétition des sécheresses ces dernières années. On vous explique.
Les océans continuent de se réchauffer à un rythme inquiétant. Un nouveau record vient d'être enregistré, alors que les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir sur les mers du monde entier.
Ce record journalier enregistré au mois d’août est inhabituel, car les températures océaniques mondiales « atteignent généralement leur niveau le plus élevé en mars et avril », souligne l’observatoire européen.
Ce pic absolu sur une journée a été révélé par l’observatoire européen Copernicus lundi 24 août, alors que les océans sont soumis à une pression sans précédent, liée au changement climatique d’origine humaine.
90% du réchauffement de la planète causé par l’activité humaine est stocké dans les océans et les mers. Le constat est écrit en première page du site marine.copernicus. Et cet été, la température en Europe a atteint des sommets. La mer Méditerranée enregistre trois, voire quatre degrés de plus qu’à l’époque pré-industrielle. La faune et la flore aquatique s’en retrouvent bouleversées, ravagées. Et quand - à l’automne - la température va baisser, les risques de voire des pluies dévastatrices le long des côtes vont se multiplier. L’automne approche, va-t-on connaître d’autres pluies torrentielles ?
Canicules plus fréquentes et plus longues, nuits tropicales, risque d’incendie accru : le changement climatique va modifier les conditions météorologiques en France dans les prochaines décennies. À l’horizon 2050, certaines situations aujourd’hui exceptionnelles pourraient devenir beaucoup plus fréquentes, avec des conséquences possibles sur nos vacances.
Événements climatiques extrêmes… il est tentant de s’en saisir et communiquer. Oui mais alors, en prenant la mesure du fonctionnement des cerveaux humains et en identifiant les acteurs qui ont compris comment s’en servir, au service de la défense de leurs intérêts mortifères. Et en comprenant aussi pourquoi la plupart des politiques semblent ne pas entendre les avertissements des scientifiques. Les humains comprennent ce qui les entoure sur base de cadres d’interprétation : les frames. C’est à travers eux que se construisent les opinions. Le comprendre et s’en servir est vital, si l’on veut que ces événements extrêmes soient associés à des causes et à des responsables. Et si l’on veut que ces constats guident des politiques largement légitimées par les populations
Entre le 13 et le 19 août, plusieurs milliers de clients ont subi des coupures à répétition dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse.
La deuxième vague de chaleur de l’été a été moins meurtrière que celle de juin, très intense, selon les premières estimations publiées ce mercredi par l’agence sanitaire.
Les personnes âgées de 75 ans et plus ont été les plus touchées en Allemagne, selon le rapport hebdomadaire de l’Institut Robert Koch. Tandis que l’Espagne a connu son mois de juillet le plus chaud, à égalité avec 2022, selon l’agence météorologique.
Vingt-trois jours : la vague de chaleur débutée fin juillet est la plus longue en France depuis 1983
(20/08) - France24,La vague de chaleur qui touche la France depuis le 28 juillet est la plus longue jamais enregistrée en France, ex-aequo avec celle de juillet 1983. Elle est toujours en cours.
Avec des températures jusqu’à 41 degrés, la semaine du 22 au 28 juin a été particulièrement meurtrière.
Pendant des années, on a entendu la même phrase : « Le jour où le changement climatique arrivera chez nous, peut-être que les gens se réveilleront. » Eh bien, il est arrivé chez nous.
Une étude publiée ce mardi 18 août alerte sur les conséquences du réchauffement sur les personnes âgées. Vers 2030, lorsque que le seuil le plus ambitieux fixé par l’accord de Paris sera atteint, 290 millions d’entre elles seront concernées par des épisodes dangereux d’augmentation de la température corporelle.
Selon une étude publiée dans la revue scientifique Lancet Planetary Health, près d’un quart des plus de 60 ans dans le monde pourrait être exposé à une chaleur dangereuse pendant plus d'un mois par an en 2100. Ils subiront notamment plus fortement les chaleurs humides.
Accablée par la chaleur et le manque d’eau, l’agriculture française pourrait être en train de connaître « la catastrophe la plus importante de son histoire », alerte l’agroclimatologue Serge Zaka.
En juillet, plus d’un quart de la superficie de l’océan a affronté des vagues de chaleur considérées comme intenses, avec des pics plus marqués dans l’Atlantique Nord ou en Méditerranée. Ces canicules dévastent en silence les écosystèmes et les sociétés.
La surmortalité dans les élevages lors de la vague de chaleur de la fin juin a provoqué un embouteillage des usines chargées de leur traitement, créant des nuisances olfactives qui ont fini par exaspérer les habitants.
Imaginez une journée d’été particulièrement lourde, de celles où l’air semble coller à la peau. Vous êtes à l’ombre, un verre d’eau fraîche à la main, immobile, et pourtant la sueur ruisselle sans jamais vous soulager. Cette sensation d’étouffement, loin d’être anodine, touche à l’une des vérités les plus déroutantes de notre biologie. Pendant longtemps, on a cru que le corps humain pouvait supporter des chaleurs allant jusqu’à 45 °C avant de flancher. Mais les physiologistes ont récemment revu leur copie, et le verdict est saisissant : la véritable limite se situe bien plus bas qu’on ne l’imaginait. Pour comprendre ce paradoxe, il faut cesser de regarder le seul thermomètre et s’intéresser à un facteur souvent négligé : l’humidité.
Les marchés financiers ne font, au fond, que deux choses : anticiper et négocier l’avenir. Ils convertissent des espérances, des craintes et des probabilités en prix actuels. Or, ce futur ne peut désormais plus être dissocié du dérèglement climatique. Celui-ci n’est plus une lointaine externalité écologique : il devient une variable économique, monétaire et financière qu’il faudra tarifer.
À chaque canicule, la climatisation apparaît comme la réponse la plus immédiate à la chaleur. Dans certains cas, elle devient même un outil de protection sanitaire : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que les vagues de chaleur touchent particulièrement les personnes âgées, les nourrissons, les personnes malades ou encore les personnes isolées. Mais la climatisation peut-elle tout résoudre ? Continue-t-elle de fonctionner lorsqu'il fait 45 ou 50 °C dehors ? Toutes les climatisations se valent-elles ? Et surtout, peut-on imaginer répondre au réchauffement climatique en refroidissant toujours davantage nos bâtiments ? La réponse est nuancée. La climatisation constitue bien l'un des leviers d'adaptation au changement climatique, mais son efficacité dépend de nombreux facteurs. Ses limites ne sont pas uniquement techniques : elles sont aussi physiques, énergétiques, économiques, urbaines… et humaines.
Durant la pandémie, chaque décès alimentait les statistiques et provoquait des décisions politiques majeures. Face aux milliers de victimes directes et indirectes du dérèglement climatique, une étrange accoutumance semble aujourd'hui s'installer.
Le sommeil se dérobe dès que la chambre reste étouffante, et la cause tient en une donnée simple : la nuit ne redescend plus sous 20 °C. Ce seuil, autrefois exceptionnel, s’invite désormais chaque été. Depuis les années 1950, le nombre de ces nuits tropicales a littéralement changé d’échelle en France, et l’été que nous traversons le rappelle avec force.
Après un été marqué par les canicules et les feux, l’arrivée d’un El Niño très fort pourrait modifier la météo des prochains mois. Si son influence sur l’Europe reste incertaine, le phénomène pourrait favoriser un automne et un hiver plus doux et plus pluvieux. Mais la chaleur exceptionnelle des océans, notamment en Méditerranée, fait aussi craindre des épisodes de précipitations torrentielles et d’inondations.
Et si se baigner dans une eau à 28 degrés n’était pas ce petit plaisir estival qu’on croit savourer sans arrière-pensée ? Sous cette caresse tiède qui donne l’impression de nager dans un bain, la mer Méditerranée joue en réalité un tout autre rôle : elle stocke, elle accumule, elle patiente. Et ce qu’elle engrange consciencieusement depuis le début de l’été n’a pas vocation à rester sagement au fond de l’eau. En ce mois d’août, alors que les plages de la Côte d’Azur et de Corse affichent des températures dignes des Caraïbes, cette chaleur emmagasinée prépare silencieusement le terrain pour les premières véritables secousses météorologiques de l’automne.
Dès le mois de mai, les températures ont atteint les 36 °C à l’intérieur des terres et des plaines varoises. Depuis, les périodes d’accalmie ont été aussi rares que brèves. Une persistance qui pousse la population à bout.
Un violent feu de forêt a fait au moins 36 blessés depuis jeudi, dans la cité balnéaire croate d'Omis, sur la côte adriatique. Environ un millier de personnes ont été évacuées.
Avec 35,9°C relevés à Uccle, vendredi devient la journée la plus chaude de l'année et égale le record mensuel d'août établi en 2020.
Canicule en Europe : les températures devraient dépasser 35°C pour plus de 135 millions de personnes ce jeudi
Pour l'économiste de la filiale belge de BNP Paribas, l'enjeu est mondial et l'Europe n'a pas toutes les cartes en main. Et d'agiter le spectre d'une croissance négative à partir de 2040, à défaut d'une mobilisation générale sur le plan climatique.
L’épisode que subit actuellement la France est devenu ce jeudi 13 août le troisième plus long jamais enregistré dans le pays, derrière ceux de 2006 et 1983. Et il se poursuit encore ce week-end.
Le record précédent datait de l'an dernier.
Nuits sans sommeil, crises d’angoisse, sensation d’étouffer… Depuis mai, elles et ils suffoquent dans leurs logements transformés en bouilloires. Et puisque les étés seront toujours plus chauds, leur décision est prise : partir. Témoignages.
La France est-elle vraiment bloquée devant à un « mur d’investissements » en matière d’adaptation au changement climatique, comme l’affirmait, fin juin 2026, la ministre de la transition écologique Monique Barbut ? Cette déclaration doit être forcément nuancée : le montant de la facture dépendra avant tout des arbitrages que nous réaliserons, tant aux niveaux national que local. […] Tant que ceux-ci ne seront pas débattus publiquement, parler du coût de l’adaptation climatique en France reviendra à discuter de l’addition salée d’un repas dont on n’aurait même pas encore commandé les plats.
Plusieurs cultures de légumes, dont les tomates, les brocolis et les courgettes, sont lourdement affectées par la chaleur excessive, alerte la marque ce lundi 10 août. Elle demande aux autorités des mesures d’urgence.
Complètement asséchées dans le Limousin, mais toujours remplies dans le Sud, les nappes d’eau souterraines ne font pas toutes face à des niveaux alarmistes, a détaillé ce lundi le Bureau de recherches géologiques et minières.
Aujourd’hui, certains projets ambitionne de forer si profondément que l’énergie géothermique pourrait être exploitable presque partout. En cas de succès, la géothermie passerait alors du statut de ressource de niche à celui d’énergie exploitant la chaleur cachée aux quatre coins du monde.
Un scénario d’émissions élevées de gaz à effet de serre pourrait entraîner, à l’échelle mondiale, plus de quatre heures supplémentaires de chaleur extrême par jour d’ici à la fin du siècle, selon de nouvelles modélisations. Les données horaires mondiales mettent notamment en évidence une tendance selon laquelle les populations, en particulier celles des pays à revenu faible ou intermédiaire, sont de plus en plus exposées aux vagues de chaleur extrêmes — un phénomène qui risque de s’aggraver à mesure que le climat se réchauffe.
Le plus long fleuve d'Europe est au plus bas. Les répercussions économiques, notamment énergétiques, sont importantes pour les pays riverains d'Europe de l'Est. La production d'électricité est tout particulièrement touchée.
En pleine canicule du mois d’août, le parc nucléaire français a atteint un record d’indisponibilités dimanche après-midi. Lundi, quatre nouveaux réacteurs ont été affectés à Gravelines (Nord) du fait de la présence de méduses dans les stations de pompage d’eau de mer, en plus des neuf déjà impactés par les fortes chaleurs.
Alors que la France connaît, en cet été 2026, une situation exceptionnelle de sécheresse, les cultures agricoles souffrent. Dans le même temps, la loi d’urgence agricole, votée au Sénat le 21 juillet dernier, a entériné le doublement des objectifs de stockage de l’eau à usage agricole à l’horizon 2035.
Les eaux ont atteint, en surface, 0,07 °C de plus qu’en juillet 2023, qui avait déjà enregistré un niveau inédit, selon les données du programme européen Copernicus publiées ce lundi.
Selon l'observatoire européen du changement climatique, l'Europe occidentale a connu son été le plus chaud jamais enregistré entre juin et juillet, marqué par des vagues de chaleur à répétition, une sécheresse généralisée et des incendies dévastateurs en France et en Espagne. Les océans ont également atteint des niveaux record.
L’ouest du continent est marqué par des niveaux d’humidité des sols très inférieurs à ceux de juillet 2022, le « dernier été marqué par une grave sécheresse dans toute l’Europe occidentale », selon l’observatoire climatique Copernicus.
Les températures ont atteint des niveaux remarquables ces dernières semaines, tandis que plusieurs régions ont été confrontées à des conditions particulièrement difficiles.
Ce record est en partie dû au typhon Dolphin, qui s’approche des côtes orientales de la Chine, selon l’observatoire météorologique de Hongkong.
L’incendie, qui se situe à proximité de Bellegarde-en-Diois, dans le massif du Claps, a désormais brûlé 320 hectares, contre 311 dans la matinée.
Six pays de l’Union européenne ont dû mettre à l’arrêt certaines de leurs centrales électriques en raison d’une baisse du niveau des cours d’eau et d’une augmentation de leur température dues aux vagues de chaleur. L’éclipse solaire du 12 août menace, elle, de réduire brutalement la production photovoltaïque.
La température enregistrée le mois dernier, marqué par deux vagues de chaleur, a dépassé les plus hautes valeurs répertoriées depuis le début des mesures, en 1900, d’après Météo France.
Près de 70% de la France fait actuellement l'objet de mesures de restrictions des usages de l'eau, sous l'effet d'une sécheresse qui s'accentue en raison des vagues de chaleur à répétition qui affectent le pays depuis trois mois, a indiqué lundi le gouvernement en annonçant une réunion de crise mercredi.
De nombreux projets de data centers sont lancés ou en phase de construction en France. Étant donné leurs impacts sur l’environnement et les populations locales, leur localisation mérite d’être débattue, d’autant que certains projets pourraient être intégrés dans des réseaux préexistants ou en développement : ils participeraient ainsi à la mise en commun et à la réutilisation des ressources que sont la chaleur, l’eau et l’électricité.
L’enchaînement de canicules, incendies et sécheresses qui frappe la France laisse espérer que l’été 2026 puisse être celui d’une bascule face au changement climatique. Les scientifiques interrogés par Reporterre restent cependant partagés.
Des scientifiques aux activistes, ceux qui alertent depuis des années sur les conséquences du changement climatiques s’interrogent sur le souvenir que laissera l’été 2026 au grand public.
L’Autriche et la Slovaquie voisine ont enregistré mercredi de nouveaux records absolus de température, au-delà des 41 °C, sur fond de vague de chaleur accablante frappant l’Europe centrale.
Avec une température moyenne de 24,9 °C sur l’ensemble du territoire, juillet 2026 est le mois le plus chaud jamais enregistré en France hexagonale depuis le début des mesures à l’entame du XXᵉ siècle. Une situation qui s’accompagne d’un niveau de sécheresse des sols également exceptionnel, alerte Météo-France.
Le mois dernier a aussi été le troisième mois de juillet le moins pluvieux dans le pays, provoquant une sécheresse des sols inédite, avec des conséquences importantes sur l’agriculture et les départs de feux, selon Météo-France.
L'été caniculaire et sec, qui bat tous les records, a continué de frapper l'Europe lundi. Pendant que les incendies faisant rage depuis quatre toujours près d'Athènes, en Grèce, menacent toujours, les pompiers français, eux, s'efforçaient de maîtriser l'incendie dans le Var. De leur côté, l'Angleterre et le Pays de Galles ont annoncé avoir connu le mois de juillet le plus sec jamais enregistré. France 24 fait le point sur la situation.
Vous en avez marre des canicules ? Voici une bonne nouvelle. Canicules, incendies, inondations : le temps n’est pas au pessimisme, mais à la mobilisation générale face à l’urgence climatique.
La France transpire, et ce n’est pas près de s’arrêter. Depuis le début de la saison estivale, le pays enchaîne les épisodes de chaleur avec une régularité presque déroutante. Quatre canicules ont déjà été encaissées, et voilà qu’une cinquième s’invite déjà à l’horizon. Ce jeudi 30 juillet, Météo-France a fait basculer de nombreux départements en vigilance orange, tandis que le mercure s’apprête à franchir régulièrement la barre des 30 °C durant tout le mois d’août. Un pic est même redouté pour le 3. À ce rythme, l’été 2026 s’inscrit déjà comme l’un des plus étouffants jamais mesurés dans l’Hexagone, au point de venir titiller de vieux records que l’on croyait solidement établis.
Deux éditos publiés par le grand quotidien de droite montrent jusqu’où peut aller l’aveuglement volontaire face à la responsabilité humaine dans le changement climatique, et ses brûlantes conséquences.
Plus de 95% de ces incendies sont d'origine humaine, qu'il s'agisse d'imprudence ou d'actes volontaires.
Avec une température de 34,2°C enregistrée à Uccle, le record journalier de 1911 (33,5°C) a été battu, a annoncé le météorologue David Dehenauw mercredi après-midi sur X.
Oui, en plus des départs de feu liés à la foudre, les départs de feux sont la plupart du temps dus aux activités humaines, avec une lourde responsabilité de pyromanes, incendiaires, pratiques imprudentes et stupides, mais aussi d'accidents involontaires.
Face à la multiplication des incendies, vagues de chaleur et inondations, la question du réchauffement climatique s’impose comme une priorité sécuritaire.
Lundi, la ministre de la transition écologique Monique Barbut a dressé le bilan de l’exceptionnelle sécheresse en cours. Dans plusieurs départements, l’approvisionnement en eau potable est sous tension et la nouvelle canicule risque d’aggraver la situation. On fait le point.
À quoi ressembleront nos logements et nos villes dans un monde à + 2 °C ? Aux discussions sur la climatisation et l’isolation des bâtiments qui animent le débat public en cette période de vagues successives de chaleur, l’urbaniste Clément Gaillard, spécialisé dans la conception bioclimatique, oppose des adaptations plus économiques.
La vague de chaleur qui a frappé la Belgique fin juin a eu des conséquences sanitaires bien plus lourdes que chez plusieurs de nos voisins.
En trois mois, le pays a connu quatre vagues de chaleur, avec des températures jusqu’à 12 °C au-dessus des normales saisonnières. La raréfaction de l’eau pour les populations affecte aussi l’agriculture, l’industrie et le tourisme.
L'année 2026 est en passe d'être l'année la plus chaude (probabilité d'environ 35 %) ou la deuxième plus chaude (probabilité d'environ 63 %) jamais enregistrée, tandis que 2027 a de très fortes chances (probabilité de 92 %) d'être l'année la plus chaude jamais enregistrée, en raison d'un phénomène « super El Niño » qui prend de l'ampleur. Actuellement, 2027 serait juste au-dessus des +1,7°C ! La quantité de malheurs et de souffrances qui vont accompagner ce niveau de réchauffement est très important. Courage à toutes et à tous pour les années à venir
Et si l’année que nous vivons en ce moment n’était qu’un avant-goût ? Alors que la France traverse une nouvelle vague de chaleur estivale, il est tentant de repousser mentalement le changement climatique dans un futur flou, quelque part au-delà de notre horizon. Pourtant, les projections dévoilées par les climatologues brossent le portrait d’un pays profondément transformé dès le milieu du siècle.
Imaginez un dernier bastion. Un abri, tapi dans la pénombre bleutée des océans, à l’écart des tempêtes de chaleur qui ravagent la surface. Pendant des années, les scientifiques ont porté un espoir tenace envers ces récifs cachés, situés bien plus bas que les coraux tropicaux que nous connaissons. On les surnommait parfois les arches de Noé des mers, ces refuges où la vie corallienne pourrait se réfugier le temps que la crise climatique passe. Mais cet espoir vient de se fissurer. Les instruments plongés dans ces profondeurs racontent désormais une tout autre histoire, et elle n’a rien de rassurant.
Il y a une nuance que les météorologues nous rappellent chaque été : un simple pic de chaleur n’est pas une canicule. Le premier n’est qu’une bouffée passagère, souvent bienvenue au bord de la mer, tandis que la seconde installe une chaleur durable, de jour comme de nuit, jusqu’à mettre l’organisme et l’environnement à rude épreuve. Et c’est bien d’une canicule qu’il s’agit ici. Alors que la France pensait souffler après trois épisodes suffocants, une nouvelle masse d’air brûlante venue tout droit du Maroc s’apprête à franchir les Pyrénées. Dès mardi, le thermomètre repartira vers les sommets, jusqu’à flirter avec les 40 °C dans certaines régions. Décryptage d’un phénomène aussi spectaculaire qu’inquiétant.
Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France et en Europe de l’Ouest depuis le début des mesures météorologiques : 3,8°C au-dessus des normales de la période 1991-2020. Depuis le printemps, une succession d’épisodes de chaleur exceptionnels, amplifiés par le changement climatique, entraîne de graves conséquences humaines, environnementales et économiques. Face à cette situation inédite, il est urgent d’agir. La communauté scientifique de l’IPSL propose ici un état des lieux des connaissances afin de mieux comprendre le caractère exceptionnel de cette vague de chaleur et de nourrir la réflexion sur les défis de l’adaptation au changement climatique.
Alors que les incendies de forêt ravagent une partie de l’ouest de la France, les immenses panaches de fumée sont visibles depuis l’espace grâce aux satellites. Des images qui illustrent l’ampleur de cette catastrophe environnementale et soulèvent une question : comment la situation va-t-elle évoluer dans les prochains jours ? La propagation et la maîtrise des flammes dépendent en grande partie des conditions météorologiques.
Avec la multiplication des canicules, l’été n’est plus la « belle saison » que l’on attendait avec impatience. La chaleur étouffante nous pousse à nous confiner chez nous, exacerbant les inégalités.
La chaleur extrême, davantage que le manque de précipitations, est en train de devenir le principal facteur de sécheresse sur le continent européen, selon une étude du réseau de scientifiques World Weather Attribution publiée jeudi.
Les secteurs de la santé et de l’agriculture sont mis à rude épreuve par les coupures d’électricité, et les incendies se multiplient.
Les chaleurs de l’été 2026 ont déjà provoqué près de 6 000 morts en excès. D’où l’urgence de mettre en place des actions ambitieuses et égalitaires sur le logement, estime l’épidémiologiste Basile Chaix.
Statbel publie les premiers chiffres provisoires de la mortalité pour juin 2026. Ce mois a été marqué par une vague de chaleur officielle à Uccle du 17 au 28 juin. Les données montrent un nombre élevé de décès durant cette période, avec des différences marquées entre les régions et certains arrondissements du pays. Les chiffres les plus élevés enregistrés correspondent au nombre de décès survenus les 27 et 28 juin, avec respectivement environ 650 et 640 décès.
Chaque nouvel épisode de canicule ravive les mêmes questions : comment protéger les populations, préserver les récoltes ou maintenir les services publics malgré des températures toujours plus extrêmes ? Mais face à l’urgence climatique, il ne suffit pas de s’adapter aux canicules. Il faut aussi interroger la place de l’élevage dans notre modèle agricole et alimentaire, à la lumière des connaissances scientifiques sur le climat, la biodiversité et la condition animale. Pour cela, nous relayons une tribune de Céline Marfaing et Jean-Marc Gancille, du parti de la Révolution Écologique pour le Vivant (REV).
De vastes zones du pays, notamment la métropole de Nagoya et des localités situées près de Tokyo, subissaient, mercredi, des températures extrêmement chaudes.
Avec 5764 décès excédentaires enregistrés, pour moitié en trois jours (25-27 juin), l'épisode de chaleurs extrêmes du 17 juin au 2 juillet a entraîné une surmortalité, selon des données provisoires, jamais observée depuis la canicule historique de 2003, a annoncé mercredi Santé publique France.
Les données publiées ce mercredi 22 juillet par Santé publique France montrent que 5 764 personnes sont mortes toutes causes confondues. Elément «inédit», selon l’agence : la surmortalité a été constatée pour «toutes les classes d’âge à partir de 15 ans», avec une «augmentation marquée dès 45 ans».
À l’intérieur d’un corps de ferme en pierre du XIXe siècle, le thermomètre affiche 24°C un après-midi de canicule. À 200 mètres de là, dans un pavillon livré il y a cinq ans, il grimpe au-delà de 35°C dès 14 heures. Ce n’est pas une légende de grand-mère : c’est de la physique pure, et elle porte un nom précis, l’inertie thermique.
Les réseaux ferroviaires, routiers, portuaires et aéroportuaires européens ont été conçus pour un climat qui disparaît progressivement. Une étude menée par la VUB montre que les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations exposent déjà les infrastructures à des risques majeurs. Les coûts se chiffrent en milliards d’euros et les stratégies d’adaptation restent largement insuffisantes.
Canicules, incendies, inondations : le temps n'est pas au pessimisme, mais à la mobilisation générale face à l'urgence climatique.
Incendies : 27 départements à risque élevé de feux de forêt, 6 toujours en vigilance orange canicule
(20/07) - Libération,Afp,«La semaine qui s’ouvre est une semaine avec un risque assez sévère pour tout le Sud-Ouest et le Sud-Est», a prévenu ce lundi 20 juillet le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, au sujet des incendies. Mardi, quatre départements basculeront même dans le seuil d’alerte maximal.
Loin de la lumière, sous des kilomètres d’eau glacée, se joue une transformation que peu de regards peuvent saisir. Les grands fonds marins, longtemps perçus comme des sanctuaires immuables, connaissent un bouleversement discret mais profond. Là où les baleines plongent pour chasser, où d’étranges créatures évoluent dans une nuit permanente, l’oxygène se fait de plus en plus rare. Ce n’est pas une catastrophe spectaculaire, pas de marée noire ni de vague meurtrière : c’est un lent étouffement, silencieux, presque imperceptible. Et pourtant, une synthèse mondiale d’une ampleur inédite vient de mettre des chiffres sur ce phénomène longtemps sous-estimé. En croisant des milliers de mesures récoltées aux quatre coins du globe, elle dessine une cartographie troublante des eaux profondes qui s’appauvrissent en oxygène. Un signal d’alarme venu tout droit des abysses, et qui nous concerne bien plus qu’on ne l’imagine.
En plein cœur de l’été, alors que les thermomètres flirtent avec des sommets et que les nuits peinent à rafraîchir nos villes, une question mérite toute notre attention : et si le sol sous nos pieds jouait un rôle bien plus important qu’on ne l’imaginait dans l’intensité des canicules ? Longtemps considéré comme un simple décor passif, terrain qui subit la chaleur sans broncher, il se révèle en réalité un acteur de premier plan. Une analyse scientifique récente vient bouleverser cette vision en établissant un lien direct entre l’assèchement des sols et une hausse mesurable des températures extrêmes locales. Autrement dit, une terre desséchée ne se contente pas d’endurer la fournaise : elle l’entretient et l’amplifie. Comprendre ce mécanisme, c’est se donner une chance d’anticiper les vagues de chaleur qui rythment désormais nos étés.
Le monde entier subit des canicules sans précédent. Un dôme de chaleur couvre le Nord de l’Amérique du Nord, apporte des températures de 46°C , et cette canicule a permis d’immenses feux de forêt au Canada dont la fumée se répand sur la Planète.
La chaleur estivale s’installe durablement ces jours-ci, transformant parfois les espaces de vie en véritables serres. Pour contrer ces températures étouffantes, le premier réflexe consiste bien souvent à allumer l’air conditionné pour retrouver un minimum de confort. Pourtant, rafraîchir un intérieur par des moyens mécaniques représente un coût financier et environnemental considérable. L’évapotranspiration et l’ombrage végétal sont des phénomènes naturels bien plus puissants qu’il n’y paraît. En effet, la végétation possède son propre dispositif de refroidissement, silencieux et autonome. Une stratégie de plantation réfléchie permet d’éviter l’accumulation de chaleur sur les murs et les toitures tout en créant un courant d’air frais. La clé du succès repose sur l’adoption des bonnes espèces végétales pour habiller son terrain. Analysons en détail l’impact spectaculaire que cinq arbres ciblés peuvent avoir sur l’atmosphère globale de la maison.
En plein cœur de l’été, alors que le thermomètre grimpe et que certaines régions guettent la moindre averse salvatrice, un acteur invisible tire les ficelles de notre météo bien plus qu’on ne l’imagine. Ce chef d’orchestre s’appelle le jet-stream, un courant d’air d’altitude qui file à toute allure au-dessus de nos têtes. Or, les observations le montrent : ce ruban aérien montre des signes de ralentissement estival, restant figé plus longtemps qu’auparavant. Le résultat ? Des situations bloquées qui s’éternisent, transformant une belle journée en canicule interminable ou une pluie passagère en déluge tenace. Ce phénomène, longtemps soupçonné, se voit désormais confirmé par les données. Et ses effets, nous les vivons déjà en ce moment même.
Le pays le plus peuplé au monde est aussi l’un des plus exposé aux chaleurs humides extrêmes. Une étude vient de calculer pour la première fois la surmortalité liée aux chaleurs extrêmes en Inde, de plus en plus fréquentes.
Des terrasses désertes écrasées par le soleil aux nuits blanches passées à chercher un filet d’air, nos récents étés ont pris des allures de véritables épreuves d’endurance. En cette période estivale où les ventilateurs tournent à plein régime et où la chaleur s’invite jusque dans nos intérieurs, une question brûle toutes les lèvres : allons-nous un jour retrouver les températures douces d’antan ? Si beaucoup espéraient encore que ces épisodes caniculaires resteraient d’étranges anomalies statistiques de courte durée, l’espoir d’un retour à la normale vient de s’évaporer. Le verdict concernant ce qui attend véritablement le vieux continent dévoile une mutation profonde de notre environnement. Au programme : un enchaînement de vagues de chaleur inédites, dont l’intensité et la longueur promettent de métamorphoser notre quotidien. Plongée dans une nouvelle réalité climatique qui redessine silencieusement nos lendemains.
Un thermomètre qui affiche 37 °C sur le fronton d’une pharmacie, des trottoirs qui semblent onduler sous la chaleur, des volets clos en plein après-midi : cette image, beaucoup d’entre nous la vivent en ce moment même. Mais imaginez que cette scène, aujourd’hui perçue comme une alerte, devienne le décor le plus banal d’un été français. Pas une exception, pas un record affolé, simplement une journée « normale ». C’est exactement ce que Météo-France a chiffré pour l’horizon 2050, et les projections sont bien plus déroutantes que ce que notre intuition nous souffle. En pleine vague de chaleur estivale, ces données prennent une résonance particulièrement concrète.
Le gouvernement fédéral a décidé d'élaborer, d'ici l'été 2027, un nouveau plan interfédéral chaleur et santé afin de mieux préparer le pays aux conséquences sanitaires des vagues de chaleur.
En pleine canicule, deux villes peuvent afficher 35 °C au thermomètre et pourtant offrir des conditions radicalement différentes pour l’organisme. La raison ? Un facteur souvent ignoré : l’humidité. Combinée à la température, elle détermine la véritable contrainte imposée au corps humain. Comprendre l’indice de chaleur, c’est mieux anticiper les risques, protéger les plus vulnérables et adapter ses comportements. Voici ce qui se cache derrière ce chiffre invisible qui peut tout changer, alors que l’été bat son plein et que les épisodes de forte chaleur se multiplient sur le territoire.
Pendant longtemps, relier une tempête ou une canicule précise au changement climatique relevait presque de la mission impossible. Ou plutôt, cela paraissait scientifiquement risqué : la météo, capricieuse par nature, semblait échapper à toute imputation directe. Pourtant, en une décennie à peine, la donne a radicalement changé. Un rapport des National Academies of Sciences, publié en juillet 2026, vient confirmer que cette discipline, appelée attribution climatique, a franchi un cap décisif. Il est désormais possible de mesurer l’empreinte du réchauffement sur un événement extrême avec une confiance inédite. Une avancée qui rassure les chercheurs, éclaire les décideurs publics, et fait grincer des dents l’industrie fossile, qui redoute plus que jamais de devoir rendre des comptes.
Avec le temps, le mois de juin 2026 apparaîtra sans doute comme un moment charnière en Belgique dans le cadre des luttes écologiques. En effet, plusieurs événements sans précédent se sont télescopés.
La chaleur extrême qui a frappé le pays en début d'été a laissé des traces bien au-delà des températures enregistrées. Les dernières données sanitaires révèlent un impact particulièrement marqué, avec de fortes disparités selon les régions.
Le riz nourrit plus de la moitié de l’humanité depuis 9 000 ans. Mais selon une étude publiée dans Communications Earth & Environment, le réchauffement climatique progresse désormais 5 000 fois plus vite que la capacité d’adaptation de cette plante. Les régions rizicoles atteignent des températures jamais enregistrées dans toute l’histoire de cette culture — et le milliard de personnes qui en dépendent directement commence à manquer de temps.
L'Observatoire des médias sur l'écologie a recensé 62 cas de mésinformation climatique entre le 23 et le 30 mai, soit cinq fois plus que la moyenne hebdomadaire observée en 2025.
À mesure que le dérèglement du climat s'intensifie, le réseau ferroviaire apprend à résister aux canicules, aux incendies, aux inondations et aux épisodes de gel. Un défi majeur pour la SNCF, qui ne manque pas d’idées mais qui se heurte à l'ampleur des investissements nécessaires.
Chaque été, la même question revient hanter les esprits : cette saison sera-t-elle encore plus chaude que la précédente ? En ce moment, alors que les thermomètres grimpent et que les alertes canicule rythment l’actualité, un phénomène lointain refait surface dans les discussions scientifiques. Son nom : El Niño. Longtemps perçu comme une bizarrerie océanique cantonnée au Pacifique, il vient de faire l’objet d’une avancée qui pourrait bouleverser notre façon d’anticiper les vagues de chaleur. Car pour la première fois, un chiffre précis relie désormais ce mécanisme à la probabilité de connaître des canicules régionales. Et ce chiffre, franchement, ne laisse personne indifférent.
En plein cœur de l’été, alors que le thermomètre s’affole une fois de plus, un constat s’impose : la chaleur ne fait plus que passer. Elle s’incruste. Là où nos grands-parents évoquaient quelques journées suffocantes vite balayées par un orage salvateur, nous vivons désormais des épisodes qui s’étirent sur des semaines. Cette transformation, discrète mais implacable, redéfinit notre manière d’appréhender la belle saison. Les vagues de chaleur ne se contentent plus de frapper fort : elles s’installent, avec une ténacité qui interroge autant qu’elle inquiète. Comprendre ce phénomène, c’est se donner les moyens d’anticiper les étés qui nous attendent et de repenser en profondeur nos modes de vie.
Cet été 2026, la France subit de plein fouet les conséquences directes du réchauffement de la planète. Cette situation pourrait-elle affecter la distance psychologique à laquelle nous percevons le changement climatique et, par ce biais, constituer une opportunité pour renforcer les comportements visant à lutter contre ce risque ? Une méta-analyse inédite montre que la réalité est plus nuancée.
Ils se disent « démotivés », « éprouvés », « angoissés ». Les agriculteurs luttent comme ils peuvent pour sauver leurs légumes ou refroidir leur bétail. Installés dans l’Essonne, le Loir-et-Cher ou l’Ille-et-Vilaine, ils témoignent.
Des trottoirs qui renvoient la chaleur comme un four, des façades qui emmagasinent le soleil du matin au soir, et pas un seul coin d’ombre à l’horizon. Voilà à quoi ressemble une rue parisienne en pleine canicule, l’un de ces épisodes brûlants qui rythment désormais nos étés. Derrière cette image familière se cache pourtant une réalité bien plus sombre : selon une étude publiée en 2023, Paris est la ville d’Europe où le risque de mourir de chaleur est le plus élevé. Un triste record que la capitale française doit à un déficit invisible, enfoui sous le bitume et le béton. Et si ce que nous ignorons sous nos pieds était en train de nous coûter des milliers de vies ?
Au moins 12.000 décès excédentaires ont été enregistrés dans une dizaine de pays européens au coeur de la vague de chaleur exceptionnelle de juin, selon une compilation de données nationales réalisée par l'AFP - un bilan partiel qui risque de s'alourdir au fil des remontées statistiques.
Avec la sécheresse et les canicules, les débits des cours d’eau s’amenuisent et leur température monte dangereusement pour la faune. Plusieurs fédérations de pêche, « en alerte permanente », tentent de sauver certains poissons.
La canicule de juin a fait d'importants dégâts dans les élevages wallons, qui font de leur mieux pour anticiper les prochaines vagues de chaleur.
Cultures en souffrance, rivières à sec, restrictions d'usages de l'eau : avec la multiplication des épisodes de fortes chaleurs, couplés à un déficit de pluies depuis avril, la France connait une situation de sécheresse "exceptionnelle" et "très préoccupante". Elle pourrait encore s'aggraver, a alerté mercredi la ministre de la Transition écologique Monique Barbut.
Alors que la troisième canicule de l'été se poursuit mardi en France, le niveau des nappes phréatiques est en baisse, ce qui entraîne des restrictions d'usage de l'eau dans des dizaines de départements. Une situation qui rapproche l'Hexagone des sécheresses historiques de 1976 et 2022, constate Yves Tramblay, directeur de recherche en hydrologie à l’Institut de recherche pour le développement.
L'été démarre à peine que déjà une inquiétude plane sur les plages européennes. Avec la hausse des températures marines, la bactérie 'Vibrio vulnificus' prolifère plus facilement qu'auparavant. Elle peut provoquer de graves infections, allant de la simple gastro-entérite à la septicémie, voire à l'amputation dans les cas les plus sévères.
Comment peut-on anticiper les canicules dans un monde en surchauffe ? Pour répondre à cette question, Vert a suivi le travail d’un prévisionniste de Météo-France, en plein milieu du troisième épisode caniculaire de l’année.
Année après année, la moisson s'installe de plus en plus tôt dans le calendrier des agriculteurs. Une évolution progressive, à mettre en lien avec le réchauffement climatique, qui a déjà avancé les récoltes de plusieurs semaines par rapport aux décennies précédentes.
Le directeur adjoint scientifique national pour l'écologie et l'environnement au CNRS alerte sur "les conséquences dramatiques" de ce début d'été caniculaire sur le milieu naturel.
Près de 25 000 hectares brûlés, des morts et blessés graves chez les humains, des milliards de non humains tués ou déplacés, des habitations et cultures dévastées, des pompiers aux corps déjà usés… Nous ne sommes que début juillet et le bilan des incendies de l’été 2026 en France est déjà particulièrement inquiétant. En cause : les records de chaleur et les deux canicules de mai et juin qui ont contribué à une sécheresse précoce et intense ainsi qu’à un dessèchement des végétaux.
En ce 1er juillet 2026, alors que les canicules s’enchaînent dans l’Hexagone, le député RN Jean-Philippe Tanguy se veut rassurant : son parti n’a pas l’intention de rester les bras croisés. La France surchauffe ? Qu’à cela ne tienne, il fera en sorte de généraliser le recours aux climatiseurs, peu importe les limites et impacts de ces technologies. Au risque, aussi, de détourner l’attention d’autres leviers d’adaptation comme ceux prévus par le Fonds vert – qui finance entre autres la rénovation énergétique des bâtiments publics – dont le RN a tenté de réduire le budget de 460 millions d’euros en janvier 2026 (dans un amendement rejeté en Commission des finances).
L’activation du nouveau dispositif par Séoul, dimanche, signale « un risque considérablement accru de graves problèmes de santé ».
Les températures très supérieures aux normales saisonnières dans les Rocheuses, les plaines du Nord et le Sud-Est vont ensuite s’étendre dans l’ouest et le centre du pays, menaçant d’entraver la lutte contre les incendies.
La canicule fait grimper la consommation d’eau et met les réseaux d’approvisionnement à rude épreuve
(12/07) - Léa Sanchez,Les volumes consommés ont progressé de 10 % à 50 % en juin par rapport à la même période en 2025, contraignant les infrastructures fragilisées à tourner à plein régime, tandis que les réserves souterraines et les rivières s’affaiblissent.
Il fut un temps où l’été tenait une promesse simple : après la lourdeur des après-midi brûlants, la nuit venait tout remettre en ordre. On ouvrait grand les fenêtres, l’air redevenait respirable, et le sommeil reprenait ses droits. Mais cette mécanique rassurante se grippe. En plein cœur de la saison chaude, de plus en plus d’habitants du continent constatent la même chose : la fraîcheur nocturne n’arrive plus. Une analyse européenne récente vient confirmer ce ressenti diffus par des données solides. Le phénomène des « nuits tropicales », ces nuits où le mercure ne descend jamais sous les 20 °C, gagne du terrain à une vitesse qui interpelle. Et si nos nuits d’été racontaient, mieux que nos journées, la transformation profonde du climat ?
L'intensification de la canicule se poursuit avec 37 départements de France métropolitaine placés en vigilance rouge par Météo-France, tandis que presque tout le reste du pays est en vigilance orange. Les feux de forêt se multiplient, tandis que le tourisme et les rendez-vous festifs pâtissent de cette situation.
Compte tenu des événements météorologiques violents que nous subissons, inondations, canicules à répétition, … à moins d'être borné il n'est plus possible de nier la réalité du dérèglement du climat de la planète. La théorie n'est pas nouvelle car le réchauffement planétaire a été matérialisé par plusieurs auteurs, puis modélisé, dès 1896, par Svante Arrhenius. Mais, c'est seulement vers 1950 que les perfectionnements des méthodes de mesure ont permis de quantifier la concentration de dioxyde de carbone 1 (CO2) dans l'atmosphère terrestre et de mettre en évidence les conséquences de son influence sur le réchauffement du climat.
« Ma mère est morte mercredi 24 juin. De la chaleur. De la canicule. C’est un drame personnel. Mais pas seulement. C’est politique. Cette mort n’aurait pas eu lieu si d’autres choix avaient été faits, ou pas faits.
Il fut un temps où l’on parlait des vagues de chaleur marines comme d’événements dignes d’un fait divers océanographique. Un pic de température ici, une anomalie là, quelques années séparant deux épisodes remarquables. Ces phénomènes intriguaient les scientifiques sans véritablement inquiéter le grand public. Mais cette époque semble bel et bien révolue. En plein cœur de l’été, alors que nos plages accueillent les baigneurs et que la Méditerranée affiche des températures records, une réalité bien plus vaste se joue dans les profondeurs. Ce que l’on croyait rare est devenu récurrent, et ce que l’on jugeait exceptionnel s’installe désormais comme une nouvelle normalité. Plongeons ensemble dans cette transformation aussi discrète que spectaculaire.
Sous nos pieds, à des milliers de kilomètres au nord, sommeille l’un des plus grands coffres-forts naturels de la planète. Le pergélisol arctique, ce sol resté gelé en permanence depuis parfois des dizaines de milliers d’années, emprisonne des quantités vertigineuses de carbone. On l’imaginait fidèle à son poste, gardien silencieux d’un trésor climatique. Or, en plein cœur de l’été boréal, un renversement historique se joue. Ce géant gelé, autrefois notre allié discret, semble avoir changé de camp. Ce qu’il relâche désormais durant la belle saison dépasse ce qu’il parvient à réabsorber pendant les longs mois d’hiver. Un basculement qui pourrait bien redessiner notre avenir climatique.
La France va une nouvelle fois suffoquer ce week-end avec des températures qui pourraient atteindre jusqu'à 39°C voire 40°C "localement", selon Météo-France. Au total, 24 départements sont placés samedi en vigilance rouge et 59 autres en vigilance orange.
Nous venons de vivre, fin juin, un épisode caniculaire européen majeur, précoce et très étendu. L'heure ne peut plus être ni au report, ni au déni. Nous en appelons à l'éthique des décideurs politiques de tous les pays européens.
Le sud-est de l'Espagne est frappé par l'un des incendies les plus meurtriers de ces dernières années.
Le violent incendie qui s'est déclenché à Almería dans le sud de l'Espagne a fait au moins 11 morts et 19 personnes sont portées disparues, a annoncé vendredi le président du gouvernement régional andalou, Juan Manuel Moreno Bonilla. Un bilan dramatique qui dépasse celui de l’ensemble de 2025. Les autorités régionales parlent de "catastrophe sans précédent".
A quelques mois de la présidentielle, les débats n’auront de sens que s’ils permettent au pays de se préparer à affronter le changement climatique et notamment la hausse des températures.
Face à la nouvelle canicule qui frappe la France, le gouvernement annonce déclencher un plan Orsec "chaleurs extrêmes" "qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés en vigilance rouge. Il a pour objectif de protéger "les personnes les plus vulnérables", en particulier les personnes âgées vivant seules.
Le drame, qui a eu lieu dans la province d’Almeria, jeudi, survient au début d’un été à haut risque pour l’Espagne. Le pays est confronté, ces dernières années, à des vagues de chaleur de plus en plus longues, qui favorisent des incendies destructeurs.
L’incendie s’est déclenché en fin de journée jeudi dans le sud du pays. Dramatique, le bilan dépasse celui de l’ensemble de 2025.
Alors que l’est des États-Unis subit une vague de chaleur intense pendant le week-end du 4 juillet et que l’Europe a enregistré plus de 1 000 morts en quatre jours fin juin, des experts expliquent comment la chaleur extrême affecte chaque organe vital — du cœur au cerveau en passant par les reins — et pourquoi l’humidité transforme ce risque en urgence médicale.
EDF a dû stopper ce réacteur pour ne pas réchauffer le fleuve Garonne, où elle rejette les eaux de refroidissement du réacteur.
Alors que la France a vécu deux canicules en Mai et Juin 2026, et une flambée des prix du pétrole et du gaz, le HCC alerte sur l’urgence de changer d’échelle dans les politiques climatiques pour protéger la population française face au changement climatique et à la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Afin que la France puisse atteindre ses objectifs de neutralité carbone et puisse protéger sa population, le rapport formule des recommandations pour renforcer l’efficacité des politiques climatiques actuelles, ainsi que des orientations pour engager une nouvelle génération de politiques publiques favorables à l’action climatique à l’horizon 2030/2035.
Les conséquences de la crise climatique touchent déjà des millions de personnes en France. Il est temps de se compter pour faire exister cette réalité !
Des millions de volailles mortes de chaud, un risque accru d’incendie pendant les moissons, des fruits cuits sur pied… Depuis dimanche 5 juillet, la France est traversée par une nouvelle vague de chaleur, la troisième, déjà, depuis le début de la canicule mi-mai. Ces épisodes précoces et rapprochés fragilisent élevages et cultures, forçant les agriculteurs à trouver des solutions d'urgence pour s’adapter.
L’Allemagne a enregistré environ 5100 décès liés à la chaleur lors de la canicule qui a frappé l’Europe occidentale fin juin, selon les chiffres dévoilés jeudi par l’Institut Robert Koch (RKI). Les journées caniculaires comprises entre le 22 et le 28 juin ont été particulièrement meurtrières, avec 4310 décès.
La dernière vague de chaleur a entraîné une surmortalité inédite en Belgique, 1700 morts de plus. La Wallonie et Bruxelles sont particulièrement touchées. Plus que prévu…
Record en Europe de l'Ouest, surmortalité en Belgique et océans plus chauds : Copernicus détaille les marqueurs d'un mois de juin hors norme.
Des milliers de décès ont été liés à cette envolée des températures, principalement en France, en Espagne et en Belgique, et plus des deux tiers des Européens – soit 410 millions de personnes – ont subi des températures dépassant les 35 °C pendant la vague de chaleur du 15 au 30 juin.
Dans son dernier rapport, le Haut Conseil pour le climat estime que la France doit "changer d'échelle" dans son adaptation au changement climatique, jugeant que ses "activités économiques et pratiques socioculturelles se sont développés ou ont été dimensionnés dans un climat qui n'existe plus".
Le Haut Conseil pour le climat dresse un constat sévère sur l'action du gouvernement. Malgré une baisse des émissions de gaz à effet de serre, jugée trop lente, l'organisme indépendant alerte sur les retards accumulés en matière d'adaptation et appelle l'exécutif à faire «face à ses responsabilités» devant l'accélération du réchauffement climatique.
Les dernières canicules en Europe ont pris de court les populations et les pouvoirs publics, mais pas les scientifiques qui alertent depuis des décennies sur le réchauffement climatique. Pourquoi, dès lors, n’ont-ils pas été plus écoutés ?
DPE, MaPrimeRénov, réglementations dans le neuf… À l'heure où les canicules s'enchaînent, la politique du bâtiment est plus que jamais sous le
L'été commence à peine que la France traverse déjà sa troisième vague de fortes chaleurs en moins de deux mois. La canicule s'accompagne de son chapelet de mauvaises nouvelles : annulations d'événements culturels et sportifs, de Solidays à Paris à l'IronMan de Nice, mais aussi une pression encore plus forte que par le passé sur l'agriculture et l'élevage, deux activités très météo-dépendantes.
Provoquée par un anticyclone au large du Portugal et des îles britanniques, la chaleur s’est installée lundi dans une large partie du territoire, avec des valeurs allant jusqu’à 38 °C, voire 40 °C, dans le Sud-Ouest et le Languedoc. Le troisième épisode caniculaire de l’année s’annonce intense et durable, probablement autour d’une douzaine de jours.
Les fortes chaleurs s'étendent en France, 67 départements en vigilance orange "canicule" - France 24
(08/07) - France24,Quelques jours seulement après une vague de chaleur historique, Météo-France place de nouveau mardi 67 départements en vigilance orange "canicule". Seuls les Hauts-de-France, les côtes de la Manche et la façade est du pays vont rester sous le seuil des 35 °C.
Les mesures nécessaires ont été prises en Région bruxelloise pour renforcer la vigilance ces prochains jours face à un nouvel épisode de fortes chaleurs, ont assuré mercredi les ministres de l'Action sociale et de la Santé, Ahmed Laaouej et Dirk De Smedt.
"Un épisode caniculaire sévère et durable" se profile pour la France, annonce Météo-France. Les températures en hausse concernent désormais 67 départements en vigilance orange. Dans ce contexte, les autorités ont mis en garde contre les risques "très sévères" d'incendies.
Alors que Marine Le Pen se lance dans la course à la présidentielle malgré sa condamnation, son parti semble faire volte-face sur le climat. À la faveur des canicules qui s’enchaînent, le RN tente d’effacer des années de discours climatodénialistes et relativistes. Du changement dans les mots… mais pas dans les actes.
Une semaine de canicule, tel que nous l’avons vécue, inquiète. Mais projetons-nous en 2036, dans dix ans. Deux mois de canicule extrême feraient basculer le pays dans une réalité tout autre. Ce ne serait plus un simple épisode météo, ni même une anomalie saisonnière. Ce serait une crise générale, lente et implacable : sanitaire, urbaine, énergétique, forestière, agricole et sociale. La chaleur deviendrait une contrainte permanente, une pression continue exercée sur les corps, les bâtiments, les transports, les hôpitaux, les forêts et l’ensemble des infrastructures.
La vague de chaleur de juin a engendré une surmortalité de 47,8%, selon les données de Sciensano publiées mercredi. Il y a eu 1.747 décès en plus que d'habitude à cette période de l'année.
Quelque 1 747 décès supplémentaires ont été enregistrés, soit une surmortalité de 47,8 % pour l'ensemble du pays, selon Sciensano. Ce chiffre monte à 76 % en Région wallonne.
Barcelone a enregistré mercredi un record absolu de température, à 40,5°C dans les hauteurs de la ville, ont annoncé les services météorologiques régionaux, battant le précédent record de 40°C enregistré en juillet 2024.
Les fortes chaleurs, qui fragilisent le matériel ferroviaire, contraignent une nouvelle fois la compagnie à revoir à la baisse son trafic jusqu’à jeudi.
La Belgique a compté 1747 décès de plus qu’attendu entre le jeudi 18 juin et mercredi 1er juillet 2026. C’est 47,8% de plus que la normale. La faute à la vague de chaleur que nous avons connue. La Wallonie a été la région la plus durement touchée, avec une surmortalité de 76%. Et cette vague de chaleur n’a pas touché que les personnes âgées : on constate une surmortalité de 61,3% chez les personnes âgées de 15 à 64 ans.
La Conférence interministérielle (CIM) Santé, réunie ce mercredi, "tire les leçons" de la dernière vague de chaleur qu’a connue la Belgique et propose de nouvelles mesures prioritaires pour mieux affronter les futurs épisodes de ce type. L’instance qui rassemble les différents ministres de la Santé l’a annoncé mercredi dans un communiqué.
Pour le ministre wallon de la Santé Yves Coppieters, les chiffres de surmortalité pendant la vague de chaleur de fin juin publiés mercredi par Sciensano sont "préoccupants".
Nathanaël Wallenhorst : «Les pics caniculaires iront jusqu’à 55 degrés en 2049 si on ne change rien»
(07/07) - Nathanaël Wallenhorst,Le chercheur en sciences de l’environnement appelle à mettre en place de toute urgence des mesures d’«atténuation» du réchauffement climatique au lieu de parler de capacités d’«adaptation». […] Conclusion : sans un changement radical de nos modes de production et de consommation, l’horizon qu’il décrit est tout simplement apocalyptique.
Une hausse de 30 % de la mortalité en une semaine : c’est le bilan provisoire de la canicule survenue fin juin. Entre l’augmentation des risques d’AVC et l’aggravation des maladies chroniques, il pourrait encore s’alourdir dans les prochaines semaines.
Alors que les projets de centres de données pour l’intelligence artificielle suscitent une contestation croissante aux États-Unis, la startup Panthalassa veut en déplacer certains en mer. Soutenue par plusieurs figures de la Silicon Valley, elle développe des datacenters flottants alimentés par l’énergie des vagues, malgré de nombreuses incertitudes techniques, économiques et environnementales.
La Commission européenne vient de réautoriser 19 pesticides de synthèse, contournant, comme souvent, l'ensemble du processus qui régule leur évaluation et de mise sur le marché (AMM). Le bensulfuron, le benzovindiflupyr, le chlorotoluron, le cléthodime, la cycloxydime, le cymoxanil, le dazomet, la deltaméthrine, le diclofop, la fenazaquine, le fluopicolide, l'hymexazol, la lambda-cyhalothrine, le MCPA, le MCPB, le métaldéhyde, le metsulfuron-méthyle, le paclobutrazol et le tébuconazole viennent en effet d'être réautorisés.
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