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mai 2026

En 2025, au moins 421 substances actives étaient autorisées en Europe, dont 267 en Belgique. Et, si ces substances sont autorisées, on peut légitimement penser qu'il n'y a aucun risque pour notre santé. Malheureusement, c'est un peu plus compliqué que ça, et c'est ce que dénonce notamment la Société Scientifique de Médecine Générale (SSMG), qui représente et conseille les médecins généralistes francophones de Belgique. Alors, aujourd'hui, on fait le point. Quel est l'état de la connaissance scientifique quant aux liens entre santé humaine et pesticides ? On en parle avec Céline Bertrand, spécialiste en santé environnementale à la SSMG. (Sans oublier, c'est promis, de parler des solutions.)
Le monde politique s’emballe pour l’IA, espérant y trouver la boussole idéale pour piloter la transition écologique. Récemment, la base de données Climate TRACE promettait de révolutionner la mesure des gaz à effet de serre. Pourtant, une équipe de chercheurs vient de doucher cet enthousiasme technologique. En confrontant ces algorithmes à des mesures de terrain éprouvées, les scientifiques ont découvert un gouffre abyssal dans le calcul du CO₂ automobile urbain. Un écart vertigineux qui menace de fausser toutes nos stratégies de lutte contre le réchauffement climatique.
En plein cœur du printemps, alors que la nature bourgeonne et que l’envie d’adopter des habitudes plus respectueuses de la flore terrestre se fait grandement ressentir, une scène devenue familière se rejoue continuellement. Dans le rayon du supermarché, cet emballage couleur kraft orné de petites feuilles vertes capte instantanément notre attention de consommateur responsable. Persuadés de faire un geste pour la planète, nous le glissons dans notre panier avec fierté, souvent prêts à payer beaucoup plus cher pour soulager notre conscience écologique quotidienne. Et si cette majestueuse promesse n’était qu’un habile mirage marketing voué à terminer sa vie au fond d’une benne à ordures tout à fait classiques ? Derrière cette devanture alléchante et rassurante se cache une réalité bien moins reluisante : certains produits mettent en avant des arguments marketing verts sans aucun réel impact, privilégiant des emballages prétendument naturels mais rigoureusement impossibles à recycler. Ce qui s’apparente à une ava
Une étude suggère que les toutes petites particules de plastiques qu’on trouve partout sur la planète absorbent la lumière et ainsi augmentent la température de l’air environnant. Il s’agit des premiers travaux du genre : ils ouvrent la voie à des recherches plus poussées sur le rôle de ces matériaux dans le réchauffement climatique.
Le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté - Gramsci. Plutôt que de s’adapter à la norme du 'toujours rester positif', les climatologues ne devraient-ils pas oser dire ce qu’ils savent du réchauffement de notre climat ? À l’aide de la pensée grecque mais aussi de quelques philosophes contemporains, Matthieu Peltier, professeur d’éthique et de philosophie à l’EPHEC, invitait dans Week-end Première à cesser d’être positif en toutes circonstances et à nous confronter au réel pour nous mettre en action.
Je sais exactement où tu es assis(e) en ce moment. Tu regardes un graphique des températures de surface de l’Atlantique Nord, observant une ligne rouge s’envoler vers un territoire inconnu et terrifiant. Encore une donnée horrible qui confirme ce que tu sais déjà. Tu ressens cette chute familière et creuse dans ton estomac en prenant conscience de la réalité biophysique : les systèmes de la planète se désagrègent.
« Les empreintes de la chaleur extrême sur l’agriculture sont déjà visibles partout dans le monde » Un rapport de la FAO communique que l’augmentation de la température augmente, nuisant aux rendements agricoles. Ceux ci ont diminué : -7,5 % pour le maïs, -6 % pour le blé par degré supplémentaire. Et ces pertes pourraient encore s’aggraver, jusqu’à -10 % supplémentaires par degré dans les scénarios futurs.

avril 2026

A Letter to the Newly Awake. I know exactly where you are sitting right now. You are staring at a chart of North Atlantic sea surface temperatures, watching a red line spike into uncharted, terrifying territory. Yet another horrible data point proving what you already know. You feel a familiar, hollow drop in your stomach as you register the biophysical reality: the planet’s systems are unraveling.
Les recherches s’accumulent sur la capacité de survie des êtres humains face aux températures thermomètre-mouillé. Un problème qui devient de plus en plus concret avec le réchauffement climatique, malgré le déni écologique international actuel. Pendant que nous avons les yeux rivés sur le Moyen-Orient, les USA vient de connaître le mois de mars le plus chaud de leur histoire (sur 132 ans de mesure), qui est aussi le mois individuellement « le plus anormalement chaud » par rapport aux moyennes climatiques.
The Earth is already operating beyond its capacity to sustainably support the global population, according to new research highlighting growing strain on food systems, climate stability, and human well-being. Despite this, researchers say that slowing population growth and increasing global awareness could still help reduce long-term risks.
La population humaine terrestre serait devenue trop importante et trop exigeante pour que la Terre puisse subvenir durablement à ses besoins, avertit une récente étude. Les niveaux de consommation actuelle des ressources dépasseraient largement les capacités de la planète et induisent une pression croissante sur la sécurité alimentaire et l’équilibre climatique. Les moyens d’atténuer cette pression seraient de ralentir la croissance démographique et de consommer de manière plus responsable.
Pendant la guerre déclenchée par Israël avec l’appui des États-Unis contre l'Iran, le détroit d'Ormuz n'est pas seulement une question de géopolitique régionale. C'est l'interrupteur d'un système alimentaire mondial qui sacrifie sa sécurité sur l'autel du coût minimal.
Invité du Business Club de l’Apaq-w aux Moulins de Beez le 4 mars dernier, l’économiste Bruno Colmant a livré une réflexion dense et parfois sombre sur les fondements du système économique contemporain. Pour lui, la crise écologique et alimentaire actuelle ne relève pas d’un simple ajustement de politiques publiques : elle révèle les contradictions profondes d’un modèle économique fondé sur l’anticipation permanente du futur et sur un consumérisme devenu incompatible avec les limites de la planète.

mars 2026

L’exploration spatiale entre dans une ère d’une intensité vertigineuse. Lors de son événement stratégique baptisé « Ignition », l’agence spatiale américaine a dévoilé une feuille de route qui balaye toutes les prévisions prudentes des dernières décennies. Fini le développement lent et hésitant : la NASA enclenche la vitesse supérieure pour établir une base lunaire permanente et projette une mission interplanétaire vers Mars avant la fin de l’année 2028. Le pilier central de cette ambition dévorante ? L’abandon des vieilles méthodes au profit d’une industrialisation massive et, surtout, l’intégration de la propulsion nucléaire pour défier les limites de l’espace lointain.
Le philosophe de l'environnement Rupert Read dit à Ella Whelan la panéliste Moral Maze pourquoi nous ne pourrons peut-être plus profiter du même niveau de vie pour le bien de la planète et des générations futures.
Une entreprise israélo-étasunienne veut tester dès avril une innovation consistant à disperser des particules réfléchissantes à haute altitude pour refroidir la Terre. Elle avance sans cadre de gouvernance clair et garde ses données et méthodes confidentielles, suscitant l’inquiétude de scientifiques.
Si on l'exploite à son plein potentiel, l’océan transporte plus d’énergie que les quelque 30 000 térawattheures d’électricité produits dans le monde en 2023. Mais pendant des décennies, l’énergie des vagues a été un océan de rêves brisés : prototypes coulés, budgets explosés et start-ups oubliées. Que des échecs… jusqu’à maintenant. Cette année une start-up française, Seaturns - soutenu par Team for the planet et Goodvest les partenaires de cette vidéo) lance son prototype géant de 15m de long et de 6m de haut pour convertir les vagues en électricité Là où les autres énergies renouvelables ont des problèmes d’intermittences, de densité énergétique etc, il se pourrait que Seaturns ait trouvée LA solution pour produire en continue et concurrencer le solaire et l’éolien Avec le changement climatique qui nous force à réduire nos émissions de Co2 et l’épuisement des énergies fossiles, les énergies renouvelables sont sans aucun doute les énergies de demain. Mais l’énergie des vagues sera-t-elle vraiment l’énergie
C’est un signal d’alarme qui fait trembler la communauté scientifique : le réchauffement climatique ne se contente plus de progresser, il s’accélère à une vitesse jamais vue depuis le début des relevés en 1880. Selon une étude majeure publiée ce 6 mars dans la revue Geophysical Research Letters, le rythme de la hausse des températures aurait même presque doublé au cours de la dernière décennie. Mais si le constat d’une Terre de plus en plus chaude fait consensus, cette accélération soudaine déclenche un débat acharné entre experts. S’agit-il d’une nouvelle ère climatique ou d’un simple mirage statistique dû aux caprices de la nature ?
La situation de nombreux animaux protégés par la convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices s'est empirée en deux ans, selon un rapport publié par les Nations unies jeudi. 24% de ces espèces sont menacées de disparition dans le monde.
Researchers identify sharp rise to about 0.35C every decade, after excluding natural fluctuations such as El Niño
El Niño could fuel extreme weather and raise temperatures to record highs this year, but how sure can we be that it will return?
Nouveau "TALK" sur LIMIT avec Emmanuel Pont Lien du livre d'Emmanuel Pont - Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? C’est la question explosive que Vinz pose à Emmanuel Pont, auteur du livre éponyme. Pour la première fois sur LIMIT, une vidéo entière est consacrée à la question démographique. Trop nombreux ? Vraiment ? Avec rigueur et nuance, Emmanuel démonte les idées reçues : non, la surpopulation n’est pas la cause principale de la crise écologique. Il nous éclaire sur la transition démographique, les disparités mondiales d’émissions carbone, l’instrumentalisation des chiffres, et les dérives politiques actuelles autour du "réarmement démographique". Un échange captivant qui met en lumière la complexité d’un débat tabou, souvent simplifié à l’extrême. Spoiler : la question n’est pas "combien", mais "comment" nous vivons.

février 2026

L’humanité fait face à une bifurcation sans précédent dans son histoire et celle de la Terre. Espèce née de processus extrêmement complexes et globalement autorégulés, elle devient une force géologique qui peut rendre la planète inhabitable ou au contraire devenir une force régulatrice. Partie 1
Science-based policies could successfully limit human-caused climate change, but when political parties are allowed to accept money from special interests, policies are distorted to the point of being ineffective. This is a solvable problem, but to clarify the situation and the needed actions, we need to first marshal the evidence. The draft Prologue of Sophie’s Planet is intended to help coherently organize the evidence. Here is Part III of V, with the final two paragraphs of Part II.
L’océan Indien méridional est en train de perdre son sel à une vitesse qui stupéfie les océanographes. En soixante ans, la zone d’eau salée au large de l’Australie a reculé de 30 %, noyée sous un apport massif d’eau douce équivalant à la consommation humaine des États-Unis pendant trois siècles. Ce phénomène, provoqué par un dérèglement des vents mondiaux, menace de gripper le « tapis roulant » thermique de la planète. Si ce moteur océanique s’arrête, c’est tout l’équilibre climatique mondial, de la douceur européenne à la survie du plancton, qui risque de basculer dans l’inconnu.
Depuis 2009, la communauté scientifique s’appuie sur le concept des limites planétaires (PB) pour évaluer la stabilité de notre environnement. Ce modèle définit neuf seuils écologiques critiques qui, s’ils sont franchis, pourraient sceller le sort des écosystèmes et compromettre l’avenir de l’humanité sur Terre. À ce jour, les humains ont déjà transgressé six de ces neuf seuils fatidiques. Cependant, une nouvelle inquiétude émerge des laboratoires de recherche : une dixième frontière potentielle, jusqu’ici méconnue, vient d’être mise en lumière. Cette nouvelle menace concerne la désoxygénation aquatique à l’échelle mondiale, affectant les lacs, les réservoirs, les océans et d’autres plans d’eau.
Today, we are close to the critical moment when conventional economic growth becomes impossible on a finite planet, constrained by two parallel factors: resource depletion and pollution. Tthe depletion of fossil fuels and other mineral commodities is placing heavy constraints on both industrial and agricultural production. We are not running out of anything yet, but the cost of extraction is increasing, just as the damage that extraction causes to the ecosystem. On the other side, pollution is appearing in more than one form. Chemical pollution is growing in terms of heavy metals, endocrine-disruptors, and other poisoning substances, while climate change can be seen as another form of pollution generated by the excess of CO2 in the atmosphere.
Ce concept développé par l’économiste britannique Kate Raworth combine à la fois le respect des besoins fondamentaux et celui des limites planétaires.

janvier 2026

Une décrue limitée du thermomètre en 2025 Comme attendu, la température moyenne à la surface du globe a légèrement reculé en 2025 avec la dissipation de l’épisode El Niño. L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) estime que le réchauffement a atteint 1,44°C relativement à l’ère préindustrielle, contre 1,55°C en 2024. Un recul très limité, 2025 ayant été la troisième année la plus chaude jamais observée, pratiquement à égalité avec 2023. Le repli du thermomètre a été nettement plus marqué dans les zones tropicales, plus sensibles à la dissipation de l’épisode El Niño que dans les zones tempérées ou polaires. Le continent Antarctique a même battu son record absolu de température l’an passé.
Les plastiques synthétiques fabriqués à partir de combustibles fossiles étaient pratiquement inexistants en 1950, lorsque l’Anthropocène a commencé. Aujourd’hui, ils sont partout. On les trouve au sommet de l’Everest et au fond de la fosse des Mariannes, la partie la plus profonde de l’océan (partie ouest-nord-ouest de l’océan Pacifique). Ils sont présents dans les aliments que nous mangeons, l’eau que nous buvons et l’air que nous respirons. Chaque personne sur Terre a des fragments de plastique microscopiques dans son sang et ses organes.
Face à la multiplication des événements climatiques extrêmes et aux critiques récurrentes sur les prévisions météorologiques, l’Union européenne et plusieurs acteurs scientifiques et industriels misent sur des «jumeaux numériques» de la Terre pour s’adapter au changement climatique. Autrement dit : des répliques virtuelles de notre planète.
The decline in the health of nature around the world poses a threat to the UK's security and prosperity, an intelligence committee has concluded in a long-awaited report. The document warns of "cascading risks" from the degradation of some of the planet's most important ecosystems, including conflict, migration and increased competition for resources.
Prendre une douche, boire au robinet, arroser un champ. Dans une large partie du monde, ces gestes quotidiens reposent désormais sur une ressource qui ne se renouvelle plus : l’eau. Un nouveau rapport de l’ONU décrit ce basculement et affirme que la planète est entrée dans une « ère de faillite hydrique mondiale ».
Les chiffres sont tombés mercredi, et ils sonnent comme un verdict sans appel. L’observatoire européen Copernicus et l’institut américain Berkeley Earth ont confirmé simultanément ce que de nombreux climatologues redoutaient : pour la première fois dans l’histoire des mesures, la température moyenne mondiale sur trois années consécutives dépasse de 1,5°C le niveau préindustriel. Cette limite, inscrite comme objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris en 2015, n’était pas censée être franchie avant plusieurs décennies. Elle vient de céder en moins de trois ans.
Comprendre pourquoi l’hydrogène est en difficulté en France, en 2 minutes
Des scientifiques français, italiens et suisses ont creusé une cave dans l’Antarctique pour y stocker des carottages des glaciers de montagne, menacés de disparition par le réchauffement climatique, et conserver les informations cruciales qu’ils renferment.
Ce parcours de formation rémunéré mise sur l’artisanat pour permettre à des publics éloignés de l’emploi de se remettre sur des rails compatibles avec la transition écologique. L’Ecole de la réparation animera un atelier au Festival des idées « Chaleur humaine », dimanche 18 janvier, au Théâtre de la Ville, à Paris.
Alors que 2026 démarre, les spécialistes des maladies infectieuses scrutent l’horizon avec une vigilance inhabituelle. Oubliez un instant le Covid-19 : d’autres menaces virales, plus discrètes mais tout aussi inquiétantes, sont en train de bouger leurs pions à travers la planète. Entre un sous-type de grippe qui traverse la barrière des espèces, un virus autrefois cantonné à l’Afrique qui s’installe partout dans le monde, et un pathogène tropical porté par des moucherons qui étend son territoire, cette année s’annonce comme un test grandeur nature pour nos systèmes de surveillance épidémiologique.
Environnement : six des neuf limites planétaires ont été dépassées et d’autres signaux s’aggravent. Effondrement en vue ? Difficile à penser. Certains en sont persuadés. D’autres estiment que le pire n’est pas inéluctable. Mais si un sursaut est urgent et crucial, l’inertie politique, économique et sociale complique les choses.

décembre 2025

Le secrétaire général de l'ONU a appelé lundi les dirigeants à prendre leurs "responsabilités" pour donner la "priorité à l'humain et à la planète", dans son message du Nouvel An s'alarmant d'un monde de "chaos".
L’incroyable essor de l’intelligence artificielle, technologie particulièrement vorace en énergie, en eau et en terres rares, interroge à l’heure où les géants du secteur sont lancés dans une course au gigantisme.
Dans la course effrénée pour trouver des alternatives aux combustibles fossiles, l’hydrogène s’est imposé comme l’un des candidats les plus prometteurs. Propre, abondant, ne rejetant que de la vapeur d’eau lors de sa combustion, il semblait cocher toutes les cases du carburant miracle. Gouvernements et industriels ont investi des milliards dans cette technologie censée révolutionner les transports et l’industrie lourde. Mais une étude publiée dans Nature vient de jeter un froid : ce sauveur climatique contribue lui-même au réchauffement de la planète. Le mécanisme en cause est si subtil qu’il est passé sous les radars pendant des décennies.
L’hydrogène bas carbone est considéré comme un vecteur d’énergie propre. Mais une fois de plus, les choses ne sont pas aussi simples. Des chercheurs nous expliquent aujourd’hui pourquoi nous ne devons pas faire aveuglément confiance à cette toute petite molécule.
Note préparatoire pour la conférence « Les limites planétaires en Belgique », 17 décembre 2025.
Les principales crises environnementales mondiales s’aggravent, se renforcent mutuellement et doivent être résolues de manière conjointe, ce qui éviterait des millions de morts et rapporterait gros sur le plan économique, souligne mardi le dernier rapport sur l’environnement mondial (GEO-7) du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue).
Le rapport GEO-7 du PNUE, élaboré par 287 scientifiques de 82 pays, plaide pour des transformations radicales de l'économie mondiale, jugeant le coût de l'inaction supérieur aux investissements nécessaires.
Depuis plusieurs mois, scientifiques et services météorologiques guettent un éventuel retour de La Niña, ce phénomène océanique réputé pour faire légèrement baisser la température globale. Pourtant, même si les signaux annoncent une probabilité modérée d’apparition d’un épisode faible cet hiver, les projections sont sans appel : la majorité des régions du globe devrait continuer à enregistrer des températures bien au-dessus de la normale. Une conclusion qui bouscule l’idée selon laquelle La Niña offrirait un « refroidissement naturel », et qui rappelle la puissance du réchauffement climatique d’origine humaine.
David Van Reybrouck propose de s’appuyer sur une « Assemblée mondiale » lors des COP pour faire prévaloir les intérêts de la Terre.
On dénombrait ce lundi 1er décembre plus de 1 160 morts au Sri Lanka, en Indonésie, en Thaïlande, au Vietnam et en Malaisie, quasiment le même nombre de disparus et des centaines de milliers de personnes déplacées ou sans abri.

novembre 2025

À l’occasion de la 5ème édition du Festival PolitiK, les rencontres internationales du film politique, on reçoit la sociologue française et ancienne directrice de recherche au CNRS Monique Pinçon-Charlot qui donne une conférence sur base de son livre "Les Riches contre la planète : Violence oligarchique et chaos climatique" (Textuel). L’écologie n’est pas ce qui nous rassemble mais ce qui nous sépare. D’un côté, une oligarchie prédatrice se met soigneusement à l’abri du désastre. De l’autre, l’immense majorité du vivant est toujours plus exploitée et exposée. À partir d’une trentaine d’études de cas, Monique Pinçon-Charlot livre l’impitoyable démonstration de la collusion entre élites politiques et industries polluantes et détaille avec brio les roueries de l’oligarchie pour maximiser ses profits tout en saccageant la planète. Face aux fausses promesses de la « transition écologique », elle oppose des arguments fondés sur des exemples concrets, comme autant de pièces d’un puzzle diabolique. Ce livre détonat
Des chercheurs chinois viennent de franchir une étape décisive dans la quête d’un plastique à la fois durable, performant et biodégradable. En exploitant les propriétés uniques du bambou, ils ont mis au point un matériau révolutionnaire capable de rivaliser avec les polymères issus du pétrole tout en se décomposant naturellement en moins de deux mois.
Alors que s'ouvre la COP30, qui se tient cette année à Belém (Brésil), aux portes de l’Amazonie, un visage revient inlassablement dans les débats sur le climat : celui de Johan Rockström, le scientifique suédois qui a donné au monde une boussole planétaire. Directeur de l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l’impact climatique et professeur à l’Institut des Sciences de l’Environnement et de la Terre, Rockström est devenu l’une des voix les plus influentes — et les plus écoutées — de la science climatique contemporaine.
Alors que la COP30 vient de commencer à Belém, au Brésil, aux portes de l’Amazonie, le rôle de puits de carbone de la plus grande forêt tropicale du monde est de plus en plus remis en question.
Nous sommes en train de vivre un moment de bascule écologique. Ces derniers temps, les preuves, les rapports accablants se sont accumulées dans l’indifférence générale. Pendant que nos conditions de vie s’effondrent, les dirigeants climatosceptiques prospèrent et les débats sont de plus en plus décalés de cette réalité. Ce qui occupe la conversation médiatique, publique, ce n'est clairement pas l’effondrement écologique… Nous avons dépassé 7 des 9 limites planétaires avec désormais l’acidification des océans. Le réchauffement climatique menace la santé humaine à des niveaux sans précédent et l’inaction climatique est responsable de millions de morts. 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée. Les catastrophes climatiques se multiplient et sont de plus en plus dévastatrices. Le premier point de bascule climatique a été atteint avec le dépérissement généralisé des coraux dont dépendent près d’1 milliard de personnes. Les concentrations de CO2 dans l’atmosphère ont connu une hausse record en 2024… À
« Je suppose qu’il est tentant, si le seul outil dont vous disposez est un marteau, de traiter tout comme s’il s’agissait d’un clou. » C’est ce qu’écrivait le célèbre psychologue Abraham Maslow en 1966. Si Maslow était encore parmi nous aujourd’hui, j’imagine qu’il approuverait le corolaire selon lequel si votre seul outil est la technologie, chaque problème semble avoir une solution technologique. Et c’est une caractérisation pertinente de la pensée centrée sur les « tech bro » qui prévaut aujourd’hui dans le discours public sur l’environnement.
L'océan absorbe environ 25% du CO2 émis dans l'atmosphère. Alors qu'il atténue le changement climatique, l'océan s'acidifie. Son équilibre chimique est crucial pour la vie des phytoplanctons, première brique de la vie sur Terre. Alors que les émissions de CO2 augmentent, cet équilibre est bousculé.
Alors que la menace climatique s’aggrave, il faut admettre que si les grands rendez-vous diplomatiques sont nécessaires, ils ne suffiront pas à pousser les gouvernements à agir, estime, dans une tribune au « Monde », le cinéaste et militant Cyril Dion. A ses yeux, seule la démocratie délibérative permettra de sortir de l’impasse.
Dans une tribune au « Monde », le philosophe Baptiste Morizot et le juriste Laurent Neyret plaident pour que le principe d’habitabilité soit érigé en « valeur boussole » du droit du XXIᵉ siècle.
Les êtres humains et les écosystèmes sont exposés chaque jour à de nombreuses substances chimiques, dont les effets peuvent se combiner pour produire ce que l’on appelle un effet cocktail. Pourtant, la réglementation européenne continue d’évaluer ces substances individuellement, sans prendre en compte leurs effets combinés. Pour combler cette lacune, un facteur d’évaluation des mélanges appelé Mixture Assessment Factor (MAF) pourrait être introduit dans le règlement européen REACH (qui vise l’Enregistrement, Évaluation, Autorisation et la Restriction des substances Chimiques). Ce nouvel outil permettrait de mieux tenir compte de l’exposition simultanée à plusieurs substances.

octobre 2025

“I suppose it is tempting, if the only tool you have is a hammer, to treat everything as if it were a nail.” Thus wrote the famous psychologist Abraham Maslow in 1966.
We are hurtling toward climate chaos. The planet's vital signs are flashing red. The consequences of human-driven alterations of the climate are no longer future threats but are here now. This unfolding emergency stems from failed foresight, political inaction, unsustainable economic systems, and misinformation. Almost every corner of the biosphere is reeling from intensifying heat, storms, floods, droughts, or fires. The window to prevent the worst outcomes is rapidly closing. In early 2025, the World Meteorological Organization reported that 2024 was the hottest year on record (WMO 2025a). This was likely hotter than the peak of the last interglacial, roughly 125,000 years ago (Gulev et al. 2021, Kaufman and McKay 2022). Rising levels of greenhouse gases remain the driving force behind this escalation. These recent developments emphasize the extreme insufficiency of global efforts to reduce greenhouse gas emissions and mark the beginning of a grim new chapter for life on Earth.
L'ONG qui lutte contre les inégalités et la pauvreté publie un rapport sur les différents niveaux d'émissions de gaz à effet de serre selon les revenus.
Une étude d’Oxfam sur les ultrariches montre qu’ils devront réduire leurs émissions de... 99 % d’ici 2030 si nous voulons rester dans les clous de l’Accord de Paris. Ils nous embarquent vers une « destruction planétaire ».
22 of the planet’s 34 vital signs are at record levels, with many of them continuing to trend sharply in the wrong direction. This is the message of the sixth issue of the annual “State of the climate” report. The report was prepared by an international coalition with contribution from the Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK) and led by Oregon State University scientists. Published today in BioScience, it cites global data from the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) in proposing “high-impact” strategies.
Invisible à l’œil nu mais indispensable à la vie sur Terre, Prochlorococcus règne silencieusement sur nos océans depuis des millions d’années. Cette cyanobactérie marine, plus petite qu’un virus mais plus puissante qu’une centrale électrique biologique, vient pourtant de révéler sa talon d’Achille dans une étude qui bouleverse nos certitudes sur l’avenir des écosystèmes marins. La découverte est troublante : l’organisme qui produit un tiers de l’oxygène que nous respirons pourrait être beaucoup plus fragile face au réchauffement climatique qu’on ne l’imaginait.
L’humanité a franchi toutes les frontières visibles. Du feu à la roue, de la poudre à canon à la bombe atomique, de la voile au saut vers la Lune. Nous avons ouvert la croûte terrestre pour en extraire des minéraux, construit des villes qui brillent comme des étoiles artificielles, connecté la planète entière en quelques secondes, et pourtant nous sommes toujours prisonniers des mêmes guerres tribales d’il y a 3 900 ans, aujourd’hui maquillées de drones, d’algorithmes et d’ogives nucléaires.
« Nous ne parviendrons pas à contenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C dans les prochaines années. » Le 22 octobre, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, a confirmé les alertes scientifiques.
Et si notre Planète approchait d’un point de non-retour ? À mesure que la Terre se réchauffe, des systèmes entiers (des calottes glaciaires aux forêts tropicales) risquent de changer de manière irréversible. Ces « points de basculement » pourraient transformer le visage du monde tel que nous le connaissons. Mais faut-il pour autant céder au fatalisme ?
« L’avenir n’est pas un destin écrit, c’est une décision collective. » L’humanité a franchi toutes les frontières visibles. Du feu à la roue, de la poudre à canon à la bombe atomique, de la voile au saut vers la Lune. Nous avons ouvert la croûte terrestre pour en extraire des minéraux, construit des villes qui brillent comme des étoiles artificielles, connecté la planète entière en quelques secondes, et pourtant nous sommes toujours prisonniers des mêmes guerres tribales d’il y a 3 900 ans, aujourd’hui maquillées de drones, d’algorithmes et d’ogives nucléaires.
Five of the seven breached planetary boundaries are linked to food systems. By transforming production and adopting a “planetary health diet,” we can halve food-related climate emissions and prevent millions of deaths, according to the 2025 EAT-Lancet Commission.
Collapse has historically benefited the 99%. […] That’s the amazing conclusion of Luke Kemp, author of Goliath’s Curse: The History and Future of Societal Collapse.  Luke is a research associate at the Centre for the Study of Existential Risk at the University of Cambridge, and has spent the past five years studying the collapse of civilisations throughout history. He joins me to explain his research, detailing the difference between complex, collective civilisations and what he calls “Goliaths”, massive centralising forces by which a small group of individuals extract wealth from the rest through domination and the threat of violence. Today, he says, we live in a global Goliath.
Un rapport signé par 160 scientifiques, publié lundi, alerte sur la « crise sans précédent » rencontrée par les récifs coralliens d’eau chaude.
L’humanité a trop déstabilisé le climat, au point de l’avoir rapproché de « points de bascule » au potentiel cataclysmique, alertent 160 scientifiques dans un nouveau rapport.
Unless global heating is reduced to 1.2C ‘as fast as possible’, warm water coral reefs will not remain ‘at any meaningful scale’, a report by 160 scientists from 23 countries warns
Une grande partie des lieux classés au Patrimoine mondial de l’Unesco voient leurs perspectives de conservation se dégrader, selon une évaluation publiée à l’occasion du congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature.
Changement climatique, pollution chimique, effondrement de la biodiversité… Les clés pour tout comprendre aux limites planétaires et aux critiques qu’elles rencontrent.
En 2015, l’Accord de Paris sur le climat semblait signer une nouvelle ère, celle du consensus international face à la gravité du dérèglement climatique, celle du passage à l’action. Pourtant, on assiste depuis au démantèlement des politiques environnementales. Les programmes politiques et les discours ouvertement anti-écologiques prolifèrent. Malgré le désastre écologique, toute tentative de mise en œuvre d’une transition à la hauteur des enjeux suscite une puissante réaction, un greenbacklash planétaire.
Nous acteurs Français, Belges et Européens de la santé publique, de l'agriculture biologique et de l’environnement, prenons l’engagement d’unir nos forces pour faire advenir un nouveau chapitre de la santé publique grâce à une alimentation et une agriculture (jardins familiaux, élevage, grandes cultures, arboriculture, maraîchage, vignobles, etc) sans pesticides de synthèse.
Le doute planait depuis juin quant au degré d’acidité que l’océan pouvait encore supporter… sans compromettre les conditions favorables à la vie. Mais l’information a donc été confirmée le 24 septembre dernier par le rapport Planetary Health Check de l'Institut de Potsdam.
Notre ancien collègue, influenceur et animateur radio, notamment sur Tarmac, Vinz Kanté, a complètement revu son mode de vie après le Covid. Il a fondé la chaîne YouTube LIMIT qui s’intéresse aux limites planétaires, aux enjeux écologiques et sociétaux. Pour bien comprendre dans quelle direction l’humanité est en train de se diriger et éveiller les consciences, il vient de sortir son premier livre : « Reprendre le contrôle » aux éditions Tana. TARMAC a eu la chance de retrouver Vinz à cette occasion.
Nous acteurs Français, Belges et Européens de la santé publique, de l'agriculture biologique et de l’environnement, prenons l’engagement d’unir nos forces pour faire advenir un nouveau chapitre de la santé publique grâce à une alimentation et une agriculture (jardins familiaux, élevage, grandes cultures, arboriculture, maraîchage, vignobles, etc) sans pesticides de synthèse.
Une étude publiée vendredi dans « The Lancet » établit que les systèmes alimentaires sont un facteur majeur de dégradation de l’environnement et de hausse des maladies chroniques et des inégalités. Elle suggère à la fois un régime moins carné et un meilleur partage de la valeur.
Stop aux pesticides ! Voilà le message porté par le collectif français des Mutuelles pour la santé planétaire. Dans leur "Odyssée pour notre santé", ils dénoncent une agriculture qui tue la terre, les vivants et en premier lieu, les agriculteurs.
Tout commence par un être minuscule, invisible à l’œil nu. Un organisme fragile dont dépend pourtant l’équilibre de tout l’océan… et une grande partie de l’humanité. Nous venons de franchir la 7ᵉ limite planétaire : l’acidification des océans. Un bouleversement invisible, rapide, brutal, qui menace la base de la chaîne alimentaire et pourrait précipiter une nouvelle extinction de masse.
The doughnut-shaped framework of social and planetary boundaries (the ‘Doughnut’) provides a concise visual assessment of progress towards the goal of meeting the needs of all people within the means of the living planet1,2,3. Here we present a renewed Doughnut framework with a revised set of 35 indicators that monitor trends in social deprivation and ecological overshoot over the 2000–2022 period. Although global gross domestic product (GDP) has more than doubled, our median results show a modest achievement in reducing human deprivation that would have to accelerate fivefold to meet the needs of all people by 2030.

septembre 2025

Le service européen Copernicus publie ce mardi son grand rapport annuel sur l'état de l'océan. Produite par plus de 70 scientifiques, cette évaluation mondiale alerte sur la crise écologique multiforme qui touche les mers en chaque point de la planète.
EU officials warn climate breakdown and wildlife loss ‘are ruining ecosystems that underpin the economy’ […] The European way of life is being jeopardised by environmental degradation, a report has found, with EU officials warning against weakening green rules. The continent has made “important progress” in cutting planet-heating pollution, according to the European Environment Agency, but the death of wildlife and breakdown of the climate are ruining ecosystems that underpin the economy.
The planet is nearing dangerous limits. Yet progress on clean energy shows what’s possible. With political will, cooperation can still avert the worst of the climate crisis
Peut-on encore croire en l'avenir quand la planète s'épuise ? Un essai de Vinz Kanté, à la fois récit personnel d'un changement de vie et invitation à mieux comprendre les enjeux écologiques.
Selon le dernier bilan annuel de l'Institut de recherche sur le climat de Potsdam, publié mercredi, la limite de "l'acidification des océans" vient d'être franchie, ce qui menace à terme la survie des écosystèmes marins. Cela porte à sept sur neuf les "limites planétaires" désormais dépassées.
Pendant trois décennies, les océans de notre planète ont secrètement gagné du terrain sur les continents. Une équipe de scientifiques de Hong Kong vient de déchiffrer ce processus invisible grâce à une technologie révolutionnaire, révélant des données alarmantes qui redéfinissent notre compréhension de la montée des eaux. Leurs conclusions, publiées dans les Actes de l’Académie nationale des sciences, exposent un mécanisme d’une ampleur insoupçonnée qui menace directement l’avenir de nos côtes.
Sept des neuf limites planétaires sont désormais dépassées, la limite liée à l’acidification des océans ayant à son tour été franchie, constate une étude du Postdam Institute for climate impact research (PIK) sur l’état de la planète.
Les activités humaines ont entraîné le dépassement d’une nouvelle «limite planétaire», l’un des grands équilibres naturels de la Terre, selon un rapport publié ce mercredi. Après le dépassement des seuils de réchauffement climatique et de destruction de la biodiversité, c’est la limite de l’acidification des océans qui est dépassée, mettant en danger la vie marine.
La réduction du pH des mers, causée par les émissions de gaz à effet de serre humaines, réduit leur capacité à absorber du CO2 et affecte certains organismes marins.
C’est officiel, nous avons dépassé la 7e limite planétaire, celle de l’acidification des océans. L’étude de Findlay & al. (2025) annonçait déjà en juin 2025 que la limite planétaire de l’acidification des océans était dépassée. C’est cette fois une évaluation scientifique du Postdam Institute for Climate Impact Research (PIK) et l’équipe emmenée par Johan Rockström qui le confirme pour de bon. Le rapport est plus complet (144 pages) qu’un papier unique sur une limite planétaire. Il fait un état des lieux du système Terre et fait une présentation des 9 limites planétaires, en rappelant que nous avons déjà franchi sept des neufs limites : le changement climatique, l’intégrité de la biosphère, les changements d’usage des sols, le cycle de l’eau douce, les cycles biogéochimiques, les entités nouvelles et la dernière en date, l’acidification des océans. Seules l’appauvrissement de la couche d’ozone et la concentration atmosphérique en aérosols restent dans “la zone sûre”.
Après le changement climatique, l’intégrité de la biosphère, le changement du système terrestre, ou encore l’utilisation de l’eau douce, une septième limite planétaire vient d’être franchie : l’acidification des océans. Seules deux limites se situent encore dans une zone de sécurité.
Après le climat, la biodiversité, le cycle de l'eau ou encore la pollution chimique, l'acidification des océans est désormais en zone rouge. Et ce n'est pas une surprise : c'est ce qu'indiquait déjà une étude publiée au mois de juin cette année. Bien évidemment, c'est loin d'être une bonne nouvelle. 🌊 L'océan nous rend de nombreux services vitaux. Parmi eux, celui d'absorber 1/4 du CO2 que nous émettons dans l'atmosphère. Mais cela a un coût : plus l'océan absorbe de dioxyde de carbone, plus il devient acide.
L’innovation technologique séduit autant qu’elle interroge. Porteuse de promesses de progrès et de confort, elle doit aujourd’hui composer avec un impératif incontournable : la durabilité. À mesure que l’intelligence artificielle, la blockchain ou les objets connectés s’imposent dans notre quotidien, la question se pose avec de plus en plus d’insistance : jusqu’où peut-on innover sans mettre à mal notre environnement ? Plus que jamais, les enjeux écologiques s’invitent au cœur de ce que nous appelons l’innovation, au point d’en redessiner les contours.
Trois jeunes Belges, de retour de la 18e conférence de la Société internationale d'Économie écologique à Oslo, racontent leur expérience.
A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs sans cesse actualisés, Nathanaël Wallenhorst anticipe d’une façon très concrète ce que pourrait être 2049 côtés écosystème, climat et société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, l’auteur raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Scandale du chlordécone dans les Antilles, projet d'autoroute A69, investissements carbonés de Total, jets privés... Dans son nouvel essai, Les riches contre la planète. Violence oligarchique et chaos climatique (éd. Textuel), la sociologue Monique Pinçon-Charlot expose les ruses de l’oligarchie pour maximiser ses profits au détriment de l’urgence écologique. Entretien.
Sept des neuf limites préservant nos possibilités d’existence sont franchies, sous les coups de boutoir des activités humaines. De ces limites et des dynamiques de destruction en cours, Dominique Bourg tire cinq leçons générales (démographique, quantitative, qualitative, normative et spirituelle) – leçons qui devraient refonder notre manière d’être au monde, pour autant qu’on veuille encore vivre sur Terre et non sur une planète brûlante, offrant un accueil réduit et malaisé à l’humanité comme aux espèces qui l’accompagnent. Les limites planétaires interrogent nos modes de vie et soulignent la nécessité de restreindre drastiquement notre développement matériel. C’est factuel, sciences à l’appui. Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas – pas même nos responsables politiques, car l’indispensable référentiel des limites planétaires est enfin traduit en français.
Les feux de forêt libèrent un "mélange toxique" de polluants qui peuvent finir par détériorer la qualité de l'air à des milliers de kilomètres de là, a affirmé vendredi l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
The global economy could face a 50% loss in GDP between 2070 and 2090, unless immediate policy action on risks posed by the climate crisis is taken. Populations are already impacted by food system shocks, water insecurity, heat stress and infectious diseases. If unchecked, mass mortality, mass displacement, severe economic contraction and conflict become more likely.

août 2025

En France, la moitié des émissions de gaz à effet de serre provient des importations. Les droits de douane, en réduisant le commerce mondial, vont-ils donc améliorer l’empreinte carbone ? Pas si simple.
Ce plan d’action s’inscrit dans la continuité des colloques au Sénat le 5 février et au Parlement Européen à Bruxelles le 11 avril dernier. Aussi, nous avons aussi organisé des tables rondes le 5 juin avec des candidats aux élections européennes et un cycle d’ateliers les 19 mars, 18 juin, du 21 juin et du 9 octobre pour construire de manière collégiale ce plan d’action.
L’Odyssée pour notre santé en Europe 2025-2027 L’Odyssée pour notre santé en Europe vise à faire émerger un nouveau chapitre de la santé publique en promouvant un nouveau cap agricole sans pesticides. Cela permettra de protéger la population d’un cortège de maladies évitables dont des cancers et de dégâts environnementaux (sources Méta analyses INRAE et INSERM). Ce nouveau cap s’inspire des victoires obtenues sur le danger que représentait - et représente toujours - l’exposition à l’amiante. Dans ce dossier, des mutuelles ont été une force importante pour obtenir l’indemnisation des victimes, l’interdiction de l’amiante en France en 1997 et en Europe en 2005. Ce Tour est organisé par l’association des Mutuelles pour la santé planétaire et de nombreux partenaires scientifiques, associatifs, syndicats, entreprises, etc.
The world will warm more than expected due to future changes in ozone, which protects the Earth from harmful sun rays but also traps heat as it is a greenhouse gas. While banning ozone-destroying gases such as CFCs has helped the ozone layer to recover, when combined with increased air pollution the impact of ozone could warm the planet 40% more than originally thought.
Si le capitalisme et sa propension à croître à l’infini n’est pas compatible avec le respect des limites planétaires, par quel système le remplacer et comment organiser ce grand basculement ? Bienvenue dans l’ère du post-capitalisme, une nouvelle phase de civilisation qui va nous amener à complètement repenser notre logiciel économique. Timothée Parrique est un économiste originaire de Versailles, en France. Il est actuellement chercheur à la School of Economics and Management de l'Université de Lund (Suède). Il est titulaire d'un doctorat en économie du Centre d'études et de recherches sur le développement (Université de Clermont Auvergne, France) et du Stockholm Resilience Centre (Université de Stockholm, Suède). Timothée est l'auteur de Ralentir ou périr. L'économie de la décroissance (septembre 2022, Seuil), une adaptation pour un large public de sa thèse de doctorat. Il écrit fréquemment sur la croissance verte et le découplage ; il est également l'auteur principal de « Decoupling debunked - Eviden
Une révolution silencieuse se déroule sous nos yeux. Pendant que nous débattons du changement climatique, la Terre elle-même réorganise sa machinerie biologique fondamentale. Une étude révolutionnaire vient de dévoiler un phénomène stupéfiant : nos océans perdent progressivement leur capacité à nourrir la vie, tandis que les écosystèmes terrestres connaissent une explosion de productivité sans précédent. Cette redistribution planétaire de l’énergie vitale pourrait redéfinir l’avenir de tous les êtres vivants.
Une perte silencieuse, invisible à l’œil nu, est en train de transformer la Terre. Depuis plus de vingt ans, l’eau douce s’évanouit peu à peu des continents, emportée par le changement climatique, les sécheresses et une exploitation effrénée des nappes phréatiques. Aujourd’hui, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme : c’est l’ensemble de notre sécurité hydrique mondiale qui vacille.
Malgré un répit dans la série de records de chaleur, juillet 2025 s'est classé sur le podium des mois de juillet les plus chauds jamais mesurés sur la planète, a annoncé, jeudi, l'observatoire européen Copernicus. Le mois dernier, le thermomètre a dépassé 50°C non seulement dans le Golfe et en Irak, mais aussi en Turquie pour la première fois.
Malgré un répit dans la série de records, juillet 2025 se classe au troisième rang des mois de juillet les plus chauds jamais mesurés sur Terre, marqué par un changement climatique toujours à l'oeuvre, a annoncé jeudi l'observatoire européen Copernicus.
Mercredi matin, le feu, qui s’était déclenché la veille dans le massif des Corbières, avait détruit plus de 12 000 hectares et fait au moins un mort et neuf blessés.
Notre santé abimée par l'exposition aux pesticides. Une nouvelle étape mutualiste pour la santé planétaire est nécessaire. Projet Mutuelles Europe.
Plusieurs institutions académiques lancent une initiative avec la revue « The Lancet » pour suivre, chaque année, les effets de la pollution plastique sur la santé.

juillet 2025

Rising temperatures are causing water to evaporate and driving humans to extract more groundwater, which is moving freshwater from the land to the seas and creating a "continental drying" trend..
Despite concerns over the environmental impacts of AI models, it's surprisingly hard to find precise, reliable data on the CO2 emissions and water use for many major large language models. French model-maker Mistral is seeking to fix that this week, releasing details from what it calls a first-of-its-kind environmental audit "to quantify the environmental impacts of our LLMs."
Jour du dépassement : la planète vit à crédit à partir de ce jeudi
À l’échelle mondiale, nous venons d’épuiser notre quota de ressources planétaires pour l’année 2025, alerte ce mercredi l’ONG Global footprint network, qui actualise chaque année la date de ce «dépassement». Cette fois, le couperet est tombé un jour plus tôt que l’an dernier, soit la date la plus précoce jamais annoncée par l’ONG.
La quantité de CO2 dans l’atmosphère varie à cause des activités humaines, mais aussi en réponse au fonctionnement des écosystèmes, comme les arbres, qui absorbent et émettent du CO2 en respirant. Grâce aux satellites, on peut ainsi voir la planète « respirer ». La nouvelle mission MicroCarb du Cnes doit décoller le 25 juillet de Guyane et vient rejoindre d’autres programmes pour suivre de près ce facteur important du changement climatique.
Révélées par une étude récente, les décharges américaines émergent comme des sources inattendues et préoccupantes d'émissions de méthane, mettant en lumière l'urgence de repenser notre gestion des déchets pour contrer le changement climatique.
We need a new narrative that positions AI not as humanity's replacement but as our partner in planetary healing.
Dans cette conversation aussi joyeuse que percutante, le biologiste Marc-André Selosse nous emmène au cœur du sol, des forêts, et de la complexité du vivant. Il démonte les idées simplistes sur la biodiversité, démonte les pratiques sylvicoles mal adaptées, et plaide pour une gestion du vivant fondée sur la diversité, la science et la coopération. Entre humour décapant et pédagogie brillante, il fait de l’écologie une science appliquée à la survie collective. Un appel puissant à écouter les scientifiques, revaloriser les sols, et surtout à agir avec bon sens.
Une tache bleue au milieu de l’Atlantique Nord intrigue les scientifiques. Est-ce un simple phénomène naturel… ou le signe avant-coureur d’un basculement climatique majeur ? Dans cette vidéo, Vinz nous plonge dans le mystère de l’AMOC, un gigantesque courant océanique qui agit comme le cœur thermique de notre planète. Si ce courant ralentit – ou pire, s’effondre – les conséquences pourraient être cataclysmiques : vagues de froid en Europe, dérèglement des moussons, insécurité alimentaire, montée des eaux... Avec la chercheuse Julie Deshayes, on découvre pourquoi ce système est si vital, pourquoi il pourrait s'effondrer plus vite que prévu, et surtout, ce que cela dit de notre rapport au climat et aux limites planétaires. Une vidéo à voir absolument pour comprendre les signaux faibles d’un monde en mutation.
Pendant des décennies, les racines des plantes ont été vues comme de simples structures secondaires, utiles pour s’ancrer dans le sol et puiser eau et nutriments en surface. Mais une nouvelle étude vient bouleverser cette vision. Et si certaines plantes, en secret, exploraient les profondeurs de la Terre ? Et si ces racines invisibles pouvaient jouer un rôle insoupçonné dans la lutte contre le changement climatique ? […] À leur grande surprise, les chercheurs ont constaté qu’environ 20 % des plantes analysées présentaient un schéma racinaire bimodal : un premier réseau de racines en surface, comme on s’y attendait… et un deuxième réseau plus profond, à environ un mètre sous terre. Un phénomène qu’ils ont appelé “bimodalité”.
Le secrétaire d’Etat américain à la santé vient de bouleverser totalement le comité national d’experts sur la vaccination, en y nommant des personnalités sans compétences en la matière et, pour certaines, antivax. Dans une tribune au « Monde », un collectif d’experts français s’inquiète des répercussions de cette décision.

juin 2025

The world has been too optimistic about the risk to humanity and planet – but devastation can still be avoided, says Timothy Lenton
Les Soulèvements de la Terre et la Confédération paysanne se sont mobilisés devant l’usine Phyteurop, dans le Maine-et-Loire, pour lutter contre la proposition de loi, qui revient au Parlement lundi 30 juin et prévoit notamment la réintroduction d’un néonicotinoïde interdit.
The climate crisis has entered a decisive phase. Delaying climate measures increases the likelihood of crossing tipping points. Political shifts are weakening international cooperation when unity is vital. Yet, the Planetary Boundaries offer a path to a stable and sustainable future.
Une étude révèle que les écosystèmes ont survécu à deux grands bouleversements. 60 millions d’années de stabilité… jusqu’à maintenant.
Pour la troisième année consécutive, un consortium international de soixante chercheurs, impliquant principalement en France des scientifiques de Météo-France, du CEA, du CNRS et de Mercator Ocean International, a actualisé les indicateurs géophysiques clés du changement climatique planétaire. Leurs résultats, publiés dans la revue scientifique Earth System Science Data, indiquent que le budget carbone restant pour limiter le réchauffement planétaire à moins de 1,5 °C sera épuisé d’ici 3 ans, au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre.
Ce n’était qu’une question de temps. Une nouvelle étude montre que limiter le réchauffement planétaire à +1.5°C est désormais inatteignable. Cette annonce aura de très lourdes conséquences politiques, économiques et sociales. Nous savions depuis la sortie du rapport du GIEC en août 2021 que tous les scénarios SSP repris par le GIEC anticipaient un dépassement de ce seuil. Pierre Friedlingstein, auteur du groupe 1 du GIEC, disait en fin d’année 2023 qu’il “semble désormais inévitable que nous dépassions l’objectif de 1,5°C de l’Accord de Paris“.
Emissions de gaz à effet de serre, réchauffement des températures, budget carbone restant, élévation du niveau de la mer, déséquilibre énergétique de la Terre... une nouvelle étude publiée ce jeudi 19 juin par 61 scientifiques participant aux travaux du Giec tire la sonnette d'alarme sur l'état du changement climatique au niveau planétaire.
This brief introduces degrowth – intentional downscaling of the global economy to achieve ecological sustainability and social justice – for people working in environmental and social advocacy. It centers the question: “Has the economy outgrown the planet?” because global ecological limits have reshaped the conditions under which we pursue climate action, environmental justice, and many other pressing aims.
Le seuil de 1,5 °C de réchauffement planétaire sera dépassé sur plusieurs années, alerte un consortium international de scientifiques. Problème : le budget carbone pour le limiter sera bientôt épuisé.
Selon une nouvelle étude, une septième limite planétaire pourrait avoir été franchie, celle de l’acidification des océans.
En analysant des données océaniques à haute résolution, des chercheurs ont découvert que certaines parties des océans de la planète avaient déjà dépassé la limite planétaire d’acidification il y a au moins cinq ans. Les niveaux de saturation en aragonite — un minéral dont dépend la survie de nombreux êtres vivants — atteindraient par endroits un taux alarmant de 17 % par rapport à la moyenne préindustrielle, alors que le seuil limite est fixé à 20 %. Si les émissions de CO₂ continuent d’augmenter, cela pourrait entraîner les écosystèmes marins vers un point de basculement.
Mark Lynas has spent decades pushing for action on climate emissions but now says nuclear war is even greater threat Climate breakdown is usually held up as the biggest, most urgent threat humans pose to the future of the planet today. But what if there was another, greater, human-made threat that could snuff out not only human civilisation, but practically the entire biosphere, in the blink of an eye?
Comment les riches ravagent la planète (et nous avec...)

mai 2025

A new study uncovers Earth’s deep temperature history and shows just how tightly carbon dioxide has always controlled the climate
Dans les cinq prochaines années, les températures mondiales devraient rester à des niveaux records ou très élevés, avertit l’Organisation météorologique mondiale mercredi, estimant ainsi qu'il y a un fort risque que la température mondiale moyenne sur la période 2025-2029 dépasse +1,5 °C de réchauffement.
Dans cet épisode, on parle des ressources et de leur extraction. Le nickel, le cuivre, le lithium... Comment en extraire suffisamment pour nos besoins, tout en respectant les limites planétaires ? Analyse avec Philippe Bihouix, ingénieur spécialisé en ressources minérales, et auteur.
The nation’s top banks are quietly advising their clients on how to build a financial life raft — or perhaps life yacht — from the wreckage of runaway climate change. Make no mistake: The forecasts coming from Wall Street’s leading financial institutions are bleak. But they also point their clients to potential profit-making opportunities from the havoc spreading across the planet, writes Corbin Hiar.
David Van Reybrouck is archeoloog, filosoof, schrijver en sinds februari, de eerste Denker der Nederlanden. Dat is een breuk met zijn zeven voorgangers. Zij waren allemaal Denker des Vaderlands, een wat oubollig begrip en Nederlands initiatief. Van Reybrouck ziet zichzelf liever als Vérdenker der Nederlanden. Vérdenken is naar het heden kijken vanuit het verre verleden en vanuit de verre toekomst. In zijn zeer lezenswaardig essay ligt het accent op de moderne ongeveer 400 jaar oude diplomatie die faalt bij het oplossen van de klimaatcrisis. Er is een andere aanpak nodig.

avril 2025

2023 set a number of alarming new records. The global mean temperature also rose to nearly 1.5 degrees Celsius above the preindustrial level, another record.A team led by the Alfred Wegener Institute puts forward a possible explanation for the rise in global mean temperature: our planet has become less reflective because certain types of clouds have declined. The work is published in the journal Science.
Achats de vêtements, tiraillement entre bio et fast-food, passage au zéro déchet… Sept jeunes racontent leur rapport à l’environnement et à leurs propres contradictions.
Émissions de CO2, pollution, travail forcé… Dans une nouvelle étude, Greenpeace, Max Havelaar et l’Institut Veblen alertent sur les conséquences sociales et écologiques des principaux aliments importés en France. Les trois organisations appellent à la mise en application rapide de réglementations.
La sociologue Monique Pinçon-Charlot s’attelle, dans son dernier ouvrage, en forme de miscellanées, aux liens entre la destruction de l’environnement et l’appétit pour le profit.
Sous la glace de l'Antarctique, la fonte rapide des calottes pourrait déclencher une activité volcanique, accélérant ainsi l'élévation du niveau de la mer et menaçant l'équilibre climatique mondial.
La Chine fait une nouvelle avancée spectaculaire dans le domaine de l’exploration énergétique. La China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) a récemment annoncé la découverte d’un gisement pétrolier colossal au large de la mer de Chine méridionale. Situé à 170 kilomètres au large de Shenzhen, dans la province du Guangdong, ce champ pétrolier, baptisé Huizhou 19-6, pourrait contenir jusqu’à 110 millions de tonnes de pétrole.
Impitoyable démonstration en 31 pièces d’un puzzle diabolique. L’écologie n’est pas ce qui nous rassemble mais ce qui nous sépare. D’un côté, une oligarchie prédatrice se met soigneusement à l’abri du désastre. De l’autre, l’immense majorité du vivant est toujours plus exploitée et exposée. À partir d’une trentaine d’études de cas, Monique Pinçon-Charlot livre l’impitoyable démonstration de la collusion entre élites politiques et industries polluantes et détaille avec brio les roueries de l’oligarchie pour maximiser ses profits tout en saccageant la planète. Face aux fausses promesses de la « transition écologique », elle oppose des arguments fondés sur des exemples concrets, comme autant de pièces d’un puzzle diabolique. Ce livre détonateur à l’argumentaire radicalement anticapitaliste est le premier ouvrage où l’éminente sociologue se penche sur le thème du chaos climatique.
Une médecin tire la sonnette d’alarme pour recadrer la crise climatique comme un enjeu de santé.

mars 2025

Het is vandaag Belgian Overshoot Day. Als de hele wereld zou leven zoals de gemiddelde Belg, dan zouden alle natuurlijke hulpmiddelen en diensten voor dit jaar nu al opgebruikt zijn, na amper 3 maanden. Er zouden met andere woorden ruim 4 planeten aarde nodig zijn om de Belgische voetafdruk op te vangen. Hoe komt dat? Waarom doen onze buurlanden het beter? En wat kunnen we daaraan doen?
Les chefs de 22 peuples autochtones des cinq continents ont lancé dimanche depuis le Chili un appel à l’action pour protéger la planète, au terme d’un pèlerinage de 46 jours sur le globe. "La Terre crie très fort, mais personne ne l’écoute. La jungle crie ; elle n’est pas respectée par les humains. Protégeons la vie, sauvons la vie ici sur la planète", a déclaré le chef du peuple brésilien Noke Koi, Yama Nomanawa, 37 ans, lors d’une cérémonie à Graneros (centre) au Chili. Il a appelé à mettre fin à la "destruction de la Terre", ...
Et si on avait enfin trouvé une sortie ? Dans un monde épuisé par les inégalités, la surconsommation et l’impasse écologique, une économiste britannique propose une idée simple… mais radicale. Kate Raworth ne parle pas de croissance, ni de PIB. Elle parle de limites. De plancher social. De plafond écologique. Et de remettre l’économie au service du vivant. Son “modèle du donut” pourrait bien faire vaciller les fondements du capitalisme tel qu’on le connaît. Et si c’était l’idée qui va tout faire basculer ?
In thinking about the war being waged against life on Earth by Donald Trump, Elon Musk and their minions, I keep bumping into a horrible suspicion. Could it be that this is not just about delivering the world to oligarchs and corporations – not just about wringing as much profit from living systems as they can? Could it be that they want to see the destruction of the habitable planet?

février 2025

Les experts climatiques mandatés par l'ONU se réunissent à partir de lundi en Chine, en l'absence notable des Etats-Unis.
Depuis le lancement en 2022 de ChatGPT, le sujet de l’intelligence artificielle a envahi magazines et émissions télé, souvent avec une analyse superficielle de ses dangers. Ce développement technologique n’est pourtant pas si récent et est déjà utilisé par les États et les entreprises pour contrôler les populations.
Depuis l’an 2000, les glaciers du globe ont perdu 5% de leur volume initial et 273 milliards de tonnes de glace disparaissent chaque année, soit l’équivalent de 3 piscines olympiques par seconde. C’est ce que révèle l’analyse de l'évolution globale des glaciers (en dehors des calottes polaires en Antarctique et au Groenland) sur la période 2000-2023, basée pour la première fois, sur une combinaison de différentes méthodes de mesures de terrain et d’observations satellites. Cette étude inédite a été réalisée par le consortium international Glambie1 , composé de 35 équipes de recherche comprenant plusieurs chercheurs et chercheuses du CNRS, du CNES, de l’INRAE et de l’IRD2 . Ces conclusions sont à paraître le 19 février prochain dans la revue Nature.
Une étude dirigée par l’Université de Zurich suggère que le rythme de fonte des glaciers de la planète s’accélère depuis 2012. Plus de 250 milliards de tonnes de glace sont perdues en moyenne chaque année
Grok 3 surpasse les autres en termes de raisonnement, de résolution de problèmes et d'efficacité dans le traitement des données. 
Frédéric Lordon, philosophe et économiste français, donne une conférence sur la nécessaire sortie du capitalisme pour la survie de l'espèce et de notre société. Il nous régale, comme d'habitude, de ses punchlines et de sa pertinence. Arrêtez d'être éco-anxieu, soyez éco-furieux !
A global consortium committed to understanding and addressing the impact of global environmental change on human health : The Planetary Health Alliance is catalyzing a global movement to create a livable future for humanity and the rest of life on Earth for generations to come by regenerating Earth’s natural systems.
Un média a évalué le nombre de planètes Terre nécessaires pour supporter la consommation de ressources et les déchets générés par pays.
La moitié de l’humanité vit avec moins de 600 euros par adulte et par mois, souvent avec beaucoup moins. Les 10 % les plus riches gagnent plus de 3 500 euros, voire beaucoup plus. À eux seuls, ces derniers reçoivent plus de la moitié des revenus mondiaux.

janvier 2025

Face aux crises existentielles : anthroposphère, la grande accélération, points de bascule et limites planétaires, descente énergétique, la transition n'est pas une solution, l’espoir de la systémique, les plans d'Arthur Keller.
The risk of Planetary Insolvency looms unless we act decisively. Without immediate policy action to change course, catastrophic or extreme impacts are eminently plausible, which could threaten future prosperity.
Génétique de fin. La diversité génétique des espèces animales et végétales baisse à l’échelle mondiale, révèle une vaste étude internationale publiée dans la revue Nature mercredi. Mais, à l’aide de stratégies de conservation adaptées, cette tendance pourrait s’inverser.
Global risk management for human prosperity
There are increasing concerns that continued economic growth in high-income countries might not be environmentally sustainable, socially beneficial, or economically achievable. In this Review, we explore the rapidly advancing field of post-growth research, which has evolved in response to these concerns. The central idea of post-growth is to replace the goal of increasing GDP with the goal of improving human wellbeing within planetary boundaries. Key advances discussed in this Review include: the development of ecological macroeconomic models that test policies for managing without growth; understanding and reducing the growth dependencies that tie social welfare to increasing GDP in the current economy; and characterising the policies and provisioning systems that would allow resource use to be reduced while improving human wellbeing. Despite recent advances in post-growth research, important questions remain, such as the politics of transition, and transformations in the relationship between the Global Nort
A new report explores a framework for global climate risk management and includes contributions from an actuary at the Government Actuary's Department.
A new report from U.K. actuaries and climate scientists "shows a 50% GDP contraction between 2070 and 2090 unless an alternative course is chartered," said the lead author.​
Plongée au cœur des enjeux environnementaux majeurs de notre époque avec Hélène Grosbois, une voix forte et visionnaire de l’écologie. Dans cet échange sans filtre, on explore les vérités cachées derrière la crise de la biodiversité, les pesticides, et les limites planétaires. Une conversation poignante qui mêle analyse, critique et espoir, pour mieux comprendre pourquoi la destruction du vivant s’accélère et comment inverser la tendance. Découvrez les solutions et réflexions profondes pour repenser notre rapport à la nature et reconstruire un monde durable.
Emerging infectious diseases, biodiversity loss, and anthropogenic environmental change are interconnected crises with massive social and ecological costs. In this Review, we discuss how pathogens and parasites are responding to global change, and the implications for pandemic prevention and biodiversity conservation. Ecological and evolutionary principles help to explain why both pandemics and wildlife die-offs are becoming more common; why land-use change and biodiversity loss are often followed by an increase in zoonotic and vector-borne diseases; and why some species, such as bats, host so many emerging pathogens. To prevent the next pandemic, scientists should focus on monitoring and limiting the spread of a handful of high-risk viruses, especially at key interfaces such as farms and live-animal markets. But to address the much broader set of infectious disease risks associated with the Anthropocene, decision-makers will need to develop comprehensive strategies that include pathogen surveillance across s
L’observatoire européen pour le climat Copernicus a présenté, vendredi 10 janvier, ses résultats concernant 2024. Le planisphère des anomalies de température montre que notre planète se réchauffe de façon hétérogène.
L'océan arctique (pôle nord) est habituellement dominé par la glace de mer qui s'accumule à chaque saison, et qui reste en place pendant des années, même si son épaisseur et son étendue varie en fonction de la saison. Or, les mesures satellitaires de plus en plus précises et multicritères montrent que la banquise arctique fond à une vitesse élevée, suivant une tendance lourde. Dans quelques années, elle ne sera plus.
Le réchauffement planétaire a pour la première fois dépassé le seuil de 1,5 °C en 2024, confirment les grandes agences climatiques du monde. Un rappel qu’il faut accélérer l’action climatique, disent les experts, qui voient néanmoins de bonnes raisons d’être optimistes, malgré un déluge d’évènements extrêmes.
Un essai fondamental et révolutionnaire qui renouvelle notre regard sur l’écologie.
Environnement : six des neuf limites planétaires ont été dépassées et d’autres signaux s’aggravent. Effondrement en vue ? Difficile à penser. Certains en sont persuadés. D’autres estiment que le pire n’est pas inéluctable. Mais si un sursaut est urgent et crucial, l’inertie politique, économique et sociale complique les choses.

décembre 2024

Imaginez un iceberg trois fois plus grand que la ville de New York se déplaçant à nouveau après des mois d’immobilité. C’est l’histoire fascinante d’A23a, un énorme bloc de glace surnommé « mégaberg », qui intrigue les scientifiques et ravive l’intérêt pour les mystères des océans. Pourquoi un tel iceberg est-il si important ? Que peut-il révéler sur les écosystèmes marins et sur les changements climatiques ?
Quel est le rapport ? Biodiversité, climat, alimentation, eau, santé : dans une nouvelle évaluation parue mardi 17 décembre, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité (IPBES) met en évidence l’interconnexion entre cinq grandes crises écologiques et appelle à ne plus les traiter séparément. Auteur principal du rapport, Patrick Giraudoux le décortique pour Vert.
Les Ateliers Planète, c'est le nouveau format collaboratif pour engager les entreprises vers une décarbonation concrète de leurs activités.
La succession des COP biodiversité, climat et désertification n’a pas permis d’aboutir à des accords ambitieux. Mais les liens entre ces trois enjeux sont désormais mieux établis, au sein des négociations internationales.
Les trois quarts de la planète ont connu un climat plus sec ces trente dernières années, affectant déjà plus de 2 milliards de personnes.
Nouveau "TALK" sur LIMIT avec Albert Moukheiber. Dans cette discussion captivante, le neuroscientifique et auteur, décrypte les mécanismes de notre cerveau qui influencent nos comportements face aux défis écologiques. Pourquoi avons-nous du mal à agir malgré les urgences climatiques ? Quel rôle jouent nos biais cognitifs, notre environnement et les injonctions paradoxales dans nos choix ? Une plongée fascinante dans la psychologie individuelle et collective, avec des pistes concrètes pour mieux comprendre et dépasser nos blocages face à la transition écologique.
L'avenir de la planète est en jeu, a affirmé lundi un représentant du Vanuatu devant la plus haute juridiction de l'ONU, ouvrant un processus historique qui vise à établir un cadre juridique sur la manière dont les pays devraient lutter contre le changement climatique. Plus de 100 pays et organisations présenteront des observations sur le sujet, soit le nombre le plus élevé jamais enregistré devant la Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye.

novembre 2024

This special report on land comes at a time when the scientific evidence is unambiguous: the way we manage our land will directly determine the future of life on Earth. The planetary boundaries framework, highlighted in this report, is a critical scientific tool to understand the complex interdependencies between land, climate, biodiversity and water, among other Earth system components, offering policymakers a focused lens through which to view the potential risks and rewards of different land-use decisions.
Depuis près de deux décennies, l’axe de rotation de la Terre a dérivé de 80 centimètres. Une anomalie qui révèle une nouvelle fois l’impact colossal des activités humaines sur l’équilibre de notre planète.
Paul et Vincent Burnand-Galpin avaient évoqué l’hypothèse d’un « moment Pearl Harbor », un choc écologique assez puissant pour faire basculer l’opinion publique dans le sens de l’écologie et permettre la mobilisation générale face à l’urgence existentielle. J’ai aussi écrit à ce sujet. C’était faire l’hypothèse d’une boucle de rétroaction négative (régulatrice) dans le système combiné de la Mégamachine et de la Biosphère...
L’environnementalisme qui entend adapter la nature aux exigences de la société capitaliste, comme l’écologie autoritaire qui prétend imposer la sobriété au monde échoueront parce qu’elles continuent d’opposer la nature et la société.  En restant prisonniers de cette dualité, nous ignorons que les mauvais traitements infligés à la nature sont le résultat des dominations internes à la société humaine. Il ne saurait donc y avoir d’écologie sans transformation de la société par elle-même. Tel est le dépassement qu’opère Murray Bookchin - ouvrier syndicaliste, activiste libertaire et intellectuel autodidacte - en théorisant l’écologie sociale.
Faute d'accord sur l'objectif de financement, la conférence sur le climat est entrée dans les prolongations. "Franchement, c'est assez navrant", réagit Lucie Basch, cofondatrice de l'application Too Good To Go.
Le rapport « 10 New Insights in Climate Science » avertit que les effets du changement climatique deviennent de plus en plus dramatiques et urgents. Rédigé par un consortium de scientifiques de renom, ce rapport met en évidence les impacts dévastateurs du réchauffement climatique, notamment l’augmentation des vagues de chaleur, la dégradation des océans, l’effondrement imminent de l’Amazonie, et les risques accrus pour la santé maternelle et reproductive.
Le GIEC, c’est LE groupe d’experts sur lequel le monde entier se base afin d’anticiper les futurs climatiques possibles. Mais… Est-on certain que le GIEC soit vraiment fiable ?
La COP29 débute sa deuxième semaine en Azerbaïdjan avec, pour la deuxième année seulement, une journée dédiée à la santé à l’ère du changement climatique. L’intégrité physique est en jeu pour un nombre croissant de populations. La santé mentale en pâtit également et l’anxiété écologique fait désormais l’objet de nombreuses recherches. Entretien avec Hélène Jalin, psychologue clinicienne et doctorante chercheuse à l’université de Nantes, qui étudie le phénomène depuis son véritable essor, autour de 2017.
Sous l’action de la droite et de l’extrême droite, le Parlement européen a approuvé le 14 novembre le report d’un an de la loi contre la déforestation. L’eurodéputée Marie Toussaint dénonce « une alliance contre la planète ».
[VIDÉO] TF1 vous propose une expérience immersive spectaculaire en cette semaine de COP29. Un format en 3D volumétrique, d’un réalisme saisissant, pour mieux comprendre les limites planétaires. Regardez cette vidéo diffusée dans le 20H. - "Cette fois, la météorite, c'est nous" : la vidéo exceptionnelle de TF1 pour tout comprendre aux neuf limites planétaires (Environnement). TF1 INFO
Notre journaliste Yani Khezzar vous propose un format inédit d'immersion 3D pour tout comprendre de ce que l'on appelle les "limites planétaires".
Les petites exploitations agricoles des pays en développement, colonne vertébrale des systèmes alimentaires mondiaux, doivent être au cœur du plan de financement mondial de l’action climatique négocié à Bakou, affirme dans une tribune au « Monde » Alvaro Lario, président du Fonds international de développement agricole (FIDA) des Nations unies.
Les études sur les impacts des microplastiques présents dans notre environnement sont nombreuses. Et mises bout à bout, elles montrent que cette pollution met en danger l’ensemble du système Terre. Chaque morceau de plastique produit nous rapprochant un peu plus de toutes les limites planétaires.
Human pressures have pushed the Earth system deep into the Anthropocene, threatening its stability, resilience and functioning. The Planetary Boundaries (PB) framework emerged against these threats, setting safe levels to the biophysical systems and processes that, with high likelihood, ensure life-supporting Holocene-like conditions. In this Review, we synthesize PB advancements, detailing its emergence and mainstreaming across scientific disciplines and society. The nine PBs capture the key functions regulating the Earth system. The safe operating space has been transgressed for six of these. PB science is essential to prevent further Earth system risks and has sparked new research on the precision of safe boundaries. Human development within planetary boundaries defines sustainable development, informing advances in social sciences. Each PB translates to a finite budget that the world must operate within, requiring strengthened global governance. The PB framework has been adopted by businesses and informed
L’ingénieur Philippe Bihouix s'est associé au dessinateur Vincent Perriot pour publier Ressources, un défi pour l'humanité (Casterman).
Les plans mondiaux de réduction des émissions de carbone impliquent que la température dépassera 1.5°C, puis redescendra après vingt ou trente ans. Cependant, une nouvelle étude montre que des décennies au-dessus de ce seuil entraîneraient des « conséquences irréversibles » pour la planète.
L'éolienne domestique Liam F1 est d'ores et déjà disponible en vente. Son prix oscille de 3 500 à 4 000 euros.
La grande conférence des Nations unies sur la biodiversité s'est terminée samedi à Cali, en Colombie, sans atteindre son objectif de financer et stimuler les timides efforts de l'humanité pour cesser sa destruction de la nature.

octobre 2024

Haute mer, qualité des aires protégées, gouvernance équitable… Les enjeux sont encore nombreux et les Etats devront accélérer la cadence s’ils souhaitent maintenir le cap d’ici 2030.
Gouvernement "autocratique", promotion des énergies fossiles et corruption: un rapport publié jeudi souligne des risques pour le bon avancement des négociations sur le climat à la prochaine COP29, qui se tiendra en Azerbaïdjan.
La COP29 ? "Une perte de temps totale", balaie le ministre des Affaires étrangères de Papouasie-Nouvelle-Guinée Justin Tkatchenko, annonçant à l'AFP le boycott de la conférence sur le climat par son pays, qui en a assez "du manège qui a consisté à ne rien faire du tout au cours des trois dernières années".
The 2024 ‘State of the climate’ report says climate scientists are more worried than ever and calls for ‘transformative science-based solutions across all aspects of society.’
Ingénieure hydrologue de formation, Charlène Descollonges travaille sur la gestion de la ressource en eau. Elle a également cofondé l’association pour une hydrologie régénérative. Alors que le changement climatique et les activités humaines accentuent les pressions sur la ressource en eau tout en impactant les cycles de l’eau, Charlène Descollonges propose des pistes d’action.
Face au chaos climatique, l’impossible adaptation au capitalisme punitif. Les inondations meurtrières en Espagne révèlent dramatiquement l’illusion d’une adaptation au réchauffement climatique. Avec déjà + 1,2 °C, comment imaginer que nos politiques publiques pourront anticiper une hausse de 4 °C ?
Le chef de l'ONU a appelé mardi l'humanité à sortir de sa "crise existentielle" qui lui fait détruire la nature.
A deux semaines de la COP29, l'ONU sonne une nouvelle fois l'alarme: les engagements climatiques actuels des pays ne sont pas du tout sur la bonne voie pour contenir le réchauffement à 1,5°C et ainsi éviter les conséquences les plus catastrophiques. Ces engagements mènent à seulement 2,6% de baisse des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2019, au lieu des 43% préconisés pour espérer limiter le réchauffement climatique à la limite la plus ambitieuse de l'accord de Paris, a alerté lundi l'ONU Climat dans un rapport mis à jour chaque année.
Plus d'une espèce d'arbres sur trois est menacée d'extinction, selon l'actualisation de la Liste rouge publiée lundi à la COP16 biodiversité, illustrant l'urgence pour les pays réunis à Cali, en Colombie, de tenir leur engagement à stopper la destruction de la nature d'ici 2030.
La géo-ingénierie veut-elle sauver l’humanité ou sauver le capitalisme ? L’interview de Remi Noyon, co-auteur avec Marine de Guglielmo Weber du livre Le grand retournement, Comment la géo-ingénierie infiltre les politiques climatiques.
La députée écologiste Sandrine Rousseau a publié un essai intitulé «Ce qui nous porte», aux éditions du Seuil. Dans cet entretien à Vert, elle raconte comment l’imaginaire des Trente glorieuses et de la toute-puissance continue de hanter la société et d’empêcher une véritable transformation écologique, hors du paradigme de la croissance. Et ce, alors même que «la société est prête».
Les SUV ont émis un milliard de tonnes de CO2 équivalent rien qu’en combustion de carburant en 2023, selon l'Agence internationale de l'énergie.
Les forêts, qui couvrent environ 31 % de la superficie terrestre mondiale, sont des formations végétales indispensables à la vie sur Terre (FAO, 2020). Plus de la moitié des forêts mondiales (54 %) est située dans seulement 5 pays : la Russie, le Brésil, le Canada, les Etats-Unis et la Chine, ce qui les rend particulièrement vulnérables en fonction des choix politiques de ces pays.
Depuis plusieurs années, le pergélisol, ce sous-sol gelé en permanence, fond sans cesse, libérant dans l’air une multitude de bactéries et de virus piégés depuis des milliers d’années. Si nous n’agissons pas rapidement, les conséquences pourraient être désastreuses. Le documentaire Dégel du permafrost : une bombe à retardement s’intéresse à l’archipel du Svalbard en Norvège, où les effets de ce phénomène sont particulièrement visibles.
le rapport montre que les populations de la faune à travers l'Afrique ont diminué de 76 % au cours des 50 dernières années. Le péril de la planète est également lié au fait que le financement est inadéquat, les entités publiques et privées investissant très souvent dans des activités qui nuisent aux écosystèmes et aggravent le changement climatique.
De aantallen zoogdieren, vogels, amfibieën, reptielen en vissen in het wild zijn sinds 1970 gemiddeld met 73% afgenomen. Dat is te lezen in het nieuwste Living Planet Report van het Wereld Natuur Fonds (WWF).
We are on the brink of an irreversible climate disaster. This is a global emergency beyond any doubt. Much of the very fabric of life on Earth is imperiled. We are stepping into a critical and unpredictable new phase of the climate crisis. For many years, scientists, including a group of more than 15,000, have sounded the alarm about the impending dangers of climate change driven by increasing greenhouse gas emissions and ecosystem change (Ripple et al. 2020).
Libre Eco week-end | Une chronique de Roald Sieberath, entrepreneur (Accelerate. AI), investisseur pour Noshaq, professeur invité à l'UCLouvain et l'UNamur
L’écoulement des cours d’eau et l’apport dans les réservoirs ont été inférieurs à la normale dans de nombreuses régions du monde au cours des cinq dernières années. Selon le rapport sur l’état des ressources en eau dans le monde, cette baisse de régime se répercute sur la quantité d’eau disponible pour les populations, l’agriculture et les écosystèmes, aggravant la pression qui s’exerce sur les réserves de la planète.
Vous avez certainement entendu parler de l’alerte climatique qui a été lancée. En effet, le monde a frôlé le point de rupture de la septième limite planétaire ! Lisez !
Ancien ministre de l’Écologie, Yves Cochet est une figure de l’écologie politique et un scientifique de formation. Désormais éloigné de la vie politique il alerte sur le risque d’effondrement du vivant et ses répercussions sur la société. Dans son dernier livre Petites précisions sur la fin du monde (éditions Les Liens i Libèrent, septembre 2024), il réitère la nécessité de faire face à un effondrement global dans les années à venir en s’organisant localement pour mettre en place un vaste programme de décroissance. En dépit d’une approche collapsologique, il tente de montrer que des voies existent encore pour préparer l’avenir, notamment en misant sur le local et les biorégions.

septembre 2024

MO*columnist Jan Mertens vraagt zich af ‘waarom we er zo nodig “alles moeten uithalen”, zoals men dat zegt? Waarom kan rijkdom ook niet omschreven worden als dat wat we overlaten voor anderen, in plaats van dat wat we verbruikt hebben?
La députée écologiste et le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits humains et l’extrême pauvreté rappellent, dans une tribune au « Monde », que la protection de la planète passe par la réduction des inégalités.
En dix-sept ans, les riches n’ont rien appris, rien compris, rien changé. Ils se gavent. Les milliardaires ont multiplié leur fortune, la catastrophe écologique s’amplifie, la crise sociale est mondiale. Le lien entre ces phénomènes ? Les inégalités. On n’évitera pas le désastre climatique si l’on ne ramène pas les ultra-riches à la raison. C’est ce qu’explique ce livre détonnant, où une analyse implacable se combine à un dessin complice et surprenant.
Selon une étude publiée mercredi 25 septembre, les précipitations de la mi-septembre dans la région ont été «7 % plus intenses» à cause de la hausse planétaire des températures.
Charbon, gaz et pétrole furent des outils de paix, assure le chercheur Pierre Charbonnier dans « Vers l'écologie de guerre ». Fini le « pacifisme libéral » : pour les grandes puissances, agir pour le climat devient un gage de stabilité.
Une septième «limite planétaire» - l’acidification de l’océan -, est en passe d’être franchie, nous apprend l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact du climat, dans son dernier rapport.
Sept sur neuf, c’est désormais le nombre de limites planétaires dépassées selon un nouveau rapport. L’acidification des océans vient s’ajouter aux nombreuses menaces qui pèsent sur l’avenir et la stabilité de la Terre, dégradant son bilan de santé.
Pour la géographe Karine Hurel, il faut réinventer notre façon de cartographier le monde, afin de mieux le comprendre et pour protéger les écosystèmes dont nous dépendons.
Dans une étude inédite, des chercheurs ont calculé l’effort que représenterait le fait de permettre à chacun d’accéder à une vie digne, tout en préservant les limites planétaires. Pour les pays riches, comme la France, cela suppose de réduire drastiquement nos consommations et nos déplacements, tout en transformant nos systèmes énergétiques et alimentaires.
Une étude confirme que les courants-jets se déplacent toujours plus vers les pôles depuis plusieurs décennies en raison du réchauffement climatique.
L’été 2024 poursuit une interminable série de records de températures mondiales, avec son cortège de canicules, de sécheresses ou d’inondations meurtrières alimentées par un réchauffement climatique sans répit. De juin à août, les trois mois de l’été de l’hémisphère nord ont connu la température moyenne mondiale la plus élevée jamais mesurée, battant déjà le record de 2023, a annoncé vendredi l’observatoire européen Copernicus.
L'observatoire européen Copernicus a annoncé vendredi que l'été 2024 avait été le plus chaud jamais enregistré sur la planète. De quoi augmenter la probabilité que l'année 2024 batte elle aussi un record de température.


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